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Gonnard
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0,5
Publiée le 4 juillet 2009
Quand le biopic prend la forme d'une hagiographie, je dis non. Quand, en plus, la clarté historique est absente, malgré les quelques dates que le réalisateur nous balance à la figure, je dis une fois de plus merde. Quand, enfin, je pique du nez à partir du milieu du film, c'est avec un plaisir non dissimulé que je mets la note de zéro.
Un très beau film déjà par l’interprétation de Fresnay, une humilité et une droiture exceptionnelles L’homme aussi est un modèle de don de soi. C’est vraiment beau et émouvant car c’est avant tout un personnage charismatique. Et c’est tout ce qui lui donne cette formidable aura. Un portrait intéressant aussi de cette époque du passé lointain où l’homme devait se battre pour exister.
Sur un scénario du célèbre dramaturge Jean Anouilh, Maurice Cloche nous propose ce magnifique biopic du prêtre Vincent de Paul et son combat contre la pauvreté en ce milieu du XVIIème siècle. L'illustre personnage est parfaitement incarné par Pierre Fresnay. L'intrigue et les dialogues sont les autres gros points forts de ce long métrage même si l'on peut regretter cette approche trop hagiographique de ce portrait. Très bon film.
Rareté à la télévision, ce grand film, triomphe au box-office de 1947, est méconnu du public d'aujourd'hui. Force est de constater que par l'universalité du sujet abordé, au travers du destin remarquable de Vincent de Paul, qui passera sa vie à lutter contre la misère et à vouloir donner droit de cité aux exclus de tout poils par une société profondément individualiste et égoïste, le film n'a absolument pas vieilli et reste d'une modernité étonnante en ces temps de crise économique et d'individualisme exacerbé. La réalisation de Maurice Cloche, classique dans la forme, s'efface pour souligner la force des situations, évitant au passage de tomber dans le piège de la reconstitution empesée et grandiloquente de ce type d'hagiographie historique. Toutefois, on peut regretter que le scénario de Jean Anouilh et Jean Bernard-Luc soit écrit comme une succession de tableaux sur divers moments du destin de ce grand homme. Ce qui n'enlève en rien, l'émotion et la cohérence qui se dégage de l’œuvre entière. D'autant que les dialogues de Jean Anouilh sont d'une beauté et d'une intelligence profonde et rare. On peut aussi leur reprocher de ne pas nous expliquer concrètement le contexte historique. Cependant, le film expose avec réalisme les conditions de vie et d'hygiène difficiles et miséreuses dans les milieux populaires et les conséquences sociales de la pauvreté. Je note qu'il y a peu de films, voir pas du tout, qui l'aborde de manière aussi frontale pour cette époque de l'histoire de France. Au final, on se dit que les réactions des plus riches et des gens de pouvoir ont peu évolué depuis cette époque, même si aujourd'hui nous avons un plus grand confort de vie: la séparation des classes sociales reste une évidence. La scène où Vincent de Paul (Pierre Fresnay) est convoqué par le chancelier Séguier (Pierre Dux) est révélatrice: les plus riches et les gens de pouvoir ne font que "nier" l'existence de la pauvreté en essayant de la rendre "invisible" pour éviter toutes responsabilités et s'en laver les mains, en culpabilisant cyniquement celui qui tente de redonner de la dignité et de la valeur aux plus pauvres. Tout comme la scène où Vincent explose de colère face à ses puissantes et riches donatrices, incapables de compassion à l'égard d'un nourrisson abandonnée par une mère prostituée, parce que c'est un enfant "indigne" qui ne mérite pas de vivre... Un des grands moments du film: il faut les voire toutes affligées par la honte ! Je ne peux pas finir sans parler de Pierre Fresnay et de son interprétation magnifique de Saint Vincent de Paul, qu'il n'interprète pas mais qu'il incarne véritablement, avec présence, charisme et sobriété.
Sur un sujet aussi essentiel qui atteint l'universalité et qui touche les croyants au plus profond de leur âme,le cinéma ne peut être qu'un véhicule. Tout effet de mise en scène devrait être pesé à l'aune de cette considération résident les défauts du film qui aurait gagné encore à être plus sobre. Tel qu'il est cependant,c'est un monument du cinéma français et à l'époque,personne ne s'y est trompé même pas les américains. Les décors,Pierre Fresnay et les dialogues de Jean Anouilh sont absolument parfaits. Peu de films montrent ainsi la misère des rues des villes au sortir du moyen age. On comprend bien, par exemple, le rôle de l'eau courante comme premier facteur de l'allongement de nos vies. Coté historique ,L'essentiel est assuré et les apparitions de Richelieu et d'Anne d'Autriche sont réussies...Pour le reste Vincent de Paul se suffit à lui même. Les séquences fortes sont nombreuses, la plus inoubliable restant le moment ou Vincent, en bout de table ,demande l'aumône d'un regard pour ne pas se sentir seul. Il est infiniment dommage que si peu d'abonnés d'allociné l'ait vu car l'histoire doit être connue,de plus,les reflexions sur la pauvreté sont profondes...Il est même reproché au héros de "fabriquer des pauvres".Nous avons eu notre abbé Pierre qui avait choisi en Saint Vincent son modèle mais Dieu merci,la misère des années 1950 n'avait rien à voir avec celle sous Henri 4.Chacun selon ses croyances et ses conviction ou selon sa affection pour ses semblables ressentira différemment ce film mais du fait de son importance vitale ,il est indispensable de le voir.
Vincent de Paul prend sa cure dans un village touché par la peste. Il n'y est pas le bienvenu. Ces premières scènes, sobres, silencieuses, sont plutôt engageantes. Mais ça ne dure pas. C'est Maurice Cloche qui réalise et le générique du film a beau se parer des prix remportés, le cinéaste n'est pas connu pour ses grandes réussites. Pierre Fresnay est à son article : il incarne une nouvelle fois un ecclésiastique, et pas le moindre. Dévoué, altruiste, courageux, humble, empathique, Vincent de Paul, ayant fait des malheureux "ses frères et ses maitres", est en route pour la sainteté. On voit bien que Fresnay est sincère et habité par le rôle mais sa composition manque de "tripes", d'intensité. Elle ne repose que sur une dialectique bienveillante et charitable énoncée platement, une grandeur d'âme et de sentiment qui fera le délice du spectateur fleur bleue mais pas de tous les cinéphiles. Pour ma part, ce qui m'intéresse ici n'est pas de commenter la légende de Vincent de Paul et la noblesse de sa cause mais la qualité du film de Maurice Cloche. Sa mise en scène ne sait que dire les choses et très rarement les suggérer, de telle façon qu'on est constamment dans l'évidence morale et l'édifiant, voire le pontifiant. Déjà, l'absence de contexte historique- celui de la France de Louis XIII essentiellement- fait de Vincent de Paul un personnage un peu hors du temps, d'autant plus abstrait qu'il n'existe qu'à travers une obsession, celle de secourir les pauvres. Fresnay a face à lui des figurants qu'on a revêtus des habits du pauvre mais qui ne font pas beaucoup illusion, des bourgeois indifférents, des aristocrates et dames patronnesses caricaturales dont l'aumône ne va pas jusqu'à l'oubli de leur hauteur et de leurs préjugés. Quelques fois les dialogues de Jean Anouilh introduisent un peu de profondeur mais, ce faisant, de la théâtralité aussi. Au final, le film n'est pas souvent capable de dépasser l'anecdote ni donner de l'éclat au mysticisme de Vincent de Paul.
Une hagiographie remarquable sur plusieurs points. Le premier étant la réalisation sobre et soignée de Maurice Cloche, le deuxième un scénario et des dialogues extrêmement bien écrits qui ponctuent le film de scènes inoubliables notamment celle où l'on voit Monsieur Vincent troublé par la présence d'une fille qui veut se prostituer. Mais la plus grande réussite de son film est sans conteste son casting opposant des grands acteurs confirmés comme Aimé Clariond et Jean Débucourt à des futurs grands acteurs débutants comme Michel Bouquet et Jean Carmet. Mais "Monsieur Vincent" est le film d'un acteur : Pierre Fresnay, qui y joue un de ses plus grands et un de ses plus beaux rôles et qui prouve qu'il est sans conteste un des plus grands acteurs français de tous les temps. Un des plus grands films français de l'immédiat après-guerre.
Bouleversant. Qu’on ait ou non la foi, on ne peut que se poser cette terrible question à l'issue de ce film : « Que fais-je pour les autres ? ». « Monsieur Vincent » retrace la vie de Saint Vincent de Paul, humble abbé du temps de Louis XIII. Dans un XVIIème siècle dur et cynique, cet abbé apparaît comme l’incarnation de la charité, une charité sans mièvrerie mais au contraire virile. Le film montre toute la difficulté et la radicalité de la charité : renoncer à son petit confort, se tourner vers ceux qui puent, qui sont laids, abandonnés de tous, et les aimer. La force et l'émotion qui se dégagent de nombreuses scènes doivent sans doute beaucoup aux très beaux dialogues de Jean Anouilh.
Superbement interprété par Pierre Fresnay, Saint Vincent de Paul parvient tant bien que mal à mobiliser les bonnes volontés de chacun pour venir en aide aux plus démunis. On lui doit la création d’œuvres charitables promis à un grand avenir comme « Congrégation des Filles de la Charité » ou celle des « Enfants-Trouvés ». Un film qui rappelle ainsi l'influence de l'Église dans la création de ce que seront plus tard les « services publics ».
Très bon film avec une belle histoire, celle d'un homme qui a donné sa vie pour sauver les pauvres et les nécissiteux. Pierre Fresnay joue très bien dans le film
C'est un EXELENT film. Au début, je ne pensais pas qu'il me plairait car c'est un film en noir et blanc et assez vieux mais finalement, je me félicite d'avoir tenté le coup ! Félicitation au réalisateur !
Un film qui m'a marqué lorsque je l'ai vu pour la première fois et qui n'a pas pris une ride après un deuxième visionnement. Il aborde à sa manière des problèmes très actuels. Pierre Fresnay qui incarne Monsieur Vincent de Paul est magistral, probablement son meilleur rôle. Pour moi c'est un chef-d'oeuvre !