Des profs déjantés, comme on aimerait (ou pas) en avoir! Certes, nos personnages sont trop extravagants pour paraitre réels mais ils sont drôles et font passer un bon moment de divertissement au spectateur. Le charme et l'aisance de jeu de Bruel et Luchini, crèvent l'écran. Seul bémol, la fin, trop loufoque à mon goût.
P.R.O.F.S. de Patrick Schulmann est, à mon maigre souvenir, un film très moyen. En effet, cela fait des années que je ne l’ai pas vu, et c’est bizarre mais ça ne me manque pas trop comme film. Les teen movie de l’époque ne me font pas faire de grands bonds (La Boom y compris). La seule chose que je me souviens de ce film c’est la relation entre le prof Bruel et une élève dont j’ai oublié le nom, qui mettra la vie du prof en danger, bref je crois que c’est ça, rien de folichon. Le synopsis est en effet bien maigre, c’est juste l’enseignement du point de vue des profs, rien de très original. Les acteurs, connus ou pas se débrouillent pas trop mal, en même temps c’est leur métier de s’adapter à leurs rôles. Je me souviens aussi d’une scène particulièrement ridicule, celle où je ne sais qui déshabille une femme parce qu’il est en colère…Bref passons, je ne sais pas si ces scènes plaisaient à l’époque. Le scénario, c’est pareil ça n’a rien d’extraordinaire, il correspond bien au synopsis et il se déroule plutôt bien au fur et à mesure que le film avance. D’ailleurs malgré ses 1h35 le film paraît bien plus long. P.R.O.F.S. est ce genre de film que s’il n’existait pas, ce n’est pas grave on peu très bien s’en passer. Donc voilà, il faut retenir que c’est le bon gros teen movie typique des années 80, qui a connu son succès notamment grâce au casting (Patrick Bruel), mais qui franchement ne casse pas trois pattes à un canard.
Tragiquement disparu en 2002, Patrick Shulmann donne libre cours à son style délirant, décapant et contestataire dans une comédie sympathique des années 80 voguant sur un air des "Sous Doues". Enorme succès de l'année 1985 avec plus de 3 millions d'entrées dans les bacs, c'est ainsi que la "Bruelmania" commença.
A regarder (ou plutôt à revoir) cette comédie très années 80, on se dit que tout cela a beaucoup vieilli. Entre les images ternes et laides, les fringues terriblement affreuses (mais qui a choisi les vêtements de Patrick Bruel ?), les blagues de potaches franchement lourdes, les scènes de nudité incontournables de l’époque et le propos général, on se demande bien comment on a pu trouver ça réellement désopilant à l’adolescence. Il n’empêche que, à la revoyure, on rit encore. Reproduction mécanique devant un spectacle qui joue le refrain de la nostalgie ou réussite comique véritable ? Certainement un peu des deux. Car si on rit des scènes les plus grotesques, c’est bien qu’on retrouve notre regard de gamin parce que, très honnêtement, cela ne vole vraiment pas haut. Navigant entre bêtise et vulgarité, les scènes comiques du film sont globalement souvent navrantes. Certaines sortent du lot mais on est vraiment au ras des pâquerettes. En revanche, l’œil adulte permet de dévoiler une certaine finesse dans quelques portraits et une peinture plutôt juste dans cette période de transition dans l’enseignement. On y trouve même une mise en abyme très pertinente sur la difficulté d’intéresser les plus imbéciles à l’art. Une comédie qui ne fait certes pas toujours dans la dentelle, qui est parfois maladroite et mal conduite, mais qui n’est pas aussi bête qu’elle veut bien le faire croire. Avec sa joyeuse bande de profs parfaitement interprétés (on ne peut en dire autant des élèves), on obtient une comédie tout à fait regardable plus de trente ans après.
« . » est une comédie des années 80 qui critique avec impertinence le système éducatif français. À travers Frédéric Game, professeur de littérature anticonformiste interprété par un jeune Patrick Bruel, le film dépeint une rébellion loufoque contre l’autorité rigide de l’école. Les blagues potaches — rasage en Hitler, profs ivres — m’ont fait sourire, même si certaines scènes manquent de finesse. L’alchimie entre les acteurs, notamment Fabrice Luchini en artiste excentrique, porte le film : leurs dialogues vifs et leur complicité rendent ces enseignants marginaux attachants. Si le scénario tangue parfois entre satire et farce, il questionne avec justesse l’obsolescence des méthodes traditionnelles face à l’ère numérique — une réflexion étonnamment actuelle. Les décors vieillots des salles de classe rappellent aussi le sous-financement chronique des établissements publics, détail qui ajoute une touche réaliste. Bien que loin d’être un chef-d’œuvre, ce film cultive un charme désuet, entre révolte adolescente et clins d’œil à la contre-culture. Une plongée amusante dans une époque où l’école française tentait de se réinventer… non sans résistances. Big up à Christophe Bourseiller, formidable couteau-suisse des arts et j’aurais rêvé plus utilisé au cinéma. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Un nouveau prof de lettres arrive dans un lycée, ce qui provoquera une prise de conscience de ceux déjà sur place.
Il est des films qu'il vaut mieux laisser au passé. Je l'avais beaucoup aimé quand j'étais ado et j'en gardais un très bon souvenir. En le regardant à 41 ans la mayonnaise a beaucoup moins bien pris.
Déjà le sourire suffisant de Patrick Bruel a de plus en plus de mal à passer avec moi. C'est dommage, son rôle est parfait dans 'Le prénom', et quand je regarde ça de plus près il semble même correspondre un peu trop à l'homme derrière l'artiste, à savoir quelqu'un de prétentieux.
Bref, forcément le jeune prof arrive, tout le monde craque pour lui et évidemment c'est un esprit des plus aguerris. Un super mec quoi. A côté de ça déboulent les bras cassés Fabrice Lucchini en prof d'arts plastiques, Laurent Gamelon en prof d'EPS et Christophe Bourseiller en bibliothécaire. Tiens d'ailleurs, nouveau délit de sale gueule, je ne supporte pas celle de Christophe Bourseiller !
Pour masquer l'absence de scénario, quelques scénettes type sketch, assez courantes dans les films de ces années-là, des séquences improbables comme le poker au CDI ou les cours d'EPS.
En gros, un film français des années 80, mais pas de ceux qui marquent favorablement.
Oh la la, je m'attaque à un mythe de la grivoiserie et de la gauloiserie dans toutes leurs largeurs. Et quoi de mieux que le cadre de l'éducation nationale (manque de moyens, crise de la motivation, militantisme) pour illustrer le propos. L'histoire : Frederic (Patrick Bruel) est affecté dans un lycée où il comprend vite que ses méthodes décalées ne sont pas du goût de tout le monde. Il organise alors avec quelques collègues bien choisis, une fronde déguisée qui règle les comptes avec les autres collègues récalcitrants. Vous l'aurez compris, coups fourrés et autres entourloupettes sont de mise dans ce film de 1985 (par le même réalisateur que "Et la tendresse, bordel"). On se plait (quand même) à suivre les frasques de Patriiiiiick et de ses comparses (dont Fabrice Lucchini et Laurent Gamelon), au milieu de ces lycéens présentes comme amorphes et aphasiques, limite crétins. Bizarrement, certaines filles (une ou deux) ne sont pas atteintes du syndrome, car amoureuses de Patriiiiick. Vous l'aurez compris : ce film est construit tout autour de lui. Donc si vous n'êtes pas une de ses adoratrices, vous pouvez d'ores et déjà passer votre chemin. Vous pourrez même arrêter de lire cette critique et passer à la suivante (euh, non je déconne en fait). Le film a quelque peu vieilli, ni moins bien, ni pire en fait. Pour un peu, cela représenterait un vague témoignage de ce qu'était la vie lycéenne au milieu des années 80. J'ai rien à reprocher à cela. En fait, ce film est atteint pas le même mal que "les sous-doués" (sorti 5 ans plus tôt). C'est décousu : on a l'impression d'assister à une suite de sketchs et de gags, sans liens les uns avec les autres. L'impression générale du film est que l'on reste dubitatif par tant d'énergie dépensée à faire rire. Et la fin du film ne signe que l'arrêt de cette comédie, sans autres sentiments. Au final, on est pas, ni moins, ni plus ravi de l'avoir vu : le film ne génère pas de souvenir marquant (bon ou mauvais, d'ailleurs). Et c'est peut être ça, le pire au final. Pour tout public (??)
un bon film. le casting est bien choisi et donne envie d'avoir des profs comme sa. les gags sont un peu passé maintenant mais font quand même rire en remettant son contexte.
Tragiquement disparu en 2002, Patrick Shulmann donne libre cours à son style délirant, décapant et contestataire dans une comédie sympathique des années 80 voguant sur un air des "Sous Doues". Enorme succès de l'année 1985 avec plus de 3 millions d'entrées dans les bacs, c'est ainsi que la "Bruelmania" commença.
Ce film libertaire, sans doute déjà gentiment délirant à sa sortie, n'a pas si mal vieilli quarante ans plus tard. Il exprime toujours le rêve - ironiquement partiellement réalisé grâce à la révolution numérique - d'une école "sans élèves et sans profs", dédiée à l'émancipation plutôt qu'à la formatisation des jeunes gens. On ne s'ennuie pas en le regardant, et on en retire quelque chose, c'est une pochade intelligente. Seul bémol, c'est parfois assez mal joué.
« . » est une comédie réalisée par Patrick Schulmann en 1985 avec Patrick Bruel (Frédéric), Fabrice Luchini (Michel), Laurent Gamelon (Gérard) et Christophe Bourseiller (Francis) dans les rôles principaux. « . » est bien plus qu’une simple comédie potache des années 80. C’est un film culte qui a marqué toute une génération d’élèves (et d’enseignants) en s'attaquant avec dérision à l’institution sacrée qu'est l'Éducation nationale. En le revoyant aujourd'hui, certaines blagues ont forcément vieilli, mais l'énergie du quatuor et la prestation de Luchini notamment restent absolument délicieuses. Avec près de 3 millions d'entrées à sa sortie, le film a été un immense succès commercial.