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Chaill
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1,0
Publiée le 21 août 2015
Un navet irregardable de la part du plus grand imposteur du cinéma d'action des années 80! Avant le très creux 48 heures et l'ennuyeux Sans retour (entre autres), Hill nous offrait cette plongée dans la nuit urbaine en compagnie de ces bandes de guignols sans personnalité qui s’entre-tuent pour une raison qu'on oublie assez vite. On suit donc des courses-poursuites bêtes et méchantes avant de s'endormir d'ennui devant ce truc au scénario inexistant et à l'interprétation digne d'amateurs.
A New York, les gangs font régner la terreur et se sont partagés les rues où chacun y dicte ses lois. Le gang le plus influant, les "Gramercy Riffs" désire unifier les gangs pour ne faire plus qu’un face à la police (leur nombre dépasserait ainsi celui des policiers). Mais lors du rassemblement pacifique, Cyrus le chef est assassiné par un gang rival qui fait porter le chapeau aux "Warriors". Dès lors, ces derniers se retrouvent avec tous les gangs de la ville sur le dos, démarre alors une lutte pour leur survie, les obligeants à traverser bon nombre de quartiers ennemis pour relier le Bronx à Coney Island, soit près de 40km à pied ou en métro, les contraignant à faire face à bon nombre de gangs et aux flics.
Très subversif, pas seulement pour sa violence mais aussi et surtout pour le message qu’il renvoie (accusé d’incitation à la haine et à la violence), le film fut censuré (notamment en France), voir même classé "X" (équivalent à -18ans) dans bon nombre de pays.
En adaptant le roman éponyme de Solomon Yurick, Walter Hill (Les Rues de feu - 1984) nous livre un film phare de la fin des seventies. Une œuvre brute et d’une rare violence, la jungle urbaine livrée à elle-même au cœur d’un New York comme il n’en existe plus aujourd’hui. Les bas fond de New York City délabrée, voir dégueulasse (n’ayons pas peur des mots), avec ses métros couverts de graffitis, ses artères désertées et où seuls les gangs y évoluent.
La photographie de Andrew Laszlo y est remarquable, sachant que les ¾ du film se déroule en extérieur et de nuit. On découvre un tout autre visage de New York (quasi post-apocalyptique), de Manhattan en passant par Brooklyn et éclairé par ses réverbères. L’errance des Warriors où leur survie ne tient qu’à un fil, celui d’une mauvaise rencontre, au détour d’une rue.
La bestialité au cœur d’une jungle urbaine désenchantée, sublimée par Hill & Laszlo. Un film phare & culte pour toute une génération.
Le film occultent toutes références à la drogue ou aux trafics et se focalisent juste sur une guerre des gangs dans ce qu'il y a de plus primaire et animal. Le film imagine en fait que les jeunes marginaux, les jeunes voyous forment un ensemble des tribus urbaines plus ou moins puissantes, comme si c'était les origines des années avant "New-York 1997" (1981). On savoure d'abord l'atmosphère dans la cité urbaine anxiogène où on perçoit le danger à chaque coin de rue, à une époque où New-York était une des villes les plus criminogènes du monde, ainsi Walter Hill joue sur les peurs et paranoïas du public. Outre la pauvreté des dialogues, le plus problématique est qu'on ne s'attache à aucun personnage, tous sont des brutes sans jugeottes voir même dénuées d'humanité ou de compassion, même l'idylle ne fonctionne pas. On apprécie les côté old school qui donne un charme certain même si l'absence de sang est compréhensible (censure) cela reste très peu crédible. Néanmoins, la chorégraphie des combats est soignée, on notera spécialement la baston dans les WC, tandis que l'aspect visuel et sonore colle parfaitement aux côtés underground nocturne jusqu'à ce final tout en contraste, la lumière apportant un soupçon d'espoir. Site : Selenie
The Warriors est un film qui m'attend depuis assez longtemps maintenant, mais malheureusement vu que ma seule rencontre avec Walter Hill ne s'était pas forcément bien passée (Sans Retour) j'avais un peu du mal à me lancer dans le visionnage de ce film.
Et c'était un tort puisque c'était tout à fait sympathique. En fait j'aime beaucoup lorsque des films s'inscrivent de la sorte dans une continuité par rapport à la mythologie grecque et l'idée de faire une relecture de l'Anabase de Xénophon transposée dans un New-York ayant un peu mal tourné est vraiment intéressante. Ainsi le film (et le livre dont il est adapté je suppose) témoignent d'une forme certaine d'universalité. Cette histoire s'est passée durant l'Antiquité, elle s'est reproduire à New-York, elle peut donc se reproduire n'importe où. Il n'y a pas grand chose de plus universel qu'une bande d'hommes en sous-nombre pourchassés de toutes parts dans un milieu hostile. J'imagine bien une variation sous forme de western.
Bref, cet aspect là me parle profondément. En outre, pour une fois, je trouve la musique vraiment sympa, notamment celle du générique d'ouverture qui permet de poser l'ambiance.
En fait mon reproche viendrait du fait que je trouve que le film est un peu mou, pas qu'il soit chiant, mais autant il y a des moments où le cadre et le montage sont parfaits, bien rythmés, je pense aux séquences avec la DJ qui balance des messages de menaces à la radio ou bien lorsque les messages parviennent au grand caïd local, c'est classe, ça fonctionne super bien et ça rajoute vraiment une pression sur les héros du film.
Cependant, dès que ça se bagarre je trouve que ça manque vraiment d'intensité, c'est un peu le bordel, il y a des coups dans tous les sens et à part quelques ralentis pour surligner certains personnages qui volent au travers de la pièce, il n'y a pas grand chose qui soit impressionnant ou réellement intense. Et c'est dommage parce qu'au contraire, on a des dialogues qui sont bien plus tendus que les scènes d'actions, je pense à l'arrivée du personnage féminin qui imite la poule et les héros qui se regardent en se disant que les ennuis arrivent... Là le temps semble s'arrêter, on ne sait pas ce qu'elle veut, ce que ça va donner, là où les bastons c'est juste le bordel.
Donc j'ai vraiment aimé les guerriers de la nuit, son ambiance, ses personnages, j'ai même envie de lire l’œuvre de Xénophon pour la peine, mais je garde malgré tout la petite impression désagréable en bouche que ça aurait pu être plus burné, plus intense, lors des quelques combats qui clairement ne m'ont pas passionné.
Pfiou... Je ne l'avais toujours pas vu. Mais ça y est, et quelle claque! Une photographie incroyable, des lumières des plans dingues, un New-York froid et inquiétant, des personnages charismatiques, un sujet intéressant. Des transitions visionnaires avec des vignettes en BD, incroyable!!! Vraiment incroyable, un chef-d'oeuvre qui, très curieusement, n'a vu aucun acteur faire un vraie grosse carrière de premier plan, voire même tomber directement dans l'oubli total, étonnant.
Et encore un bon Walter Hill ! Deux ans après le très réussi Driver, il change de ton avec The Warriors pour une plongée bien dark dans les bas-fonds new-yorkais où règnent la violence et les gangs en tout genre. Le climax est particulièrement intéressant et donne rapidement lieu à une atmosphère étouffante et angoissante. Dans ce règlement de compte géant, Hill n’hésite pas à montrer la violence, assez marquante pour l’époque, et le casting d’ensemble est réussi. C’est efficace, très bien filmé et montre une image peu connue de New York, dommage simplement qu’il n’y ait pas plus d’interactions avec la population autre qu’underground. Encore une belle surprise de la part de Walter Hill en somme.
Un film à la puissance indéniable. A la fin des seventies, Walter Hill filmait les gangs de New-York de façon iconique et métaphorique. Suite au meurtre d’une des icones des gangs, a traversée dangereuse de la grande pomme par la bande des Warriors accusé à tort du meurtre. La jeunesse en marche, fière, violente, tendre. C’est un spectacle servi par une grand mise en scène, et une bande son maniant les synthés et les rythmiques funky. Un film tout à la gloire de la cité New-yorkaise et de la jeunesse, et son besoin de rite, d’appartenances, d’identité. Un film qui se déroule de nuit mais qui va vers la lumière du jour. Le film rend la violence graphique, le spectacle en est donc un peu ambigu, mais montre aussi le désarroi, la violence, les inégalités, la loyauté. Les dialogues sont un peu faibles par contre. Sombre et beau à la fois
Guerre de gangs dans les rues labyrinthiques et nocturnes new-yorkaises. Classé culte, le film de Walter Hill a une identité thématique et esthétique qui lui est propre mais ceci ne m’a pas aidé plus que ça à rentrer dedans.
Bien qu'usant de certains codes désormais désuets, la réalisation emprunte à la bande dessinée ainsi qu'au film noir pour dynamiser son récit et parvient à bâtir une atmosphère nerveuse, interlope, désabusée. Car la traque inique à laquelle nous sommes conviés recouvre divers objectifs: rappeler la menace latente d'un renversement du rapport de force entre police et délinquance; peindre l'identité revendiquée du gangster comme un mélange entre misogynie, brutalité, orgueil, pulsion et inconséquence; nuancer les portraits des protagonistes mêmes en déplorant la limite de leurs options sociales, notamment à travers l'excellente scène du train (où se rencontrent deux mondes aux antipodes dans un silence embarrassé) et les figures féminines rejetant carcans familiaux, sexuels, professionnels (et réussissant par plusieurs biais à s'ouvrir une autre voie que celle de la ménagère frustrée). Une anabase bien différente de celle de Xénophon mais non dénuée d'intérêt!
Difficile de trouver une œuvre sur la guérilla urbaine plus culte que celle-ci. Walter Hill parvient à styliser la violence come rarement, sans aucune effusion de sang inutile. Certaines chorégraphies sont vraiment bluffante de réalisme, difficile de trouver un quelconque message social dans cette œuvre, mais sur la forme c'est un pur divertissement d'action.
Même 20 ans après ce film est un chef d'oeuvre! le scénario, la bande originale, l'ambiance et le jeu des acteurs tout est parfait! Histoire de mythologie " warriors come out to play" Merci Walter Hill pour ce classique et également pour le film sans retour!
Walter Hill continue de filmer le côté sombre de New-York, cette fois sur la thématique des gangs, tourné à la dérision caricaturale sur les différents gangs. C’est filmé avec force et caractère, le casting est solide. Un bon Hill, production faite par Joël Silver et Lawrence Kasdan, futurs noms stars du cinéma d’action des années 80!!
Dans le New-York des 70's, les "Warriors", un gang de voyous, sont accusés à tort d'avoir assassiné un leader charismatique du milieu. Ils vont alors passer une nuit infernale pour tenter de regagner leur territoire, traqués par la police et les gangs rivaux. Ce film de Walter Hill dispose d'un pitch très basique, mais il s'avère rapidement très efficace. Le spectateur se retrouve embarqué dans cette poursuite dynamique, rythmée par une BO funk-rock de bel effet, et par des affrontements graphiques soignés. La mise en scène de Hill est souvent inspirée, tandis que le réalisateur s'appuie sur de jeune acteurs charismatiques (qui malheureusement ne connaîtront pas de grandes carrières). "The Warriors" est également une peinture, certes caricaturale, du monde des gangs, mais pointe du doigt les laissés pour compte du système US. Une réussite.
"The warriors" s'ouvre avec une mention de la bataille de Counaxa qui s'est déroulé en 401 avant J.-C et qui s'est soldé par la mort de Cyrus le Jeune puis de la retraite des mercenaires grecs enrôlés par le satrape. Le scénario du film se base sur cette retraite durant laquelle les grecs connurent maints périls. Outre cette référence à cet évènement antique, les péripéties de ce gang, les warriors", rappelle aussi fortement celles d'Ulysse dans l'Odyssée d'Homère. C'est d'ailleurs bien à une épopée moderne et urbaine que nous convie Walter Hill. Si l'histoire de ce film paraît a priori plutôt banale, il ne ressemble pourtant à aucun autre par l'ambiance unique qui s'y dégage. Si la violence est omniprésente, elle ne tombe jamais dans la surenchère et Walter Hill, grâce à une magnifique mise en scène (plutôt rare pour ce genre de série B), lui apporte une touche esthétique non négligeable. A l'image se suprepose en plus une excellente bande son qui nous plonge davantage dans cette atmosphère nocturne et tendue. Si ce classique a perdu de son caractère subversif aujourd'hui, il conserve toutes ses qualités cinématographiques. Un grand film.
The warrior, dans sa version director's cut. S'avère etre un film agréable à regarder . Ça n'est certes pas un chef-d'oeuvre, le film a pris un coup de vieux, mais, je lui trouve malgré tout, un certains charme.