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Un visiteur
4,0
Publiée le 14 mai 2007
Deux êtres, tour à tour, sabîment et se blessent sentimentalement. Le duo Dewaere-Deneuve est saisissant, ne parvenant jamais à livrer leur amour à temps.
De l'aveu même de Téchiné, le désir de réunir Deneuve et Dewaere est à l'origine du projet. Et, de fait, le film vaut surtout pour la confrontation des deux monstres sacrés. Ils parviennent à insuffler une complexité et une incroyable humanité à un scénario un peu trop corseté et attendu (sur le mode du mélo déflationniste - on est ici loin du lyrisme d'un Douglas Sirk). La mise en scène a une belle tenue (Biarritz et sa côte se prêtent magnifiquement au scope et à la lumineuse photo de Nuytten), mais demeure par trop figée. Bref, tout cela est un peu coincé aux entournures, mais palpite grâce à l'intensité de l'interprétation.
Hôtel des Amériques, film français de 1981. Le film est correct dans l'ensemble. Heureusement que Patrick Dewaere fait partie du casting est donne un petit coup de pouce au film. Il est possible d'être quelques fois charmé par certaines scènes très bonne. Le réalisateur André Téchiné a choisi la facilité qui donne un petit manque de facilité Scénario banal, un film typiquement français. Il occupe le temps.
Beau couple à l'affiche, l'excellent Dewaere comme toujours très bon mais dommage pour Deneuve chez qui ne transparaît aucune émotion. C'est d'un ennui et tellement morne de bout en bout, ce n'est donc pas un film que je recommande.
Un classique de la romance compliquée à la française. Le couple Dewaere-Deneuve est très bin et fort en émotions. On pourra simplement reprocher que le film n'aille pas très loin en termes de rythme et de complexité de scénario.
Un joli portrait croisé qui tient sa puissance de la brume qui semble le cerner. Le jeu avec la folie est plutôt bien géré et le couple d'acteurs est à la hauteur de l'ensemble.
Jouant sur 1 marivaudage classique, A.Téchiné nous conte ici une bonne histoire ayant pour principal thème l’amitié & tente de nous démontrer qu’il est parfois un peu + agréable d’être l’ amant que le mari, mais seul P.Dewaere a l’air de croire au récit qu’il porte d’ailleurs essentiellement par son allant.
Un film sensible et délicat, dans lequel Téchiné expose une histoire d'amour où la passion (au sens de souffrance) semble exclure le quotidien et l'ordinaire. Intéressant mais sans doute trop construit sur l'image même de ses acteurs: on a le sentiment de voir Dewaere et Deneuve, chacun à son tour, "imiter" ce que médias et grand public pensaient d'eux, entre la sensibilité exacerbée de l'un et le côté "papier glacé " de l'autre. Les personnages secondaires servent peu l'histoire, et la mécanique connue se déroule sans surprise, même si la caméra de Téchiné nous offre en compensation quelques jolis plans.
J'aime beaucoup Deneuve et Dewaere et c'est pour cela que le film m'intéressait. Mais finalement déception : mise en scène classique, scénario redondant et personnages trop imprévisibles dans leur réactions. Du coup on ne comprend pas toujours les sentiments de ces amoureux. Dommage j'aimais bien l'idée de ce duo d'acteurs.
Les amours impossibles de personnages en opposition de caractères et d’éducation - augmentées par l’impuissance à remplacer un mort idéalisé - traitées dans un style Nouvelle Vague avec une liberté de tons et de mœurs post-soixante-huitarde gentiment démodée… Bien qu’un peu trop âgé, un rôle que l'excellent Patrick Dewaere a dû trouver fait pour lui…
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1,0
Publiée le 3 juillet 2021
Deneuve joue le rôle d'Hélène une dame qui est manifestement en deuil d'un amant mort. Elle n'arrive pas à vivre sa vie. Cependant lorsqu'elle rencontre Gilles (Patrick Dewaere) ils deviennent amants et même s'il n'y a absolument aucune alchimie entre eux mais alors aucune. Quant à Gilles il semble très lunatique et il est ami avec un type qui aime voler et frapper les homosexuels. Cela aurait pu être intéressant car cette manifestation gay aurait pu indiquer que Gilles et son ami étaient amants ou avaient des sentiments sexuels l'un pour l'autre. Cela aurait pu rebuter certains spectateurs et cela aurait vraiment semblé plausible et intéressant. Et tout au long du film il ne fait rien pour changer cette opinion. En fait au fur et à mesure que le film progresse il devient de plus en plus de mauvaise humeur jusqu'à ce que vous soyez prêt à crier à l'écran pour lui demander He Dewaere arrête de bouder et soit un homme un vrai...
Ce sont tous les deux des paumés. Ils ne savent pas ce qu’ils recherchent mais ils forment à coup sûr un couple toxique. L’un détruit l’autre. De part les fantômes du passé ou les rêves inaccessibles. Leur rencontre fut une erreur. Et leur destin commun une chimère dans un hôtel américain fantasmé, lieu d’une vie ensemble totalement impossible.
Je n'en ai vu que deux jusqu'à présent, mais je sais déjà que les films d'André Téchiné ne sont pas pour moi. Ce ne sont pas les histoires que le monsieur raconte qui ne me conviennent pas, mais sa façon de faire. Ça m'ennuie. J'avais fait une sieste (excellente par ailleurs) devant "Le lieu du crime" et j'ai bien failli en faire autant devant cet "Hôtel des Amériques", titre d'ailleurs bien ronflant (pour ne pas dire prétentieux) pour un film comme celui-là. J'ai été séduit par les 20 premières minutes et ensuite, progressivement, je me suis désintéressé de ce que j'étais en train de regarder. Ça n'est même pas le scénario décousu ou la (très grande) lenteur de l'ensemble qui pose problème, mais bel et bien le couple en question. Il est tout simplement impossible d'y croire tant il n'y a aucune alchimie. Ce qui signifie par la même occasion qu'il n'y en a aucune entre Catherine Deneuve et Patrick Dewaere. L'une est froide au possible, sans expression, sans rien alors que l'autre hérite d'un de ses plus mauvais rôles. On est loin, bien loin de ce que Sautet, Verneuil, Corneau ou Jessua lui ont proposé. Si nous n'avions pas eu la Nouvelle Vague nous n'aurions certes pas connu Malle ou Chabrol, mais on aurait surtout évité des films comme celui-là qui, en 1981, ennuyaient déjà les spectateurs.