Derniers Avis : L'Homme des hautes plaines - Page 14
L'Homme des hautes plaines
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benoitparis
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4,0
Publiée le 23 février 2008
Causticité, sadisme, ouverture vers le surnaturel. Les citoyens s'avèrent aussi crapuleux que les tueurs, sauf qu'ils sont plus lâches et malhabiles au maniement des armes. L'Etranger apparaît et disparaît comme un spectre au début et à la fin du film, et n'est peut-être qu'un revenant ou un cauchemar. Clint Eastwood reprend toute une veine du western italien. Son film est davantage un prolongement qu'un renouvellement du genre. Mais sa réalisation à tant d'intelligence et de talent que l'amateur (j'en suis) est bel et bien envoûté jusqu'au bout.
Encore une fois, Eastwood est parvenu à me toucher avec un de ses films les plus banals en apparence, là où bizzarement, mon opinion sur ses grands classiques est généralement mitigée. Ici on tient sans doute mon préféré de toute sa filmographie. Je l'ai vu seul chez moi, un soir de l'été 2007. Un de ces cas qui ne s'expliquent pas dans la vie du cinéphile. L'ambiance irrationnelle, l'impression d'étouffement, le cynisme...Tout correspondait à ce que je vivais à cette époque. De quoi laisser du souvenir.
Eastwood à ses débuts de réalisateur signe un film mystérieux. Encore fortement imprégné du syle de Leone auquel il reprend le personnage du cavalier son nom, il joue sur les non-dits, les secrets. Une vengeance a lieu mais on ne sait par rapport à qui ou à quoi. La repeinte du village en rouge est à coup sûr, l'une des scènes les plus étonnantes de l'histoire du cinéma. Un vértible film-charnière où Eastwood pose ses galons de réalisateur et donne pour la première fois sa vision du western ; froid, secret, crépusculaire ; idée qu'il reprendra par la suite avec Pale Rider et son chef d'oeuvre: Impitoyable.
Un très bon western réalisé par Clint Eastwood qui tient aussi parfaitement le rôle principal! Personnellement je suis assez fan Clint dans ce genre de film donc je l'ai regarder avec grand plaisir.
On a tellement l'habitude de retrouver Clint Eastwood dans des Western digne de ce nom que forcement on devient exigeant. Celui ci n'est pas mauvais mais on a pas la musique ni l'ambiance d'un Sergio Leone. Cependant il est bien agréable à regarder.
Un film inspiré par les westerns spaghetti, genre qui révéla Clint Eastwood. Avec "L'Homme des hautes plaines", il rend hommage à ceux qui lui ont tout appris: Sergio Leone et Don Siegel; on peut d'ailleurs voir leurs noms sur les pierres tombales du cimetière de Lago.
Chef d'oeuvre que ce western crépusculaire où Clint Eastwood débarque dans une ville où il a à se venger de sa population. Personnages bien dessinées, idées des plus sombres (meurtre, viol, lynchage...), le film baigne dans un esprit très sombre où la ville est même rebaptisée vers la fin: ENFER! La photo est magnifique avec en toile de fond des décors du grand ouest et l'univers western. Mais c'est surtout la réalisation péchue en action et funestes lors des flash back de plusieurs personnes(inspiré de "LES PROIES"?)racontant le passé sordide de cette ville. Eastwood redevient ici l'homme sans nom et crée une nouvelle fois la légende. Un film ENORME!!
Un très bon second film de monsieur Eastwood en tant que réalisateur, qui donne une ambiance surréaliste à son western. Le personnage est toujours aussi bon et l'intrigue excellente pour un western. Un des meilleurs depuis les films de SERGIO LEONE avec une réalisation moins parfaite et moins inventive en revanche.
Un étranger débarque dans une petite ville du sud-ouest américain. Agressé par trois bandits, il les abat avec un sang froid terrifiant. La petite communauté décide alors d'en faire son héros, pour les protéger d'une bande de hors la loi ayant jurer de détruire leur communauté. Mais l'étranger va par la suite bouleverser entièrement le système de la ville... Un western original, épuré à souhait, porté devant et derrière la caméra par un Clint Eastwood toujours aussi énigmatique. Là où "L'homme des hautes plaines" est intéressant, c'est qu'il est presque plus qu'un western, c'est également un film de vengeance, avec une dimension fantastique, et une dimension sociale. Tout le récit est hanté de flash back ténèbreux, pleins de silhouettes d'ombres, qui vont à la fin aboutir sur la vengeance. Eastwood s'amuse également à montrer une petite bourgade complètement chamboulée par son pseudo sauveur, des figures politiques jusqu'à la peinture des maisons, rouge sang... Une fusion de thèmes dans un style totalement dépouillé, un western à l'image de son réalisateur-acteur.
Un western flirtant avec le fantastique, totalement excellent, et un de mes films préférés de Clint Eastwood. A voir impérativement en VO pour apprécier le côté fantastique.
Très bon premier western réalisé par Clint Eastwood. Celui-ci interprète excellement cet ange vengeur. Belles scènes d'action, beaux décors, bonne musique. Il est cependant dommage que la version française fasse perdre au film son côté fantastique.
Un western sauvage et baroque qui rappelle le style de Leone et des westerns spaghettis. Mais Eastwwod affine vite son propre style et il se montre aussi remarquable devant que derriere la caméra avec cette histoire de vengeance qui flirte avec le fantastique et l'etrange avec une ambiance oppresante renforcé par un musique remarquable qui accentue ce côté cauchemardesque.
Pour son troisième film en tant que réalisateur, Clint Eastwood a choisi de s'attaquer au genre qui fit sa popularité : le western-spaghetti. C'est vrai que l'acteur-réalisateur se sert de tout ce qu'il a appris chez Leone et Siegel (héros sans nom, musique discrète...) mais on voit clairement qu'il prend ses distances avec ces derniers. Tout d'abord Eastwood fait preuve d'un étonnant visionnarisme (comme quand la ville est peinte en rouge) qui donne au film des allures de western crépusculaire. L'homme des hautes plaines est aussi un film Nietzschéen car le metteur en scène donne une brillante vision de l'image des forts et des faibles. Plus convaincant que "Play Misty for me" cela souffre néanmoins d'un scénario pas assez dense et beaucoup trop laborieux (avec en plus une fin très baclée) qui ainsi l'empêchent de donner un réel impact.