Très bon western au ton singulier qui se distingue des autres westerns américains qui sont plus manichéens, Clint Eastwood comme a son habitude est toujours excellent. Avec ce film il prouve aussi ses talents de réalisateurs.
Un must pour ma part, trop peu connu du grand public, tout simplement l' un de mes westerns préférés ! Un très grand Eastwood, un personnage mystérieux, des dialogues digne d' un Audiard, une pure extase auditive, trop rare dans les films américains pour ne pas être soulignée. L' histoire est simple, un fauve, aussi rapide et sournois qu' un serpent, s' installe au milieu des brebis pas si innocentes qu' elles en donnent l' air, si vous aimez les personnages et répliques cultes, je vous conseille d' admirer la bête à l'œuvre.
On est pas vraiment tout proche du western à papa: façon de filmer assez réaliste, musique électronique genre SF, mais un très bon western avec un Clint Eastwood caustique avec un humour froid et une présence impressionnante
Débutant comme une farce parodique à la misogynie répugnante, le western gagne en profondeur par sa transformation en fable fantastique, les méfaits du héros, son silencieux dédain, sa confiance inébranlable en l'issue de l'affrontement prenant leur sens dans un dénouement que de nombreux éléments symboliques nous annonçaient. S'affranchissant de ses deux influences majeures (ironiquement gravées sur des tombes) tout en assumant leur héritage, Clint Eastwood adopte une mise en scène très classique mais ose le mélange des genres pour revêtir le costume du vigilante porteur d'une malédiction aux allures infernales. Original, audacieux, mémorable!
J’ai plongé sans réserve dans cette deuxième réalisation de Clint Eastwood. Le spectateur baigne dans l’univers des personnages ambigus dont il s’est fait le représentant olympien depuis la trilogie de Sergio Leone. Il a toujours un coup d’avance derrière son sourire cynique et les secrets des pleutres seront dévoilés au travers d’une vengeance implacable, n’épargnant pas les femmes dans un machisme violent. Plus sombre et moins baroque que ses westerns précédents, le metteur en scène reprend les codes connus, comme les cadrages décalés et les personnages bien marqués, tout en rajoutant de la noirceur à ses personnages. Il balaye les convenances et l’hypocrisie pour y catalyser les travers d’un microcosme putride. Une magnifique réussite où Clint Eastwood impressionne par son talent !
on se lasse pas de voir et revoir de son premier western, certes moins abouti que l'inoubliable(!) Unforgiven, entre autres car il manque à l'affiche la musique Ennio - peut-être que Morricone ne pensait pas que Eastwood ferait un metteur en scène de grande qualité. à la musique mais pour le reste, en peu de paroles et quelques rictus le style est déjà là. Qui peut oublier la ville rouge du probe sheriff Duncan? Pas de rédemption possible, dans le bourg de Lago, située en bord de lac, un décor inhabituel mais qui frappe d'entrée. L'acteur joue encore dans le style Leone, mais déjà la patte du metteur en scène est affutée, avec une liberté de ton et de dénonciation qui ne le quitteront de toute sa vie. Certaines féministes seront offusquées de la première scène de viol, mais à l'opposé devront reconnaitre que la seule personne courageuse de Lago spoiler: est la femme de l'hôtelier qui part refaire sa vie à la fin du film.
Il s'agit d'une fable, tournée il y a près de 50 ans. Et qui traite du thème de la vengeance de façon bien plus convaincante que Tony Scott. Un film simple et inoxydable. TV3 - aout 22
Il est bien sûr toujours plus facile de copier le créateur que de créer soi-même, et c'est ce que l'on ressent lorsque Clint reprend son personnage énigmatique, le rythme du montage, les cadrages et l'ambiance sonore des western de Sergio Leone. Mais il le fait bien, à sa façon. C'est bien joué, bien filmé, et le scénario (bien que simple) nous tient en haleine. Pour son deuxième film en tant que réalisateur, il distille déjà sa vision du cinéma et les messages qu'il entendra véhiculer dans nombre de ses œuvres suivantes. Au-delà de la simple histoire d'une petite ville de l'Ouest, Eastwood bouleverse les codes du genre et explore l'âme humaine. Son personnage n'est pas un héros hollywoodien, il n'est pas un enfant de cœur. Mais il est le bras armé de la justice divine, le révélateur des consciences, celui par qui viendra le salut et la repentance des habitants de Lago. Il repart comme il est venu, mais la bourgade ressort purifiée de son passage. Le spectateur est invité à réfléchir sur les travers des hommes et le chemin qui les séparent de la vertu. La marque d'un futur grand.
Le gars débarque à cheval dans un petit village tout neuf. En cinq minutes il tue trois gars et viole une femme ! Et malgré ça, tout le monde lui déroule le tapis rouge. Bon, faut dire que le gars en question, c'est Clint Eastwood. Le genre qu'on n'a pas envie de chatouiller. Ce qui le motive à agir ainsi, on le découvre à la dernière scène. Le scénario est digne d'un bon western, économe de mots, transpirant, poussiéreux. Le héros s'explique quant à l'attitude des villageois : "C'est ce qu'ils savent d'eux qui leur fait peur. C'est ce qu'il y a dans leur âme qui leur fait peur." Voilà ce qui arrive quand on a mal agi... À voir pour apprécier Clint Eastwood devant et derrière la caméra, au top de sa forme de justicier du far West.
Étrange film que cet 'Homme des hautes plaines', qui semble se chercher un ton et une identité de bout en bout, passant sans prévenir du comique le plus grotesque à quelque chose de plus profond sur la culpabilité et la lâcheté. La galerie de personnages aux gueules cassées est réjouissante, de même que l'interprétation toute en ambiguïté de Clint Eastwood. Le scénario est toutefois un peu mince, et quelques scènes paraissent interminables.
Un soldide western, assez violent, qui met en scène un Clint Eastwood dans un rôle de justicier. Eastwood est aussi derrière la caméra et déroule un scénario assez basique de vengeance dans une petite ville où les habitants n'ont pas l'air en paix avec leur conscience. Eastwood campe parfaitement ce cow-boy solitaire, qui parle très peu, et qui semble guidé par un but très précis que l'on comprend à la fin du film. Son personnage est plutôt antipathique mais le charisme d'Eastwood fait merveille. Ce n'est pas son meilleur wester, c'est moins réussi que "Impitoyable" ou "Pale Rider" mais ça reste une bon film.
S’appropriant le style et le ton des films de Sergio Leone, l’acteur et réalisateur Clint Eastwood signe un western très solide dans lequel il campe un mystérieux cow-boy de passage dans une ville se méfiant farouchement des étrangers. Bien que pourvu de certaines scories dans la mise en scène, le long-métrage est globalement maitrisé en jouant la carte de l’ambiguïté de protagonistes et de la violence crasse. Un second film derrière la caméra pour l’acteur qui se montre convaincant et dessine les contours déjà ce que sera le reste de sa prolifique filmographie de cinéaste.
Première demi-heure exaltante. Arrive le milieu, les flasbacks commence à devenir irritant et pèse sur l'histoire pour finir par une dernière partie très présente et qui se veut alléchante sans pourtant nous surprendre.
Clint Eastwood est dans son second long-métrage un homme sans nom. Vêtu tout de noir, il arrive dans une petite ville terrorisée par des bandits. Il s'impose rapidement en tuant trois assaillants. Impressionnés, le shérif et les habitants lui demandent de tuer trois autres bandits qui ont menacé de détruire la ville. Le protagoniste accepte d’organiser la défense de la ville, à condition d’avoir tous les passes droits. Habitué aux westerns en tant qu’acteur, Eastwood impose son propre style en revisitant un scénario classique. Calme et violent, linéaire mais cynique, “L’homme des hautes plaines” est plutôt bien filmé, mais l’ensemble souffre de seconds rôles franchement médiocres. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com