Oliver Stone a voulu dénoncer la violence de la société américaine à travers un ton très outrancier. J'ai vu Tueurs nés il y a plusieurs années de cela et ce film m'avait plutôt déçu mais en le revoyant je change complétement d'avis. Il est bon parfois de revoir un film surtout lorsque l'on change radicalement d'avis. Écrit par Quentin Tarantino, qui souhaitait le réaliser, le projet tombe entre les mains de Stone qui a remanié le scénario (apparemment il aurait gardé les dialogues mais réduit les scènes d'action). Le résultat ne peut pas plaire à tout le monde, mais le ton grinçant de ce film m'a plu, le rythme est speed et c'est narré de manière décalée avec un ton moqueur. Les acteurs sont parfaitement dans le ton du film notamment le couple de jeunes tueurs joués par Woody Harrelson et Juliette Lewis, ils ne font partie de mes acteurs fétiches mais force est de reconnaître qu'ils sont complétement déchaînes et incarnent leurs personnages à merveille ; le reste du casting n'est pas en reste notamment Tommy Lee Jones en directeur de prison texan assez perché. C'est un film qui vaut vraiment le coup d'être redécouvert (surtout si comme moi vous êtes passé à côté la première fois), Tueurs nés trouve un certain écho de nos jours avec une partie du public totalement crédule et se laissant manipulé. C'est vrai que l'on peut reprocher à Stone cet aspect accusateur (que l'on retrouve souvent dans ses films) et manquant de substance mais cela ne m'a pas dérangé outre mesure.
Film abject, répugnant, dont on ressort sali en tant que spectateurs, cette horreur est le pure produit de cet humanise retourné et dégénéré qu'est le nihilisme des post soixante-huitards. Mais attention n'allait surtout pas croire que ce film c'est de la provoc, le politiquement correct est partout, c'est ce qui est le plus écoeurant d'ailleurs, au lieu d'une oeuvre transgressive comme voudrait la présenter Stone, on a droit à tout le recyclage de la néo-morale bobo, très tendance chez les pseudos provocateurs, ainsi nos deux protagonistes massacrent à tour de bras, mais grand dieu ils sont contre le racisme, ouf on est soulagé, et tous le reste du film est du même acabit. C'est de la provoc de cour de récré, filmée par un parkinsonien bobohisé, mettant en scène les délires d'un Tarantino qui n'avait pas encore passé la crise d'adolescence avec son corollaire indépassable : la révolte contre le modèle paternel, thème très présent dans le film. Bref c'est une bouse, qui n'est iconoclaste que sur la forme, et encore on a vu pire depuis en matière de montage frénétique, le tout exhalant une odeur putride en parfait accord avec les idées véhiculées par le film.
Film polémique basé sur la puissance des médias outre-Atlantique, "Tueurs Nés" se veut aussi une critique sur le mode de vie et de pensée américain (vénération des grands criminels, débilité des sitcoms, etc...) en le proposant de façon "presque" clownesque . La réalisation d'Oliver Stone est totalement cartoonesque, agrémentée d'un montage clipesque sous acide qui ne laisse personne indifférent après son visionnage et qui fait encore parler de lui aujourd'hui . Une véritable explosion visuelle .
Après le pouvoir abusif du conglomérat militaro-financier, Oliver Stone, s’appuyant sur un scénario signé par Quentin Tarantino, s’attaqua avec ce film à un autre mal de la société américaine : L'influence des médias sur l'explosion de violence aux Etats-Unis. La narration se sépare en deux parties attaquant chacun le problème à sa façon. La première moitié est axée autour de la virée sanglante d’un couple de psychopathes filmée grâce à un magnifique cocktail de styles télévisuels revisité dans une esthétique pop-rock, dont une parodie malsaine de sitcom et des reportages reflétant la fascination d’un public dénué de morale pour ces deux serials-killers. La deuxième moitié, bien moins stylisée mais tout aussi rythmée, explique en quoi la présence de reporters dans une prison va pousser vers une grave émeute. Le charisme des acteurs dans leurs rôles singuliers et la mise en scène psychédélique font de ce sommet du politiquement incorrect un pur chef d’œuvre en matière de film coup de poing.
Il faudra quand même qu'un jour quelqu'un définisse clairement ce qu'est un cinéaste dégradant le monde. Une œuvre de cinéma ne se définit pas seulement par rapport à l'art ou au coté "culte" qu'elle engendre chez certains. Une œuvre de cinéma peut être nauséabonde. Un cinéaste peut être coupable ... pas seulement celui qui filme des snuf-movies (qui est coupable du crime filmé), il y a aussi de la culpabilité de celui qui donne naissance à des choses inexistantes dégueulasses, en exportant son mal-être et sa saleté intérieure. Ce film me fait réfléchir à cela. Il ajoute un peu de saleté à ce monde. J'ai même pas envie d'en parler autrement.
Violence, c'est ce dont parle le film et ce qui en ressort le plus. Honnêtement, je ne pense pas qu'elle soit là à des fins commerciales, vu la mise en scène psychédélique et l'univers totalement barré de ces deux jeunes tueurs en série. Je crois plutôt que Oliver Stone veut nous montrer la violence dans laquelle la société américaine semble s'épanouir. Il dénonce, via le personnage de Robert Downey Jr, le sensationnalisme et le goût immodéré des médias pour les faits divers et, en particuliers aux USA, des tueurs en série qui ont de véritables show télévisés vantant indirectement ces bouchers assoiffés de sang. Comme sous l'Empire Romain, le peuple a besoin de sa dose quotidienne de violence et de sang, libérant ses instincts primaires, et revenus à l'état animal, l'homme est représenté dans ce qu'il a de plus mauvais. Les policiers du film ne valent pas mieux que le couple de tueurs. Oliver Stone dénonce également la faillite du système judiciaire américain et nous démontre que c'est bien la société qui a crée ses deux monstres, à l'image de la famille de Mallory où son enfance minable et son absence d'éducation semble devenue la norme de cette société, le tout étant traité sous forme de banale sitcom. La violence ici est injustifiée par les deux tueurs. Un film à ne pas mettre entre toutes les mains.
Tueurs nés : Un film de fou complètement délirant et déjanté. Vraiment, ce film n’a aucune concession, c’est de la pure violence à l’état brute. Et pour ce film de malade, il fallait bien sur Tarantino pour scénariser tout cela. Et, on sent bien son esprit et son influence dans ce film. Car, on a du mal à croire que c’est Oliver Stone derrière la camera, lui qui est si classieux dans ces films. Mais, il faut dire qu’il assure et assume du début jusqu'à la fin. La mise en scène est complètement barré, avec une overdose d’effets de style (effets noir en blanc, différent contraste, image qui se déforme…). Mais, cela colle parfaitement au délire du film donc la réalisation est juste extra. Ensuite, scénario de fou mais il faut le ficelé cette folie. Et même si des fois, c’est un peu brouillon a des moments. L’intrigue reste captivante et prend aux trips. Et ça grâce aux personnages qui sont ultras charismatiques : des tueurs nés du début jusqu'à la fin. Et donc, le casting est en or car on a le droit a de mémorable interprétation, ils sont tous géniaux que ce soit : Woody Harrelson, Juliette Lewis, Robert Downey Jr., Tommy Lee Jones… Donc voila, un film qui plaira pas a tout le monde car il faut aimer ce genre de délire. Mais, une fois qu’on adhère, ce film est juste jouissif.
Le film le plus incroyablement filmé que j ai pu voir. Des acteurs incroyables et des républiques géniales. La bande son est superbe. Cette c est un film un peu dérangeant mais il est dans mon top 10 ! Culte.
Ce film est une soupe, ou plutot une bouillie, on suit cette histoire filmée dans un style prétentieux. On n'en retient que l'impression d'avoir perdu du temps.