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4,0
Publiée le 25 avril 2010
En 1981, Patrick Dewaere est contactè par Andrè Tèchinè pour tourner "Hôtel des Amèriques", en covedette avec Catherine Deneuve, Etienne Chicot et Sabine Haudepin: un nouveau rôle de dèsespèrè qu'il devra interprèter dans la belle ville de Biarritz! Patrick ètait un acteur absolument remarquable, ce n'est un secret pour personne! Mais à vrai dire, Tèchinè a eu quelques difficultès avec lui parce qu'il ne le connaissait pas et que Patrick avait tendance à travailler d'une manière qui ne correspondait pas à sa dèmarche! Pourtant le jeu de Dewaere est très construit, très règlè, presque trop, dans un rôle extrêmement ciselè! Le film est essentiellement romantique avec ses dècors nocturnes, cette solitude et ces peines de coeur! Brillamment interprètè par la douleur permanente dans les yeux de Deneuve et la fatigue dans la dèmarche de Dewaere, "Hôtel des Amèriques" est le plus beau film de Tèchinè, le plus sombre aussi...
« Hôtel des Amériques » a beau ne pas être ce que je préfère au cinéma, il serait pour autant injuste de passer sous silence les grandes qualités du film. D'abord, alors qu'il est aujourd'hui monnaie courante de nous asséner des histoires d'amour fades et sans intérêt, il est bon parfois de se rappeler qu'un thème aussi beau et universel peut être traité différemment, la complexité des sentiments étant parfois très difficile à exprimer. C'est ce que nous décrit ici André Téchiné, donnant à son œuvre un ton étrange, singulier, mais souvent séduisant tant on se reconnaît aisément dans de nombreuses situations, incapable parfois de comprendre celui ou celle qu'on aime tant. Certains n'adhéreront pas à cette démarche, le rythme restant jusqu'au bout assez lent, mais le résultat n'en reste pas moins pudique et sensible, exprimant avec beaucoup d'élégance les joies et les douleurs de ce couple complexe, remarquablement interprété par Catherine Deneuve et Patrick Dewaere. Dans son genre, une réussite.
Bon c'est pas demain la veille qu'André Téchiné fera partie de mes cinéastes favoris. Après la déception des "Roseaux sauvages", j'ai décidé de lui redonner une seconde chance avec ce film par la curiosité de voir ce que peut donner la confrontation entre l'acteur le plus rebelle et l'actrice la plus élégante et glacée du cinéma français. Ben ce duo comme le montre quelques rares scènes aurait pu totalement fonctionner si il y avait eu un scénario à la hauteur. Parce que la seule chose que j'ai vu c'est un homme et une femme se disputer sans cesse pour des broutilles tout au long du film. Ca va cinq minutes mais déjà que ça me gonfle de voir des disputes dans la réalité alors pendant près de 100 minutes... Bon peut-être une troisième mais dernière chance, on ne pourra pas dire que je fasse preuve de mauvaise volonté.
Un film classique et rigoureux servi par des acteurs géniaux et une histoire intéressante. Téchiné nous raconte l'histoire impossible de deux êtres brisés par la vie. Au fil de leurs rencontres et de leurs échanges dans la bonne ville de Biarritz, on en apprendra plus sur leur vie, leurs doutes et leur désespoir. Car c'est là le centre du film : ses personnages sont complexes, et rien n'est donc facile pour eux. L'évolution des personnages est délicate mais bien réelle et on observe ces éclopés de la vie avec fascination et empathie. Le tout reste assez atone et il faut bien avouer qu'il ne se passe pas grand chose. Malgré tout le duo Deneuve Dewaere fonctionne : les deux acteurs sont habités et tout à fait crédibles.
hétique. André Téchiné ou l'incarnation même de la vacuité. Tout sonne faux, et ce dès les premières secondes : les dialogues surtout, les personnages, l'interprétation (des acteurs principaux au moindre des figurants, excepté Dewaere bien sûr), l'« histoire » (appelons plutôt ça le prétexte), les mouvements de caméra, la mise en scène, la musique (un ersatz de Georges Delerue). Apparemment Téchiné n'a pas peur du ridicule, il enchaîne les banalités en tous genres, les lieux communs, les clichés les plus grossiers, quand ce n'est pas navrant de vulgarité. Catherine Deneuve avec son visage figé de poupée est totalement insignifiante (pas sûr que ce soit uniquement dû à Téchiné), et Patrick Dewaere hérite d'un rôle stupide et honteusement sous-développé. A se demander ce qu'il fait au milieu de cette farce grotesque, ce simili-film ridicule et prétentieux. 90 longues minutes de vide, de facilité, de lobotomisation totale. Quel statisme! Quelle tiédeur! Quel infantilisme! On croirait qu'on a forcé Téchiné à faire son film tellement il assure le service minimum. A moins qu'il ne soit tout simplement mauvais, même s'il se croit sans doute l'égal d'un Truffaut. Le niveau de l'ensemble n'est même pas digne d'un bête film amateur, heureusement que la photographie soignée de Nuytten donne l'illusion qu'«Hôtel des Amériques» s'apparente au cinéma. A réserver aux insomniaques. [0/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Film pénible, ringard et démodé. Tout juste positif, le charme de Catherine Deneuve qui a cependant bien du mal à jouer les passionnées, le jeu virevoltant de Patrick Dewaere encore cantonné dans ses rôles de jeune immature et qui ne veut pas vieillir, et surtout la très belle photo des décors nocturnes. Au passif, tout le reste : une histoire qui se veut romantique et qui sonne faux, des personnages falots et sans consistance (la palme à Étienne Chicot qui joue les Michel Blanc de caniveau et à François Perrot, aussi expressif qu’un brancard). Je pense que Téchiné a estimé que deux stars suffiraient à faire un bon film, il s’est planté, comme tous ceux qui sont déjà tombés dans cette facilité.
Bien qu'Hôtel des Amériques exhibe tous les signes du grand film français - grands acteurs, grande musique, grands décors - il s'avère en fait complètement stérile et laisse absolument de marbre.
J'ai un vague souvenir nauséeux de ce film lorsque je l'avais vu en salles à 16ans, en combien, 1981 ? C'est ca ? Oui, 1981 ! Je viens de le revoir, 27 ans plus tard... Un film sur deux êtres dont les vies se croisent quelques mois durant, le temps pour chacun de faire une mise au point, ensemble et/ou séparemment, en couple uni ou non, et de repartir avec regrets, chagrins, espoirs et souvenirs vers d'autres horizons ! Un magnifique film intimiste de Téchiné, le plus beau peut-être. Et la pluie qui tombe sur Biarritz, tu l'as connue, Joyce ?
Avec sa délicatesse habituelle, André Téchiné évoque la difficulté d'aimer par-delà les classes sociales, les traumatismes du passé, les angoisses du présent. Le décor, plombant de solitude, ajoute à la mélancolie du film. Une mélancolie joliment exprimée aussi par la BO. Dewaere et Deneuve sont beaux et bouleversants. Traitée simplement et pudiquement, cette histoire d'amour entre deux êtres perdus laisse émaner une grande tristesse, mais capte également un espoir fou. Il y a beaucoup de grâce et d'émotion dans ce film.
Une femme et un homme évoluant dans des univers très différents, nullement destinés à se rencontrer, vont se laisser embarquer par un hasard du destin dans une histoire d'amour déséquilibrée et torturée. spoiler: N'accouchera de cette chancelante idylle que solitude et incompréhension. Superbement porté par Catherine Deneuve et Patrick Dewaere, ce film de Téchiné se déroulant dans une Biarritz évoquée mais jamais réellement montrée distille une atmosphère particulière qui vaut le détour.
Une magnifique et ténébreuse histoire d'amour, avec une Deneuve et un Dewaere jouant à fleur de peau et une pléiade de seconds roles magnifiques (Balasko en tete). Techiné distille les sentiments amoureux pour en extraire une quasi-pureté. Sublime.
Film niais et ennuyeux au possible avec des péripéties rocambolesques sans intérêt si ce n'est que pour combler les lacunes scénaristiques. C'est tellement creux que les acteurs ont l'air de s'ennuyer tout au long du film. Dewaere alcoolique et méprisant sans raison, Deneuve sans passion qui s'évertue à aimer cet homme sans qu'on comprenne son ambition, un ami suspect et peu recommandable qui ne pense qu'à tirer son coup qui finit en prison... la coupe est pleine ! Téchiné a réuni 2 acteurs alors au sommet de leur gloire mais n'a pas réussi à exploiter sa caméra pour exploiter leurs talents.
La tragédie des regrets amoureux bien retranscrite au cinéma ça fait toujours mouche, et quand c’est servi par un duo Dewaere/Deneuve on appelle ça une valeur ajoutée, j’ai aimé la simplicité du film, Téchiné ne nous bourre pas le mou avec des flagorneries niaises, il va a l’essentiel, et ce qui est primordial ici c’est cette complexité du couple dans ce qu’il a à la fois d’individualiste, fusionnel et aliénant, et c’est très vrai et bien capté. Seul petit défaut pour moi : la réalisation, qui n’a pas de réelle particularité, enfin pour dire vrai je me suis demandé à plusieurs reprises ce que le film aurait donné avec un Dumont ou un Brizé derrière la caméra par exemple, mais bon c’est vraiment pour pinailler. Excellent film.
C’est avec Hôtel des Amériques que le réalisateur André Téchiné rencontre pour la première fois celle qui sera sa future actrice fétiche, Catherine Deneuve. Tout y est d’une rare simplicité : le jeu époustouflant de Deweare, tout comme celui de Deneuve, l’histoire contée, la musique de Philippe Sarde... Et paradoxalement, la mise en scène de Téchiné est flamboyante, hyper esthétisée notamment au niveau de la photographie, très belle et contrastée. Pas étonnant d’ailleurs que Deneuve dise de lui « C'est un des metteurs que je préfère et avec qui j'aime le plus travailler. (...) il fait des films intimistes qui ont une ampleur, comme les films de Jacques Demy. Ce sont des films à la fois très lyriques et simples ». A travers l’histoire de deux êtres qui ne se trouvent jamais, en permanence décalés par rapport à l’autre, Téchiné retranscrit la valse des sentiments qui habite chacun de nous. L’avant-dernière scène, celle de la valse justement, est très symbolique : au milieu des invités tourbillonnants, chaque personnage surprend l’autre, que ce soit Colette qui avoue aimer Bernard plus qu’elle ne le dit, ou la jeune Elise qui déclare son amour à un cinquantenaire. L’apogée de ces contradictions se situe dans la scène où Hélène déchire la photo de Gilles sans néanmoins parvenir à la jeter par la fenêtre, et dans la bouleversante scène finale de la gare, où Gilles s’aperçoit qu’il a plus d’un train de retard.