Souvent Coppola aime filmer les hommes face à leur rêve impossible. Tucker (Jeff Bridges) producteur indépendant en voulant entrer dans le cercle très fermé des grandes compagnies automobiles s’attaquait à l’Everest pour ne pas dire à la lune. Comme Icare s’approchant trop près du soleil il s'est brûlé les ailes puis est tombé au sol. Il fallait une bonne dose d’optimisme et d’inconscience pour rêver à cette entreprise, Tucker ne manquait pas de tout cela bien au contraire. Son optimisme et sa naïveté finissent par agacer car le monsieur entraîne beaucoup de monde derrière lui et il fait preuve quelque fois d’un amateurisme peu en rapport avec son entreprise. Ce sont souvent ses collaborateurs qui sont obligés de le remettre en face de ses responsabilités comme si pour lui au final avoir l’idée était l’aboutissement plutôt que le prémisse d’un vaste projet. Jeff Bridges est cohérent dans le rôle quoique quelque fois peu à l’aise avec l’exubérance du personnage. On retiendra surtout l’immense performance de Martin Landau en financier effaré devant la légèreté de son poulain qu’il accompagnera pourtant le plus loin qu’il pourra. La qualité de la reconstitution est impeccable mais le propos un peu répétitif car l'on a vite compris que le petit magnat en herbe va droit dans le mur avec sa voiture fabriquée à partir des anciennes pièces d’autres modèles dont il veut détrôner les marques d’origine. Ce n’est pas le plus grand film de Coppola. La vision en V.O.S.T est à privilégier
Ça ressemble drôlement à un remake de Tron Legacy, y a juste un petit quelque chose qui fait que c'est pas pareil, je saurais pas trop dire quoi... la barbe de Bridges peut être ?
Un biopic bien réalisé. Les fans et amateurs de voitures anciennes y trouveront leur bonheur, et ceux qui ont découvert le "Aviator" de Scorsese y trouveront sans doute pas mal de similarités. Ca traîne beaucoup parfois, ça ne décolle pas toujours au bon moment mais ça nous tient quand même. Et le tout est très bien interprété. On lui reprochera juste de ne pas avoir ce petit qui aurait donné une dimension épique à cette biographie.
Tucker c'est bien l'histoire d'un homme qui avait de grands rêves mais des moyens modérés. Tout amateur d'automobile devrait voir ce film, ne serait-ce parce qu'il raconte un morceau d'Histoire, mais vous montre la dure réalité de la lutte contre les lobbys américains. Un ton rafraichissant, de très belles images, un soin du détail, des acteurs charismatiques... seul regret, il est introuvable en DVD zone 2 pour l'instant. C'est tellement rare un film qui traite de l'automobile!
Biopic séduisante, avec l’histoire d’un homme qui doit faire face aux lobbies et à l’ordre établi quand bien même il vit au pays de la démocratie et de la libre-entreprise. Un sujet que ne renierai pas Milos Forman. Alors qu’une tragédie se profile en arrière plan, le film nous fait parvenir cette enthousiasme quasi illuminé dont les entrepreneurs font parfois preuve, sans oublier leur détermination et leur audace. Toutefois, dans cet enjolivement de la réalité, Francis Ford Coppola oublie peut-être quelque détail technique dans les multiples retouches des traits de ce modèle. N’en reste pas moins qu’il jette une lumière éblouissante d’impuissance sur la force des entreprises les plus influentes, notamment automobile qui n’eurent pas la peau que de Tucker mais aussi entre autres des tramways américains.
Une plongée dans la vision marginale et futuriste d’un mercenaire de l’automobile, Preston Tucker ! Un homme détruit par les grands de ce monde pour ses idées novatrices et uniques. Ce révolutionnaire créa la ceinture de sécurité, le moteur à injection et bien d’autres idées encore utilisées aujourd’hui, mais malheureusement il reste inconnu ! Francis Ford Coppola lui rend un vibrant hommage dans un film magnifique qui le voit revivre après sa trilogie du Parrain. Il reste dans une Amérique façon âge d’or, il fait revivre une légende dans un Chicago et un Détroit des années 50 dans un contexte d’après guerre. Le film dégage une qualité visuelle, un esthétisme propre à Coppola. Jeff Bridges est parfait en Tucker. Une réussite !
En évoquant le destin unique de Preston Tucker, Coppola s’attaque au thème de ceux qui croient en leur rêve, au prix de tous les sacrifices et de tous les paris. Mais le personnage central, magnifiquement interprété par Jeff Bridges au demeurant, oscille continuellement entre le génial inventeur forcément gênant et le beau parleur capable de toutes les audaces. Le scénario pour sa part fouille relativement peu les véritables enjeux de l’histoire et ne fait qu’effleurer l’insensé défi que représente cette épopée. D’autant plus dommage que les efforts de reconstitution sont évidents et la photographie particulièrement soignée.
Le cinéma de Coppola commençait petit à petit à péricliter avec la fin des années 80 et Tucker en est un peu l'exemple. Si le casting dominé par Landeau et Bridges est excellent tandis que la reconstitution est de qualité, il manque quelque chose pour en faire plus qu'un film mineur. Coppola est sincère et s'est complétement identifier à son personnage mais il s'est aussi enfermé dans des mécaniques complétement hermétique et rempli de saut de rythme ce qui empêche le spectateur de s'impliquer vraiment dans le destin de "Tucker".
Tucker est un brillant ingénieur auto américain qui décide de concevoir un nouveau véhicule sur lequel les accessoires de sécurité seraient au centre de la conception du véhicule. Mais avec la conception de cette auto, il se met à dos les 3 grandes compagnies US (Ford, Chrysler, General Motors) qui vont tout faire pour faire chuter le projet. Il a pourtant le soutien d'un mécène de choix, un visionnaire lui aussi, Howard Hughes. Ce film traite du rêve américain, du rêve d'un homme, de la puissance des grands et de la finance plus forte que la créativité. Même au pays de la réussite possible pour tous, il convient de ne pas s'écarter et déranger les puissants au risque d'être corrigé. Ce Coppola avec Bridges est sympathique, mais ce film sonne trop film commercial américain; les grosses ficelles trop prévisibles et le manque de finesse du scénario pénalise le film. J'avais adoré à 20 ans... Aujourd'hui, je le trouve vieillissant... Le propos reste fort et moral.
Quant bien même il ne s'agit pas là d'un des meilleurs Coppola, le film est solidement mené et se laisse voir sans déplaisir, malgré l'aspect moralisateur un tantinet éculé.
Film peu connu du grand Coppola et pourtant c'est réussi. La réalisation est excellente tout comme la direction des acteurs (très beau rôle pour Jeff Bridges). La photographie est bien travaillée, le scénario fait pensé a pas mal de film des années 50 et 60. Coppola s'attaque à travers cette oeuvre au entreprise qui tentent la monopolisation à outrance.
Il n'y a pas dans ce Tucker l' esthétique du Parrain, ou la force d' Apocalypse Now, mais c'est une biographie sincère bien interprété qui est un bel hommage a un personnage ( presque ) oublié.
Un bon film tourné avec beaucoup de style. Mais il est toujours difficile de raconter la vie d'un personnage réel. Le scénario est bien découpé, la qualité de l'image est très soignée, les acteurs excellents. Mais l'histoire est un peu poussive. Le discours sur l'esprit de libre entreprise US est un peu bateau..Bon spectacle mais pas entousiasmant.
Film du grand Francis Ford Coppola, il offre à Jeff bridges le merveilleux rôle du jeune ingénieur américain Preston Tucker, qui dans la vrai vie inventa une voiture révolutionnaire en 1948 dont il donnera pour marque son nom. Bonne ambiance musique Jazzy, la fin de chez fin du film est pas ce qui c'est passé réellement, bon le procès est bien retranscrit mais j'aurais voulu qu'après cela, Coppola aille encore plus loin, Tucker part vivre au brésil par la suite et il en parle pas, au lieu de ça, on apprend qui compte se mettre dans la distribution de des frigos. Enfin bref, je chipote tout de même et je vous conseille de voir cette jolie adaptation de cette homme assez incroyable qui avait un grand rêve.
Une biographie de Preston Tucker,génial inventeur automobile,auquel on sent tout l'attachement de Francis Ford Coppola.Tous les deux sont des créateurs fertiles,tous les deux doivent faire face à un establishment figé,tous deux sont dotés d'une foi inébranlable.Dans les années 50,Tucker a inventé la Torpedo,voiture révolutionnaire(moteur arrière,ceintures de sécurité...).Un pari impensable,qui a considérablement dérangé les géants industriels de Détroit.Le film se déroule comme une longue publicité,d'un aspect plutôt gadget,mais avec une photographie magnifique,colorée et fidèle à l'image que l'on a de l'époque.Une folie de la consommation,caractérisée par le montage rapide,astucieux et la musique jazzy.Jeff Daniels,dans le rôle de Tucker,paraît d'un indécrottable optimisme,alors que les obstacles s'accumulent devant lui.Son plaidoyer envers la sauvegarde du rêve américain fait mouche.Martin Landau,est un très bon second rôle,en bras droit dépassé par les évènements.Maintenant,on peut regretter que la présence de George Lucas à la production ait adouci un portrait,qui se voulait à la base plus engagé et moins stylisé.Un film qui gagnerait à être connu.