L'Homme des hautes plaines
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237 critiques spectateurs

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Aurégane Lemière
Aurégane Lemière

15 abonnés 67 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2022
Tellement stylé. C'est étonnant et agréable de voir un western où tout n'est pas manichéen. C'est l'histoire d'une vengeance. Le film met en scène les vices de l'espèce humaine. Tous les habitants sont détestables : fourbes, lâches, faibles, sous leur apparence de "gentils". La scène où le personnage de Clint Eastwood fait peindre toute la ville en rouge, pour la rebaptiser "Hell" est absolument incroyable. On s'attend à tout moment à une bascule pour comprendre les raisons de la vengeance du personnage principal, pour comprendre pourquoi il est "méchant" mais ça ne vient jamais.

J'ai lu une théorie que j'ai trouvé très intéressante : spoiler: ["On ne sait d'ailleurs pas réellement qui il est [le personnage de Clint Eastwood], même si la fin laisse supposer que ce serait l'ancien shérif (qui aurait survécu, ou même que ce serait son "fantôme" en quelque sorte, la BO ayant des sonorités qui le suggèreraient presque). Il est avant tout une représentation de la vengeance, une vengeance froide, méthodique, et dépourvue de toute humanité. Il viole, il tue, il humilie sous le consentement de tous les gens que ça ne concerne pas".
par Kiparte sur seriebox, le 10 janvier 2019]

Du génie encore et encore ! Bravo Clint, je t'aime.
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 908 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2022
on se lasse pas de voir et revoir de son premier western, certes moins abouti que l'inoubliable(!) Unforgiven, entre autres car il manque à l'affiche la musique Ennio - peut-être que Morricone ne pensait pas que Eastwood ferait un metteur en scène de grande qualité. à la musique mais pour le reste, en peu de paroles et quelques rictus le style est déjà là. Qui peut oublier la ville rouge du probe sheriff Duncan? Pas de rédemption possible, dans le bourg de Lago, située en bord de lac, un décor inhabituel mais qui frappe d'entrée.
L'acteur joue encore dans le style Leone, mais déjà la patte du metteur en scène est affutée, avec une liberté de ton et de dénonciation qui ne le quitteront de toute sa vie.
Certaines féministes seront offusquées de la première scène de viol, mais à l'opposé devront reconnaitre que la seule personne courageuse de Lago spoiler: est la femme de l'hôtelier qui part refaire sa vie à la fin du film.

Il s'agit d'une fable, tournée il y a près de 50 ans. Et qui traite du thème de la vengeance de façon bien plus convaincante que Tony Scott.
Un film simple et inoxydable.
TV3 - aout 22
fredericluc
fredericluc

78 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 août 2022
La 1ère chose qui frappe dans ce film, et le rend presque insupportable, c'est l'extrême mysoginie, au 1er degré. Dfficile d'apprécier en 2022 un film qui par 2 fois transforme les victimes de viols, en femmes reconnaissantes d'avoir été violées. Où le NON NON PITIÉ, les cris, les pleurs, se transforment en "oh oui tu es tellement bon, et puis remets ça car j'ai aimé, un vrai homme c'est ça"... Encore plus choquant quand on sait que ce western a été tourné après les mouvements de libération des femmes, et non pas en 1940. Même les 1ers James Bond de 1960 paraîtraient féministes à côté. Si on arrive à supporter ces multiples scènes loin d'être anecdotiques, alors on pourra apprécier quelques qualités du film, comme une très belle photographie, et une mise en scène audacieuse pour un 2d film.
Ducerceau
Ducerceau

21 abonnés 693 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 janvier 2024
On voit que c'est le premier western de Clint Eastwood et le second de toute sa filmographie. Il manque de mesures. Et s'attribue un peu trop le beau rôle...
riverainpsy
riverainpsy

46 abonnés 433 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2022
Eastwood , en réalisant son premier western a réussi la synthèse du western de la grande tradition américaine ( individu et communauté, anarchie et civilisation , microscome social) , du western spaghetti ( baroque et esthétique ) tout en y mêlant une ambiance quasi fantastique , et en saupoudrant le tout de petites touches progressistes avec les personnages secondaires des Indiens , des Mexicains ou du nain . On y trouve les obsessions obscures du cinéaste pour la violence, le viol , la vengeance et ce côté anarchisant qui dynamite la bienséance, l'hypocrisie, la religion , la police, la justice, les notables . Une oeuvre importante dans l'histoire du genre et une oeuvre clé dans celle d'Eastwood . Indispensable .
Spider cineman
Spider cineman

220 abonnés 2 564 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 février 2022
Eastwood se met en scène sur un rôle qui est sa franchise. Surtout dans ces années, un personnage caricatural mais qui sauve tout le monde dans cette ville isolée ... un peu lent, le début d un réalisateur, ce n est pas ce qu on voit de mieux en la matière en terme de scénario / dialogues et réalisation... mais bon c est un début...
rocky6
rocky6

52 abonnés 1 872 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2022
Un soldide western, assez violent, qui met en scène un Clint Eastwood dans un rôle de justicier. Eastwood est aussi derrière la caméra et déroule un scénario assez basique de vengeance dans une petite ville où les habitants n'ont pas l'air en paix avec leur conscience. Eastwood campe parfaitement ce cow-boy solitaire, qui parle très peu, et qui semble guidé par un but très précis que l'on comprend à la fin du film. Son personnage est plutôt antipathique mais le charisme d'Eastwood fait merveille. Ce n'est pas son meilleur wester, c'est moins réussi que "Impitoyable" ou "Pale Rider" mais ça reste une bon film.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 676 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2022
Étrange film que cet 'Homme des hautes plaines', qui semble se chercher un ton et une identité de bout en bout, passant sans prévenir du comique le plus grotesque à quelque chose de plus profond sur la culpabilité et la lâcheté. La galerie de personnages aux gueules cassées est réjouissante, de même que l'interprétation toute en ambiguïté de Clint Eastwood. Le scénario est toutefois un peu mince, et quelques scènes paraissent interminables.
Agnes L.
Agnes L.

234 abonnés 2 054 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2021
Un grand western avec un étranger à cheval qui débarque dans une petite ville, un taiseux qui sait manier le colt. Il ne dit pas comment il s'appelle. Clint Eastwood incarne ce cowboy qui est loin d'être un héros moral car il viole les femmes. Il va accepter avec réticence de préparer la ville à faire face au retour de trois criminels, sortis de prison qui ont assassiné le précédent shérif. Comme les habitants de Lago ne l'ont pas secouru, ces poltrons méritent-ils de vivre ? Western dans les codes du genre avec un côté assez surprenant à mesure qu'il se déroule.
Thomas B
Thomas B

7 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2021
Premier western réalisé par Clint Eastwood, l'homme des hautes plaines se distingue par une mise en scène remarquable, une interprétation de grande qualité et par un scénario particulièrement bien construit du début jusqu'à une fin bien mystérieuse dans sa version originale. Un magnifique western crépusculaire à voir et à revoir sans modération.
Audrey L

829 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 février 2024
On ne va pas se faire d'amis sur ce coup (on regardera derrière soi, pour ne pas prendre une balle dans le chapeau), mais force est de constater que L'Homme des hautes plaines nous a débecté avec son discours ultra-misogyne (qui justifie le viol, par tous les discours - écœurants - possibles), son personnage principal qu'on a envie de fracasser nous-même toutes les deux minutes (concrètement, on a un duel entre trois criminels et un fumier abject... Bref, on se fiche éperdument de qui gagnera), des idées qu'on pense sorties de nulle part (les maisons peintes en rouge ne servent à rien dans le duel final... alors pourquoi ? A part pour contribuer au côté "Bienvenue en Enfers", mais une fois de plus : même ce délire "Enfers" ne sert à rien dans le duel...On dirait plutôt que Eastwood avait un sponsoring de Ripolin). Et ne parlons pas des incohérences hallucinantes (le village entièrement peint en un jour, ce qui prend plutôt des mois...). Mais revenons sur ce qui nous a le plus dérangé, à savoir ces clichés sur le viol que l'on n'a pas compris : "elle m'a bousculée, donc c'est qu'elle voulait que je lui fasse l'amour", "oh, ça ne lui a pas déplu", "non, ça veut dire oui"... Ce qui se confirme puisque les deux seules rôles féminins du film se font violer comme des malpropres, et en redemandent ensuite (car il est impossible de résister au violeur, c'est bien connu... Oh le joli syndrome de Stockholm qui nous donne envie de dégobiller). En 1968, sortait Il était une fois dans l'Ouest, un magnifique western qui donnait un rôle extraordinaire au personnage de la veuve, qui devenait une vengeresse aussi forte et imposante que ses collègues masculins. Comment donc oser l'argument "il faut le remettre dans son époque, dans le genre macho du western", en 1973 ? On se défendra aussi envers l'argument "c'est pour montrer qu'il est méchant" en disant que la mise en scène est plus que tendancieuse, on nous fait presque passer cet Étranger pour un super-héros, filmé comme un si l'on devait en prendre plein les yeux à chaque regard en coin qu'il nous lance... Il faut bien différencier le méchant classe, celui qui impressionne, et le sale type immonde qu'on a juste envie de finir à coups de pelle. L’Étranger fait partie de la seconde catégorie. On n'a pas non plus admiré le duel final (torché en deux secondes), ni la musique (il y en avait une ? Déjà oubliée), ni le twist final qu'on a deviné dès la scène du premier rêve ( spoiler: c'est un esprit vengeur du Marshal, qui est venu en apparaissant dans le mirage des plaines arides, et disparaît de la même façon à la fin, en précisant à l'homme qui grave le nom de la pierre tombale "qu'il connaît déjà son nom"... Ce qui explique qu'il puisse rêver de la scène du fouet, alors que le personnage ne l'a pas vue directement
). On a seulement apprécié le rythme (on ne s'est pas ennuyé sur les 1h40) et la scène des pantins-cibles que les habitants manquent complètement avec leur pétoire (scène assez drôle). Au-delà, le contrat avec Ripolin nous a fait mourir de rire, et le discours nauséabond sur le viol est au mieux maladroit (il voulait dire l'inverse, la méchanceté du personnage... Mais dans ce cas, pourquoi faire en sorte que les femmes en redemandent ?), au pire complètement ignoble. On préfère les films où les femmes font de l'esprit, pas où l'esprit se fait des femmes.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

87 abonnés 1 517 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 août 2021
On aura noté que Clint Eastwood n'est pas John Wayne, dont le fond de commerce était ce genre de prédilection, le western. Eastwood se dresse en anti-héros, pour sa seconde réalisation, il va encore plus loin dans cette voix, première scène il tue trois hommes, seconde scène, il viole une femme...bon, là si il ne casse pas le genre du gentil cowboy, je n'y comprends rien.
Dans ce film âpre, qui présage de la suite de certaines de ces réalisation dans le genre, comme dans Pale Raider, le cavalier solitaire, tout est maitrisé et ultra moderne.
La fin faite de feu et de sang n'est pas sans rappeler celle de Impitoyable; la violence expéditive, les sentences sont administrées sans complaisance ni retenue, tout comme le traitement des personnages où, le bouffon devient roi, et où les rois ne sont que des bouffons. Un western presque classique et hors du temps.
NoSpoil
NoSpoil

77 abonnés 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2021
Il est bien sûr toujours plus facile de copier le créateur que de créer soi-même, et c'est ce que l'on ressent lorsque Clint reprend son personnage énigmatique, le rythme du montage, les cadrages et l'ambiance sonore des western de Sergio Leone. Mais il le fait bien, à sa façon. C'est bien joué, bien filmé, et le scénario (bien que simple) nous tient en haleine. Pour son deuxième film en tant que réalisateur, il distille déjà sa vision du cinéma et les messages qu'il entendra véhiculer dans nombre de ses œuvres suivantes. Au-delà de la simple histoire d'une petite ville de l'Ouest, Eastwood bouleverse les codes du genre et explore l'âme humaine. Son personnage n'est pas un héros hollywoodien, il n'est pas un enfant de cœur. Mais il est le bras armé de la justice divine, le révélateur des consciences, celui par qui viendra le salut et la repentance des habitants de Lago. Il repart comme il est venu, mais la bourgade ressort purifiée de son passage. Le spectateur est invité à réfléchir sur les travers des hommes et le chemin qui les séparent de la vertu. La marque d'un futur grand.
Cinéphiles 44

1 698 abonnés 4 685 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 avril 2021
Clint Eastwood est dans son second long-métrage un homme sans nom. Vêtu tout de noir, il arrive dans une petite ville terrorisée par des bandits. Il s'impose rapidement en tuant trois assaillants. Impressionnés, le shérif et les habitants lui demandent de tuer trois autres bandits qui ont menacé de détruire la ville. Le protagoniste accepte d’organiser la défense de la ville, à condition d’avoir tous les passes droits. Habitué aux westerns en tant qu’acteur, Eastwood impose son propre style en revisitant un scénario classique. Calme et violent, linéaire mais cynique, “L’homme des hautes plaines” est plutôt bien filmé, mais l’ensemble souffre de seconds rôles franchement médiocres.
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Rorechar
Rorechar

14 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2020
Premier western de et avec Clint Eastwood, et il est réussi . Un étranger se débarrasse de trois hommes qui sont venus l'agresser. Les habitants de la ville ayant vu la scène demandent son aide pour se débarrasser de trois bandits qui vont sortir de prison, et terrorise la ville. L'étranger va accepter, sous certaines conditions bouleversant les habitudes des villageois . Un bon western, où on voit l'influence de Sergio Leone, le personnage de Eastwood est un étranger débarquant de nulle part , bouleversant et perturbant un équilibre de vie. De plus le film est puissant, et dénonce la cupidité des gens, montrant ainsi jusqu'où ils sont prêts à aller dans la honte, pour mener leur vie égoïste et être épargné. Un bon moment de cinéma
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