Piège pour Cendrillon
Note moyenne
3,0
39 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

11 critiques spectateurs

5
1 critique
4
3 critiques
3
3 critiques
2
1 critique
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2020
Dans l’ombre de Brigitte Bardot, Dany Carrel comme quelques autres (Michèle Mercier, Mireille Darc, Françoise Arnoul,..) aura illuminé de sa beauté et de son talent le cinéma français de la fin des années 1950 au début des années 1970. Elle est déjà une vedette confirmée quand André Cayatte lui propose l’exercice difficile de tenir simultanément trois rôles dans « Piège pour Cendrillon », un film à suspense tiré du roman éponyme de Sébastien Japrisot paru en 1963. Le scénario est écrit conjointement par André Cayatte et Jean Anouilh. Une jeune femme se réveille à l’hôpital suite à ce qu’on finit par lui présenter comme une tentative de suicide manquée ayant provoqué un incendie. Sa mémoire ayant complétement disparu, spoiler: elle part à la recherche de son identité, qui ne lui semble pas correspondre à celle qu’on veut à toute force lui imposer. Elle serait donc Michèle Isola, riche héritière de la PDG d’une célèbre marque de chaussures. Ses recherches la mènent jusqu’à sa cousine décédée dont elle était le sosie. A partir de ce jeu de dupes qui pianote avec dextérité sur les apparences, se dévoile petit à petit une machination dont le spectateur ne sait jamais exactement où elle prend sa source
. Dany Carrel, très investie parvient sans désunir son jeu à transposer clairement sur l’écran les trois personnalités qu’elle doit endosser. Madeleine Robinson en dame de compagnie perverse est comme à son habitude parfaite. Un parfum diffus de saphisme vient compliquer encore un peu plus les rapports entre les personnages. On regrettera juste que la mise en scène d’André Cayatte comme souvent un peu trop académique n’insuffle pas le sentiment d’étouffement qui devrait ressortir de cette intrigue retorse à souhait. On se prend à rêver au traitement qu’auraient pu en faire Henri-Georges Clouzot ou Claude Chabrol. Enfin pour la gent masculine, on notera que Dany Carrel n’hésite pas à dévoiler ses charmes qui sont grands. Un très bon film qui n’a pas été distribué en son temps comme il le méritait et dont on se dit qu’il pourrait justifier un remake lui restituant pleinement sa dimension subversive et son côté noir.
Ykarpathakis157

6 188 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2021
Piège pour Cendrillon est captivant des premières scènes stressantes à la fin effrayante il bénéficie d'une écriture cinématographique forte. L'histoire est construite autour des personnages interprétés par Dany Carrel. On savait déjà que Cayatte avait un certain flair pour le film noir comme en témoignent certains aspects de Le Glaive et La Balance. Mais aidé par deux excellentes actrices il a réussi à construire une atmosphère menaçante. Madeleine Robinson donne de la chair de poule dans son interprétation d'une femme calculatrice elle était certainement l'une de nos meilleures actrices. Dany Carrel a trouvé ici le rôle de sa vie elle a joué deux rôles deux personnalités différentes dans les flashbacks plus elle retourne dans le passé et essaie de trouver qui elle est vraiment plus elle est confuse et perdue...
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 mars 2025
Rescapée d'un incendie dans lequel sa cousine Do (pour Dominique) a péri, Mi(chèle) en est sortie grièvement brûlée et complètement amnésique.
Les deux jeunes femmes se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. Ça et l'amnésie, ça sent la machination à plein nez! Et ce n'est pas la mise en scène pesante de Cayatte qui va nous en dissuader. En plus, au début du film, faut tout lui expliquer à la pauvre Mi; ça se traine un peu.
Je n'ai pas lu le livre de Sébastien Japrisot mais Cayatte en fait une adaptation assez extravagante; la densité romanesque, où il est question d'héritage et d'arrivisme, associée à l'ambiguïté et à la duplicité des protagonistes, prend des proportions indigestes. Le cinéaste croit mettre en scène une intrigue implacable et vénéneuse; il tourne en fait un psychodrame excessivement tortueux.
Dany Carrel, sur un mode sensuel, en est la double héroïne puisqu'elle joue, dans de longs flashback, les deux cousines sosies, tour à tour chamailleuses et complices. Elle est même triple, si on ajoute la rescapée amnésique spoiler: -est-elle Do? est-elle Mi?
on s'en fiche complètement- qu'elle joue, à peine défigurée, dans un tout autre registre, tout en fébrilité et en mines ahuries qui deviennent vite pénibles.
Tous les personnages manquent de vérité; il sont trop mal nuancés pour restituer efficacement la part de psychanalyse ou le thème de la quête d'identité qui ressortent du sujet. On est dans du mauvais Hitchcock. De fait, les interprètes, plutôt mal ou insuffisamment dirigés, sont peu inspirés.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2020
Piège pour Cendrillon fait partie des films les plus rares parmi ceux réalisés par André Cayatte. Avec l’aide de Jean Anouilh, le cinéaste adapte sur grand écran le roman éponyme de Sébastien Japrisot. L’histoire de doubles racontée se décline en trois rôles pour Dany Carrel. Ce long-métrage, dont la rareté est liée à des droits longtemps bloqués par le romancier insatisfait par le portage de ses écrits sur grand écran, brille d’une double singularité. Il y a celle d’un genre cinématographique peu visité par le cinéaste. Enfin, il y a celle liée aux interprétations de l’actrice également rarement vue dans les registres abordés ici. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2020/10/07/piege-pour-cendrillon/
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 20 février 2022
Un Cayatte sans grand intérêt au niveau de la réalisation comme de l'intrigue et le film devient rapidement ennuyeux. Le jeu des acteurs reste moyen, Dany Carrel à l'honneur ne propose pas une prestation inoubliable et surjoue beaucoup.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juin 2022
Contrairement à la plupart des avis que j'ai pu lire et qui sont positifs, pour ma part je n'ai pas été séduit par Piège pour Cendrillon qui m'a paru un thriller terne, sans suspense, un peu trop bavard et d'une durée trop longue.
André Cayatte est un réalisateur français quelque peu oublié de nos jours, c'est un ancien avocat, ses réalisations manquent parfois de vie.
On retiendra surtout de ce film la performance de Dany Carrel dans un triple rôle passant naturellement d'un personnage à l'autre. L'intrigue n'est pas mauvaise mais je ne suis pas rentré dedans faute à une mise en scène sans saveur ne parvenant jamais à rendre intéressant ce film qui aurait pu être un grand film noir français.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juin 2014
je ne peux, hélàs, que réitérer ma 1ère critique quand se décidera t on à mettre ce film génial sur DVD ce serait une bonne chose pour les amateurs de BON CINEMA !!!! pasquale
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 août 2022
Je ne sais pas si le roman de Japrisot est aussi capillotracté, mais ça ne donne pas envie de le lire ! Ce polar daté n'est pas crédible car son scénario n'est basé que sur une ressemblance parfaite entre cousines ! Dany Carel surjoue beaucoup et laisse entrevoir souvent sa jolie poitrine. C'est le seul charme de ce mauvais film.
Sylvain P

386 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2020
Roman culte de Sébastien Japrisot, Piège pour Cendrillon a été adapté par André Cayatte assez rapidement, en 1965. L'adaptation suit assez fidèlement le déroulement du roman, avec quelques prises de liberté scénaristiques, mais surtout des dialogues apauvris. Le mordant de Japrisot manque donc, mais son sens du rebondissement est bien présent et sauve un film un peu classique dans sa forme. L'interprétation de Dany Carrel, incarnant plusieurs personnages, est remarquable. Introuvable en DVD, Piège pour Cendrillon mérite de toute façon un visionnage en salle. A ne pas louper.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 août 2022
J’ai découvert ce film, paraît-il invisible pendant 50 ans, et c’est une agréable surprise. J’ai apprécié l’ambiance hitchcockienne.
Comme j’ai apprécié l’interprétation de Dany Carrel sur laquelle André Cayatte, réalisateur assez maudit et maudit par la Nouvelle Vague, dont un certain François Truffaut, la multiplie par trois par un habile jeu de miroir.
A découvrir.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 852 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juillet 2023
« C’est un drôle de mot « avant », c’est un mur qui m’entoure, contre lequel je me cogne tout le temps. C’était beau, avant ? »

Dany Carrel, loin des personnages de femmes attachantes en marge de la société (prostituée dans « Un idiot à Paris », Serge Korber, 1967, voleuse dans « La petite Vertu », du même Korber, 1968, modèle de charme dans « La prisonnière » de Henri-Georges Clouzot, 1968) interprète la rescapée d’un accident qui l’a défigurée et lui a pris sa mémoire. Son jeu est particulièrement ingénu, jusqu’à l’agacement parfois tant sa voix de petite fille et sa naïveté semblent exagérées malgré, par moments, l’émotion touchante qui s’en dégage. Sans spoiler, notons que sa prouesse réside dans le fait qu’elle incarne finalement les trois personnages principaux de l’histoire. Les autres interprètes, notamment Madeleine Robinson, sont justes, très bien dirigé·es par le réalisateur.

La réalisation de Cayatte, justement, est sobre, académique, voire froide, ce qui ralentit une narration déjà lente où s’entremêlent pensées personnelles, enquête, récits du passé, flash-backs et révélations. On pointera malgré tout les prouesses techniques pour l’époque des très rares effets spéciaux et l’importance capitale des jeux de miroirs. Cette lenteur permet par ailleurs de déplacer le curseur émotionnel assez haut dans certaines scènes, notamment, à l’heure de projection, l’engueulade entre Michèle et Jeanne, scène trouble et d’une modernité inouïe.

Adapté d’un roman de Sébastien Japrisot, prolifique fournisseur d’adaptations remarquées et lui-même réalisateur, le scénario, puzzle qu’on suit se construisant au fil du récit bi-linéaire, semble particulièrement binaire, la riche Mi dévergondée et la pauvre Do candide, en parallèle au franc Gabriel et au falot François. Cette vision n’est cependant que celle d’un des protagonistes et, comme au début du film, on s’aperçoit vite que les versions changent en fonction des différents témoins. On n’est alors pas très loin d’une œuvre pirandellienne comme « A chacun sa vérité ».

Au final, ce film quelque peu oublié de la filmographie de Cayatte nous propose, à la façon d’un puzzle, une réflexion passionnante sur la question de l’identité, de la subjectivité et de la responsabilité : qui je suis ? aux yeux de qui ? qu’est-ce que j’ai fait ? est-ce vraiment moi ? Il met aussi en avant toute la palette de talents d’une Dany Carrel hélas trop peu employée à sa juste valeur tout au long de sa courte carrière.
Les meilleurs films de tous les temps