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Luuuuuuuuc
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3,5
Publiée le 9 septembre 2023
« ça serait la meilleure solution. Innocent, vous seriez à l’abri, coupable, vous seriez hors d’état de nuire. Malheureusement c’est impossible. La Loi est mal faite. Je le regrette, pour vous comme pour moi.»
Avant L’Assassin Habite au 21, il y a déjà eu un film à la fois sombre et drôle scénarisé et dialogué par Henri-Georges Clouzot, d’après Stanislas-André Steeman et interprété par Pierre Fresnay (dans le rôle de Wens), Suzy Delair (dans celui de Mila Malou) et Jean Tissier (mais pas dans le rôle de Lallah-Poor). Ce Dernier des Six est réalisé par Georges Lacombe, réalisateur tombé dans l’oubli malgré sa participation à la Mostra de Venise pour La Nuit est Mon Royaume (1951).
Si quelques dialogues sont parfois savoureux, si le suspense qui soutient la narration est maîtrisé et le climat général attachant, on regrettera une réalisation beaucoup trop classique avec des raccords plus qu’approximatifs et une interprétation d’ensemble théâtrale (André Luguet est assez insupportable) et, parfois, criarde dont Pierre Fresnay et Jean Chevrier se sortent pourtant honorablement. Rappelons que nous ne sommes néanmoins qu’en 1941, ce qui nous pousse à un minimum d’indulgence.
Si le film est postérieur de 2 ans à la publication du roman And Then There Were None d’Agatha Christie, le roman de Steeman, Six Hommes Morts, est, quant à lui, publié en 1930. Les deux intrigues se ressemblant sur le principe de l’élimination successive au sein d’un groupe délimité, qui n’a rien à voir avec le principe du tueur en série, il est utile de le préciser.
Au final, il est difficile de ne pas faire le lien entre ce film et L’Assassin Habite au 21, pour les raisons évoquées plus haut mais surtout pour le personnage de Wens et son tic « patient mais », sans oublier le personnage de Mila Malou et leur intérieur si particulier. On ne joue certainement pas dans la même catégorie avec ce film mais il permet d’enrichir la colonne vertébrale du commissaire, affublé de sa maîtresse enquiquineuse et craquante tout à la fois.
Loin d’être un chef d’oeuvre, ce film policier d’un autre âge tient ses promesses et sa place dans la filmographie de Clouzot comme une sorte de préquelle.
Découverte totalement de ce film et vraiment content de l'avoir vu car c'est bien joué, c'est bien écrit, c'est bien réalisé et bien ça fait du bien comme quoi quand on fait simple sans excès ça peut être très bien et c'est souvent très bien.
Une « fantaisie » policière de peu d’intérêt. Le scénario, d’après Steeman, est tiré par les cheveux, et les comportements des personnages sont invraisemblables. Des dialogues bien écrits (par Clouzot) réservent quelques bons mots, mais c’est à peu près tout….
De Georges Lacombe, je n’avais vu dés lors que « Martin Roumagnac » ! J’avais assez bien aimé. Le film avait d’évidentes qualités sans être réellement captivant ! Pour « Le Dernier des six » j’en fait à peu près le même constat. C’est bien réalisé, propre, le jeu quelque peu suranné des acteurs n’est pas gênant mais il manque ce petit truc qui permettrait de ne pas se dire qu’il a un sacré air de déjà vu ! Sauf qu’en réalité il était presque précurseur car de 1941 ! Bref depuis on a fait mieux mais ça se laisse regarder avec plaisir me concernant ! On notera des dialogues intéressants derrière lesquels se cache un certain Clouzot dont nous savons pertinemment ce qu’il devint !