La vengeance est un plat qui se mange froid. Clint Eastwood réalise un western nerveux ,tendre et cruel à la fois, un western comme il en a le secret. Rien à voir avec un Sergio Leone, le film n'en reste pas moins un bel hommage au genre.
Un film inspiré par les westerns spaghetti, genre qui révéla Clint Eastwood. Avec "L'Homme des hautes plaines", il rend hommage à ceux qui lui ont tout appris: Sergio Leone et Don Siegel; on peut d'ailleurs voir leurs noms sur les pierres tombales du cimetière de Lago.
Comment défendre un tel film dont la mise en scène est si exécrable? Par le jeu des acteurs? Ce sont tous des pantins sans la moindre vie. Par le scénario,? il est inexistant Par sa complaisance dans une violence gratuite, laide et sordide? Seulement pour ceux qui raffolent et ne se lassent pas de cette sorte d’addiction. Par sa musique? Pâle copie de celle des spaghetti westerns qui elle au moins est réussie. En vérité ce film est honteux et Clint Eastwood a sans doute voulu prendre la place du diable, c’est sa seule excuse. Ce n'était que son deuxième film, heureusement, il saura se racheter pour devenir 40 ans plus tard le grand réalisateur qu’il est aujourd’hui.
Avant que le mythe du héros solitaire ne soit exploité et usé jusqu'à la corde, un plutôt bon western avec Eastwood pas transcendant, plein d'incohérences mais divertissant. D'autre part il est à noter que la trame dramatique de l'histoire et ses rebondissements sera utilisée plus tard dans Pale Rider.
a mince je vien de me rendre compte que j'avait pas encore mis de note et de critique a se film que j'avait deja vue donc je repart cette bourde
deja un western de eastwood reste apres ceux de leonne les meillieur jamais realiser et celui la en fait parti donc bien sur tout et dans l'anbiance,bien noir mais avec des scene assez drole quand meme eastwood et en grande forme et il prand un role fait sur-mesure pour lui apres le scenar comme beaucoup de western et jamais celui qu'on crois et comme beaucoup de western sa finie en revenche mais celle la on s'y attendait pas vraiment meme si bon a la fin on sens doute un peux de qui est l'etranger et pour finir un petit deflaut la BO et pas vraiment genial bon pour un western je trouve que la musique et trop en retrais
Un très bon western avec Eastwood aux commandes pour explorer des aspects de la société : lacheté ... Des décors parfois surnaturels, un personnage presque fantastique. Un film original à ne pas manquer.
Une fois encore, voici un bon western de Clint, aussi bien dans l'intrigue que dans le jeu d'acteur. spoiler: J'ai lu des discussions dans les commentaires sous la page de présentation du film où certains se demandaient s'il s'agissait d'une vengeance familiale ou d'un mort qui était revenu pour se venger. Difficile de savoir quelle est la bonne réponse... A la fin, lorsque le nain lui dit "j'ai jamais su votre nom", Clint dit "c'est celui que tu graves, celui de mon frère". Comme j'ai lu que ce n'était pas la même chose pour la version originale, je me la suis procurée et, en effet, après que le nain dise "I never did know your name" (je n'ai jamais su votre nom), il lui répond "yes you do" ("si tu le sais"), c'est tout.
A noter que, dans la VO, le film finit sur ces paroles : Clint dit "take care" (traduit en "bonne chance" dans les sous-titres, mais qui devrait plutôt l'être par "prends soin de toi", le "of you" étant sous-entendu) en faisant mine de soulever son chapeau de quelques centimètres pour lui dire au revoir, et le nain répond en se touchant couvre-chef à la manière d'un militaire "yes sir captain" comme il l'appelait durant tout le film, alors que dans la VF, Clint dit "prends-en soin" et le nain répond "oui mon capitaine".
Donc la réponse qu'il donne dans la VF et le fait que l'homme qui est mort fouetté l'ait été au visage et que Clint ne soit pas balafré laisse penser qu'il est son frère. Mais la réponse dans la VO, qui peut faire douter, avec la musique du genre "fantôme" de début et de fin, laisse planer le doute sur le côté surnaturel.
Cela dit, j'ai aussi lu dans les commentaires un spectateur qui écrivait "Clint Eastwood a declaré que le scénario d'origine indiquait clairement que le personnage de l'Etranger était bien le frère du shérif Jim Duncan. D'ailleurs, Clint a declaré avoir joué le rôle comme s'il était le frère. Cependant, il était séduit par le fait qu'on ne sache pas vraiment qui est ce personnage: s'agit-il du frère du shérif assassiné ? D'un ange de la mort ? Ou bien du fantôme du shérif assassiné ? Cette ambiguité lui a plu. C'est à chaque spectateur d'interpréter le film".
Pour moi, si le réalisateur-acteur principal a dit ça, alors c'est son avis qui est à prendre en compte, pas les doutes de certains spectateurs...
Bonnes répliques, fusillades évidemment. Des méchants qui ont de vraies têtes de méchants. Un héro ambigu. Et le village de Lago peuplé de vrais lâches et de pieds tendres. Ce que j'aime dans ce film, c'est ce que les gens sont prêts à faire et à céder pour qu'on les protège de leurs propres peur. Clint Eastwood a un rôle où son personnage a vraiment l'occasion d'agir comme un roi et en joue avec brio. Un excellent western. Les acteurs sont vraiment bons et les petits sourires malicieux de Clint sont un régal pour les yeux tout comme la BO pour les oreilles.
Quand il entame le tournage de "L'homme des hautes plaines" en 1972, Clint Eastwood a déjà une réalisation à son actif avec "Un frisson dans la nuit" (1971), suspense assez conventionnel lui ayant permis de se roder au maniement de la caméra et à la direction d'acteurs. On ne peut être surpris qu'il en vienne rapidement au western, genre qui lui a permis d'accéder à la célébrité. Sur un scénario de Ernest Tidyman, oscarisé deux ans plus tôt pour "French Connection" (William Friedkin en 1971), très vaguement inspiré d'un fait divers sanglant (le meurtre de Kitty Genovese en 1964 à New York), il rend hommage à ses deux mentors que sont Sergio Leone et Don Siegel tout en trouvant immédiatement sa propre tonalité. Le cowboy qui pointe à l'horizon comme flottant sur le lit de vapeur d'eau provoquée par la chaleur du désert pourrait très bien être "l'Homme sans nom" des deux premiers "dollars" de Leone. Mais l'absence d'humour qui succède à la scène d'ouverture où toutes les tronches caricaturales du western sont passées en revue par l'Etranger impassible qui pénètre dans le village où il a décidé de faire une halte, indique que c'est aussi dans le cynisme et le désespoir de Sam Peckinpah qu'Eastwood puise son inspiration. Le village en question est un condensé de toute la vilénie humaine dont seul est à sauver Mordecal (Billy Curtis), le nain servant d'employé corvéable à merci et de souffre-douleur aux plus sadiques de ses habitants. Ironiquement, l'Etranger va le nommer tout à la fois shérif et maire. Le traitement qu'il réserve à chacun d'entre eux y compris aux femmes qu'il viole sans ménagement et sans aucune réaction de quiconque, ressemble fort à une vengeance en bonne et due forme qui va prendre peu à peu sa consistance à l'aide de flashbacks. Pour le portrait sans concession qu'il dresse de ces descendants des pionniers qui ont déjà presque achevé de massacrer puis de parquer les indiens, Clint Eastwood sera taxé de discours réactionnaire. La suite de sa filmographie montrera que la critique faisait fausse route. L'Etranger n'est en réalité rien d'autre que la spoiler: matérialisation imagée de la mauvaise conscience d'une communauté ayant selon ses membres commandité ou laissé faire le lynchage de son ancien shérif . La nature humaine dans sa dimension la moins noble nous est mise sous le nez sans ménagement par Clint Eastwood. C'est assurément dans ses westerns (quatre au total) qu'Eastwood se laisse aller à l'expression la plus débridée de sa vision pessimiste des Etats-Unis puisée dans le mythe de l'Ouest qu'il juge trop généreusement fantasmé. La fin du film dans sa version originale contrairement à la version française trop explicite laisse planer le doute sur l'identité de l'Etranger, offrant ainsi au moins deux lectures possibles. Magnifiquement photographié par Bruce Sturtees qui effectuera un long compagnonnage avec Eastwood, "L'homme des hautes plaines" donne une idée du talent précoce d'un nouveau réalisateur qui est aujourd'hui installé au firmament de sa profession.
Il est de retour le cavalier solitaire, celui des films de Sergio Leone ou, plus tard, de "Pale Rider". Venu de nulle part, le cowboy ténébreux s'installe dans une petite ville menacée par d'ignobles tueurs. Cette fascinante abstraction de la force tranquille nous indique progressivement, malgré son laconisme et son mystère, les raisons de sa présence parmi des habitants couards, tout heureux de réquisitionner le courage de l'étranger. Histoire d'une vengeance implacable dont Clint Eastwood, en réalisateur inspiré, se sert pour créer un personnage ambivalent et équivoque comme il les aime. Ce cavalier aux allures de sauveur héroïque n'a-t-il en tête que de châtier des criminels ? Eastwood compose avec le charisme qui est le sien un justicier cynique, cruel et méprisant qui l'éloigne des figures morales traditionnelles du western. Non dénué d'humour, ce huis-clos qui n'est pas sans rappeler les intentions du "Train sifflera trois fois", reste modeste en termes d'enseignements philosophiques, pour autant que le regard du cinéaste sur les hommes et le thème de la vengeance se rapportent à la philosophie. Il témoigne cependant, par ses non-dits et sa mise en scène, inspirée du western italien comme du western américain, d'une vraie maturité dramatique.
On aura noté que Clint Eastwood n'est pas John Wayne, dont le fond de commerce était ce genre de prédilection, le western. Eastwood se dresse en anti-héros, pour sa seconde réalisation, il va encore plus loin dans cette voix, première scène il tue trois hommes, seconde scène, il viole une femme...bon, là si il ne casse pas le genre du gentil cowboy, je n'y comprends rien. Dans ce film âpre, qui présage de la suite de certaines de ces réalisation dans le genre, comme dans Pale Raider, le cavalier solitaire, tout est maitrisé et ultra moderne. La fin faite de feu et de sang n'est pas sans rappeler celle de Impitoyable; la violence expéditive, les sentences sont administrées sans complaisance ni retenue, tout comme le traitement des personnages où, le bouffon devient roi, et où les rois ne sont que des bouffons. Un western presque classique et hors du temps.