Derniers Avis : L'Homme des hautes plaines - Page 5
L'Homme des hautes plaines
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Mathieu B.
47 abonnés
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1,0
Publiée le 19 octobre 2018
Ce film m’a beaucoup déçu car je suis fan de Clint Eastwood et j’aime beaucoup les westerns. Mais là, le scénario est d’une nullité rarement vue. Certains passages sont tellement ridicules qu’on croirait assister à une parodie ! Tous les clichés y passent, le héros super rapide et précis avec un colt, les méchants qui terrorisent les habitants poltrons d’un petit village de l’Ouest. Sauf que ce héros incarné par Clint Eastwood n’est vraiment pas sympathique, il picole, il viole, il profite de la situation pour démunir ces pauvres bougres. Mais le vrai problème, ce sont les incohérences scénaristiques : les 3 méchants viennent facilement à bout de tout un village armé qui les attend avec des fusils sur les toits et dans le clocher alors qu’ils arrivent à découvert sur leurs chevaux... et ensuite ils mettent un temps fou à réagir lorsque l’un d’eux se fait sortir du saloon. Tout le monde reste figé... sans parler de « l’embuscade » où Clint doit être un sacré sprinteur pour contourner toute la colline en quelques secondes. Bref, c’est pas crédible du début à la fin, et je déconseille vivement ce western, de loin le plus mauvais que j’ai vu.
Moi contrairement au gens et au critique je trouve plutôt moyens ce western de Clint Eastwood. Pourtant sur le papier on nous prometter que c'était plus que un simple western habituel et on nous prometter tellement de chose que c'est peut être cette raison qui fait que le film est moyen . Mais appart le faite que clint Eastwood réalise le film le scénario et plutot moyen voir pas terrible puis le comportement envers les femmes n est pas dune grand classe et même honteux mais a l'époque peut être que c'était comme cela . et la fin et plutot bien et intéressant et montre pourquoi le personnage principale avait le comportement et les exigence qui avais . et aussi c'est bien que l une personne que l'on sous estime ne pas si lache que cela
Un grand western c'est ca : Des gueules, une ambiance , du silence, une musique, des répliques de dingues et des flingues. Sans atteindre la trilogie du dollards ce film est un grand western et il se tire du lot par son coté sadique et malsain. "Il ne te restes pas assez de temps à vivre pour devenir aussi rapide que moi".. Tout est dit
Une découverte tardive pour moi et il y a dans l’homme des hautes plaines ce que je préfère dans les western. Réalisé par Eastwood au début de sa carrière de réalisateur et très inspiré par ce que faisait Sergio Leone, il fait un western, brutal, avec une vision très pessimiste de l’homme. En effet le héros qu’il incarne est une belle ordure qui va trouver dans ce village l’occasion de se venger des hommes en général alors qu’il est engagé pour le défendre. On va d’ailleurs rapidement se rendre compte que les villageois ne valent d’ailleurs pas grand chose non plus en tout cas pas mieux que les bandits dont il veulent se défendre. J’ai vraiment été pris par le film, séduit par de très beaux plans et cette ambiance de société égocentrée qui court à sa perte. Du bon , de l’excellent western même.
Pour son premier western en tant que réalisateur, Clint Eastwood reprend la figure du cavalier anonyme posée par la trilogie du dollar de Leone pour en faire certainement l'une des histoires les plus sombres de sa filmographie. Un cavalier, tout de noir vêtu, arrive des confins de l'horizon désertique dans la petite ville de Lago. 3 autochtones vont le provoquer, avant de se faire sèchement abattre. Mais plus tard, il va apprendre que ces hommes étaient en fait des mercenaires chargés de protéger la ville contre l'imminente sortie de prison de 3 hors-la-loi, bien décidés à la saccager. Le shérif local va alors lui proposer de les remplacer et lui promettre tout ce qu'il désirera en échange de la disparition des 3 desperados.. Eastwood dépeint à travers cette petite ville perdue dans le désert de l'Ouest toute la noirceur de l'humanité : ici les hommes sont lâches, hypocrites, menteurs spoiler: (ils promettront à l'Étranger de l'argent qu'ils ont l'intention de lui verser en plomb, et iront jusqu'à payer des bandits pour battre à coup de fouet le shérif local qui avait découvert que la mine était la propriété de l'État et qu'elle devait normalement être fermée) et condamnés spoiler: (d'où la partie débordant de symbolisme où l'Etranger leur fera repeindre totalement leur ville en rouge et la rebaptisera "Enfer") . Le personnage campé par Clint Eastwood peut sembler au premier abord similaire voire identique au blondin des films de Sergio Leone (anonyme, solitaire, peu bavard, habile avec les armes) mais prend au final une toute autre dimension, à la limite du surnaturel. Là où il interprétait le "Bon" précédemment, son personnage est ici synonyme de noirceur (il abat froidement les hommes qui l'ont provoqué et viole sans scrupule la femme qui l'a bousculé) et plein de cynisme spoiler: (il prend plaisir à suivre les gredins dans le désert sans les tuer directement, et va faire ressembler véritablement la ville à un enfer en flammes à la fin du film) . Filmé presque toujours en contre-plongée pour le faire paraître plus grand, habillé tout en noir et semblant invincible spoiler: (les balles tirées par la jeune femme alors qu'il est désarmé dans une baignoire ne l'atteignent presque miraculeusement pas) , ce "drifter" apparaît plus comme un justicier de l'enfer venu punir des hommes qui sont allés trop loin. spoiler: La fin du film invite à réfléchir sur sa véritable nature : quand le nain lui dit qu'il n'a jamais connu son nom, le Drifter lui répond qu'au contraire il le connaît, tandis qu'un zoom montre le nom de l'ancien shérif Duncan Jones gravé sur une tombe. Est-il un fantôme du shérif ? Ou plus généralement est-il une créature toute droit sortie des enfers pour venger un homme puni de sa bonté ? L'absence de réponse claire donnée par Eastwood donne à son personnage la qualité d'abstraction et de mythe, ce qui donne à "L'homme des hautes plaines" un côté surnaturel qui a toujours été présent dans le western (vous n'avez jamais entendu parler des villes-fantômes ?). La version française du film efface totalement ce côté mystique de l'Etranger pour en faire le frère du shérif venu le venger, ce qui est nettement moins intéressant au niveau de la symbolique. En tous cas le film commence et se clôture sur un fondu déchaîné où l'on voit le cavalier venir (puis retourner) des confins du désert sur une musique troublante, ce qui donne l'impression qu'il vient de nulle part.. Au final, Clint Eastwood signe là l'un de ses plus grands films, d'une noirceur et d'un pessimisme rare, utilisant beaucoup le symbolique et la valeur de l'inexpliqué.
Clint Eastwood reprend le rôle qui l'a fait connaitre sous Sergio Leone. Pour une première réalisation, c'est un bon western, malgré une fin dérangeante, du moins en version française.
Clint Eastwood apprend de ses aînés Sergio Leone et Don Siegel pour offrir son propre western. Parfois à la lisière du fantastique Eastwood offre une photographie forte pour parler de cette histoire de protection proche de celle de Les Sept Mercenaires. Pour autant Clint Eastwood interprète un personnage ambigu et violent. Un western étonnant prémisse du talent de mise en scène de Clint Eastwood.
Très bon western de clint eastwood avec son lot d'acteurs à la mine patibulaire ou les villageois envahi par la peur.Une histoire de vengeance et à nouveau un clint eastwood excellent en personnage mystérieux,as de la gachette et imperturbable.Avec quelques touches d'humour quand même.La fin du film est mythique quand il les prend un à un.Du western comme j'aime,je m'en lasse pas.
2e réalisation de Eastwood qui compose son personnage en empruntant à la trilogie du Dollar de Léone et en référence à l'Inspecteur Harry. Le résultat aboutit a quelque chose d'assez puant et d'assez rance . La trame sera pourtant de nouveau exploité 20 ans plus tard avec " Impitoyable " pour un résultat autrement plus ambitieux.
Dès sa deuxième réalisation, Clint Eastwood fait preuve d'un talent remarquable et d'une étonnante maturité professionnelle. Ainsi « L'homme des hautes plaines » est un western abouti, à l'atmosphère proche des œuvres de Sergio Leone mais qui passera pourtant à côté de son public lors de sa sortie cinéma en 1973. Le scénario, sombre et violent, reflète les obsessions et les thèmes chers à Clint Eastwood et en particulier celui de la vengeance. Il y incarne le rôle d'un cavalier solitaire qui prend une ville en otage pour assouvir cette mystérieuse vengeance. L'étranger, comme il se fait appeler, ne recule devant rien pour parvenir à ses fins allant même jusqu'à obliger les citoyens à peindre leur ville en rouge et la renommer « Hell ». L'atmosphère malsaine ainsi créée est encore accrue par la bassesse, la fourberie et la lâcheté des habitants tombés sous sa coupe, mais qui se révèlent fort peu fréquentables en réalité. Le rythme du film est volontairement très lent, contemplatif, mais ponctué de scènes d'extrême violence, parfois choquantes (la scène du viol). Pour autant je n'ai pas vu le temps passer et je me suis laissé transporter jusqu'à la toute fin du film qui révèle, enfin, les véritables motivations de cet anti-héros. Un film déjà génial qui préfigure une carrière hors du commun.
Clint Eastwood a réalisé L'homme des Hautes Plaines, dévoilant un recit suffisamment poignant dans sa forme pour éviter un effet de déjà vu avec d'autres films du genre. Les ingrédients d'un western véritable sont réunis permettant une atmosphère tendue. Dans la lignée de Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la Brute et le Truand, l'histoire reprend pour fil conducteur l'évolution d'un personnage central sans identité, au sang froid inébranlable. Le film peut être vu comme une transition d'évolution du cow-boy de Clint Eastwood entre la triologie du dollars de Sergio Leone où le personnage est un héros quasi classique, bon et sans faiblesses, et entre Pale Rider puis Impitoyable où le personnage est, tout en restant le héros central, bien plus sombre et balafré par la vie.
Enfin un vrai western sombre et brutal. Trop marre des westerns comiques a la Leone. Le hero est méchant a souhait, les gentils ne sont pas si fréquentables, les gens fréquentables dont au banc de la société... La perfection, merci Clint !
Sans atteindre le niveau des chefs-d’œuvre du genre, ce western à l’atmosphère mystérieuse, presque fantastique vers la fin (spoiler: les habitants du village lâches et suant la peur, le nabot promu maire et shérif, le village rebaptisé « HELL » avec ses maisons toutes repeintes en rouge, la petite musique démoniaque , etc.), est une œuvre résolument « Eastwoodienne », dense et originale, où l’Enfer n’est jamais loin… A redécouvrir.