Django
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Labouene
Labouene

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3,5
Publiée le 19 mars 2013
Après avoir lu de multiples articles sur "Django Unchained" faisant référence à ce Spaghetti des années 60, la curiosité m'a poussé à me procurer le dvd. Je connaissais Corbucci pour son western enneigé "Le Grand Silence", au casting aussi atypique que son décor: Kinski et Trintignant! Je partais donc avec quelques certitudes quant à la qualité du réalisateur, et je n'ai effectivement pas été déçu. Une scène d'ouverture formidable (un cow-boy traînant un cercueil dans la boue...), une image de fin digne d'un tableau et quelques évènements sympathiques durant l'heure et demi séparant ces deux belles images, ça fait un bon petit film! Et il faut signaler le charisme hallucinant de Franco Nero!
TheDarkKnight74
TheDarkKnight74

47 abonnés 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mars 2013
Djaaaango ! L'original, que la récente sortie de Tarantino m'a donner envie de découvrir (un grand merci à ce cinéphile pétri de références qu'est Tarantino), est un western spaghettis extrême, d'une poigne incomparable, supérieur à ce qu'il semble être au premier abord. On remarque instantanément la mise en scène magistrale de Sergio Corbucci, surpassant le modèle léonien au niveau de l'effet percutant des images et le talonnant en matière de dextérité. Le thème principal repris dans Django Unchained vaut tout l'or du monde, résonnant à nos oreilles encore longtemps après la fin du générique. Les paysages de l'ouest seront gravement filmés sur des tons gris, exposant des contrées rudes et boueuses, de pentes escarpées et un pont symbolique surmontant des sables mouvants. Ce dernier décors est très important d'un point de vue narratif, c'est ici que débute l'intrigue intimement liée à Django et c'est ici qu'elle se conclut par l'une des deux seules voies possibles...Django est encore un personnage typique du western spagetthis, mais unique en son genre. D'abord il intrigue, croque mort sinistre tirant un cercueil accomplissant des actions lui prêtant un air d'ange gardien silencieux, juste et vengeur. Dès qu'il ouvre le cercueil et que le spectateur découvre son contenu (lors d'une scène énorme qui a du extasier Tarantino), il apparaît comme un petit salaud jouant avec le feu. Feu qui le brûlera sévèrement lors d'une scène d'une violence incroyable, véritable paroxysme d'intensité du film, chargé de métaphores qui hissent Django vers des sommets de cruauté aussi intelligente que choquante. De ce fait, le film de Corbucci peut être qualifié de chef d’œuvre. Non seulement il contient tout ce qui fait le succès du sous genre (poursuites à cheval, éliminations à gogo, braquage, dualité...) sublimé par une photographie magnifique ainsi qu'un gros un travail sur les décors et les costumes, mais il pousse les codes jusqu'à leur limite les plus tendues, pour transcender l'ensemble avec un brio détonnant. Les acteurs sont superbes, incarnant à la perfection leur rôle, élaborant avec ardeur leur communauté décalée, livrant un pan de petite mythologie assez proche des comics les plus sombres. Et Franc Nero...une interprétation absolument grandiose, qui défie Clint Eastwood sans lui céder un pousse de terrain. La musique géniale, brillant le plus souvent par son absence, remplacée par le bruit du vent, compose une atmosphère sonore en harmonie totale avec le reste, lançant de temps à autre quelques bouffées de souffle épique. Et puis un combat final dur, éreintant, palpitant, une apothéose malade qui se joue face contre terre...laissant derrière elle un ultime plan terrible. C'est un grand film sans concessions, excessif dans son âpreté, bourré d'aspérité, dont la lecture en profondeur révèle une noirceur abyssale. Gigantesque.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 février 2013
Loin du côté épique que peuvent présenter les films de Sergio Leone (en particulier en raison de leurs bandes originales), Django est un western qui apparaît froid. Cela n'enlève en rien aux qualités du film qui reprend les codes du western spaghetti et la violence, avec une sobriété remarquable. Un bijou.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2013
Le film de Tarantino est présenté comme le remake de ce western spaghetti des années 60.
En fait, mis à part le nom du héros qui sonne comme un coup de fouet et sa chanson-titre délicieusement rétro, le génial réalisateur de "Pulp fiction" et "Reservoir Dogs" n'a pas gardé grand'chose du "Django" de Sergio Corbucci.
Son héros n'est pas Noir ; il ne se bat pas pour la libération de ses frères de couleur.
Francesco Nero - qui fait une apparition dans le film de Quentin T - est brun aux yeux (très) bleus. Il ne parle pas beaucoup, mais tire vite et bien. Plus original : il traîne derrière lui un cercueil dont le contenu ne sera révélé qu'à mi-film. Bizarre queTarantino n'ait pas gardé cette idée qui est sans doute la plus originale du film.
Sinon, ce western spaghetti, tourné en italien dans l'Espagne franquiste, accumule les clichés du genre : les Mexicains tombent par dizaines sous les balles du héros, en levant les mains dans une jolie virevolte, la blanche héroïne est sauvée in extremis du fouet vengeur du sadique Gringo (non sans s'être au préalable dénudée et avoir laissé apercevoir un sein appétissant), ls révolutionnaires mexicains se divertissent en coupant l'oreille de leurs prisonniers, etc..
Le film avait en son temps connu un tel succès que pas moins de 11 "sequels" en avaient été tournés entre 1967 et 1972.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 12 février 2013
On a beau être adepte du "c'était mieux avant", il faut pas pousser. Sur la face arrière du coffret DVD, je lis: "one of the greatest Spaghetti Westerns ever made"". Si quelqu'un pouvait m'expliquer les points communs et influences de ce film avec les chefs d'oeuvre de Leone, je suis preneur.
Si peut-être, les décors, prises de vue, ainsi que la musique du film sont plutôt réussis. On retrouve donc bien quelques codes du genre dans lequel "le bon, la brute et le truand", ou encore "il était une fois dans l'ouest" triomphent.
Malheureusement, beaucoup d'éléments viennent davantage le rapprocher d'une bonne vieille parodie, une sorte de Scary Movie pour westerns. Premièrement, et ça a tout de même son importance, il est très mal joué. Florilège de morts exagérées, caricaturées, dont le ton nous est donné dès la septième minute avec un enchaînement cri/roulade arrière qui ferait passer les footballeurs italiens pour des amateurs. On pourrait continuer longtemps comme ça, en citant notamment l'étrange réflexe que l'on retrouve chez beaucoup de personnages de lever les bras en tournant sur soi au moment (parfois même avant) de recevoir une balle.
Le personnage principal, Django donc, est taillé pour procurer la fascination que suscitent souvent les héros du western. Sorte de Lancelot du Lac des temps modernes, il tire avec une habileté un peu douteuse, respecte et sa bat pour la défense des femmes sans les désirer, ou presque. Le teint halé, des mots à peine soufflés et un regard bleu profond, Franco Nero nous apparaît ici comme un Clint Eastwood version discount.
Pour ce qui est de l'intrigue, c'est quand même un peu n'importe quoi. Le mystère du cercueil était plutôt intéressant, mais ce qu'il cache... Pour ma part, je l'avais deviné. J'aurais préféré pas... C'est pour moi ce qui a définitivement fait basculer le film dans le registre du comique.
Bon, cela dit, il a le mérite d'être court et condensé, le rythme nous permet donc d'arriver au bout sans trop de souci.
Mais ça ne restera pas un des grands western de son époque. Même si la violence qu'il y montre a fait scandale: la scène de l'oreille notamment, qui fait plus train fantôme pendant un mercredi après-midi que cinéma hollydien.
Alors bon, bien que ça fasse intello contestataire d'adorer les films censurés à leur sortie, il est dangereux d'en faire un critère systématique de qualité. On est pas visionnaire dès qu'on est censuré. On peut aussi avoir raté. C'est pour moi le cas de Corbucci.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 février 2013
Un grand moment !
Franco Nero a un rôle à la Desperado (Antonio Banderas), on a de l'attachement a ce personnage en se posant la même question, que trimbale t'il dans son cercueil ? (même si on s'en doute) Le réalisateur Sergio Corbucci ne peut s'empêcher de nous faire saliver devant son bébé.
Le scénario est très bon et le plus important c'est qu'à aucun moment donné la tension relâche. Un très bon western spaghetti.
ruggero deodato (réalisateur de Cannibal Holocaust) en tant qu'assistant réalisateur sur certaines scènes on le ressent assez !
Certain(e)s vont certainement comparer ce Django à Django Unchained de Tarantino. Il n'y a aucune comparaison seulement que dans le film de Tarantino il reprend le nom du personnage joué par Franco Nero. Evidemment aussi le Ku Klux Klan terrible dans ce Django de 1966.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 février 2013
Le film qui a inspiré Tarantino pour Django unchained... bien sûr de nombreux points communs entre les deux films et même avec réservoir dogs (une oreille coupée !). Ce western est violent, drôle, excessif Franco Nero excellent en Django, très Clint Eastwood, seul contre tous lui aussi vaincra ! les 2 Django sont réunis chez Tarantino... l'ancien et le nouveau Django sont tout aussi bons !! si l'on aime l'un on ne peut qu'aimer l'autre ! et quelle super Musique !!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 février 2013
un vrai cowboy............................................................................................................................................................................
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 février 2013
Je comprends maintenant pourquoi Tarantino s'est inspiré de ce film pour son prochain film,Django Unchained parce que ce western spaghetti est vraiment alors vraiment très bon!!Sergio Corbucci est un des grands nom du western spaghetti au coté du plus connu,Sergio Leone;Je connaissais déjà bien Sergio Leone mais Sergio Corbucci pas du tout,donc merci Tarantino pour m'avoir fait découvrir ce réalisateurs et ce film surtout!!!Pour en revenir au film,on peut dire que le film est rempli de choses invraisemblable,d'incohérence si je puis dire mais ce qui fait aussi le charme du film,OK il y a mec qui débarque de nul part et qui dézingue 5 ou 6 mec à lui tout seul,OK il tue je sais pas combien de mec alors qu'avant il s'est fais aplatir les mains mais c'est un peu la marque du film,du genre aussi et de plus pour l'action qu'apporte ces scène on ne dit pas non!!D'ailleurs en parlant d'action,je trouve que le film est très bon de ce coté là avec une bonne dose de violence qui était apparemment choquant à l'époque de la sortie du film,le film divertit avec ces scènes et son personnage principal joué par Franco Nero qui est vraiment très bon dans son rôle et puis quel classe!!On pourrait aussi reprocher au film son manque de fond ou même le faite que le contexte histoire est un peu survoler(le racisme,...)mais je pense que le film est clairement là pour divertir et non pour philosopher sur quoi que soit et de ce coter là le film le fait très bien!!Je ne peux finir ma critique sans parler de la B.O du film et surtout du thème principal "Django"( spoiler: Qui est d'ailleurs repris dans Django Unchained de Tarantino
) qui est magnifique qui colle bien avec le générique où l'on voit Django marché avec ce cercueil!!Au final,Django est un très bon film,divertissant avec de bon scène d'action et un bon acteur!!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 février 2013
Un western spaghetti par excellence, drôle et moqueur avec des répliques qu'on pourrait presque dire légendaires. Vu après Django, on remarque l'inspiration qu'a eu Tarantino, et cela rend le sourire. Le film passe vite, malgré des répétitions de gags, quelquefois un peu lourds.
Vu au Reflet Medicis, la synchronisation du film a du se perdre, et ça n'a pas aidé.
yayo
yayo

75 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2013
Voilà ce que j'appelle une personnage qui a la classe: un mec qui se balade avec un cercueil! Passer l'excellente intro musicale, on entre directement dans le bain. Ce film de Corbucci fait certainement partie des Western les plus violents et crasseux de l'époque. L'histoire reste banal et on regrettera peut-être qu'elle ne soit pas plus fouillé tout comme le mystère du cercueil qui est finalement plus un gadget qu'autre chose. Après certaines scènes sont vraiment excellentes et jouissives (la musique étant très bonne aussi). Un très bon western, mais qui aurait pu être un vrai chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 janvier 2013
Je n'ai vu que "boulevard de la mort" (que j'ai moyennement aimé) et mon amie ne connaissait aucun de ses films.
On y est donc allée tout novice et sans appréhension et je dois dire qu'on a passé est très très bon moment. Bon ca reste dans le style "cadavre toute les dix minutes" mais l'ambiance est la, le style est la, on ne s'en lasse pas et on savoure.
Bref c'est la sortie ciné de la semaine.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2013
Ressortie en salles pour le film culte d'un western spaghetti par un autre que Sergio Leone... Culte assurément mais certainement pas chef d'oeuvre. Remis au goût du jour grâce au dernier film de Tarantino il est aussi évident que ce western, bien que sympathique et efficace est loin d'être au niveau des Leone. Franco Nero est le sosie de Ternce Hill, c'est gênant, sur certain plan on ne s'interesse plus au film mais à se demander si les deux n'ont pas joués dedans... Un détail... Non le vrai et seul problème important réside dans le fait que le scénario copie (pompe ?!) le film "Pour une poignée de dollars" (1964) de Sergio Leone... un homme seul arrive et s'impose entre deux clans rivaux... Allant jusqu'à reprendre le coup des mains brisées... Bref c'est pas l'originalité qui frappe aux yeux. A part le cercueil et ce qu'il transporte bien entendu... Si le cercueil est une bonne idée (symbole qui intrigue) la mitrailleuse est une sorte de super pouvoir qui retire beaucoup d'intérêt ; en effet pas de duel digne de ce nom, ça tombe comme des mouches... bof... Certaines scènes prêtent même à sourie, des acteurs italiens maquillés pour en faire des mexicains (Hollywood le faisait dans les décennies précédentes), et surtout celle où Djando démonte le pontet avec les dents alors que ça sert strictement à rien vu la suite !... D'ailleurs l'Homme sans nom de "Pour une poignée de dollars" est bien plus malin; blessé il se soigne avant de retourner au combat. En résumé ce western est kitsh, marrant, à voir comme un sous-Leone, un péché mignon. Sergio Corbucci fera bien mieux ensuite avec notamment le très bon "Le grand silence".
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 janvier 2013
Après la claque de Tarantino, impossible de passer à côté du premier Django, celui de Sergio Corbucci, et autant dire que si ce film est considéré comme culte, c'est seulement pour son héros, qui subit une évolution plutôt surprenante pour un western-spaghetti, et qui donne envie au public de suivre un périple bourré de méchants Sudistes et de vilains Mexicains, agrémenté de jolies demoiselles et de tir à la gachette plutôt sympathique.
Un film qui suit une voie classique et embaumé de clichés réservant néanmoins des surprises au niveau du scénario et de son héros, bien plus mémorable et attachant que le Django de Tarantino, mais ça c'est un simple avis personnel.
Beerus
Beerus

59 abonnés 59 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2013
Revu au Cinéma, copie assez bien restaurée mais présentant un léger recadrage, en Version Italienne, puisque comme pratiquement tous les films de cette époque en Europe, il n'y a aucune prise de son directe, les acteurs étant de nationalités différentes, même Franco Nero est doublé (par Nando Gazzolo) mais le doublage est bon, largement meilleur que la VF avec Jacques Deschamps. Quant au film, il reste magistral, un des premiers Western comportant une violence graphique certaine, des plans mythiques, Django tirant lourdement son cercueil, Corbucci n'ayant pas du tout la même approche que Leone, ici c'est sale, boueux, misérable, et en comparant avec l'excellent Django Unchained de Tarantino, on se dit que c'est la parfaite relecture.
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