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Thomas Simon
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3,5
Publiée le 12 août 2012
Bon polar, bien rythmé. Typique des films d'action des années 80, relevé toutefois par un scénario original et un interprétation solide de Lino Ventura !
On ne voit pas le temps passer, ce qui est étonnant pour un film de cette époque... quand on compare à ce qu'on nous habitue à voir aujourd'hui. Le scénario et le suspense augmentent au fur et à mesure du film. J'ai soupçonné plusieurs personnes au départ, en ayant aucune idée d'où pouvait venir le chantage autour de Bastien. Bastien, écrivain de métier et victime qui ignore ce qui lui arrive, est le personnage central. Il est joué par Lino Ventura : du reste, on le suit tout au long du film dans sa propre enquête. La musique est belle (Vladimir Cosma n'est pas mal, mais ce n'est pas ce qu'on fait de mieux), et ce sont surtout les acteurs qui sont étonnants, Jean Poiré, Jean-Pierre Bacri (plutôt rigolo), la fille de Bastien dont j'ai oublié le nom. J'ai désiré voir ce film parce que le rôle principal est tenu par Lino Ventura, et qu'il est à mes yeux un des plus grands acteurs du cinéma français. L'échange de regard de Lino Ventura avec celle qui joue sa fille, à la fin du film, est porteur d'une émotion sans pareil. Ce film effectivement, même si c'est un thriller, est rempli de tendresse.
Avec La 7ᵉ cible, Claude Pinoteau propose un thriller psychologique solide, porté par un Lino Ventura au sommet de son art. Sa présence impose d’emblée une intensité rare, donnant au récit une gravité et une crédibilité qui captivent le spectateur. Le suspense fonctionne efficacement : l’histoire d’un homme traqué par un ennemi insaisissable installe une atmosphère oppressante où doute et paranoïa se confondent. La mise en scène, sobre et maîtrisée, privilégie la clarté et l’efficacité dramatique, sans chercher à en rajouter.
L’un des atouts du film réside aussi dans son réalisme : loin des excès spectaculaires, Pinoteau signe un polar crédible qui mise sur la tension et la psychologie. La thématique de la manipulation mentale et de l’isolement est traitée avec sérieux, conférant au récit une profondeur intéressante.
Cependant, le film n’est pas exempt de faiblesses. Son rythme inégal, marqué par certaines longueurs, atténue parfois la tension installée. De plus, malgré un sujet prometteur, l’intrigue reste relativement classique et ne renouvelle pas vraiment les codes du genre.
Au final, La 7ᵉ cible demeure un thriller efficace, porté par la force tranquille de Lino Ventura et une atmosphère tendue. Un film qui séduit par sa sobriété et son réalisme, mais qui souffre de quelques faiblesses de rythme et d’un scénario trop conventionnel pour véritablement surprendre.
Sorti en 1984, ce thriller de Claude Pinoteau cumule plusieurs qualités. A commencer par des dialogues bien écrits et une interprétation impeccable, celle du regretté Lino Ventura en tête : toujours aussi charismatique, il incarne à la perfection un mélange de force brute et de profonde sensibilité. Le reste du casting est également très convaincant, et les apparitions de l'inspecteur Esperanza (interprété par Jean-Pierre Bacri) apportent une touche d'humour. La superbe BO de Vladimir Cosma contribue fortement à cette réussite et les dernières scènes, mêlant musique d'orchestre et course-poursuite de nuit, laissent un souvenir marquant. Sans être un chef-d'oeuvre, "La Septième Cible" a nettement mieux vieilli que de nombreuses autres productions du cinéma français des années 80 et me semble injustement dénigré par la critique. A découvrir ou revoir.
Film sympathique qui mêle une certaine tension à des moments plus drôles (notamment le personnage d'Esperanza qui m'a bien fait rire). Cependant je trouve que l'intrigue est un peu trop tarabiscotée.
Ce film, classé dans le genre thriller, met en scène un écrivain qui cherche à se retirer, soudainement pris pour cible sans raison apparente. Le scénario, bien que bien construit, peine à captiver : le rythme met du temps à s’installer et le dénouement, concentré sur la fin, laisse une impression de déséquilibre. On retient cependant la présence d’un jeune Jean-Pierre Bacri. Dans l’ensemble, le film se regarde sans déplaisir, mais il manque de relief pour marquer durablement.
Excellent thriller à la française de Claude Pinoteau. On a du plaisir à revoir Lino Ventura . Le scénario est solide et même, si le rythme a un peu vieilli, il nous tient en haleine jusqu'à la fin.
Un écrivain, ancien grand reporter, est victime d'agressions et menacé. Plutôt déçu par ce film policier pas très palpitant, pas très crédible et confus. Dommage pour le dernier grand film de Lino Ventura. Avec Jean Poiret et Jean-Pierre Bacri au générique aussi, je m'attendais à bien mieux.
Ne serait-ce que le jeu des acteurs principaux, Ventura et Poiret, leur charisme et leur complicité avec le rôle qui leur est assigné dans le film, valent le coup. Il y a quelques longueurs, et une fin un peu bizarre mais le suspens est là.
Bon film, Lino Ventura et Jean Poiret sont très efficace. Une autre époque, un autre style, certe le spectateur doit fournir un petit effort intellectuel pour suivre l'intrigue mais que voulez vous, aujourd'hui on fait du cinéma pour que le cerveau vous dégouline par les oreilles. Non je plaisante, mais tout ça pou dire que ce n'est pas parce que ce film vient d'une autre époque qu'il est nul e sans rythme.
Un film discret mais magnifique. Claude Pinoteau signe ici un polar tendu, élégant, où tout repose sur l’ambiance et la justesse du jeu.
Lino Ventura est magistral : fort, digne, mais aussi tendre et mélancolique. Ses silences en disent plus que bien des dialogues. La lumière, la musique de Cosma, ces scènes nocturnes pleines de solitude… tout est juste.
Les seconds rôles sont superbes — notamment Jean-Pierre Bacri, touchant et sincère dans son rôle de flic maladroit mais humain. Et la scène finale ? Magistrale. Une tension parfaite, une émotion contenue, une vraie leçon de cinéma.
Un film qui a bien vieilli, sobre, intelligent et profondément humain. Un grand Lino, tout simplement.
La 7e cible a pour principales qualités de nous montrer Lino Ventura dans un de ses derniers rôles et de revoir la France des années 80. Pour le reste, rien n'est crédible, les méthodes de la police sont ridicules, le rôle de Jean Poiret sans intérêt, la musique de Cosma d'une mièvrerie sans nom, ce qui fait que ce film a terriblement mal vieilli.