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Un visiteur
1,5
Publiée le 19 novembre 2019
J'adore Lino, j'adore les films policiers, j'aime bien me replonger avec nostalgie dans les années 80 mais là, trop c'est trop... Que d’invraisemblances au niveau du scénario, et que dire du jeu des acteurs où seuls Lino fait tant bien que mal, son boulot et Bacri, débutant joue juste, Poiret cabotinant trop et surjouant ; je ne vais pas parler des autres. Tout sonne faux ici, le réalisateur aurait mieux fait de faire la Boum 3 et moi de regarder autre chose...
Dans La Septième cible, Lino Ventura est un homme traqué, menacé qui doit découvrir qui lui en veut et pourquoi. Un polar à la mise en scène de qualité qui a bien vieilli.
Je m’attendais à passer un bon moment puisque sur le papier tous les ingrédients me paraissaient présents. J’en sors très déçu bien qu’heureux d’avoir passé presque 90 minutes, seul à seul, avec Lino Ventura. En dehors de la fin à Berlin Est qui est remarquable, tout le reste me semble raté faute à un scénario beaucoup trop prétentieux et parsemé de scènes d’esbroufes qui n’aboutissent sur rien. La mise en scène n’est pas vraiment cause, les photographies sont soignées mais le montage manque de clarté. Le récit lui même est beaucoup trop haché par un trop grand nombre de personnages et par son coté hyper réaliste conçu pour des scènes invraisemblables en plein Paris. Le manque de cohérence de l’ensemble est frappant, il nuit gravement à la qualité du film qui aurait pu être un superbe point d’orgue à la carrière de notre inoubliable Lino, seul contre tous en septième cible.
Sorti en 1984, La Septième Cible marque le dernier grand rôle de Lino Ventura dans le cinéma français, trente ans après ses débuts dans Touchez pas au grisbi.
Réalisé par Claude Pinoteau, le film suit Bastien Grimaldi, un ancien grand reporter victime de menaces, d’appels inquiétants et d’agressions mystérieuses. Face à l’impuissance de la police, il décide de mener sa propre enquête pour comprendre qui cherche à le détruire.
Pinoteau entre rapidement dans le vif du sujet et reste concentré sur son protagoniste, qu’il filme avec intensité. Bastien Grimaldi, peu à peu acculé, devient un homme traqué, presque paranoïaque, et le réalisateur parvient à maintenir une certaine ambiguïté autour de lui. Le personnage est bien écrit, complexe, et porté par un Ventura habité. En revanche, les rôles secondaires manquent de consistance et semblent parfois relégués à l’arrière-plan, ce qui affaiblit un peu l’ensemble.
Le film, dans sa construction, emprunte beaucoup à Hitchcock : menaces invisibles, tension psychologique, et sentiment d’étau qui se resserre. L'intensité ne fonctionne pas toujours, le suspense un peu plus, malgré quelques longueurs et des scènes qui s’étirent inutilement. Dommage, car lorsqu’il trouve le bon rythme, La Septième Cible devient efficace, notamment avec quelques moments de tension plus maîtrisés.
Pour son dernier rôle, Lino Ventura est remarquable, digne, sobre, puissant. Le personnage lui va comme un gant et il dégage encore une présence impressionnante. À ses côtés, on remarquera un jeune Jean-Pierre Bacri, tandis que la musique de Vladimir Cosma apporte une vraie élégance à l’ensemble.
La Septième Cible n'est pas un grand film, il reste un thriller parfois solide et tendu, sauvé lorsqu'il est habité par la grandeur tranquille de Ventura. Ce n’est pas un adieu spectaculaire, mais un dernier regard plein de classe d’un acteur immense.
Un polar à la française typique de son époque. Pas spécialement mémorable, sauf peut-être pour sa superbe bande son. On ne peut que commencer par là en faisant la critique de ce film de Pinoteau, car la bande son est juste magnifique. Une des meilleures partitions de Vladimir Cosma, un plaisir à entendre, et qui, il faut le dire, apporte énormément au dénouement. Pour le reste Pinoteau nous sert un petit film pas déplaisant, mais au rythme mollasson. Côté casting Lino Ventura est ici dans l’une de ses dernières prestations, convaincant mais assez monolithique, jouant tout sur son charisme car son jeu reste un peu terne. Dans les seconds rôles on remarquera un Jean Poiret à l’utilité toute discutable. Il aurait réellement mérité d’être plus présent et mieux utilisé. Reste des seconds rôles de qualité, avec une Elizabeth Bourgine charmante, un Bacri pas mauvais, mais globalement les personnages n’ont pas une grande épaisseur, et Ventura est le noyau dur de ce film qui se centre énormément sur lui. On pourra le regretter d’ailleurs. Le scénario démarre fort, sans perte de temps, le souci c’est que la 7ème cible ne maintient pas tout du long un rythme vraiment égal. Il y a des coups de mou sérieux, et heureusement la fin rattrape un peu un scénario assez terne, qui ne devient réellement accrocheur que dans les vingt dernières minutes. Pas foncièrement très crédible, j’ai trouvé ce polar peu efficace pris dans sa globalité. La tension n’est pas là, le suspens peine à accrocher, il en résulte un métrage archaïsant par bien des aspects. Pour tout dire si le film avait eu sur sa longueur la qualité du final, sans doute ce film aurait-il pris un aspect fort différent, et ce ne sont pas les rares scènes d’action disséminées de ci de là qui vont changer mon ressenti sur ce métrage pâlichon. Pinoteau orchestre heureusement assez bien les scènes d’action, mais il reste que ce n’est pas un génie de la mise en scène en général, et il peine à se démarquer véritablement. Il livre un film propret, mais à la photographie un peu grise et terne, à la réalisation placide (sauf lorsque l’action s’installe et qui est assez bien menée), qui vaut cependant pour quelques décors internationaux assez classes et qui sent bon le polar eighties à la française. Perso, je ne me suis pas réellement ennuyé devant la 7e cible, mais ça reste un polar assez mineur, porté par un Ventura qui mise tout sur son charisme, par une bande son remarquable qui vient donner du relief à ce métrage, et par un Pinoteau qui garde la main sur l’action, malheureusement assez rare. C’est planplan mais pas foncièrement pénible. Un film moyen. 2.5
Lino et l'avventura une dernière fois. C'est le dernier grand rôle de Lino. Ce thriller est très bon. Le scénario cible sur l'habileté, en effet, l'histoire avance et déroute à plusieurs reprises, je parle pas sur le plan de son thème, non elle suit parfaitement sa destination. Elle déroute par sa dureté. Lino doit faire face à des gens rudes. Les menaces augmentent la tension. C'est crédible, notamment que de voir Lino se faire agresser m'a bien perturber. Nous avons l'habitude de le voir dominer. Bon, il subit, mais pour autant il ne se démonte pas. Le final est prenant. Et enfin, la musique est de Vladimir Cosma.
L'histoire d'un homme traqué par un malfaiteur qui en veut à son argent. Le film aurait pu être joué par Belmondo tellement on le voit dans le rôle. Mais Ventura apporte l'inquiétude et la détermination sur ses traits. Malgré tout un film au suspense un peu trop épais et une résolution facile.
"La septième cible" (1984) rediffusé le sur Chérie 25 Je revois toujours ce film avec un égal bonheur : qu'à donc fait Bastien Grimaldi (Lino Ventura) pour être roué de coups, menacé, harcelé à ce point ? On ne l'apprendra que bien tard : le suspense tourne parfois même jusqu'à l'angoisse, malgré un scénario parfois un peu compliqué. En outre, casting et musique (Vladimir Cosma) ont été judicieusement choisis. Avec comme acteurs entre autres Poiret (attendrissant dans le rôle de ventriloque), Bacri (admirable), Elisabeth Bourgine qui a repris au pied levé le dédit de Sophie Marceau, initialement pressentie pour jouer le rôle de la fille de Bastien. Un désistement qui lui coûta cher : non seulement dans l'estime de Claude Pinoteau qui l'avait lancée, mais aussi de la Gaumont qui elle ne pardonna pas cette défection (pour cause d'amour) de dernière minute. L'actrice mit longtemps à rembourser son dédit faramineux ! Ce récit était assurément condamné à devenir millionnaire en entrées ! C'est aussi un film d'histoire (s) : ce fut le dernier de l'actrice italienne Lina Volonghi (la mère de Bastien) et du grand Lino Ventura lui-même qui disparut trois ans plus tard, laissant plusieurs autres films inachevés... willycopresto
Un très bon film qui maintient la tension et le suspens jusqu'au bout. Ventura, dans son dernier rôle au cinéma, est parfait en homme traqué qui va mener son enquête pour découvrir ce qui se trame. A souligner également un excellent Jean Poiret qui interprète un ventriloque alcoolique. A ne pas oublier non plus la très belle musique de Vladimir Cosma qui accentue le suspense.
Bon film, Lino Ventura et Jean Poiret sont très efficace. Une autre époque, un autre style, certe le spectateur doit fournir un petit effort intellectuel pour suivre l'intrigue mais que voulez vous, aujourd'hui on fait du cinéma pour que le cerveau vous dégouline par les oreilles. Non je plaisante, mais tout ça pou dire que ce n'est pas parce que ce film vient d'une autre époque qu'il est nul e sans rythme.
Voilà un film que le regretté Lino Ventura porte sur les épaules. Un thriller à la française, au rythme soporifique, mais remarquablement mis en scène, porté par une des musiques les plus réussies de Vladimir Cosma. Un scénario qui traite du sujet que personne n’est à l’abri de rien, du sujet que la nature humaine a ses limites en évoquant la paranoïa (d’ailleurs qui ne le serait pas dans ce cas précis ?) tout en démontrant qu’elle peut être vile dès lors qu’on se laisse tenter par la cupidité, l’argent facile et qu’on se laisse aller à des malversations telles que les manipulations en tout genre, y compris dans les sentiments. Un bon film, qui a certes un peu vieilli question son et image, mais qui reste terriblement d’actualité. Du bon Lino Ventura.
Un rôle sur-mesure pour Lino Ventura qui interprète parfaitement son rôle et donne tout l'intérêt que le film peut avoir car l'intrigue est très lente à s'installer et reste confuse, de plus les personnages secondaires n'ont aucun intérêt. Toutefois le film adopte une bonne ambiance de polar et se termine de manière à rester bien énigmatique. A noter qu'en plus de la très bonne interprétation de Lino Ventura, la musique du film composée par Vladimir Cosma, "Concerto pour Berlin", mérite d'être entendue.
"La 7ème cible" (1984), c'est pour moi l'archétype du film du dimanche soir de mon enfance (2 films sinon rien avec Carte Noire!), celui que j'avais pas le droit de regarder "passke demain ya école"... C'est à dire de grands acteurs français pour un cocktail de polar, de drame et de comédie. C'est d'ailleurs dans ce fourre-tout que le film de Pinoteau se perd un peu, les scènes de comédie ou les séquences familiales (Ventura dans son dernier rôle père d'un gamin de 8 ans, fallait oser!) s'intègrent assez mal dans l'ensemble. Reste un film policier honnête, avec un début mystérieux qui intrigue, une fin sublime à Berlin, et entre les deux des séquences inégales, avec par exemple un Jean Poiret agaçant ou un Bacri débutant, au coeur d'un scénario pas toujours crédible. Néanmoins, la nostalgie de ces films français grand public mais ambitieux l'emporte sur les défauts.
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3,5
Publiée le 13 juin 2014
Avec "La 7ème cible" de Claude Pinoteau, l'acteur / ex-catcheur / bougon / Jean Gabinesque Lino Ventura nous remet dans l'ambiance des films du dimanche soir sur TF1, avant que la chaîne ne soit « bouyguisèe » ou en mode « sèrie policière » et consorts! C'ètait ègalement le temps où le cinoche français ètait encore potable, que ce soit dans le polar politique ("Adieu poulet"), l'espionnite parano ("Le silencieux"), la comèdie noire ("L'emmerdeur"), la comèdie de moeurs familiale ("La gifle"), le huis-clos ètouffant ("Garde à vue") ou le thriller hitchcokien d’une « 7ème cible » qui constitue le dernier grand rôle de Ventura, avec la toujours belle Lèa Massari! Ventura y joue avec brio un ècrivain renommè, objet d'un chantage exercè par l'amant de sa fille! Comme quoi Claude Pinoteau n'a pas rèalisè que "La boum 1 et 2", il a su aussi utiliser avec intelligence le crèneau commercial grâce à son acteur principal! Dans la même veine que "Le silencieux", ce suspense spectaculaire et intimiste bènèficie ègalement d'une magnifique musique de Vladimir Cosma...
Agressé puis menacé, un écrivain mène l'enquête pour savoir qui le tourmente. "La 7ème cible" démarre très lentement, l'intrigue ne décollant que vers la moitié du film. Jusque là, la mise en scène est assez molle, et les personnages secondaires moyens. Puis vient un développement du scénario divertissant, mais qui déçoit quelques peu. Pourtant, le film dispose de quelques atouts de taille. Malgré une réalisation un peu fade, l'ensemble parvient à rendre un certain suspens, le personnage principal étant constamment sous pression. Celui-ci est interprété par un Lino Ventura comme toujours très charismatique, qui porte presque seul le film avec son éternel rôle de gros dur taciturne mais vulnérable, et parvient à faire de "La 7ème cible" un polar appréciable. A noter : un petit rôle de Jean-Pierre Bacri, amusant en inspecteur gaffeur.