"Josey Wales, Hors la Loi" n'est en aucun cas le meilleur western de Clint Eastwood ; non, ce dernier fera beaucoup mieux plus tard avec le grand "Impitoyable" par exemple. J'ai cependant assez bien aimé ce film non pas pour sa mise en scène souvent maladroite mais pour les thèmes développés qui forçent le respect. On montre le peuple indien sous un autre visage (il ne faut pas oublier que le film a été tourné en 1976) totalement different de ce que Hollywood faisait à l'époque. Ajoutez à cela une petite dose de rire made in Eastwood qui sera la bienvenue, ainsi qu'une photographie remarquable. Donc Clint Eastwood pourtant encore à ses débuts a un univers très personnel dans ses westerns c'est indéniable, mais ce qui lui manque en revanche c'est de bien gérer son rythme car sa ballade n'a pas manqué de m'assoupir par moments. La faute à la longueur de l'oeuvre et le sujet initial pas très original (l'éternelle histoire du bandit que l'on croit maléfique mais qui en réalité possède un coeur énorme...). Ainsi il s'agit d'un film qui mérite d'être vu pour son message mais ce n'est pas à mes yeux un chef d'oeuvre.
Deuxième western réalisé par Clint Eastwood, “Josey Wales, hors-la-loi” se distingue par une mise en scène très efficace car elle nous offre des séquences assez cruelles et brutales. Clint Eastwood campe avec talent le rôle d’un homme qui est bien décidé de se venger des Nordistes ayant massacré sa femme et son enfant. On est en présence d’un western assez violent et qui s’impose comme étant l’un des meilleurs des années 70, car elle possède en plus une élégante photographie ainsi que de très intéressants seconds-rôles.
Cela faisait bien vingt ans que je n’avais pas revu « Josey Wales, hors la loi »… Les westerns aux héros marmoréens et infaillibles me laissent généralement froid. Or donc, hier, la chaleur aidant et bien décidé à m’affaler devant ma tévé avec un verre et de multiples glaçons j’embarquais pour deux heures de Clint Eastwood. Bien m’en pris!
Bien sûr on retrouve l’icône du « gunfighter » solitaire et mystérieux, redoutable, fantastique car invulnérable. Mais ici c’est à un misanthrope que nous avons affaire. Pour lui l’Homme est fondamentalement mauvais… Ce qu’illustrent, dramatiquement les viols répétés au cours du film. Et Josey Wales de croiser les archétypes de la lie: lâches, menteurs, faussaires… On meurt tous un peu dans cette sale guerre entre Je et Moi…
La malfaisance de l’humain, sa nature profonde, idée émise et ponctuée comme un rituel, dans le le film, par le crachat… Crachat qui ne fait pas de celui qui le projette un rédempteur, non, mais un homme faible et violent comme tous les hommes ! Plus que les mots dans ce film le crachat parle ! Désinvolte, froid et lucide! Et c’est dans un silence ponctué du bruit de la mitraille et d’éjectas que grandit Joseph Wales….
L’inutile parole au début du film (que peut-on dire après que les siens aient été décimés ?) surgit à mesure que la famille, de bric et de broc, s’assemble autour du désenchanté. Rédemption et parcours initiatique… Tous ces délaissés, ces meurtris, comme Joseph Wales lui-même : un vieil indien trahit par Whashington himself, une jeune indienne traitée en esclave, et tous ces gens meurtris par la guerre (nordistes et sudistes) parcourent la grande et belle nature (thème récurrent chez Eastwood) en quête de la terre promise… Alors la parole de Wales se fait entendre au contact avec d’autres résistants, les Comanches et leur chef Dix Ours pour préserver la paix… L’espoir en demi-teinte! GRAND FILM!
Une sorte de road-movie dans l'ouest américain,réalisé il y a maintenant 35 ans par Clint Eastwood,picaresque et assez violent,mais attachant grâce à ses personnages et cette quête de la 2eme chance.J'ai bien aimé.
Le début est singulier, aucune exposition pour la famille qui disparaît à peine le film commencé, car tous enfermé dans la maison en feu, laissant notre héros assister impuissant à leurs cris désespérés. Clint Eastwood ne se limite pas à interpréter un héros en quête de vengeance mais un homme devant se reconstruire. Refusant la fin de la guerre qui lui a coûté sa vie paisible, s'enfonçant dans sa folie meurtrière pour apaiser sa peine, le fameux Josey Wales n’exulte son traumatisme que sur ceux lui voulant du mal, ce qui compte tout individus cupides le chassant pour l'argent, ceux qui ne voient en lui qu'une tête mise à prix plutôt qu'un homme ayant tout perdu. En revanche, il est prêt à s'unir à tout ceux capables de s'identifier à sa vie miséreuse. Ce qui commençait comme une vengeance solitaire devient par la suite une odyssée à travers les terres sauvages pour retrouver une vie heureuse en famille afin de se reconstruire en un homme meilleur, préférant la paix à la guerre pour protéger l'idéal qu'il faut défendre. On peut reprocher à Clint Eastwood d'être assez fleur bleue, mais c'est une vision tout à fait cohérente et tellement émouvante après avoir assisté à tant d'épreuves. Une sorte de western plus riche et aboutit car il présente une aventure complète pour parler d'une renaissance complète.
Il y a tout l'univers d'Eastwood dans ce western qui appuie sur les acquis de l'acteur, réalisateur, mais qui ouvre nombres de portes sur le cinéma que Eastwood portera jusqu'à la fin. Ce film n'a pas pris une ride, il est poétique, avec des grands espaces, tel que les filmait un John Ford, il n'est pas nostalgique du passé et se penche sur le futur, avec ce déraciné, ce héros, ou anti-héros solitaire. Jouant sur la corde raide, en faisant de lui, un tueur, mais pas sanguinaire, au sang froid, avec un visage émacié, et qui ne trouve la justice qu'au son des colts. Ici, il s'entoure d'une tribu de laissé pour compte, qui forme autour de lui une nouvelle famille, insolite, hétéroclite et parfaitement improbable. Les touches d'humours prodiguées par le chef Indien sont juste géniales, la nonchalance et le rythme du film est parfait pour en faire un Grand film et pas seulement un western de plus. L'âge d'or des westerns est bien loin derrière nous, mais Eastwood a toujours su lui apporter des lettres de noblesses que nul autre n'a su reproduire jusqu'alors.
Second western réalisé par Clint Eastwood, Josey Wales, hors-la-loi continue le travail sur l’ambiguïté des personnages qui caractérise une grande partie de sa carrièrespoiler: : les Nordistes, généralement représenté comme les héros de la Guerre de Sécession, collaborent avec les hommes qui ont tué la famille de Josey Wales et assassinent lâchement les prisonniers sudistes ; le chef de ces derniers trahit ses propres hommes ; cela n’empêche pas notre héros de coucher avec la fille d’un homme qui a combattu aux côtés du clan responsable du massacre de sa famille ; les indiens ne sont pas mieux traitées puisque la Navajo qui l’accompagne a été kidnappée par des Cheyennes et violée par Arapaho… Ce film qui marque la rencontre de l’acteur-réalisateur avec Sondra Locke rentre donc dans la droite ligne du reste de sa filmographiespoiler: (on peut même penser que la séquence où Wales tire avec plusieurs armes vides sur un adversaire est une référence directe à L’Inspecteur Harry) , ce qui explique le fait qu’Eastwood ait renvoyé Philip Kaufman, pourtant scénariste du film, de la mise en scène pour effectuer le travail à sa place. Josey Wales, hors-la-loi est toutefois une œuvre regorgeant de surprises de la part de l’acteur à l’époque puisque son personnage ne recourt pas toujours à la violence dans des situations où on pourrait s’attendre à ce qu’il l’utilisespoiler: (la rencontre avec Dix-Ours ou l’affrontement final avec Fletcher…) . Si on ajoute à tout cela une galerie de personnages originale (en particulier le personnage de l’indien Lone Watie) qui permet au "héros" de recréer une famille plutôt atypique, Josey Wales, hors-la-loi permet au cinéaste de continuer à montrer à un public ne le voyant encore que comme un héros de film d’action bête et méchant qu’il possède un univers propre et plus subtil que sa réputation de l’époque. Eastwood signe donc une fois de plus une belle réussite même si on peut la considérer comme le moins plaisant des quatre westerns qu’il réalisa.
Des quatre westerns réalisés par Eastwood, c'est mon préféré. Au moment de la sortie du titre ( 1976) , le cinéaste est maltraité par la critique française ( quasi unanime) pour voir en lui, un extrémiste sans cœur qui aurait laissé son âme au vestiaire.
Il faut dire que " l'inspecteur Harry" de D.Siegel est passé par là et les commentateurs du septième art hexagonal ne sont pas tendre avec les apparitions du héros des premiers westerns de Leone.
Tous ses films sont mis dans le même sac ( dans le meilleur des cas on les ignore) et " José Wales" mettra quelques années avant d' être adoubé définitivement par certains arbitres des élégances.
Wales véhicule des valeurs de justice, d'humanité, l'importance de l'amitié, de la valeur de la parole donnée, souligne l'importance du lien loyal et désintéressé entre les êtres pour vivre et survivre.
On est à la fin de la guerre du Vietnam lorsqu'est tourné ce titre et Eastwood réserve quelques scènes pour mettre en avant l'importance de savoir terminer une guerre.
"Wales" est ( selon moi) un des westerns majeurs de la période avec surtout " la horde sauvage "," Pat Garret et Billy the kid" de Samuel Peckinpah " ( version remontée) et Jeremiah Johnson " de Pollack.
Ce qui est formidable avec Eastwood, c'est qu'il réussit toujours à laisser la place à quelques moments de joie, ou le sourire trouve sa place, au milieu de la tragédie la plus insoutenable.
« Josey Wales hors la loi » est un des premiers westerns réalisés par le grand Clint Eastwood. Pour autant, il n'a pas pris une ride même si, pour une raison qui m'échappe, il est un peu tomber dans l'oubli depuis 1976. En effet, malgré le manque d'expérience du réalisateur, toutes les conditions sont rassemblées pour qu'on passe un très agréable moment de cinéma. La technique est soignée, les décors impeccables et le scénario solide nous raconte une histoire passionnante et qui ne manque pas de piquant. Clint Eastwood (comme à son habitude) tient également le premier rôle mais il s'est choisi une équipe de seconds couteaux très professionnelle et charismatique. Du coup, l'interprétation est splendide et il ne reste qu'à se laisser transporter dans l'ouest Américain à la fin de la guerre de Sécession. Les vainqueurs pourchassent les quelques « rebelles » qui osent encore leur résister et l'ami Clint fait partie intégrante de cette minorité en voie d'extinction. Autant dire que les fusillades sont légion d'autant que, seul contre tous, le rapport de force ne joue guère en sa faveur. Pour autant, il ne s'en laisse pas compter et finit même par constituer une petite bande de personnages hétéroclites autour de lui. Ainsi c'est un vénérable chef indien, une squaw, quelques colons et une chanteuse de cabaret qui se mettent en tête de lui sauver la peau en le ramenant dans le droit chemin. Impossible de s'ennuyer une seule seconde avec cette bande de bras cassés terriblement humains et humanistes. Une œuvre philosophique et pacifiste qui tient toute sa place dans l'impressionnante filmographie de ce cinéaste de talent. A voir, si vous arrivez à le trouver !
Le voilà, le meilleur western réalisé par Eastwood. L'histoire se suit avec bonheur. La psychologie du personnage meurtri de Eastwood est impressionnante. Le personnage n'évolue pas. Il cherche juste à se trouver un nouvel endroit pour vivre sa vie, à côtés d'une galerie de personnages très riche, qui représente la population de l'ouest américain en construction. Un charme indéniable se dégage de cette réalisation originale. Y a t-il une morale ? A vous de juger, mais il est clair que c'est une oeuvre profondément humaniste sortie dans les derniers grands jours du western, et l'on ne peut qu'applaudir Eastwood pour ça. Un excellent western et excellent film tout court. Sans doute l'un des meilleurs de Eastwood, si ce n'est le meilleur. Et Clint a raison d'y voir son meilleur travail de réalisateur.
Josey Wales hors la loi ou comment Eastwood faisait découvrir en 1976 son meilleur film. Violent, jouissif, triste, cruel, sauvage, et pourtant sublime. Un fermier voit sa famille violée et assassinée sous ses yeux par des nordistes et décide de s'engager avec la proposition de Bill le boucher dans l'armée sudiste. On constate que le personnage de Josey, interprété par Eastwood, est mutilé, physiquement mais aussi profondément de l'intérieur, qui n'a plus vraiment de but dans la vie si ce n'est la revanche des siens. L'acteur-réalisateur campe un personnage sombre, insensible, froid, distant bien que protécteur et intelligent. Il fera la rencontre d'un vieil Indien civilisé, Lon Watie puis d'une indienne violentée et enfin d'une petite famille de fermier du Kansas. Le scénario de Josey Wales est riche, puisqu'il montre toutes les personnalités de cette époque avec dans un premier temps les sudistes-nordistes, puis les Indiens. De plus l'action est bien présente avec d'impressionants duels aux pistolets et des répliques cultes. On est littéralement scotché par Eastwood, renversant, à l'interprétation exceptionnelle, celle-ci est telle qu'un oscar aurait été la bienvenue pour cet homme sensationel. Josey wales hors la loi est donc un chef d'oeuvre du genre, le meilleur western de la décénnie 1970 et le meilleur film de la filmographie du réalisateur Clint Eastwood. Un monument.
DOUX DUR ET DINGUE. Clint Eastwood la loi du western. Quand grand bison parle, on claque des dents et on écartille les oreilles. Nul n'est censé ignorer la loi, car la loi c'est lui. L'ordre c'est encore lui. La vengeance, toujours lui. L'inspecteur cow boy ne renonce jamais. Moralité, oublier qu'ici c'est la peur, tout passe, tout casse.
Réalisation vraiment de mauvaise facture. En gros 20 à 30 min aurait pu être coupés sans aucunement nuire à l'intrigue. Le problème est que Eastwood n'a pas fait ces coupes et on tombe vite dans la redit, et l'ennuie. Dommage d'autant que la dernière demi-heure est une réussite totale, notamment desservi par des dialogues et une photo de très haut niveau. Un résultat donc un peu amer tant le potentiel est là. C'est le cas à vrai dire avec tous les premiers Eastwood ; mais ne dit-on pas que l'on apprend de ses erreurs. "Impitoyable" en est la meilleure preuve.