Je m'attendais à quelque chose d'exceptionnel, la promesse du film donne l'eau à la bouche : des flingues avec Clint Eastwood incarnant le rôle d'un inspecteur de police. Quoi de mieux ? Malheureusement j'ai été assez déçu par le film notamment du fait du méchant qui est une tête de noeud insipide et sans charisme mais aussi à cause du rythme très lent du film. Finalement hormis quelques phrases cultes de Clint il ne restera pas grand chose du visionnage de l'inspecteur harry. Dommage !
Assurément estampillé 70s - ce qui induit un vieillissement certain du film - ce récit ne vaut pas tant pour son intrigue policière fort classique voire prévisible que pour le portrait du protagoniste incarné avec force par un charismatique Clint Eastwood.
J'arrive après la guerre, comme on dit, pour critiquer ce film avec un regard de 2024. Le film est bon, la réalisation est datée mais, oui elle date. Clint Eastwood est à son top, dans son genre de prédilection, le justicier. Le scénario est bon, malgré quelques lacunes, et nous offre les débuts de Dirty Harry. Les socialistes le déteste, la droite l'adore, bref, du bon policier à l'ancienne.
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4,0
Publiée le 3 juillet 2020
Qui n'a jamais entendu parler de « Harry le Charognard » alias Clint Eastwood dans le cèlèbre "Dirty Harry", le classique de Don Siegel ? Ce rèalisateur prestigieux a donnè en 1971 un sèrieux coup d'envoi au policier marginal et à ses mèthodes! Plus qu'un personnage rèvoltè qui baigne dans un San Francisco violent, l'inspecteur Harry Callahan est un mythe à lui tout seul et il fallait l'allure et le regard glacè de Clint pour se l'approprier en menant la guerre contre le crime par tous les moyens! L'humour distanciè fait autant de ravages que le 44 Magnum de Callahan! Eastwood est à l'image de Harry et accumule les exploits face au mèchant Andrew Robinson, tourmentè à souhait, avec ses èclats insensès de violence! il y a plus : une mise en scène d'une folle originalitè avec des angles impossibles et des rèpliques qui font dans le culte et le sans fioriture! Bref, un incontournable du policier amèricain et le meilleur volet de la franchise! On notera aussi l'excellente partition du grand Lalo Schifrin...
Tout juste après la sortie de « Les Proies », Don Siegel et Clint Eastwood se retrouvent pour un policier très ancré dans les faits divers d’une ville où le taux de criminalité a énormément grimpé. San Francisco est une ville rongée par les vices et par la rage de vaincre tout obstacle qui se dresse face à lui. Or, ce genre d’homme aussi convaincu par la justice ou le crime, il y en a pour tous les goûts. Et c’est en introduisant un personnage atypique, non loin d’être solitaire, mais surtout captivé par ses compétences qu’il met au service de sa justice, sa propre vision.
S’il pense que ce qu’il exécute est noble et parfait, cela ne veut pas pour autant dire que c’est ce qu’il faudrait faire. Voilà toute l’ambiguïté du personnage campé par Eastwood, Harry Callahan, un inspecteur dont le quotidien est chargé, à l’image de son magnum 44, qui ne manque pas de personnalité. Et grâce à la partition de Lalo Schifrin, nous sommes plongés dans le rôle des deux prédateurs. On y reconnaît d’un côté la soif de sang et de l’autre le doute et la détermination. Un jeu de chasse prend alors forme dans une ville qui instaure un climat d’indifférence. Le système mis en place n’est pas adapté à la justice que prône Callahan, alors que ce dernier vit encore pour elle.
Le discours tient autant pour ce héros détestable dans l’attitude que pour les nombreux policiers en fonction, certains perdant leur vie. Il existe comme un hommage aux victimes, qui n’héritent pas des droits qui leur sont accordés. Alors que les psychopathes comme le Scorpio passent à travers les mailles des forces de l’ordre, la question d’équilibre est remise au goût du jour et en public. Qu’est-ce que la loi ? Entre les pauvres qui se soulèvent et les délinquants qui se manifestent aux heures sombres, il existe un sentiment d’insécurité dans une ville où tout peut arriver à n’importe qui. Personne n’est intouchable, ni même Harry et sa vocation. Cependant, il n’hésite pas lui-même à se révolter contre sa hiérarchie s’il n’est pas entièrement satisfait. Il provoque toute la tension dont nous avons besoin pour brosser un portrait ouvert d’un monde presque oublié, mais qui marque un temps dans le cinéma d’action et les polars les plus sophistiqués.
La hausse de la criminalité, l’affaire du Zodiac qui sème la pagaille dans les rues, la guerre du Vietnam et les retombés sur l’Amérique, tout porte à croire que « L’Inspecteur Harry » (Dirty Harry) tombe à pic et dans l’environnement souhaité. Siegel et Eastwood portent l’étendard d’une justice promise aux habitants en quête de sécurité et de vengeance. Le canon de Harry vise juste dans ses intentions et il le prouve dans ses diverses missions où il se repose sur l’expérience. Il dégage tout ce qu’on peut aimer d’un bon film policier, notamment qu’il ne suit pas la tendance de spectateurs capricieux ou de politiciens dont la cote se dégrade, non. Le film s’exprime simplement, coup par coup, étape par étape, dénonçant la malveillance et la trahison du système judiciaire.
"L'inspecteur Harry" de Don Siegel marque l'histoire du genre policier avec un héros raciste, qui n'a pas sa langue dans sa poche et aux méthodes musclées face à un tueur en série nommé "Scorpion" qui est inspiré dans la vraie vie du "Zodiac", un assassin sans scrupule qui fera une adaptation cinématographique du mème nom en 2007 par David Fincher. Ce criminel tue d'abord ses cibles comme un sniper sur les toits contre une rançon puis récidive sur des femmes qui fera du soucis à la police du coin. Pour incarner le role de l'inspecteur Harry, beaucoup de vedettes ont refusé ce role pour leur image jusqu'à Clint Eastwood qui fera de lui aux Etats-Unis une star au point de reprendre son personnage avec trois suites. Le cinéaste Don Siegel signe une excellente mise en scène avec une bande originale assez cool à la mode de l'époque. Le comédien qui joue Scorpion dont j'ai oublié son nom est glacial et inquiétant dans son personnage au point d'avoir effrayer les spectateurs à l'époque et n'avoir qu'une petite filmographie avec ce role marquant (d'après ce que j'ai lu). Un classique de genre.
Clint Eastwood est L'Inspecteur Harry dans ce film policier au personnage fort mais qui est un peu le seul intérêt de ce long-métrage. En effet l'histoire qui met en scène un flic qui poursuit un tueur et preneur d'otage est très basique, sans surprises et très conventionnel. Le rythme est lent et linéaire et même les fusillades n'arrivent pas à dynamiser le tout. Pour autant ça se laisse suivre et l'on a envie de connaitre la fin mais l'atout principal du film c'est clairement le personnage d'Harry. Clint Eastwood incarne un Harry classe et aux méthodes controversés qui n'en fait qu'à sa tête. Malheureusement les personnages qui l'entourent n'ont aucune profondeur notamment l'antagoniste et le casting est loin d'être flamboyant. Petite déception aussi au niveau des dialogues, j'aurais espéré plus de répliques cinglantes mais hormis deux ou trois fulgurances c'est plutôt fade. La réalisation pour sa part est inégale, il y a pas mal de longueurs dans de nombreuses scènes et les passages de nuit qui sont très présent sont beaucoup trop sombres ce qui fait qu'on y voit pas grand chose. Reste une b.o. qui accompagne bien le tout mais qui est loin d'être mémorable ainsi qu'une fin sans saveur. Au final L'Inspecteur Harry est un film à peine bon qui est loin d'être indispensable.
On entre dans l'air Harry, le charognard, plus de place pour le compromis, il défouraille la racaille et voit ensuite s'il lit ses droits ou pas au gars gisant au sol. Anticonformiste, le film s'inscrit dans un nouveau genre, on ne transige pas avec les criminels. Un nouveau ton, un nouveau style et surtout un Clint EASTWOOD hors norme avec un personnage qui va lui coller à la peau. On connait tous ce personnage intransigeant et ses répliques à couper au couteau. Un pur bonheur de redécouvrir ce film vintage à souhait.
Des répliques cinglantes pour un polar musclé avec l'impassible Clint Eastwood au top de sa forme. Si le film a un peu vieilli, il reste une référence.
Un thriller sombre et violent maîtrisé de main de maître du début à la fin. Une ambiance très glauque, oppressante durant tout le film mais qui nous entraîne très facilement dans cette histoire au final assez simple. Mais simple ne veut pas forcément dire nulle, surtout quand on sait contrôler son sujet. Pas de réelle surprise, et pourtant on sent une véritable tension à chaque scène, à chaque minute. Les dialogues sont tout aussi simple, mais terriblement mordant et efficace. Le final nous offre un duel pour le moins épique et pourtant réalisé avec tant de simplicité. Une histoire servie par des acteurs vraiment très bons, notamment Clint Eastwood qui survole le film avec une aisance rare. Il incarne complètement son personnage et en devient bluffant. La mise en scène du film aide énormément à installer cette ambiance noire et glauque avec pourtant un nombre incroyable de scènes en pleins jours. Comme quoi, y'a pas nécessairement besoin de tourner la nuit pour obtenir le même résultat. Les décors sont superbes et les cascades orchestrées de façon admirable. Bref, un super thriller que j'ai mis trop de temps à découvrir.