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Val_Cancun
68 abonnés
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4,0
Publiée le 4 février 2014
Encore un excellent polar sombre signé Henri-Georges Clouzot en 1955, adapté cette fois d'une nouvelle du duo Boileau-Narcejac. Simone Signoret et Vera Clouzot sont respectivement la maîtresse et la femme d'un homme odieux (Paul Meurisse), et sont elles-mêmes amies ; elles finissent par fomenter le meurtre de cet être abject, qui les maltraite constamment. Mais rien ne va se passer comme prévu, et personne n'est au bout de ses surprises, surtout pas le spectateur! Bon, pour ma part, j'avais deviné le (double) twist final hautement spectaculaire spoiler: (en effet, le jeu et les réactions de Signoret se mettent à changer quand le cadavre disparaît) . Mais cela n'enlève rien à la maîtrise de Clouzot et à son souci constant de proposer des œuvres de qualité avec un dénouement ludique. A noter que "Les diaboliques" fera l'objet d'un remake américain avec Sharon Stone et Isabelle Adjani.
Un véritable coup de maître : avant les chutes très célèbres du cinéma moderne comme Saw ou autres 2 Soeurs, il y avait Les Diaboliques. Avec un casting bluffant du début à la fin (eh oui, on y croit dur comme fer), l'intrigue avancera pour finalement nous faire tomber de haut dans la toute dernière minute, précédée par une scène emplie de suspense ou toute fin rationnelle semble quasiment impossible. Un grand film noir, français qui plus est.
Un chef d'oeuvre au suspense exceptionnel. Un film qui a, parait-il inspiré Hichcock. Ce ne serait pas du tout étonnant tant le film ressemble dans son atmosphère de tension permanent à l'autre chef-d'oeuvre du suspence Psychose. Un film tout simplement prodigieux à voir absolument.
Un chef d'oeuvre français. Quoi ? J'ai dit un chef d'oeuvre "français" ? Eh beh ! Faut du niveau pour le dire ! Ce film datant de 1954 est un petit bijou extra-ordinaire, il n'a pas pris une ride, aucun effet speciaux mais l'anguoisse est ressentie. Une fin inattendue qui renverse la vision du film et tout devient alors clair ! C'est un excellent film français qu'on a oublié ! Mais comme le film nous le dit à la toute fin "Ne soyez pas DIABOLIQUES ! Ne détruisez pas l'intérêt que pourraient prendre vos amis à ce film. Ne leur racontez pas ce que vous avez vu. Merci pour eux."
Référence légendaire de l'épouvante française, "Les Diaboliques" transforme le drame classique en un mystère qui semble tout droit revenir d'outre tombe. Les amoureux d'énigmes et de "Sherlock Holmes" s'en donneront effectivement à cœur joie. Entre une série d'interrogations qui ne cesse de s'allonger et des éléments nouveaux qui font que nous enfoncer dans le doute, cette adaptation du roman "Celle qui n'était plus" vous fera tourner la tête jusqu'à vous la couper lors d'un cliffhanger qui dépasse l'entendement. Côté casting, le spectateur suit un duo relativement hétérogène composé d'une excellente Simone Signoret et d'une Vera Clouzot parfois ennuyeuse dont le personnage se révèle peu enclin au bon sens. A leur côté on découvre également un terrible Paul Merisse qui rappelle que l'émancipation de la femme était une nécessité en ces temps reculés. Donnant lieu à plusieurs grandes scènes tout en les soumettant à une ambiance qui trouvera son apogée dans le dernier quart d'heure qui vous glacera le sang, Henri-Georges Clouzot signe certainement l'une des œuvres françaises les plus marquantes de l'histoire du cinéma.
Ce suspens infernal n’a pas pris une ride et se clôt sur un twist des plus saisissants. On pense beaucoup à Hitchcok pour le sens aigu de la manipulation et le lent travail sur la culpabilité, mais aussi à des cinéastes contemporains comme les frères Coen (le réalisme cauchemardesque de Fargo ou de Blood simple) ou Shyamalan pour la gestion de l’information. Sans oublier le Shining de Kubrick, qui emprunte aux « Diaboliques » plusieurs motifs (le noyé qui surgit de la baignoire, la découverte du texte absurde tapé à la machine), mais aussi une troublante double lecture : à la fois récit fantastique et récit mental (A la différence que Clouzot abat les cartes à la fin et que sa chute ultime, avec le gamin, même si elle peut annoncer celle, abyssale, de Shining avec la photo 1900, reste au niveau de la boutade). Grand peintre de la cruauté, Clouzot livre une nouvelle fois avec ce film une galerie de personnages inoubliables par leur duplicité (Signoret), leur faux angélisme (Vera Clouzot) ou leur cynisme truculent (immense Paul Meurisse donc chaque apparition est un bonheur). La mise en scène est, comme toujours chez le cinéaste, au cordeau, et mêle avec intelligence naturalisme et expressionnisme. Quant au personnage de Charles Vanel, véritable deus ex machina, son apparition est tellement improbable, provoquant un « happy end » moraliste tellement artificiel, qu’il ne peut être qu’un ultime pied de nez du cinéaste à la bienséance et à la morale. Captivant, effrayant et réjouissant : un must !
Henri-Georges Clouzot nous confirme son talent après le très bon "le salaire de la peur", il a réalisé ce film en 1955 mais n'a pas vieillit. Les acteurs livrent une prestation très convaincante, un scénario très bon et bien ficelée , une réalisation impeccable, avec un suspense insoutenable ,digne de hitchcock, une ambiance stressante et angoissante règne tout au long du film. Excellent film!
Quelques temps après "Le salaire de la peur", Clouzot retrouve Vanel et sa femme Vera Clouzot pour un film à suspense, "Les diaboliques", adapté du livre "Celle qui n'était plus", du tandem Boileau-Narcejac. Dès le début, la note est donnée, notamment avec le ton ténébreux et irrespectueux de Meurisse, et à cause duquel son amante et sa femme, cardiaque, vont tenter de le tuer. La besogne étant faite, elles le coulent dans la piscine de l'école dans laquelle elles travaillent. Porté par des acteurs très talentueux, en particulier Vanel et Meurisse, et sublimé par la mise en scène précise et angoissante de Henri-Georges Clouzot et son noir et blanc somptueux qui ne fait que rajouter de l'âpreté et une ambiance oppressante au récit, "Les diaboliques" a largement sa place dans le Panthéon des œuvres les plus effrayantes. Très convaincant.
Henry Georges Clouzot, nous montre encore une fois ses capacités à mener un suspense insupportable, au-delà de toute l'imagination. Tout ce monde bien calé dans des décors quotidiens, servi par des acteurs grandioses conduit à un cauchemar éveillé sans précédent dans l'histoire du cinéma. Seul Hitchcock parviendra à atteindre une telle perfection dans l'effroi distillé avec parcimonie ainsi que les rebondissements imprévisibles. Ce film restera le meilleur en matière d'horreur et d'intrigue policière.
Redoutablement efficace sur le fond que sur la forme, ce petit bijoux français n'a rien à envier aux très bons polars d'Alfred Hitchcock. En effet, partant d'un postulat de départ, simple et efficace, ce récit nous narre l'histoire de deux institutrices qui décident d'assassiner l'homme d'amour qu'elles ont finis par haïr. Le réalisateur nous mène sur une piste inconnue, dans laquelle tout peut arriver jusqu'à même croire aux fantômes.. dans une France d'après guerre. Un classique à l'esthétique noir et blanc lécher, des acteurs impeccables avec une mention spéciale pour l'homme tyrannique (Noël Roquevert) ou encore la regrettée Vera Clouzot. Un petit chef d'oeuvre du cinéma français à dévorer les yeux fermées!
Un film autour du très classique triangle amoureux, magnifié par d'excellentes actrices campant des rôles diamétralement opposés. L'intrigue est servie par un suspense haletant dans le cadre d'une innocente école pour garçons. Un chef d'oeuvre reconnu comme tel.
Grand classique du cinéma français d’après guerre et pour cause ce film est un chef d’œuvre pour son genre. Un scenario implacable, la fin m'a vraiment pétrifié c'est le mot. Clouzot n'a rien à envier à Hitchcock, il est le maitre du suspens français, sans oublier d'excellentes actrices qui sont pour beaucoup dans la réussite du film. Il a bien sur inspiré plein d’œuvres par la suite y comprit à notre époque mais reste inégalé .
Un sommet du cinéma interprété par un éblouissant trio : Paul Meurisse en mari tyrannique, Vera Clouzot en épouse fragile et soumise, Simone Signoret en maîtresse femme, évoluent dans un cadre rendu oppressant par une mise en scène jouant énormément des ombres et des lumières. Chaque plan exprime l’état psychologique de chacun, son écrasement par les circonstances, sa dépendance et sa soumission vis-à-vis d’autrui. Hormis chez Hitchcock, on a rarement aussi bien filmé l’angoisse, la peur irrépressible. Sur un scénario tiré au cordeau, ce macabre puzzle psychologique prend en plus fin de façon inattendue et intrigante : et si les diaboliques n’étaient pas ceux qu’on pense ?