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girondins59
45 abonnés
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2,5
Publiée le 16 juillet 2008
Dernière collaboration entre Clint Eastwood et Don Siegel, "L'Evadé d'Alcatraz" marque aussi un tournant radical dans la filmo du réalisateur si on se réfère au précédent film du duo magique, "L'Inspecteur Harry". Ce dernier nous montrait un monde chaotique où la vermine courrait les rues et où seul la violence pouvait répondre à la violence alors qu'ici, la prison d'Alcatraz est un lieu propice à une série de clichés assez mal venus de la part de Siegel. Dans le désordre, on retrouve les matons aggressifs, le directeur de prison tyrannique (cependant très bien interprété par Patrick McGoohan, le héros de la série "Le Prisonnier" qui trouve ici un rôle totalement à contre-emploi avec celui qu'il incarnait dans la série culte), le black victime de méprise, le copain un peu instable, le méchant prisonnier qui se sent obliger de prendre pour cible le héros, etc, etc... Rien de bien révolutionnaire du début à la fin et, pour ne rien arranger, la critique du milieu carcéral est un peu trop facile et gratuite. La seule chose qui peut alors sauver les meubles, c'est un déroulement de l'histoire qui évite toute notion d'ennui chez le spectateur et sur ce point, on peut dire que Siegel a réussi son pari. Eastwood éclipse la plupart des seconds rôles et seul ses face-à-faces avec McGoohan atteignent des sommets que l'on peine, dans l'ensemble, à atteindre. Tourné dans la véritable prison d'Alcatraz, le film prend des allures de visite touristique non dénué d'intêret dans la plus célèbre prison du monde qui a habrité, entre autres, Al Capone. "L'Evadé d'Alcatraz" ne peut décemment pas viser plus haut que le statut de divertissement carcéral. Pas assez violent dans sa critique des conditions de vie des prisonniers, le film de Siegel se révèle parfois passionant, parfois paresseux mais réussit tout de même à nous offrir une scène d'évasion nerveuse et tendue jusqu'au bout. Trop peu pour rivaliser avec le coup de poing que fut "L'Inspecteur Harry".
Production typique des années 70, "L’évadé d’Alcatraz" est davantage resté dans les mémoires pour l’histoire qu’il raconte que pour ses qualités intrasèques. En effet, on a droit à, à peu près, tous les poncifs des films US de l’époque, avec son héros hard-boiled, ses seconds rôles folkloriques (voire caricaturaux), son méchant très très méchant, sans oublier un rythme souvent incertain. "L’évadé d’Alcatraz" ne brille, donc, pas par sa subtilité ou son originalité mais peut compter sur le pouvoir évocateur de son récit. Car, un peu comme "Rock" des années plus tard, le film promet de réaliser un double fantasme avec, d’une part, une promenade dans la prison mythique d’Alcatraz (le tournage s’est vraiment déroulé sur place) et, d’autre part, une évasion inspirée d’une histoire vraie qui égratigne la légende selon laquelle personne ne se serait jamais échappé des lieux. Et, dans un premier temps, on se prend à espérer un grand film jouissif, ce que la première partie du film (qui marque l’arrivée du héros et pose d’intéressantes amorces scénaristiques) semble promettre. Malheureusement, dès que les aspirants évadés commencent à mettre leur plan à exécution en creusant leur trou, l’intrigue se perd en longueur. Et il faudra attendre la fin du film pour mettre un terme à cette lancinante partition, ce qui vient considérablement alourdir le récit. Sans doute aurait-il fallu davantage s’appuyer sur la musique (très peu exploitée ici) ou alors densifier certaines sous-intrigues en s’éloignant, au besoin, de la prison. A moins que ce ne soit tout simplement le scénario qui manque de substance. Le réalisateur Don Siegel a préféré livrer une copie classique… à défaut d’être excitante. On assiste, donc, aux différentes étapes de l’évasion, vaguement gonflée d’imprévus au final assez peu oppressants, ce qui n’est pas désagréable mais qui manque franchement d’énergie… qui plus est près de 40 ans plus tard, à une époque où le public a tremblé devant "Prison Break" ! "L’évadé d’Alcatraz" peut, cependant, compter sur une belle galerie de personnages, d’où ressort, sans surprise, un Patrick McGoohan merveilleusement détestable en directeur de prison intransigeant (un rôle qui aurait cependant gagné à être plus ambigu) et un Clint Eastwood charismatique en diable en taulard roublard. spoiler: Et la séquence finale (qui laisse assez peu de doute quant au sort des évadés) est une réussite . Un film mineur, donc, dans la filmographie de l’acteur mais qui se regarde sans déplaisir.
Un thriller carcéral de belle facture,bien qu'un peu trop classique sur les bords.Et l'ancètre avoué de Prison Break."L'évadé d'Alcatraz",tiré d'une histoire vraie,n'aurait pas la mème puissance s'il n'y avait pas le grand Clint à l'affiche.2 parties bien distinctes.D'abord,les conditions de vie dans la prison.On s'imagine à la place de ces prisonniers aux journées interminables et monotones.Puis la préparation de l'évasion,et sa réussite apparente(le symbole du chrysanthème).Des couleurs sombres et une musique stridente créent le stress nécessaire à la réussite d'un des films les plus connus et populaires d'Eastwood.
Clint Eastwood en etat de grace dans ce film d'évasion tres reussi, les clichés du milieu carcéral sont la, le gros sodomite, les blacks anti blancs, le directeur trop mechant, mais au final quel regal, on ne voit pas le temps passer, qu'est ce qu'il est fort ce Clint........
L'un des meilleurs role de Clint Eastwood, et un Patrick Mac Goohan excellent en directeur de prison. Pour moi l'un des 2 meilleurs films d'évasion avec " Les évadés "
On est fasciné tout au long du film par l’intelligence du personnage principal, on ne connait rien de ce dernier, ni les circonstances pour lesquelles il est incarcéré (on sait qu’il s’est évadé a de multiples reprises mais on ne connait pas la raison de ses multiples emprisonnements et transferts.). Un scénario qui peu paraitre, parfois, tiré par les cheveux mais qui n’est pas sans rappeler "Midnight Express" (Surtout la version papier, différente de la version cinématographique.). On peut parfois reprocher au réalisateur de se perdre. L’enchainement des évènements n’est pas toujours très explicite, cependant, Clint Eastwood montre une fois de plus son talent à travers cette histoire vraie. :8/10:
L'ambiance carcérale, l'enfermement inéluctable, désespérant et le sadisme tout-puissant des directeurs de prison sont dans ce film très bien rendus. "L'évadé d'Alcatraz" vaut surtout pour le duel à distance, duel d'honneur, que se livrent Clint Eastwood, remarquable de force tranquille, et le directeur de la prison. Enfin, à voir aujourd'hui, le film revêt un intérêt annexe : il a très clairement inspiré la série "Prison Break". Que ce soit dans les rapports psychologiques entre personnages, les conditions d'évasion, la description des conditions carcérales, les analogies entre le film et la série sont parfois ahurissantes. Le film est très largement supérieur, plus elliptique et donc plus puissant...
Ce qui surprend dans ce film c’est le traitement des personnages. Contrairement à celui de Frank Darabont, Les Evadés, le récit ne participe jamais réellement à développer la psychologie des détenus. On ne sait d’ailleurs pas les raisons pour lesquelles Morris a été incarcéré ni l’étendue de sa peine. L’incarcération est alors synonyme de dépossession de soi, les détenus devenant de simples numéros. Comme le dit Warden à Morris dès son arrivée au rocher : « Ceux qui ne se conforment pas aux règles de la société sont envoyés en prison, et ceux qui n’arrivent pas à se conformer aux règles de la prison sont envoyés ici. » Alcatraz est un gouffre, un lieu dont on ne revient pas, dont on ne s’échappe pas. Une sorte de quartier D, de mitard permanent. Il est intéressant de voir comment le scénario développe la relation conflictuelle entre Morris et Warden. Autre point fort du film, son atmosphère oppressante, étouffante. Le quotidien carcéral assomme par sa monotonie, par son absence de couleur. Tout y est terne, délavé, sans la moindre once d’espoir. Tout est fait pour briser le moral du détenu, notamment les cellules individuelles, qui plus est minuscules. Cette absence de chaleur se retrouve dans les dialogues, secs, amers et empreints d’un humour noir, d’un cynisme à toute épreuve. Un petit exemple, Charley Butts à Morris : « Merde, comment elle a été ton enfance ? » et l’autre de répondre sans sourciller : « Courte ». Au passage on peut noter que le scénario est signé Richard Tuggle, qui dirigera Eastwood cinq ans plus tard dans La corde raide, polar aussi dérangé que dérangeant. Au final, un excellent film de prison, avec une première partie qui pose les lieux et les personnages d’une manière classique et efficace et une seconde partie consacrée à l’évasion réellement captivante.
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3,5
Publiée le 24 juillet 2010
Rèalisè efficacement par le solide Don Siegel, l'histoire vraie des prèparatifs et de l'èvasion de Frank Morris et de ses deux complices, enfuis en 1962 de la prison "d'où-on-ne-s'èvade-pas", Alcatraz, fermèe un an plus tard! Curieusement "L'èvadè d'Alcatraz" prèsente plus d'un point commun avec "Dirty Harry"! Comme lui, Clint Eastwood mesure ses paroles, misant davantage sur l'efficacitè du geste! Comme lui, c'est un homme sans passè ni destin (on ignore jusqu'au motif de sa condamnation). Et comme lui, il rèussit l'impossible...On ne se refait pas! D'importants travaux furent entrepris pour garantir une authenticitè maximale des dècors de la prison avec de la rigueur et de la prècision! Mise en scène froide et sèche de Siegel, avec un montage incisif et brutal qui accentue le jeu de Clint, admirable de simplicitè et de force retenue...