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mouh M.
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4,0
Publiée le 28 février 2018
Voilà un très bon film d'époque, bien réalisé, bien traité qui met en scène un fait de société dramatique dans un petit village populaire de France. Les dialogues sont justes et les acteurs principaux jouent bien. Brel est assez charismatique
Un très beau film, porté par la sensibilité de Jacques Brel. A revoir ou à voir pour nous rappeler l'importance capitale de remettre en question toute accusation non étayée par des preuves. Ce dont les excités du tribunal médiatique permanent se fichent totalement : ils veulent voir les têtes tomber, peu importe la vérité.
André Cayatte, homme connaissant bien le sujet ayant été avocat, offre ici une oeuvre touchante et juste concernant un sujet qui hélas trouvait ,un écho dans des sujets assez nombreux. Pour un tel film, il fallait de grands acteurs : Brel est splendide, tout comme Emmanuelle Riva, fine est sensible. Même Delphine Desyeux, qui ne fera pas carrière dans le cinéma car c'est son seul film, est remarquable dans ce rôle ingrat de menteuse antipathique. Un très bon film qui évite le pathos.
La preuve que la jalousie et les commérages peuvent gâcher l'existence d'une honnête personne . . . Un plaisir de revoir ce film de 1967 . Jacques Brel n'avait pas que du talent en chanson . TRES BON FILM .
Après avoir vu le très bon Pas de vagues, mais légèrement frustré par l’absence de zones de trouble autour de la vérité, d’une limpidité éclatante, de même qu’une concentration trop importante autour de l’affaire, pas de ses conséquences au delà, j’avais vu nulle autre que mon frère partager quelques réserves sur ce même film, se rappelant au souvenir – pour sa part – plus mémorable de celui dont il est ici question. Question de goût.
Une adolescente débraillée rentre en pleurant chez elle, lâchant une nouvelle qui va bouleverser tout le village : l’instituteur (Jacques Brel) a essayé de la violer. Allons bon ! Alors que le maire prend l’affaire avec légèreté, la petite n’en démord pas, et alors que l’instituteur lui-même n’en revient pas et ne prend pas la mesure des accusations portées, l’affaire va vite exploser quand deux autres de ses élèves vont porter des accusations plus graves encore.
Le film n’est pas sans rappeler La Chasse dans le genre accusation semblant sortir de nulle part, avec des policiers avides de sang n’hésitant pas à orienter les questions pour alimenter le lynchage général. L’animal est mis à mort ! Qui en veut ? On a donc pas le moindre suspense entourant la vérité, peut-être la faute à des enfants cabotins ou à un Jacques Brel trop messianique, mais au moins la tension est présente quant à la finalité de l’histoire tant le piège du mensonge est dur à défaire. On notera une Emmanuelle Riva en femme dévouée très touchante, et on se rappellera au bon souvenir de cette époque qui semblait plus douce, mais qui visiblement pouvait avoir son lot de saloperies humaines. En revanche, outre ses problématiques plus modernes, je trouve que Pas de vagues traitait bien mieux la détresse psychologique de l’accusé, et de fait m’a semblé plus pertinent dans ses propos, voir plus abouti dans sa démarche.