Les films avec Louis de Funès sont un genre à part entière. Ils ne sont généralement pas de grands moments cinématographiques mais de bons moments de comédie à condition d’être sensible à l’humour de l’acteur (ce qui est le cas d’une grande partie du public français). Dès lors, on se moque un peu de qui se trouve derrière la caméra (à l’exception de Gérard Oury ou d’Édouard Molinaro). Le fait que ce soit Jacques Besnard qui signe la réalisation du Grand Restaurant est donc sans aucun intérêt (si elle avait été l’œuvre de Jean Girault, cela n’aurait pas changé grand-chose). Ce qui compte c’est que de Funès (qui est crédité à l’adaptation) fasse son show et que le grain de folie habituel à son univers soit présent. Cela est le cas ici donc Le Grand Restaurant n’est pas un grand film mais une comédie souvent très drôle. Cela étant ce que l’on recherche en le regardant, le film atteint donc son objectif.
Louis de Funès ne fut pas loin de réaliser lui-même ce projet qu’il portait depuis plusieurs années. Diffusé régulièrement à la télé, « Le Grand Restaurant » m’a un peu déçu par manque d’homogénéité. En effet, la première partie est drôle à souhait, mais elle est suivie d’une seconde en mode course-poursuite pas top, avec comme conséquence une baisse de sa teneur comique.
Indéniablement, je préfère de loin toute la partie au restaurant. Elle est plus plaisante que la partie « espionnage » moins comique malgré quelques cascades insolites comme cette voiture glissant sur le toit concluant une poursuite un peu longuette. La confrontation avec le « divisionnaire commissaire… euh… commissaire… » Bernard Blier était assez cocasse. Pour en revenir au restaurant, il y a de bons passages comme l’illusion (ou allusion) à Hitler, la répétition et la danse qui s’ensuit avec les assiettes. Louis de Funès en incognito maniéré est goûteuse, même si c’est gros. Mais n’est-ce pas là le propre de la comédie à la Louis de Funès ?
Le Grand Restaurant est un classique du cinéma Français porté par un duo inoubliable et surtout par la folie de Louis de Funès qui est en grande forme. Enchaînant course poursuite et dialogues savoureux , ce film reste l'un des monuments du cinéma comique Français. Il faut le voir au moins une fois dans sa vie.
La mi-sixties est une période faste pour le maître mime le plus dingue de nos cinémas, porte-drapeau tardif, souvent imité, jamais ne serait-ce rien qu’approché. Une période faste, mais surtout inégale. Sorti la même année que la – si culte – Grande vadrouille, Le grand restaurant doit compter sur un cinéaste moins rodé que Gérard Oury. Et pour cause : c’est les débuts pour le timide Jacques Besnard, qui ne fera plus souvent parler de lui, sinon par quelques franchouillardises pas toujours recommandables. Mais c’est vrai, Louis De Funès et son perso type, cynique, arrogant, lâche et frôlant sans cesse la crise de nerf, siéent parfaitement à ce chefaillon restaurateur, mielleux avec sa clientèle, invivable pour l’ensemble de son staff (de bras cassés) à moins de faire 1m50 en largeur, à genoux face aux forts, à cran face aux faibles, odieux, hypernerveux, et bizarrement adulé du gratin de la capitale. Tout ça fait l’objet d’une première moitié qui évoque un sketch plutôt qu’un vrai long-métrage, et qui a dû nourrir l’imaginaire de toute une palanquée de futurs gourmets. Et puis il y a rupture, et le scénario s’en va sur des terres d’aventure policière déjà vues. Elles offrent certes une seconde chance aux faire-valoir, quand pour une fois le roi enfin s’efface, et que seul reste Blier, très propre et très seul, pour le soutenir. Mais le film perd alors de sa cohérence, et surtout rentre dans le rang irrémédiablement. Alors on se dit qu’à la prochaine rediff’, il faudra bien choisir quelles scènes on est prêt à revoir.
Une comédie agréable mais pas inoubliable. La première partie du film est réussi avec de bons gags, mais la deuxième partie s’essouffle un peu et l'enquête policière n'est pas extraordinaire. Louis De Funès assure bien dans le rôle du patron qui dirige son restaurant d'une main de fer et Bernard Blier joue bien le rôle du commissaire divisionnaire. Avec aussi de nombreux seconds rôles de l'époque : Pierre Tornade, Michel Modo, Guy Grosso, Paul Préboist, Maurice Risch, Robert Dalban et Olivier De Funès.
L'un des meilleurs films de Defunes , il en fait des tas à notre plaisir . Un patron de restaurant comme lui , pauvre employé. Pas un seul temps mort et Blier vient ajouter encore plus de Peps dans cette comédie hillarante.
Premier film de J. Besnard, qui livrera plus tard d'autres comédies, plus ou moins réussies, est une assez bonne comédie avec De Funès en tête d'affiche, patron d'un grand restaurant, qui va se retrouver impliquer dans l'enlèvement d'un chef d'état sud-américain. Il y a des gags, on rigole de temps en temps, et des cascades aussi. Bref c'est le cinéma français comme il se doit ou presque. Il y a pas mal de seconds rôles, comme Tornade, Risch, Préboist, Venantini et Miss Equateur 1960, Miss Rodrigez. Les scènes où les serveurs dansent ainsi que celle où De Funès se métamorphose en Hitler sont pour moi les meilleures du film. A voir en famille.
Chouette comédie. J'aime beaucoup ça, à l'ancienne car toutes les mentalités étaient différentes, les gens s'habillaient autrement, ils pensaient autrement, ils parlaient autrement etc.. La vie était toujours superficiel mais il y avait plus de contact à l'humour, à la politesse et au respect j'ai l'impression!
J'ai adoré la première partie du film ou on voit De Funès dans son restaurant mais lors de la deuxième partie je me suis presque ennuyé.
'Le grand restaurant" de Jacques Besnard n’est pas le meilleur Louis de Funès. Loin de là. Et pourtant, il a eu son franc succès, avec près de 4 millions d’entrées. Mais quand je regarde ce film, je ne peux m’empêcher de penser qu’il a obtenu ce succès commercial que grâce au nom de Louis de Funès, lui qui a fait rire tout le monde à travers les pièces de théâtre et plus récemment à travers des comédies telles que "Le gendarme de Saint-Tropez", "Le Corniaud" et j’en passe. Soyons honnêtes et rendons-nous à l’évidence : Louis de Funès ne fait rien d’autre que du Louis de Funès ! D’accord on l’adore ainsi, mais le fait est qu’il occupe seul le devant de la scène durant les 25 premières minutes (ce qui confirme l'affiche du film puisqu'il prend à lui tout seul la moitié de l'espace avec l'intégration de sa silhouette à 3 reprises) ! C’est marrant au début et puis ça en devient soûlant tellement il en fait des tonnes, et qu’on a l’impression de faire du sur place. Mais où est le scénario ? Caché dans un dé à coudre ? Y-a-t-il au moins un scénario ? Même le synopsis présenté par Allociné tient en trois lignes ! L’entrée en scène de Bernard Biler redonne instantanément de l’intérêt par un jeu d’acteur excellent et des répliques ciselées. On croit à ce moment-là que l’histoire va enfin décoller. Hélas, cet espoir n’est qu’un feu de paille. Cela dit, heureusement que Blier est là pour sauver ce film du naufrage complet. Car pour le reste, tout est exagéré à outrance. Rien n’est crédible. Alors certes j’entends déjà dire certains d’entre vous que je n’avais qu’à le regarder avec un œil de l’époque. C’est ce que je fais d’habitude pour ces films d’un autre temps. J’entends certains d’entre vous me dire aussi qu’on ne peut pas mal noter une icône de la comédie française. Eh bien si, désolé. Même les plus grands se trouent parfois. La preuve en est donnée ici. Je veux bien que ce long métrage ne soit finalement qu’une farce, mais quand c’est bourré d’incohérences… entre un Monsieur Septime (Louis de Funès) qui s’enfonce intégralement dans la neige, alors que Sophia (Maria-Rosa Rodriguez) ne fait que rouler dessus… sans compter que lorsque leur cavalcade glacée se termine en bas de la pente, zéro flocon n’est resté accroché à leurs vêtements. D’accord, vous allez me dire que je n’ai pas compris, que cette comédie n’est que du burlesque. Oui !! c'est vrai ! Mais alors pourquoi j’ai l’impression que ce film n’a été bâti que pour servir la gloire des pitreries d’un acteur constamment en mode survolté ? Un minimum de crédibilité aurait été le bienvenu. Et je ne parle même pas du ridicule quand on voit le personnel du restaurant s’adonner à des imitations moqueuses en plein milieu de la salle. C'est totalement contraire à la tenue irréprochable d'un tel établissement, en particulier quand il est renommé ! Le seul bon moment que je retiens est le premier face à face que se livrent Bernard Blier et de Funès. C’est bien trop peu pour en faire un bon film distrayant. C’est à peine s’il est marrant, même si je dois reconnaître que ce bon vieux Louis s’en donne à cœur joie et maîtrise son art par ses déplacements toujours millimétrés. "Le grand restaurant" est donc pour moi un long métrage surestimé, et qui ne transmet pour ainsi dire aucun reflet sur la cuisine gastronomique. Un spectacle qui est loin de nous mettre l’eau à la bouche et qui peut vite devenir indigeste. Et tant pis si mon avis se fait sanctionner par les allocinéens, mais au moins j’assume. Ils ne pourront pas me reprocher ça.
Pas le meilleur film de Louis de Funès mais l'acteur reste la grande force de ce film au scénario un peu simpliste et à la réalisation convenue. La première partie du film est intéressante mais le film s'essouffle en deuxième partie basculant plus dans le registre policier que dans celui de l'humour (bien que certaines scènes prêtent à sourire à l'image de celle où la voiture dévale la montagne sur le toit). Le Grand restaurant est un film en demi-teinte donc, qui vaut surtout pour la prestation de Louis de Funès et les quelques scènes qu'il partage avec Bernard Blier.
Précurseur de l'Aile ou la Cuisse. Le film contient un super casting avec les rencontres de De Funès/Blier/Tornade et autres, mais n'accélère pas le rythme qui semble mou et un peu lourd sur les bords.
La première demi-heure du film est constituée en un récital de Louis de Funès et ce sont incontestablement les meilleures et les plus mémorables séquences de la comédie. Dans le plus pur style de Funès et de son personnage récurrent, vil, mesquin, énervé, le comédien tient le rôle de Septime, un restaurateur fameux pour le Tout-Paris. Flattant le client, bousculant le personnel, Louis de Funès expose toute la gamme de son personnage avec d'autant plus d'efficacité que les Préboist, les Tornade et autres Grosso et Modo sont des faire-valoir brillants dans la stupidité qui fait tellement trépigner leur patron. A ce moment, la comédie n'a pas d'autre objet que de faire briller sa vedette, laquelle, par sa composition tonique et précise, parvient comme toujours à transcender la caricature excessive. La suite du film nous ramène cependant à ce type de comédie populaire laborieuse des années 60 dont Jacques Besnard est un des artisans nombreux.spoiler: Lorsqu'un chef d'Etat étranger est enlevé dans son restaurant, Septime devient un instrument manipulé tout à la fois par la police (Bernard Blier a un peu de mal à exister face à la tornade de Funès) et par les terroristes. L'intrigue s'anime mais stigmatise un scénario superficiel et une mise en scène approximative. Les gags y sont peu élaborés, d'une complaisance qui confine parfois à la puérilité.