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3,5
Publiée le 13 juin 2014
Avec "La 7ème cible" de Claude Pinoteau, l'acteur / ex-catcheur / bougon / Jean Gabinesque Lino Ventura nous remet dans l'ambiance des films du dimanche soir sur TF1, avant que la chaîne ne soit « bouyguisèe » ou en mode « sèrie policière » et consorts! C'ètait ègalement le temps où le cinoche français ètait encore potable, que ce soit dans le polar politique ("Adieu poulet"), l'espionnite parano ("Le silencieux"), la comèdie noire ("L'emmerdeur"), la comèdie de moeurs familiale ("La gifle"), le huis-clos ètouffant ("Garde à vue") ou le thriller hitchcokien d’une « 7ème cible » qui constitue le dernier grand rôle de Ventura, avec la toujours belle Lèa Massari! Ventura y joue avec brio un ècrivain renommè, objet d'un chantage exercè par l'amant de sa fille! Comme quoi Claude Pinoteau n'a pas rèalisè que "La boum 1 et 2", il a su aussi utiliser avec intelligence le crèneau commercial grâce à son acteur principal! Dans la même veine que "Le silencieux", ce suspense spectaculaire et intimiste bènèficie ègalement d'une magnifique musique de Vladimir Cosma...
La Septième Cible, un superbe polar, un thriller à la française de 1984 réalisé par Claude Pinoteau, Lino Ventura en tête d'affiche, magnifique musique de Vladimir Cosma, le jeune Jean-Pierre Bacri dans un rôle dont seul lui a le secret, Jean Poiré, Lea Massari et des seconds rôles tous intéressants ... Un scénario bien construit, une enquête haletante, du bon vieux cinéma français, bien réalisé, bien écrit, bien joué. un film solide. Quelle plaisir de se refaire un bon vieux Pinoteau des années 80 !
Modeste citoyen, Bastien est soudainement victime de menaces et d'agressions. Par qui et pourquoi? C'est l'objet de ce petit polar maladroit et peu inspiré dont on ne retiendra que la présence toujours charismatique de Lino Venura. Claude Pinoteau ne parvient pas à donner à son intrigue, déjà un peu faible au départ, une quelconque mais nécessaire intensité. Surtout qu'avec son co-scénariste Dabadie, pour bien montrer que Bastien est un type très ordinaire, ils affligent leur anti-héros d'une grande famille: ex-femme et enfant adopté, maman italienne et beauf "rigolo", autant de personnages fades, pour ne pas dire potiches. Leur présence épisodique et artificielle n'a que l'effet de brouiller le développement de l'intrigue policière, laquelle n'avait pas besoin de ce vain habillage tant elle est déjà poussive. Jean-Loup Dabadie, scénariste de Sautet par ailleurs et donc rompu aux petites histoires de famille, crée un microcosme qui sent le procédé et dont l'absence d'intérêt cause dans le récit d'ennuyeuses digressions. La tentative des auteurs de dessiner un polar à visage humain les détourne d'une action policière efficace. Reste donc Lino Venura, mâchoires et poings serrés, toujours plus agacé par les intimidations anonymes dont son personnage fait l'objet mais finalement plutôt patient, sinon docile.
Bastien Grimaldi, écrivain d’origine italienne, est agressé de manière répétitive par des inconnus. Il découvrira qu’il s’agit d’une tentative de racket. Aidé par la police, il parviendra à mettre hors d’état de nuire le responsable. Avant dernier film interprété par Lino Ventura, la septième cible est tourné en « caméra subjective », et met donc constamment l’acteur au premier plan. Ventura, qui semblait avoir perdu de la présence et de la pugnacité dans les apparitions précédentes, réalise ici une grande prestation, Le scénario est consistant, son développement suffisamment progressif, et la scène finale dans un Berlin encore traversé par le mur magnifique. La réalisation à la sobriété nécessaire, et Pinoteau parvient à nous faire partager l’angoisse croissante du héros, installant un climat de tension grandissante que souligne l’intéressante musique de Cosma. Si le film n’est pas parfaitement réussi, c’est faute de conserver une cohérence d’atmosphère. Les personnages joués par Poiret (l’ami) et Bacri (le jeune inspecteur), perturbent l’unité d’action. La touche d’humour qu’ils apportent nuit à l’ensemble, ce d’autant que leur forte personnalité conduit à se focaliser plus que nécessaire sur leurs apparitions. Un grand film policier malgré tout.
J'adore Lino, j'adore les films policiers, j'aime bien me replonger avec nostalgie dans les années 80 mais là, trop c'est trop... Que d’invraisemblances au niveau du scénario, et que dire du jeu des acteurs où seuls Lino fait tant bien que mal, son boulot et Bacri, débutant joue juste, Poiret cabotinant trop et surjouant ; je ne vais pas parler des autres. Tout sonne faux ici, le réalisateur aurait mieux fait de faire la Boum 3 et moi de regarder autre chose...
Ce film m'a beaucoup déçu. Pinoteau a visiblement bâclé le scénario qui apparaît confus, poussif, mal ficelé. La mise en scène n'est pas du tout inspirée, que ce soit lors des scènes d'action, qui sont tout juste acceptables, ou bien dans les moments de tension, où le suspense se fait difficilement jour. Le montage n'est pas non plus irréprochable. J'ai l'impression que Pinoteau a tout misé sur l'interprétation de Lino Ventura, qui est certes un excellent acteur mais qui ne suffit pas à sauver le film à lui tout seul. Le personnage joué par Poiret ne sait pas ce qu'il fait dans ce film, et nous non plus. Les interprétations de la mère de Lino Ventura et sa "fille" sont vraiment caricaturales et pas du tout crédibles. Je me suis ennuyé durant plus d' 1h40, ça fait long...
Agressé puis menacé, un écrivain mène l'enquête pour savoir qui le tourmente. "La 7ème cible" démarre très lentement, l'intrigue ne décollant que vers la moitié du film. Jusque là, la mise en scène est assez molle, et les personnages secondaires moyens. Puis vient un développement du scénario divertissant, mais qui déçoit quelques peu. Pourtant, le film dispose de quelques atouts de taille. Malgré une réalisation un peu fade, l'ensemble parvient à rendre un certain suspens, le personnage principal étant constamment sous pression. Celui-ci est interprété par un Lino Ventura comme toujours très charismatique, qui porte presque seul le film avec son éternel rôle de gros dur taciturne mais vulnérable, et parvient à faire de "La 7ème cible" un polar appréciable. A noter : un petit rôle de Jean-Pierre Bacri, amusant en inspecteur gaffeur.
Dans La Septième cible, Lino Ventura est un homme traqué, menacé qui doit découvrir qui lui en veut et pourquoi. Un polar à la mise en scène de qualité qui a bien vieilli.
Lino et l'avventura une dernière fois. C'est le dernier grand rôle de Lino. Ce thriller est très bon. Le scénario cible sur l'habileté, en effet, l'histoire avance et déroute à plusieurs reprises, je parle pas sur le plan de son thème, non elle suit parfaitement sa destination. Elle déroute par sa dureté. Lino doit faire face à des gens rudes. Les menaces augmentent la tension. C'est crédible, notamment que de voir Lino se faire agresser m'a bien perturber. Nous avons l'habitude de le voir dominer. Bon, il subit, mais pour autant il ne se démonte pas. Le final est prenant. Et enfin, la musique est de Vladimir Cosma.
"La 7ème cible" (1984), c'est pour moi l'archétype du film du dimanche soir de mon enfance (2 films sinon rien avec Carte Noire!), celui que j'avais pas le droit de regarder "passke demain ya école"... C'est à dire de grands acteurs français pour un cocktail de polar, de drame et de comédie. C'est d'ailleurs dans ce fourre-tout que le film de Pinoteau se perd un peu, les scènes de comédie ou les séquences familiales (Ventura dans son dernier rôle père d'un gamin de 8 ans, fallait oser!) s'intègrent assez mal dans l'ensemble. Reste un film policier honnête, avec un début mystérieux qui intrigue, une fin sublime à Berlin, et entre les deux des séquences inégales, avec par exemple un Jean Poiret agaçant ou un Bacri débutant, au coeur d'un scénario pas toujours crédible. Néanmoins, la nostalgie de ces films français grand public mais ambitieux l'emporte sur les défauts.
J'aurais aimé un but autre que l'argent... Il me semble que c'est beaucoup de bruit pour rien mais cela reste un divertissement acceptable surtout grâce aux acteurs, L. Ventura en tête.
Voilà un film que le regretté Lino Ventura porte sur les épaules. Un thriller à la française, au rythme soporifique, mais remarquablement mis en scène, porté par une des musiques les plus réussies de Vladimir Cosma. Un scénario qui traite du sujet que personne n’est à l’abri de rien, du sujet que la nature humaine a ses limites en évoquant la paranoïa (d’ailleurs qui ne le serait pas dans ce cas précis ?) tout en démontrant qu’elle peut être vile dès lors qu’on se laisse tenter par la cupidité, l’argent facile et qu’on se laisse aller à des malversations telles que les manipulations en tout genre, y compris dans les sentiments. Un bon film, qui a certes un peu vieilli question son et image, mais qui reste terriblement d’actualité. Du bon Lino Ventura.
Un film au scénario qui traine en longueur faute d'un moteur narratif puissant et limpide, Lino Ventura s'en sort plutôt bien, Jean Poiret un peu moins. Il y manque l'angoisse d'un Hitchcock pou l'action d'un Tarantino
Un polar à la française typique de son époque. Pas spécialement mémorable, sauf peut-être pour sa superbe bande son. On ne peut que commencer par là en faisant la critique de ce film de Pinoteau, car la bande son est juste magnifique. Une des meilleures partitions de Vladimir Cosma, un plaisir à entendre, et qui, il faut le dire, apporte énormément au dénouement. Pour le reste Pinoteau nous sert un petit film pas déplaisant, mais au rythme mollasson. Côté casting Lino Ventura est ici dans l’une de ses dernières prestations, convaincant mais assez monolithique, jouant tout sur son charisme car son jeu reste un peu terne. Dans les seconds rôles on remarquera un Jean Poiret à l’utilité toute discutable. Il aurait réellement mérité d’être plus présent et mieux utilisé. Reste des seconds rôles de qualité, avec une Elizabeth Bourgine charmante, un Bacri pas mauvais, mais globalement les personnages n’ont pas une grande épaisseur, et Ventura est le noyau dur de ce film qui se centre énormément sur lui. On pourra le regretter d’ailleurs. Le scénario démarre fort, sans perte de temps, le souci c’est que la 7ème cible ne maintient pas tout du long un rythme vraiment égal. Il y a des coups de mou sérieux, et heureusement la fin rattrape un peu un scénario assez terne, qui ne devient réellement accrocheur que dans les vingt dernières minutes. Pas foncièrement très crédible, j’ai trouvé ce polar peu efficace pris dans sa globalité. La tension n’est pas là, le suspens peine à accrocher, il en résulte un métrage archaïsant par bien des aspects. Pour tout dire si le film avait eu sur sa longueur la qualité du final, sans doute ce film aurait-il pris un aspect fort différent, et ce ne sont pas les rares scènes d’action disséminées de ci de là qui vont changer mon ressenti sur ce métrage pâlichon. Pinoteau orchestre heureusement assez bien les scènes d’action, mais il reste que ce n’est pas un génie de la mise en scène en général, et il peine à se démarquer véritablement. Il livre un film propret, mais à la photographie un peu grise et terne, à la réalisation placide (sauf lorsque l’action s’installe et qui est assez bien menée), qui vaut cependant pour quelques décors internationaux assez classes et qui sent bon le polar eighties à la française. Perso, je ne me suis pas réellement ennuyé devant la 7e cible, mais ça reste un polar assez mineur, porté par un Ventura qui mise tout sur son charisme, par une bande son remarquable qui vient donner du relief à ce métrage, et par un Pinoteau qui garde la main sur l’action, malheureusement assez rare. C’est planplan mais pas foncièrement pénible. Un film moyen. 2.5