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Flowcoast
73 abonnés
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3,0
Publiée le 24 novembre 2013
Un film d'un roman, c'est bien. La Maison assassinée respecte les règles, mais le jeu d'acteurs de tous ressemble plus à un récital de théâtre qu'à celui d'une film : Patrick Bruel semble être le seul à surnager. La mise en scène est impeccable. L'histoire prenante, mais vraiment trop rasoir à la fin.
La flamboyance de La Maison assassinée tient pour beaucoup à son atmosphère fantastique au sein de laquelle l’espace domestique sert de cadre à une réflexion sur la malédiction (d’un lieu, d’une lignée, d’un village). Aussi le long métrage se situe-t-il dans la continuité d’autres : on pense notamment au Vieux fusil (Robert Enrico, 1975) et à son château maudit, à L’Été meurtrier (Jean Becker, 1985) et son enfantement criminel au sein d’un village de Provence, à Jean de Florette (Claude Berri, 1986) et à son pays de la soif qui perdra un citadin soucieux de bien faire. Avec à chaque fois la province, et le Sud privilégié pour l’examen des passions humaines – le Nord intéresse davantage les cinéastes pour un sujet social. L’ouverture constitue à elle seule un morceau de bravoure tant par la tension qu’elle installe que par l’ambiance paranoïaque et surnaturelle qui s’en dégage, séquence incertaine que la suite éclairera à la lumière de la vérité. Mis en scène avec rigueur et inspiration, le long métrage atteint une poésie de la souffrance humaine à la fois collective et individuelle dans une relation permanente avec la Grand Guerre, toile de fond devant laquelle ressurgissent les non-dits, les exactions, les injustices. L’intelligence des dialogues oppose ainsi spoiler: la « gueule cassée » de Patrice Dupin à l’implosion de l’identité de Séraphin Monge qui advient par la destruction – extérieure cette fois – de ladite maison . Soulignons enfin l’interprétation magistrale de tous les comédiens, Patrick Bruel en tête. Un grand film.
En menant de front une double carrière, Patrick Bruel alors en pleine ascension trouve chez Lautner, l’un de ses premiers grands rôles. Comptant une jolie palette de seconds rôles, « La Maison Assassinée » est un drame provençal, sombre et plutôt bien ficelé mais qui peine à trouver son rythme.
Ce thriller campagnard à la réalisation académique bénéficie d’une intrigue passionnante et de bons acteurs. Patrick Bruel est convaincant dans un registre dramatique. Le suspense maintien l’attention du spectateur malgré les longueurs et une certaine rigidité qui se dégage du film. L’explication finale vaut le coup d’aller jusqu’au bout. Lorsque le mystère s’éclaircit enfin ; on est bluffé. Attention, il faut regarder ce film en prenant son temps.
Ce n'était pas si fréquent de voir Lautner se frotter au registre du drame. Le film évoque fortement certains récits pagnolesques, avec ses cortèges de non-dits et de secrets plus ou moins bien gardés. La réalisation est sobre et l'histoire intéressante, néanmoins le récit pèche par endroits et le film voit sa mécanique se dérégler pour deux raison essentielles: le jeu de Patrick Bruel pas spécialement inspiré (surtout dans la première moitié du film), et une révélation finale qui finit par adopter un angle scénaristiquement trop décalé par rapport au côté très terre-à-terre du récit jusque-là. Cependant, ça se laisse suivre car l'ensemble est correctement mené et servi par de bons acteurs.
Thriller assez prenant et assez bien amené dans son histoire et sa mise en scène. Malgré quelques défauts (Patrick Bruel, trop lisse à mon gout), ce drame rural sur fond de secrets et de rancoeurs au sein d'un village après la Grande Guerre mérite d'être vu une fois.
Ce n'est surement pas le meilleur film de Lautner ou de Bruel ou de Brochet. Ça reste néanmoins plaisant à regarder, les scènes sont bien tournées, le film est bien rythmé même si l'histoire est assez moyenne. Le livre est surement plus intéressant à lire.
Un très bon film qui maintient le suspens jusqu'à la fin. Tous les acteurs sont excellents. Le principal défaut est que certaines certaines scènes sont teintées de fantastiques et rendent l'action moins crédible.
Cette adaptation cinématographique du roman éponyme de Pierre Magnan est loin d'être totalement mauvaise en dépit des nombreuses carences qui gangrènent sa réalisation. Commençons par Patrick Bruel... Celui-ci a un certain charme dans la peau du sombre Séraphin Monge mais la qualité de son jeu est douteuse. A force de se vouloir trop mystérieux, trop taiseux, trop dur, il en perd toute crédibilité. Enchainons avec le reste de la distribution. Si certains acteurs offrent une prestation plus que convaincante (c'est le cas de Jean-Pierre Sentier, André Rouyer, Yann Collette et Maria Meriko), ce n'est pas le cas de tous. Ainsi, Anne Brochet et Agnès Blanchot (dans leurs rôles respectifs) paraissent bien niaises et fades dans l'univers sinistre du récit. La mention revient cependant à Roger Jendly et Ingrid Held, le premier offrant plus une caricature grotesque qu'un personnage et la seconde, le portrait pathétique d'une nymphomane doublée d'une mauvaise actrice. A moins que ce ne soit les dialogues en général qui portent préjudice au film... Restons optimistes cependant. Les décors et les costumes sont sublimes. On peut en dire autant du cadre naturel. La réalisation n'est pas parfaite sur le fond, certes, mais la forme demeure impeccable. A voir pour passer le temps. Les amateurs d'histoires macabres devraient tout de même apprécier...
Film avec une ambiance qui rappelle les films de ciné-club comme Goupi Mains Rouges, bien interprété et assez fidèle au roman de Pierre Magnan. Un film rude, avec ses personnages bien brossés, du suspens, et un Bruel qui se révèle acteur de caractère ! Les autres acteurs sont aussi excellents et les paysages de Provence constituent un joli décor ! mention spécial à l'élégant chateau de Sauvan et au site des Rochers des Mourres au beau pays de Forcalquier.
Après un début assez mou et pour certain un peu dur à suivre, le film se déroule tel un véritable Cluedo géant: le juge, le boulanger,... Mais qui a tué la famille de Séraphin Monge? C'est dans un univers noir, mais parfois ennuyeux que se déroule le film. Le village vit dans la peur, dans l'angoisse, dans le commérage, ce qui rend un bel effet :) Le jeu d'acteurs est comme dans une représentation théâtrale: celà donne une impression de jeu d'énigmes par moment mais cela en devient pas du tout crédible. La bande son est quasiment inexistante... :s La noirceur de l'histoire est interprété par la vieille dame qui rien qu'avec sa voix roc nous fait froid dans le dos... Bref un film à voir. Anthony.
film assez intéressant mais malheureusement mal vieilli. Le jeune orphelin reviens sur ces terres pour venger la mort de sa famille. quelques séquences assez chocs mais d'autres illogique. une fin surprenante les débuts de Patrick.bruel à voir
Un film tres interessant, avec un scenario fort sympathique Quelques tres mauvaises prestations de Patrick Bruel, ont ete relevees par les tres remarquees presences et interpretations de bons acteurs, comme par exemple Yann Colette et d'Ingrid Held, que l'on regrette de ne pas voir plus souvent.