Parfois une idée suffit à faire un film. En l'occurrence, Walter Hill a pensé son cultissime "Les Guerriers de la nuit" comme une immense course-poursuite à travers New York, adaptant un roman de Sol Yurick au passage. C'est donc l'histoire d'une fuite, celle du gang des Warriors venu assister à une immense réunion à laquelle assistait la plupart des gangs de New York. Cyrus, leader des leaders, avait un beau projet à leur proposer, préférant leur éviter d'inutiles tueries. Mais le voilà assassiné et les Warriors sont pointés comme les coupables. Dès lors, le gang fuit dans la nuit pour rejoindre Coney Island mais le chemin est long, les métros peu nombreux et les rues bondées par d'autres gangs qui veulent leur faire la peau... Immense course-poursuite ressemblant presque à un jeu vidéo par ses nombreuses étapes, "Les Guerriers de la nuit" se revoit encore aujourd'hui avec la même énergie fiévreuse. Le scénario tient peut-être sur un post-it et les personnages sont peut-être tous gentiment esquissés avec un seul trait de caractère (excepté pour Mercy, seul personnage féminin important du film, mieux écrite que les autres) mais Walter Hill s'en moque bien, préférant soigner son atmosphère et sa mise en scène. A ce niveau, son film est une vraie réussite. S'il apparaît daté dans certains moments d'action et dans ses costumes, il témoigne d'un vrai sens de mise en scène. C'est dans un New York nocturne et moite que Hill met en place sa course-poursuite infernale qui laissera plus d'un personnage sur le carreau. Aidé par une musique de choix, il offre au film une ambiance moite, fiévreuse et presque apocalyptique, s'attardant à grands mouvements de caméra sur un train qui passe, un quai désert, une rue menaçante pour mieux coller au plus près du danger guettant ses personnages. Le résultat est d'un rythme admirable, toujours aussi soutenu aujourd'hui et appuyé par une poignée d'acteurs quasi-oubliés au milieu desquels ressort James Remar dont la carrière a connu un certain succès, l'acteur étant devenu l'emblématique père de Dexter dans la fameuse série éponyme.
The Warriors représente la sauvagerie urbaine comme une partie d’escape game, le principe de l’intrigue étant de retrouver son point d’origine en traversant le grand New York à pieds ou en métro, lancé dans une course-poursuite impitoyable et jouissive. Walter Hill n’a pas son pareil pour styliser le combattant : tantôt torse nu (musclé) encadré par le veston de cuir, tantôt le visage fardé à la manière d’un clown avec batte de baseball à la main, tantôt en t-shirt vert et jean bleu, il est membre d’un corps plus vaste qui lui confère son identité et lui assure une protection. Les gangs disposent tous d’une particularité vestimentaire qui semble dénoter une particularité ethnique, longuement introduite lors du générique de début puis pendant le discours du prophète. Aussi le long métrage travaille-t-il au corps la notion de leader, puisqu’il raconte l’accession d’un jeune loup à la tête de la meute et sa reconnaissance par celle-ci. Les retournements scénaristiques fonctionnent comme autant de mises à l’épreuve censées séparer les faibles des forts et voir triompher le dur à cuire, ainsi reconnu par celui que l’on pensait être l’antagoniste, mais qui s’avère être finalement le faiseur de héros. The Warriors passe son temps à traverser des zones hostiles pour mieux se les approprier, les subordonner à Swan et sa bande ; il n’est question que de territoires, les quartiers recouvrant leur indépendance, desservis par un arrêt spécifique du métro. Hill construit une nouvelle carte de New York sur laquelle n’apparaissent que les bas-fonds, les banlieues, les espaces reculés, loin des vues de cartes postales. Ce faisant, il signe une œuvre de révolte, testostéronée et nerveuse, également tendue vers une poésie à l’état brut, comme lorsque Swan récupère le bouquet blanc pour l’offrir à Mercy ou la déambulation dernière sur la plage. Quelques longueurs, des répétitions, une iconisation facile et lourdingue, mais ça percute ! Et c’est ce que nous retiendrons de cette œuvre qui n’a rien perdu de sa puissance.
Dans le Bronx, lors d'une manifestation réunissant toutes les bandes de New-York, le grand manitou des loubards est abattu d'une balle dans le bide. Le meurtre est attribué aux Warriors qui n'y sont pour rien, et ces derniers vont devoir lutter bec et ongle pour rejoindre leur base. A défaut d'être un réalisateur de génie, Walter Hill était le tributaire d'une certaine maîtrise. Un film comme « Hard Times » en est la parfaite illustration. Véritable brûlot pour l'époque à laquelle il est sorti, « Les guerriers de la nuit », très inspiré de « Orange mécanique » se déroule de nuit dans un New-York mal famé et super cradingue. Un New-York étant le reflet d'un pays malade et secoué par des crises sans précédent. Y a des flics à tous les coins de rues, les métros et les murs sont tous tagués, c'est bourré de tripots etc… Comme dans le film précédemment nommé, Hill fait de nouveau preuve d'une bonne maîtrise notamment lors des courses poursuites à pied et quand les bandes de loubards se mettent sur la tronche dans des combats où tous les coups sont permis (la scène dans les toilettes). Une petite trouvaille est à noter également avec ces transitions faites à l'aide de planches de bandes dessinées. Le tout dans une atmosphère poisseuse à couper au couteau. Par contre, il y a un truc qui va pas : le look des loubard. D'accord, c'était dans l'air du temps à la fin des années 70, mais de nos jours c'est terriblement ringard. Impossible de ne pas esquisser un sourire à la vue de la bande de loubards habillés en joueurs de base ball avec de la peinture sur la figure. Le jeu d'acteur n'est pas fabuleux non plus. A part ça, rien d'autre à reprocher. Le propos n'a pas changé, tout est encore d'actualité 35 ans après…
Un cultissime choc des années 80 où Walter Hill montre à sa manière la délinquance des gangs et de la rue dans une Amérique sale comme personne n'avait envie de la voir. Des bastons géniales, une ambiance terrible et un final époustouflat. A voir et à revoir sans déplaisir.
Mais l'univers des gangs de l'époque, le fait de se livrer à une véritable course contre la montre, un survival...
Les acteurs restent convaincants, comme le sujet, et The Warriors reste un bon film d'action très sympa. On a vu mieux, mais ça fait toujours plaisir de le revoir.
Quelques images et dialogues ont peut-être un peu vieillies, l'intrigue principale assez légère, mais l'essentiel, l'action est là, assez bien faite, rappelant un autre grand film du genre, un certain " Orange Mécanique" :)
Un film qui sort du lot, pour le coup. La nuit à New-York, les gangs font la loi. Chaque gang a son signe distinctif : certains ont le visage peint, d'autres ont le crâne rasé, etc. Lors d'un rassemblement entre gangs, un leader est tué, et c'est le gang des Warriors qui est accusé à tort du meurtre. S'en suit alors une fuite dans la ville : les Warriors doivent en effet regagner leur base en évitant à la fois la police mais aussi les autres gangs qui sont à leurs trousses. Nous avons une vision assez angoissante de New-York la nuit, avec des rues sales et sombres, et des métros pleins de tags. Par moments, certains passages sont assez violents et certains dialogues assez crus. On se laisse prendre au jeu et on ne voit pas le temps passer, d'autant que le film est assez court.
Excellent film sans temps mort avec une ambiance bluffante et attachante. Les gens friands de l'ambiance seventies/eighties vont être servis. Personnellement, j'ai pris un pied énorme devant ce film avec ce côté dépravé et cradingue. On a l'impression de visiter des endroits malfamés et ça fait toujours un drôle effet. Terrible!
Du kitch , de la violence , des gangs tarés , les Warriors ,le métro , le cuir, l'effet kitsh retro ,la drogue ...Tous les éléments sont réunis afin de faire de ce film ulte. Tout s'assemble dans l'atmosphère nocturne "poisseuse" de New York des années sombres.
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 18 mars 2021
Honnêtement je n'ai pas vraiment trouvé ce film divertissant principalement parce que je n'ai pas compris toute l'intrigue. Le jeu des acteurs n'était pas bon et les personnages étaient plutôt ternes et sans émotion. En plus de cela l'action était ennuyeuse juste des esquives et des coups de poing simulés. Tout le film se résume à ce qu'ils courent partout en évitant tout ce qui les entoure ce n'est pas vraiment mon type de film. La seule raison pour laquelle je regarderais probablement ce film et si j'étais forcé de le faire ou s'il n'y avait rien à regarder à la télévision mais ce n'est que moi. Selon tous ceux que je connais c'est l'un des meilleurs films qu'ils aient jamais vu. Et selon Internet c'est un film classique mais pour moi honnêtement je ne le vois pas comme ca...
Un film culte sur les gangs, les bandes sons sont géniales, le film a un peu vieillit, mais il reste bien à regarder. Un scénario simple, pour un film simple. Les scènes de bastons sont énormes. Un bon 80's comme on en fait plus.
Un excellent film qui a très bien vieilli. Hormis les choré de combat très GRS, l'ensemble tient toujours aussi bien, d'autant plus que voitures et décors ne font pas seulement crades, ils font encore plus vieux aujourd'hui. Un pitch simpliste laissant place à une ambiance inquiétante, et des personnages caricaturaux c'est sur, mais présents. Dommage que la ville ne s'expose pas un peu plus indépendamment de la vie des gangs dans sa vie nocturne, mais à mes yeux, son plus gros point faible reste la fin et ce climax qui ne mène à plus de déception qu'autre chose, avec un retournement de situation là encore très simpliste.
27 ans après , THE WARRIORS n'a pas pris une ride. Entre film rétro (les costumes , incroyables) et gangster movie sauvage , THE WARRIORS déploie un univers unique , où une chasse à l'homme nocturne se transforme en véritable parcours du combattant. Aussi flippant qu'hypnotique (le générique d'ouverture est une pure merveille !) , le film de Walter Hill est un authentique classique qui exploite ses décors réels avec une maestria rarement vue , non sans oublier de rendre ses personnages terriblement attachants. Culte et indispensable pour tout fan de cinoche !!