Il y a de très bonnes idées mais l'ensemble est bien trop lent. Toutes les scènes entre Walter et Eastwood sont bonnes mais sinon c'est chiant. Les scènes du concert où les chansons sont sous-titrées ne servent à rien. Idem pour la plupart des scènes entre Eastwood et sa fiancée. Beaucoup trop de moments viennent ralentir le film et du coup on s'ennuie.
Première réalisation de C.Eastwood.Pour un début ce n'est pas trop mal même si ce thriller tombe un peu à plat et n'est pas vraiment angoissant.Et il casse un peu les stéréotypes de ces personnages sur celui là!
Plutôt déçu à la vision de ce film ayant reçu des critiques élogieuses... Les acteurs sont certes bons, notamment Clint... et Don Siegel campe un barman mémorable, mais le principal problème vient de la réalisation. Le film est plein de défauts : - le scénario est trop prévisible, pas assez fin - le suspense est pour ainsi dire inexistant, on se doute de toute l'histoire dès la première bobine - les scènes de folie/violence sont d'un grand-guignol à faire passer De Palma ou Dario Argento pour des cinéastes suédois - trop de longueurs et de scènes inutiles (notamment le concert de jazz qui n'apporte strictement rien, si ce n'est une scène à la réalisation approximative et très datée) - une fin baclée (comme chez Argento) et devinée depuis longtemps dans le moindre détail - une scène d'amour ridicule, sur une chanson de Roberta Flack... qui plombe un peu plus le rythme du film - une scène de promenade digne des expérimentations les plus foireuses de la nouvelle vague, avec conversation continue sur montage mal travaillé... on a envie de rire, alors que la scène aurait pu être belle... - et puis, mince ! le film s'appelle "play misty for me" et on n'entend quasimment pas le chef-d'oeuvre d'Erroll Garner ! Ajoutons que la photo est moyenne.
Restent de très beaux paysages, un sens du cadre déjà maîtrisé, la belle présence de Clint comme acteur, le plaisir de voir Don Siegel derrière un bar, et un premier quart d'heure plutôt réussi.
Bilan très mitigé, donc, pour un thriller un peu vieilli, un peu grossier dans le trait, mais honorable pour un coup d'essai.
Pour sa 1ère mise en scène Clint Eastwood signe un thriller correct mais assez classique. A voir si vous êtes un fan de ce grand artiste de cinéma mais rien d'inoubliable. En tout cas le suspense fonctionne.
Cette première réalisation de Clint Eastwood avec Don Siegel (l'influence de ce dernier est visible) au casting est un thriller bien mené à la réalisation sobre et efficace. Les scènes de violence sont réalistes et l'ensemble réussit à tenir en haleine le spectateur jusqu'à l'ultime scène, malgré une trame assez simple. Ce long-métrage a donné lieu à pas mal d'avatars comme par exemple "Liaison fatale". Ce genre de thriller sur une aventure d'un soir qui tourne à l'obsession meurtrière chez l'un des deux protagonistes n'étant pas ma tasse de thé, je n'ai pas adoré ce film mais pour ceux qui aiment ce genre de suspense, "Un frisson dans la nuit" est un des fleurons du genre.
Un film sur le harcèlement. C'est plus que de l'envahissement, c'est un film effrayant sur la folie. Cette femme est terriblement dérangeante un peu comme "la main sur le berceau". Malgré tout le film est assez brouillon et pourquoi cet intermède de 10 minutes en plein milieu du film sur le festival de jazz!!!!! Les effets se font attendre et on se languit entre chaque apparition. On aurait aimé plus de concision.
Aujourd’hui Clint Eastwood le réalisateur (41 films entre 1971 et 2024) est aussi reconnu voire davantage estimé et surtout récompensé (2 Oscars du meilleur réalisateur) que l’acteur. Pour en arriver à ce degré de popularité et de reconnaissance critique, le parcours aura été long et parfois semé d’embûches. Alors qu’il végète depuis quelques années, alternant figurations et petits rôles dans des séries télévisées, Eastwood parvient à se faire remarquer par sa présence tout aussi sensuelle, flegmatique qu’énigmatique. Il obtient son premier rôle principal dans la série « Rawhide » qui sera un énorme succès où il incarne un cowboy au sein d’un groupe conduisant un troupeau du Texas au Missouri. A 29 ans, le jeune acteur prend confiance en lui, même s’il n’entrevoit pas de débouché immédiat vers le cinéma. Le miracle va venir d’Italie quand Sergio Leone impressionné par sa prestation dans « Rawhide » lui confie le rôle de « L’homme sans nom » dans « Pour une poignée de dollars », premier segment de ce qui va devenir une célèbre trilogie plus tard renommée par les cinéphiles « La trilogie des dollars ». Une trilogie qui va révolutionner un genre typiquement hollywoodien alors enkysté dans certains stéréotypes et à vrai dire un peu délaissé. Après deux années passées sous la férule de Leone, Clint Eastwood décide de revenir à Hollywood pour y tourner un nouveau western sous la direction de Ted Post « Pendez-les haut et court » qui ne sera pas un énorme succès, preuve que l’énorme popularité acquise en Europe n’a pas encore traversé l’Atlantique. Juste après, la rencontre avec Don Siegel, réalisateur expérimenté de séries B sera déterminante, les deux hommes étant en totale osmose artistique. Siegel devenu son mentor encouragera Eastwood à franchir le Rubicon en s’engageant dans sa première réalisation, activité qui l’aimante depuis ses débuts. Le style réaliste, direct et sans ambages de Siegel, inspire fortement Eastwood qui a pu constater à son retour d’Italie la lourdeur organisationnelle et la gabegie pratiquées par le système vieillissant des studios. Après avoir achevé le tournage de « The Beguiled » ("Les Proies") avec Siegel, il décide donc de tenter l’aventure encouragé par Lew Wisseman producteur d’Universal. Via sa société de production The Malpaso Company fondée pour « Pendez-les haut et court », Eastwood montre déjà clairement sa volonté de maîtriser toutes les composantes de son projet. spoiler: Le scénario est développé par Jo Heims à partir de l’expérience vécue par une de ses amies proches qui avait harcelé un homme qu’elle connaissait à peine. Steve MacQueen un temps envisagé pour tenir le rôle de l’animateur de radio terrorisé par une conquête d’un soir se désiste, jugeant le rôle féminin trop important . Un peu à contre-cœur, le réalisateur débutant consent à se filmer lui-même. Ayant repéré l’actrice Jessica Walter dans « Le groupe » de Sydney Lumet, Eastwood l’impose en lieu et place de Lee Remick initialement prévue par Universal. Entouré de techniciens chevronnés, habituels collaborateurs de Don Siegel (Bruce Surtees à la photographie, Carl Pingitore au montage ou encore Dee Barton à la ), l’impétrant prend d’emblée la bonne habitude de travailler vite tout en respectant le budget qui lui est alloué. Pratique très appréciée des studios qu’il conservera tout au long de sa prolifique et prestigieuse carrière de réalisateur. Le thème du film très peu usité surtout présenté de manière aussi crue, constitue avec le recul une sorte de prélude au cultissime spoiler: « Liaison fatale » d’Adrian Lyne qui fera sensation seize ans plus tard avec Michael Douglas et Glenn Close au générique. Moins sophistiqué mais plus frontal dans l’enchaînement des faits « Un frisson dans la nuit » se révèle presque plus terrifiant que le film de Lyne. L’intrigue s’articule autour du personnage un peu dilettante et forcément imprévoyant interprété par un Clint Eastwood apparaissant dans un registre différent qu’il sert sans difficulté, laissant toute la lumière rejaillir sur une Jessica Walter stupéfiante qui malgré un début de carrière prometteur sous la direction de Robert Rossen (« Lilith ») et de Sydney Lumet recycle assez vite sa carrière dans les séries télévisées. Si la mise en scène de Clint Eastwood est encore perfectible notamment dans la gestion de l’articulation entre les scènes et dans celle du rythme, on détecte derrière de solides références assumées (« Psychose » d’Alfred Hitchcock) une manière très personnelle de se mettre au service du sujet additionnée à une aptitude évidente à mettre les acteurs en confiance. Des débuts plus que prometteurs qui se sont confirmés, faisant de « l’homme sans nom » un des réalisateurs américains les plus importants de la seconde moitié du XXème siècle
Un bon film aux saveurs hitchcockiennes. Premier film d'Eastwood en tant que réalisateur et ce fut une véritable réussite. L'ambiance gagne en intensité tout au long du film. La sublime côte Ouest des Etats-Unis est magnifiquement filmée et la musique est superbe.
Un thriller intéressant pour cette 1ère réalisation de Clint Eastwood !! Le face à face entre Clint Eastwood et Jessica Walter est parfois intense tellement cette dernière joue parfaitement bien cette psychopathe !! Une réalisation parfois sombre et efficace !!
Pour une première réalisation, quelle maitrise! Clint Eastwood se montre à l'aise tant dans une magnifique scène romantique que dans des ambiances plus jazzy ou dans la montée de la tension en usant de ressorts subliminaux tandis que le trio amoureux se transforme en thriller psychologique puis policier illustrant pertinemment la réalité sordidement dangereuse de l'érotomanie, renforcée par la prestation époustouflante de Jessica Walter. Malgré une analyse psychologique pertinente des personnages, on pourra déplorer le combat de coqs dans les dialogues entre le héros et le policier dont l'aspect désuet altère l'ambiance générale. Une affaire habilement menée!
Un frisson dans la nuit C'est un magnifique triller interprété par Clint Eastwood. Il date, il a 50 ans. Il y a de très grands rôles. L'ambiance reste très symphatique. L'ambiance post hyppies. Le centre de la Californie avec ses plages et levent de l'océan pacifique. La Jolla. Pis, il y a une histoire d'amour. Mai il y a aussi des frissons.
Premier film de l’acteur Clint Eastwood. Et premier film réussi. Ce qui est surprenant, Clint Eastwood endosse un personnage relativement lambda. Surprenant par rapport à sa jeune filmographie. Et plus tard, en déroulant son parcours de réalisateur, on s’apercevra qu’il n’y a rien de surprenant.
Ici, Dave Garver est victime d’un harcèlement de la part d’une fan. Son personnage est préoccupé par cette psychopathe. Pour autant, il n’est pas dénué de compassion quand celle-ci tente de mettre fin à ses jours.
Clint Eastwood prend son temps pour augmenter l’intensité dramatique voire horrifique de son premier film. Ça passe par de longues balades avec son ex, Tobie, sous les traits de Donna Mills, par sa profession de DJ dans une station de radio locale et son quotidien.
Pour son premier film, il ne se bat pas contre un homme mais contre une femme, Evelyn Draper, terrifiante Jessica Walter qui aurait pu obtenir un Oscar pour son interprétation. Clint Eastwood ne se contente pas de réaliser, il porte aussi un soin à sa direction d’acteur. Et il choisit un sujet peu évident à traiter : le harcèlement d’un fan et particulièrement d’un fan féminin.
La petite histoire dit que le réalisateur aurait proposé le rôle à Steve McQueen, mais celui-ci aurait décliné l’offre n’acceptant pas qu’une femme soit plus forte que son personnage ! Dommage, Steve McQueen ne vit pas avec son temps, il est de la vieille école, il n’est pas question pour lui d’interpréter un homme malmené par une femme. Lui et John Wayne entre autres ne sont pas pleinement acteurs en refusant de sortir de leur zone de confort. Ce qui n’est pas le cas de Clint Eastwood plus grand que ces deux cités même s’ils ont enchanté mes dimanches après-midi durant mon adolescence. Comme je l’écris plus haut, la filmographie de Clint Eastwood révèle un réalisateur sensible.
Le titre français m’a interrogé pendant tout le film. Car si frissons il y avait, ils sont venus tardivement dans les vingt dernières minutes. Je préfère le titre original « Play Misty for Me ». Clint Eastwood en profite au passage pour promouvoir le festival de Jazz de Monterey en nous présentant quelques artistes sur scène qu’il affectionne. Le jazz étant le genre musical préféré de l’acteur (voir sa filmographie).
A voir en V.O pour la voix de Clint Eastwood… si possible.
On démarre par un long travelling aérien au-dessus d'une voiture décapotable qui longe la magnifique côte pacifique près de Carmel. Ce n'est pas aussi soigné que l'intro de Shining, mais le rapprochement traverse l'esprit. Ainsi débute la carrière d'un immense metteur en scène démarre. Il y a des scories certes, on sent les inspirations de l'acteur qui sort de chez Leone, tels quelques gros plans sur cette face à la longue chevelure et aux yeux clairs, mais dans l'ensemble on pressent déjà ce va maturer plus tard. Avec un premier budget modeste, mais déjà une maitrise certaine. Le grand David coureur de jupons est prêt à s'assagir, quand Tobie revient le chercher, sauf que dans l'inévitable bar, dans lequel officie Don Siegiel lui-même (!!), apparait Evelyn, interprétée remarquablement par Jessica Walter, un Mister Hyde et Mr Jekyll au féminin! spoiler: L'histoire est prête à dérailler, et risque de tourner au massacre. Va-t-on revoir une nouvelle scène à la Psychose? Inversée?
On voit déjà Eastwood prêt à déconstruire son image, tout fripé au lever du lit, ou malmené face à une furie psychopathe. Déjà le jazz est là, en fond sonore, déjà les radios locales, ainsi que les noirs dansant joyeusement dans un concert en plein-air. Il n'aime pas le flic local, il fait son chemin seul. Déjà. Les retrouvailles charnelles et nocturnes dans la côte sauvage manquent de nouveauté quand on passe après Burt Lancaster dans Tant qu'il y aura des hommes. Eastwood engrange et se prépare aux chefs-d'œuvre qui vont suivre. Errol Gardner joue Misty pour nous seul. Enregistré sur une vieux magnétophone à bande… What else? streaming décembre 2024
Un animateur radio rencontre et séduit une auditrice qui se montrera rapidement trop envahissante dans ce thriller dont la trame sans originalité est compensée par une réalisation langoureuse et la prestance à l’écran de Clint Eastwood. Dosant savamment le suspense, le réalisateur livre un film certes mineur mais néanmoins efficace.