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3,5
Publiée le 15 novembre 2018
Un mensonge qui fait du bien vaut mieux qu'une vèritè qui fait des malheurs! Et personne ici ne pourra dire le contraire [...] L'histoire èmouvante du Noël anticipè de la petite Angèle Vilardi donne lieu à un très joli film français où la solidaritè reste de mise! spoiler: Pour sauver cette fillette atteinte de leucèmie, son entourage avance la date de Noël! Certes, pour la jeune Angèle c'est trop loin le 25 dècembre mais rassurez vous elle le verra le Petit Noël de Tino Rossi! Ce qui l'effraie, ce n'est pas la mort dans ce qu'il y a de plus injuste, c'est de ne pas vivre jusqu'à la fête chrètienne de la nativitè du Christ. "Son dernier Noël", par la qualitè de son histoire, la spontanèitè et l'authenticitè des enfants (dont l'inoubliable Georges Poujouly des "Jeux interdits"), la progression dramatique remarquable de son action dans les vieux quartiers de Nice (joliment reconstituè pour le coup), est un film sensible, plein d'humanitè et de tendresse! Une nostalgie certaine à une oeuvre mèconnue mais attachante et valable sur bien des plans qui nous montre tout le courage d'un petit bout de femme condamnèe par les mèdecins! Côtè humour, on peut compter sur le père Gallès alias Edouard Delmont en pilier de comptoir! Et côtè chanson, Tino Rossi chante une de ses plus belles : « Line »...
Une fillette se meurt de leucémie et ne verra peut-être pas le prochain Noël. Alors les habitants et commerçants d'un quartier pauvre de Nice imaginent d'avancer la date de Noël... Dans un grand élan de générosité et de gentillesse, tout le monde se mobilise et surmonte ses inimitiés pour que la gamine malade fête Noël. Même la vedette de la chanson Damiani, originaire du quartier, prête son concours. Mais il est victime de l'ostracisme des habitants pour une raison qu'on ignore encore. On le voit arriver de loin ce bel unanimisme autour d'une si noble cause. Le corps social est largement réuni, du gardien de la paix à l'entraineuse de cabaret méprisée, et on jugera symbolique la poignée de main entre le docteur et le curé, qui a la gentillesse de donner son approbation à l'avancée de la date de Noël... Le mélodrame de Daniel-Norman ne fait pas dans la dentelle. Il est même franchement grossier dans son écriture et dans son sentimentalisme dégoulinant. Le réalisateur, tout en mièvrerie, est pourtant incapable de la moindre idée sensible. Cela se vérifie constamment dans les personnages et les dialogues, élémentaires et très balourds. Comme attendu, le scénario est fait pour que tout le monde se réconcilie dans la plus parfaite concorde autour de la petite Angèle, indécemment maintenue dans une composition pathétique. La jeune comédienne n'est pas plus mauvaise, au demeurant, que Tino, qui ne joue pas ou presque pas (dans une scène où il se dit furieux, il est au mieux furieux comme un agneau...). C'est un film édifiant, très maladroitement, et ça vaut donc le coup d'œil.
Malgré une idée de départ intéressante, ce mélodrame larmoyant, à la mise en scène et aux dialogues poussifs, aux personnages à psychologie sommaire présente une image bêtifiante du Midi et bénéficie ( ?) de la présence d’un Tino Rossi inexpressif en diable. Direction d’acteurs à revoir.