Avis : La Bataille de la planète des singes - Page 3
La Bataille de la planète des singes
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vivaBFG
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3,5
Publiée le 11 novembre 2024
Et voilà une belle suite aux précédents opus, qui a le mérite de recontextualiser celui-ci après les 2 précédents. On ne se mentira pas en disant que les effets spéciaux sont vraiment datés, entre autre la scène de la bataille finale, pour les maquillages c'est idem. Il n'empêche que le scénario n'est pas mauvais même s'il a tendance à tourner en rond légèrement. Pour les connaisseurs du 1er de la série, ils remarqueront une faille entre celui-ci et ce dernier. En effet, pour ce dernier film, les humains parlent et sont, pour certains, alliés des singes. C'est le contraire dans le 1er. Manquerait-il un 6ème épisode? A voir par les amateurs de la série de film, aussi bien moderne que celle-ci.
La révolte menée par César a permis aux singes de prendre le pouvoir et de renverser les humains. La ville étant devenue radioactive, ils se sont reclus en dehors afin d’y créer une communauté pacifique. Mais Aldo, le général gorille ne compte pas en rester là…
La Bataille de la planète des singes (1973) est le dernier opus de la pentalogie sur La Planète des singes. En l’espace de 5 ans, la 20th Century Fox n’aura pas perdu de temps pour faire fructifier sa poule aux œufs d’or, transformant le roman initial de Pierre Boulle en une saga en dents de scie et qui va se clôturer de façon assez décevante il faut bien l’admettre.
Le film à un point noir, c’est son manque d’ambition. Le pitch s’avère relativement vain et d’une rare simplicité. Mais ce qui saute aux yeux c’est surtout l’absence des moyens financiers qui ne cessent de se ressentir tout au long du film. A titre d’exemple, la communauté pacifique ressemble à un pauvre camp de scouts, la Cité Interdite (la métropole décimée par la bombe atomique) se résume à un amas de ferrailles et une carcasse de voiture calcinée, quant au quartier général occupé par les humains mutants, le résultat s’avère bien grotesque, on n’y croit pas un seul instant.
Très clairement, le manque d’argent est criant, la fameuse bataille (annoncée dans le titre et avec grandiloquence sur l’affiche) qui devait être l’apothéose du film se résume à quelques figurants (une vingtaine dans chaque camp), une poignée de véhicules (trois voitures, un camion, un car scolaire et deux pauvres motos), des jets de grenades en guise de pétarade et quelques fumigènes… très franchement cette bataille ressemble plus à une cour d’école qu’autre chose.
Alors que les deux premières suites s’étaient avérer décevantes, Jack Lee Thompson était parvenu à nous surprendre en réalisant la meilleure suite de toute la franchise avec le précédent opus (La conquête de la planète des singes - 1972). Sauf que cette fois-ci, il réduit à néant les espoirs que l’on avait mis en lui, en accouchant d’une suite inintéressante et sans la moindre envergure.
Ce dernier épisode est vraiment de trop, il est totalement nul et ne se regarde que parce les maquillages sont les mieux réussis de la série. C'est strictement tout avec une photographie correcte. Ce film tire en longueur et reprend avec lourdeur les mêmes recettes, je n'arrive pas à trouver quelque chose de bien . C'est vraiment dommage de finir ainsi en gâchant la belle idée du départ. C'est même inexplicable que Pierre Boulle ne se soit pas opposé à sa sortie.
[Pour situer la chronologie de l'histoire : aux alentours des années 2018-2020]. Cette fois-ci, et après sa rébellion contre l'oppression humaine, on nous relate le parcours de César, désormais roi de cette nouvelle civilisation hommes/singes. Ce cinquième épisode entame ce changement de pouvoir entre les hommes et les singes, de quoi boucler la boucle et revenir sur les pas du premier film, tout en rajoutant cependant un conflit d'espèces entre les gorilles d'un côté, et les chimpanzés et orangs-outans de l'autre. Mais c'est encore bien trop facile, les singes parlent déjà tous parfaitement (et certains seront même de véritables intellectuels), alors que nous ne sommes qu'environ 27 à 30 ans (d'après les dires de Mandemus, gardien de l'armurerie, dans la scène finale) après le précédent film, si ça ce n'est pas du développement exponentiel... On se serait également bien passé des vêtements des singes, les mêmes dans les années 2000 que dans les années 3900...à croire qu'ils ne seront pas capables d'évoluer durant deux millénaires... Quant à la bataille que l'on attend avec impatience, autant dire qu'avec moins d'une centaine de combattants, elle sera bien loin d'être épique. Cette saga originale de "La planète des singes" aura soulevé bon nombre de questions intéressantes sur la nature humaine au fil de ses épisodes (ce sera d'ailleurs cet aspect qui forgera une grande partie de son intérêt, sans pour autant oublier sa dimension fantastique et son concept de science-fiction). Une idée formidable donc, mais pas mal de failles dans le scénario tout au long de ses suites. Il était temps de clore cette aventure, qui aura tout de même su nous entrainer malgré des épisodes en dents de scie.
Ce cinquième opus de La Planète des Singes n'est pas aussi inspiré que ces prédécesseurs, mais reste malgré ces défauts un film très pertinent et bien maîtrisé. Ce film n'est pas aussi incarné et bien moins obsédant que ne pouvais être La Conquête de la Planète des Singes par exemple. Le tiraillement émotionnel recensé dans cet épisode est lui aussi en deçà et cède à quelque facilités. Les effets de styles sont quand à eux toujours très bons, à minima mais correct. Un bon film en somme.
Il était temps que le massacre prenne fin. Petit cadeau de Thompson à la série, l'attaque des humains mutants. Et pas n'importe quelle attaque, puisqu'elle se fait à coup de bus scolaires et de jeeps. Autant dire qu'on est loin des batailles rangées des péplums américains. Signe de créativité absolue, ces fameux mutants se distinguent du commun des mortels par un morceau de plastique collé à la va-vite sur les joues. Le spectateur y croit à fond bien sûr. Pour le reste, c'est du classique : un scénario chiant au possible et ultra-linéaire, des costumes qui ne changent pas d'un poil (la mode simiesque n'est pas très changeante), des incohérences à la pelle (tous les singes parlent à présent, ils sont décidément encore plus forts qu'on ne le pensait). Rien qui ne vaille le détour donc.
Ultime film de la première saga de "la planète des singes" avec un film moyen malgré une conclusion correcte. Malheureusement ce film est assez "speed" et manque d'âmes. Dans sa globalité, cette saga est assez réussi. Difficile d'atteindre le niveau du 1er film mais les autres films ont su donné une bonne perspective à cette saga.
Dernier épisode de la saga d'origine, "La Bataille de la planète des singes" vient conclure une série de films qui n'aura jamais cessé de perdre en visibilité au fur et à mesure de ses sorties. Ce film, quant à lui, est une conclusion sympathique à tout cela, même si on ne retrouve toujours pas le niveau de qualité du premier long-métrage. Pourtant, de nombreuses choses intéressantes sont à noter au sein de celui-ci. Tout d'abord, le film est assez intéressant dans l'approche de son sujet et dans la façon dont il a de le traiter. Fidèle au ton de la saga, le film nous propose une cohabitation entre les humains et les singes, dans un monde où les deux espèces sont quasiment sur un pied d'égalité. Le tour de force étant qu'il ne va jamais chercher à être trop négatif ou trop positif sur ce sujet, mais à créer un parallèle intéressant. On explore le tout de façon réaliste, en laissant planer beaucoup d'espoirs comme beaucoup de pessimisme, ce qui est extrêmement plaisant à voir. Le tout se consomme d'ailleurs assez bien, sans trop de temps morts, avec pas mal de scènes assez marquantes malgré tout. spoiler: La plus marquante, selon moi, étant certainement la mort du fils de Caesar. Lourde de sens, renforçant le message du film, mais aussi et surtout vraiment très osé. J'ai donc apprécié que le film tente toujours de porter un message de la sorte, de façon aussi crue et sans compromis. Tout cela conclut la saga de façon cohérente, chacun des 5 films ayant apporté une vision différente et nouvelle à la saga. Après, tout n'est évidemment pas parfait. L'écriture, notamment, qui est parfois un peu fade avec certains personnages manquant de saveur. Ce n'est pas le cas pour tous, mais il est clair qu'un personnage comme Aldo, par exemple, est surtout là pour servir le message global du long-métrage. Il n'est pas vraiment caractérisé autrement que cela, et on a plus la sensation de voir un personnage "fonction" qu'autre chose. On ressort donc du visionnage en ayant passé un plutôt bon moment, mais on ne retiendra pas forcément le film, car il est clairement en dessous du tout premier volet. Pour conclure, un dernier film sympathique, mais pas inoubliable.
Bon et bien comme le précédent opus, ce cinquième film de la saga originelle "La Planète des singes", une nouvelle fois réalisé par J. Lee Thompson et sorti en 1973, n'est vraiment pas terrible. Peu après les évènements du précédent opus, nous retrouvons César qui a réussi à mener à bien sa mission, il gouverne sur un nouveau village en essayant d'être le plus juste possible. Le scénario est donc plutôt facile mais bon, au moins, il suit le fil de la saga lancé avec le troisième opus mais malheureusement, comme le précédent film, il n'est pas très bien géré. De plus, le rythme n'est pas non plus très bon, le début est pourtant plutôt bon et on réussi à rentrer dans le film mais on décroche malheureusement trop vite car les choses, une fois mises en places, ne sont plus très intéressantes à suivre. Le côté intéressant du film, c'est que nous savons comment les singes ont réussis à réellement prendre le pouvoir sur les hommes et sur le papier, le scénario fonctionne bien, malgré quelques incohérences. La réalisation n'est pas non plus très bonne, elle est sobre et correspond bien à l'univers de la franchise mais elle ne rythme pas du tout le film qui possède donc déjà une histoire assez molle. Pour ce qui est des acteurs, nous retrouvons une nouvelle et dernière fois Roddy McDowall de nouveau dans la peau de César et le reste du casting passe plutôt inaperçu, notamment dû à des rôles à la fois pas importants et pas vraiment intéressants. Il est donc grand temps que se termine cette saga originelle car "La Bataille de la planète des singes" confirme le fait qu'il n'y a plus grand chose à raconter.
La fin de La Conquête de la planète des singes pouvait laisser penser que l’épisode suivant nous expliquerait comment tous les singes ont créé leur propre société et appris à parler, comment les hommes ont déclenché une guerre atomique et comment ils ont perdu la parole. Étrangement, La Bataille de la planète des singes se déroule après tout cela (à l’exception du mutisme des humains qui n’est pas encore arrivé). On retrouve un César dont la personnalité est l’exacte opposée de celle avec laquelle La Conquête l’avait laissé : il est ici plus proche du sage que du révolutionnaire assoiffé de sang du quatrième épisode (surtout dans sa version non-censurée). On reste donc avec de multiples interrogations non-résolues. La raison de cela vient peut-être du fait qu’il aurait fallu montrer à nouveau un univers sombre, ce que ne souhaitaient plus les producteurs après la noirceur du quatrième épisode. En effet, l’ambiance est à nouveau plus familiale et, pour la première fois, le film se finit de manière optimiste, en nous montrant que l’on peut influer sur le futur. Toutefois, le dernier plan et le chahut entre un enfant humain et un enfant singe nous laisse penser que cet espoir est assez fragile. Pour l’instant donc, nous laissons les singes et les humains sur un pied d’égalité mais pour combien de temps ? Ainsi, l’histoire est beaucoup moins sombre que celle de l’épisode précédent et tire plus vers le film d’aventure et d’action que vers la parabole politique. Les scénaristes, sachant qu’ils écrivaient le dernier volet de la saga, ont également pris soin d’essayer de boucler la boucle en expliquant qui étaient les mutants, qui paraissaient si déplacés dans le second épisode. Toutefois, la psychologie de ces derniers est assez sommaire et nous ne croyons pas trop à leurs réactions. De plus, visuellement, ils sont assez peu crédibles car ils ne sont pas trop défigurés pour des personnes ayant été exposées à des radiations atomiques (le dialogue les décrit pourtant comme ayant muté et étant mutilés). Cela vient probablement de la volonté d’offrir un spectacle familial et du manque de moyens (pourtant plutôt bien caché par J. Lee Thompson). Le film est cependant plutôt distrayant à suivre et, même si certaines incrédibilités émaillent le récit spoiler: (les personnages qui vont dans une zone irradiées sans protection ; d’où provient le pétrole avec lequel les mutants font fonctionner leurs camions ??? ...) , le spectacle offert en proportion du budget et de l’objectif familial des producteurs ne doit pas fait rougir ses créateurs.
Après avoir vu l'excellent premier opus, un deuxième opus pas mal, mais sans plus, un excellent troisième opus et le chef d'oeuvre du quatrième opus, ce cinquième opus n'est pas non plus décevant. Cet opus conclut très bien cette saga, car la fin se termine très bien selon moi. Cette fois-ci, on participe à la bataille finale des singes, la dernière bataille plutôt. Le scénario est toujours aussi captivant, la dernière bataille des singes est très bien faite et surtout géniale,Spoiler : Spoiler : A part cela, les costumes sont toujours aussi bien faits, les acteurs jouent très leurs rôles, surtout celui qui joue le rôle César. Bref, le film se termine très bien, même si j'aurais préféré une autre fin. C'est le meilleur de la saga avec le quatrième opus. Un Chef d'Oeuvre, 5/5.
Dernier volet d'une saga culte et très rare des années 70 qui m'aura autant passionné par son déroulement, sa morale philosophique que par sa qualité visuelle, ce dernier volet restera personnellement le moins captivant et percutant de par sa mise en scène assez, le jeu trop théâtral des acteurs costumés comme non costumés, un scénario manquant cruellement de rebondissements et de scènes clés (même la découverte d'humains dans les souterrains d'une zone interdite manqua d'action), un final à moitié explosif n'ayant pas durer et spoiler: ayant trop ressembler à l'univers "Mad Max" malgré que ce dernier soit sorti en 79. Unique point intéressant, spoiler: découvrir César des années après la révolte contre les humains et le voir évoluer comme chef de clan avec sa femme et son fils. Mais cette positivité même manqua d'une direction percutante. Quant au personnage d'Aldo, ce "général" n'aura eu ni l'étoffe d'un militaire et encore moins l'autorité verbale avec un script allant sur certaines scènes, de la répétition indigeste au ridicule total. Ultime volet mal écrit, mal diriger et au final mal orchestrer, la Fox aurait simplement dû se contenter de conclure par son précédent film que par celui-ci n'apportant rien de concrets.
Le dernier opus de la première saga "La planète des singes" est critiquable pour sa mise en scène plus que quelconque due à un budget ridiculement petit mais reste tout de même assez correct. Les années ont passé après la rébellion des singes sur l'humanité, ils vivent désormais en harmonie avec les humains dans une sorte de ville construite en harmonie avec la nature. Cependant, des humains mutants vivent dans les sous-sols de la ville du précédent film, rasée par une bombe, et vont décider de prendre leur revanche sur César et son clan. Parallèlement, le gorille Aldo se révèle de plus en plus agressif et aimerait bien que les singes soient dirigés par quelqu'un de plus radical à l'égard des humains.. L'écriture est beaucoup moins subtile que pour les précédents films excepté peut-être le 2 spoiler: (le plan final du film montrant une statue de César en train de pleurer est maladroit car beaucoup trop symbolique) mais garde tout de même son lot de surprises et de bons moments spoiler: (la rivalité entre César et Aldo, et surtout l'histoire autour du meurtre de Cornelius, le fils de César) . L'orang-outan Mandemus est un personnage intéressant car il offre une critique de la violence humaine que les singes imitent involontairement spoiler: (ce qui sera souligné par la fin du film où l'on réalise qu'à partir du moment où un singe a tué un singe, ils ne valent finalement pas mieux que les humains) . Mais encore une fois, on a vraiment du mal à rentrer dans le délire à cause d'un budget beaucoup trop petit pour un film mettant en scène des affrontements entre singes et humains (les scènes d'action sont assez risibles et les masques des singes, réutilisés depuis le premier film pour la plupart, commencent à prendre un sérieux coup de vieux). Les décors du film sont plus que convenus, la plupart des scènes se passant dans une nature parsemée de quelques cabanes, ce qui est beaucoup moins convainquant que ce qu'on a vu dans le premier film. Un film au final assez regardable mais beaucoup trop convenu pour pleinement convaincre.
Cinquième et dernier épisode d’une saga qui critique autant qu’elle divertit. Les hommes ont cédé à la panique et ont presque détruit toute leur planète à coup de bombes atomiques. Les survivants, autant du côté humain que du côté singe, essayent de vivre tant bien que mal. Combats, découverte de l’autre, appréhension du futur, la saga ne perd pas de son éclat, reste sur la ligne conductrice qui l’a vu naître et prospérer. Au final, une saga tout à fait honnête, mouvementée, fidèle à ses principes de dénonciation/aventures.