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Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mai 2009
Brigitte Bardot -incarnation suprême de la beauté et de la grâce- et le charmant Marcello Mastroianni forment un couple très agréable à voir. Le scénario n'est certes pas vraiment passionnant et a un peu mal vieilli de par son romantisme mais le harcèlement des paparazzis (et des curieux en général) envers les stars est traité de façon réaliste et toujours d'actualité, plus de 40 ans après la sortie du film. Donc, si "Vie Privée" n'est pas un chef d'oeuvre, on reste quand même très loin du navet qu'évoquent certains et on regarde deux acteurs icônes de toute une époque évoluer avec grand plaisir.
Un film injustement sous-estimé, sans doute parce qu’il s’agit d’un film bizarre, en fait un quasi documentaire sur Brigitte Bardot alors au firmament de sa carrière, en 1962, elle tournera Le Mépris l’année suivante. Elle s’appelle Jill dans le film, pour sauvegarder les apparences, mais tout y est : la vedette de cinéma qui surgit d’un coup, les amants qui passent, le harcèlement des paparazzi, la dépression et le refus de tourner. Une autobiographie filmée par Louis Malle, visiblement fasciné par la plastique et, surtout, le visage de l’actrice. Les lieux changent quelque peu, on passe de Genève à Paris puis à Spoleto, où elle retrouve le beau Marcello Mastroiani. Un film réussi, prenant, esthétique, à connaître. > Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
C'est bien filmé, c'est du Lous Malle mais c'est très ennuyeux et même si on comprend le message il n'y a pas vraiment d'intérêt à suivre la vraie fausse Brigitte Bardot. Ce qui reste intéressant c'est de voir que la vie privée des célébrités posait déjà problème il y a 70 ans et pourtant sans réseaux sociaux.
"Vie privée" est le portrait -et même le destin- d'une star de cinéma harcelée par les médias, et toute ressemblance avec son interprète n'est pas fortuite. Avec une certaine malice, Louis Malle commence par mettre en scène la jeune femme, Jill, alors inconnue, dans une représentation édulcorée digne des romans-photos. Puis le cinéaste présente Jill-Brigitte Bardot dans son ascencion fulgurante vers la gloire, et désormais la cible des foules, des photographes et de l'inquisition de la presse. Une sujétion à laquelle Jill n'est pas préparée. Sa vie privée, sa véritable nature, sous les effets conjoints de l'anxiété et de la calomnie, sont constamment menacées. spoiler: C'est dans sa fuite et sa tentative de renaissance ou de reconstruction auprès de Fabio , metteur en scène de théatre (Marcello Mastroianni), que se dessinent les scènes importantes du film. Louis Malle évoque, au moyen de moments intimes et d'ellipses, la vulnérabilité psychologique de son héroine et les étapes successives qui la conduisent vers un dénouementspoiler: tragique et symbolique.
Le sujet est assurément intéressant mais, en définitive, ni la mise en scène ni les personnages ne sont véritablement attachants ou séduisants parce que trop distants, peut-être, ou ne parvenant pas à donner assez d'intensité à ce drame de la célébrité.
Pour BB vue par Louis Malle, illustration de la contre partie du succès. Nous sommes en 1962 et le sujet se pose déjà, un film d anticipation. À côté de cela l intérêt reste limité par son caractère juste documentaire et voir … BB.
A l'inverse de la plupart des commentaires je trouve que le film n'a pas vieilli tant que ça, il y a même une certaine modernité dans le jeu des acteurs tentant de se protéger de la notoriété comme le ferait aujourd'hui n'importe quel rock star. Brigitte Bardot est plus que crédible dans son propre rôle et l'enchainement des séquences jusqu'à la fin inéluctable est parfaitement maitrisé par Louis Malle. Et puis comme le dit Mastroianni dans son dernier dialogue, "nous n'y sommes pour rien, ce n'est pas notre faute". C'est bien là une définition de la tragédie, spoiler: tragédie moderne rejoignant l'antique qui se jour sur la scène dans l'antique cité de Spoleto.
C'est un très bon film tourné par Louis Malle. Un film sorti en 1962. Il manque certes un peu de subtance, comme tous les films suisses d'ailleurs. Un film tourné à Genève. Brigitte Bardot toujours autant tragique. Depuis la vérité sortie en 1960, elle tourne uniquement avec les plus grands.
Deux monstres sacrés du cinéma dans ce mélodrame sur la nuisance des paparazzis et l’adoration parfois malsaine des admirateurs. Bien que la direction d’acteurs ne soit pas toujours au top, BB ne s’en sort pas trop mal face au monstre sacré du cinéma italien.. Le film prend de la hauteur dans sa séquence finale italienne à Spolète, admirablement filmée. A noter l’interprétation de la chanson « Sidonie » de Charles Cros.
Il y a des plans magnifiques, des beaux dialogues, une belle interprétation, un ton à la fois comique, sincère et tristement anecdotique. Le film nous parle de cette star, Bardot qui n'en peux plus. Un dernier signal d'alarme, un cri, une chute qu'elle annonce. Mais ces fondus au noir, ces ratés techniques, cette musique horrible (une des pires BO qu'il m'a été donné à entendre) peut être du au manque du budget et au projet initial (un téléfilm de commande). Bref c'était bien, mais ça aurait pu être tellement mieux !
Ce film n'est certainement pas le chef d'oeuvre de Louis Malle, réalisateur atypique de par la multitude des genres cinématographiques et des thèmes abordés dans ses films. Si l'idée est intéressante à la base (faire joue le rôle d'une starlette idolatrée par Brigitte Bardot qui fut elle-même dans cette situation dans les années 50), l'intrigue est peu dense et on s'ennuie assez rapidement.
Merveille absolue, symbiose idéale entre deux génies : BB et Marcello, magnifiés par le regard que Louis Malle pose sur eux. Tout est poésie, intelligence, justesse, réalisme, perfection technique des cadrages et du montage dont la modernité n'a pas pris une ride. La présence de BB est électrisante comme au premier jour, véridique, profondément tragique, magistralement vivante. Peu d'actrices dans toute l'histoire de cet art étrange ont eu autant d'humilité, de justesse, BB est la vérité même. Le couple qu'elle forme avec l'irremplaçable Mastroianni traverse les décennies sans ternir d'une image. Tout y est justifié, humainement exact. Penser que ce film intemporel a soixante-deux ans est simplement stupéfiant, A-t-elle regardé ce soir son film depuis La Madrague ? On se plaît à se le demander mais il se pourrait qu'elle se fiche du cinéma depuis longtemps.
Pour les Bardophiles, cet objet rare constituera sans doute une sucrerie à savourer cet été avec délectation. Pour les autres, dont je suis, ce ne sera qu'un film assez décevant, qui échoue à nous faire partager les tourments existentiels d'une petite fille gâtée.
Boff boff ! Deux acteurs-cultes essayent de mettre un rythme, un élan, à ce film qui tourne en rond et dont il ne ressort pas grand-chose. Tout au plus, peut-on se rendre compte de l'influence très néfaste des paparazzi sur la vie privée... mais ça on le savait déjà.