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Un visiteur
4,5
Publiée le 3 février 2014
Un wester sombre, très sombre, que cet "Homme des hautes plaines". Ne croyez pas à un western "spaghetti" (j'utilise le terme entre guillemets car Leone, qui a créé le genre détestait ce qualificatif) et encore moins à un western classique hollywoodien. Ce film est un wester vraiment à part. De par ses premières images, une ville au bord d'un grand lac, puis par son côté sombre voire fantastique. La musique accompagné de voix implorantes (cela rappelle certains sons de Shining) donne au film une dimension inquiétante, loin des sons habituels des westerns. L'histoire est ensuite assez éloigné des westerns classiques : il n'y a pas de bons, l'étranger n'est pas un homme bon, c'est seulement un justicier implacable. Tous les habitants de la ville sont des lâches, des traîtres, des témoins qui n'ont rien fait pas arrêter l'atroce assassinat d'un honnête marshal. Cela rappelle beaucoup "Un homme est passé" de John Sturges quelques années auparavant qui étéit lui aussi, un western atypique. Bref sinon, pour moi un excellent film à la fois inquiétant mais extrêmement preneur, honnête, violent. La réalisation est très correcte et les acteurs sont crédibles. Petit détail de plus : la VF est excellente, bien qu'elle change radicalement la fin du film original mais pourquoi pas. Je ne spoile pas plus. Un bon western sombre qui passe très vite.
L'Homme des Hautes Plaines, de et avec Clint Eastwood, est un western s'axant parfaitement parmi les autres du même nom et avec la même histoire, c'est à dire un homme inconnu arrive dans une petite ville et tue les bandits, recherchant vengeance ou gloire. C'est dire si l'originalité manque souvent dans ce genre de film. De plus, Clint Eastwood se montre ici sous un rôle des plus détestables, un homme arrogant et sûr de lui qui en énervera plus d'un. D'un ennui mortel du début à la fin, c'est donc avec bonheur que l'on accueille le générique libérateur.
Clint, mieux que Chuck Norris, fait jouir les pucelles quand il les viole sauvagement, évite toutes les balles dont il est criblé logiquement, rend service à la ville en tuant des innocents, ne vole que raisonnablement, et équitablement, les vilains habitants, fait des pures œuvres d'art en peignant avec du sang, donne des cours de citoyenneté à des pleutres demeurés, survit a peine égratigné à dix milles coups de fouet, arrive tout en dormant à deviner qu'on veuille le tuer, et d'un coup ne sait même plus viser juste pour que le film puisse continuer. Tant de puissance vulgaire et prétentieuse, ne fera malheureusement mouiller que les fans aux yeux crevés.
Western urbain dont on ne comprend pas bien le titre et qui a pour thème la vengeance. Je n'apprécie pas particulièrement ces paysages espagnols qu'on trouvait déjà dans les westerns spaghettis de Sergio Léone.Il faut dire qu'il les connaît bien, Clint, et que ça coûte moins cher qu'en Amérique.Parmi les bassesses humaines, la lâcheté est ici la plus évidente.
On va pas tourner vingt piges autour du pot, c'est mauvais. Franchement mauvais. Pourtant, au début, à défaut de présenter les critères du chef d'oeuvre, ça ne commence pas si mal. Eastwood déboule sur son cheval dans cette petite ville, tout vêtu de noir, cigare au coin des babines et dézingues les trois gusses qui lui cherchaient des noises. C'est plutôt cool quoi. C'est après que ça se gâte. Le film sombre complètement et l'on s'ennuie prodigieusement. Et en plus de ça, c'est filmé avec les pieds. D'accord, Clint n'en était alors qu'à son deuxième film; mais là, c'est quand même abusé. Ça n'est pas propre du tout. Cet "Homme des hautes plaines" a beau ne pas durer longtemps, il n'empêche, qu'à part au début, il est un véritable calvaire. Le générique de fin est libérateur.
Déjà on hésite sur ce qu'on regarde, western spaghetti ou western parodique, puis western symbolique voire fantastique ? On n'en sait trop rien. On a droit au cliché spoiler: de la femme violée mais super contente de l'être (ça peut se traiter mais n'est pas Peckinpah qui veut et là ce n'est pas bon). Passons aussi sur les invraisemblances en tous genres dont la pire est quand même spoiler: l'épisode la baignoire (comment a-t-il osé imaginer et réaliser ça, et comment a-t-il pu le conserver au montage ? D'aucuns nous expliquent que c'est un fantôme et que les balles ne l'atteignent pas, mais dans ce cas pourquoi se cachet-il sous l'eau ?) . Finalement on a l'impression d'un brouillon, de quelque chose d'inachevé, de lointain. Ça se regarde mais on a très envie de dire : "Non mais allo quoi ?"
Que peut-on bien trouver d'intéressant à ce film ? Certainement pas Clint Eastwood (l'acteur) qui, de films en films, n'a eu d'autres talents que d'imposer un personnage taciturne, misogyne, insensible, et j'en passe. Que peut-on bien trouver d’intéressant à ce film ? Les personnages tombent dans la caricature, les lâches sont très lâches, les méchants très méchants, tout le monde tremble devant le héros invulnérable qui parvient même à éviter les coups de feu de sa victime sexuelle, alors que celui ci trempe dans une baignoire et n'a, en théorie, aucune chance de pouvoir s'en tirer, bref. Je n'aime pas ce film, pas plus que tout ceux qui on fait sa gloire dans les années 70's 80's. De Clint Eastwood, je préfère m'attarder sur les films qu'il à réalisé ces 10, dernières années, et de préférence quand il ne joue pas.
Western baroque d'Eastwood, digne hommage aux maîtres qui lui ont tout appris (Sergio Leone et Don Siegel), avec la thématique du justicier solitaire et impassible qui cache un secret.
L'homme des hautes plaines est un chef-d'oeuvre à plus d'un titre. D'une part le récit lui-même, voir ce clint "bad boy" rentrer dans cette ville, est juste littéralement jouissif. Les bases même de la perle rare est déjà là dès l'entrée en matière. D'autres part, ce film est pour moi un chef d'oeuvre scénaristique indubitable ; malheureusement la version française rationalise au possible la vraie version de l'homme des hautes plaines. En effet Clint n'est nullement le frère du shériff dans la vo, mais le shériff lui-même. On peut donc dire que "l'homme des hautes plaines" est le premier western SF du cinéma. Évidemment pour adhérer à la thèse du fantôme, encore faut-il le regarder en vo où évidemment la toute dernière réplique n'existe pas... L'apparition comme la disparition de l'étranger dans un simili-brouillard-mirage, le panneau "Hell" ainsi que la scène de la baignoire n'en sont que les meilleures preuves. Ensuite vient cette réalisation énigmatique ; Eastwood est vraiment de plus en plus pour moi un dieu encore vivant de la réalisation, il n'y a vraiment rien à dire, c'est juste la perfection et du génie pure. Chef d'oeuvre !
Remarquable mise en scène de la part de Clint Eastwood qui réalise ici un western hors norme, en détournant les codes habituels, il transforme son western en un thriller fantastique, avec la vengeance du meurtre d’un sheriff. Seconde réalisation pour Clint Eastwood qui reprend son personnage de « l’homme sans nom » (hérité des films avec Sergio Leone), un rôle qu’il retrouvera d’ailleurs quelques années plus tard avec une autre de ses réalisations : Pale Rider - Le cavalier solitaire (1985). Eastwood laisse planer le doute et le mystère tout au long du film, nous dressant l’image d’un cow-boy irrespectueux, inhumain et macho. En à peine un quart d’heure, le personnage central nous est déjà montré sous sa plus mauvaise image (avec le viol d’une femme). Bourru mais calculateur, il ne cessera de monter les habitants les uns contre les autres. Dans quel but, que cherche t’il à prouver ou à démontrer ? Plus d’une heure trente de suspens (bien que l’on devine tout de même les motivations de ce cavalier solitaire), on ne connaîtra le fin mot de cette histoire qu’à la toute dernière minute du film. Brillante mise en abyme et casting électrisant (Geoffrey Lewis, Mitch Ryan, Verna Bloom), Clint Eastwood captive et passionne jusqu’à la fin. Attention, la version Française n’est pas fidèle à la version originale, dans cette dernière, il est dit que le héro serait le spectre vengeur, tandis que dans la version Française, se serait le frère du sheriff !
Avec une série de révélations conjurant la mauvaise conscience, Clint Eastwood réalise un des meilleurs exemples du modèle de "la ville qui a un secret", souvent utilisé en métaphore d'une Amérique dont les sources ne sont pas joyeuses non plus. Jusqu'à une fin proprement apocalyptique, "L'Homme des Hautes Plaines" est une réussite de bout en bout dont la noirceur nous poursuit bien après sa vision.
Chef d'oeuvre que ce western crépusculaire où Clint Eastwood débarque dans une ville où il a à se venger de sa population. Personnages bien dessinées, idées des plus sombres (meurtre, viol, lynchage...), le film baigne dans un esprit très sombre où la ville est même rebaptisée vers la fin: ENFER! La photo est magnifique avec en toile de fond des décors du grand ouest et l'univers western. Mais c'est surtout la réalisation péchue en action et funestes lors des flash back de plusieurs personnes(inspiré de "LES PROIES"?)racontant le passé sordide de cette ville. Eastwood redevient ici l'homme sans nom et crée une nouvelle fois la légende. Un film ENORME!!