Des sept collaborations entre Verneuil et Belmondo celle-ci est sans aucun doute celle qui a le plus mal vieilli. Mise en scène, jeu, rythme, tout est terriblement daté.
Un bon film emmené par le trio Belmondo - Shariff - Hossein Il y a tout de même une chose que je n'ai pas aimé: la course poursuite aussi spectaculaire soit elle traine en longueur, ce qui laisse un petit goût amer! Mais un film de bonne tenue dans l'ensemble
Difficile d'imaginer que seulement quatre ans avant l'inoxydable Peur Sur La Ville, Verneuil nous pondait ce film d'une toute autre envergue. Rien ne fonctionne ici, que ce soit les situations, les dialogues, ou le développement de l'intrigue, tout est tiré par les cheveux et pas crédible pour un sou, à tel point qu'on croirait à une parodie. Tous les acteurs cabotinent affreusement et, comble, même les scènes d'action sont franchement médiocres avec, en tête de liste, cette interminable course poursuite en voiture.
Ce "Casse" m'a très agréablement surpris. Je m'attendais à du Verneuil/Belmondo mineur, au vu de la faible notoriété du film. En réalité ce fut un succès à l'époque (plus de 4 millions d'entrées), mais des problèmes de droits ont freiné sa distribution par la suite. Alors qu'il s'agit d'un divertissement généreux. Ca démarre par un long cambriolage presque mutique, que n'aurait pas renié Jean-Pierre Melville. Où Belmondo incarne un expert en coffre-fort, qui use de techniques "modernes" pour l'époque, qui gardent à l'écran un certain charme (ordinateur "portable", processeur à carte...). Et avant même la fin du premier tiers, on a le droit à une mémorable course poursuite dans les rues d'Athènes, menée par le spécialiste Rémy Julienne. Clairement inspirée par "Bullitt", avec l'utilisation des rues en pente et l'absence de musique. Mais on est loin du plagiat sans âme, il s'agit ici d'une belle démonstration technique à la française. On pourrait croire que le film va ensuite grandement s'assagir, ayant livré ses plus beaux morceaux. Que nenni ! "Le Casse" reste mené tambour battant, grâce à un moteur scénaristique classique mais ici très efficace. A savoir le flic pourri qui traque les voyous, espérant récupérer le magot à son compte. L'une des meilleures idées est d'avoir engagé Omar Sharif pour incarner ce méchant, élégant, froid, sadique et dangereux. L'occasion de beaux duels psychologiques. Dont une scène de dégustation de gastronomie grecque, qui met autant l'eau à la bouche chez le spectateur, que la pression chez nos protagonistes. Le contexte athénien est par ailleurs bien exploité, apportant un certain exotisme, ainsi qu'un enjeu dans le récit (les héros cherchent à quitter le pays avec leur butin). On passera juste sur le fait que tout le monde parle parfaitement français. Toutefois, ne vous attendez pas à voir Bébel vagabonder au Parthénon, le tournage s'est plutôt effectué autour du port du Pirée. Par contre, Belmondo s'est clairement fait plaisir sur place. Il livre quelques cascades motivées, peut-être histoire de faire concurrence à Rémy Julienne au volant ? Et il sait manier l'auto-dérision, jouant l'homme largué devant les éléments érotiques de l'intrigue. D'ailleurs "Le Casse" propose quelques touches d'humour aussi inattendues que réussies... dont une utilisation cocasse d'une lampe à claquement ! Un beau divertissement, qui n'a rien perdu de son efficacité.
Un polar kitch qui sent bon les années 70 valant surtout le coup d'oeil pour la confrontation savoureuse entre Belmondo et Sharif dans le folklore athénien sur une BO de Morricone. Un bon divertissement.
Après avoir connus trois immenses succès lors de leurs précédentes collaborations, Belmondo retrouve son metteur en scène fétiche pour se confronter cette fois-ci au polar. "Le casse" ne fait pas parti des Belmondo les plus connus mais pourtant, quel film ! La scène d'intro que n'aurait pas renié Melville, silencieuse, longue de 25 minutes est géniale. La suite est très classique niveau scenario mais terriblement efficace, le héros joue au chat et à la souris avec un flic capable de tout pour l'attraper. On retrouve comme toujours quelques cascades très impressionnantes et une touche d'humour très judicieuse qui n'entache en rien me sérieux du film. Niveau casting c'est un sans faute également, quel plaisir de retrouver Omar Sharif , son face à face avec Belmondo tient toute ses promesses et attient son paroxysme dans l'excellente scène de déjeuner dans un restaurant Grecque. Niveau dialogue ce n'est pas du Audiard mais pourtant c'est très bon, et que dire de la magnifique BO de Morricone.
Ce n’est certes pas le plus accompli des films de la carrière d’Henri Verneuil mais ce dernier orchestre un plaisant jeu du chat et de la souris dans la ville d’Athènes entre un cambrioleur et un policier cherchant à récupérer le butin pour son compte personnel. La réalisation du cinéaste se montre enlevée avec en point d’orgue une spectaculaire course-poursuite en voiture dans la cité athénienne. Le récit met quant à lui en avant un face à face accrocheur entre le flic Omar Sharif et le bandit charmeur que joue Jean-Paul Belmondo demeurant fidèle à lui-même en multipliant les cabrioles dans la ville grecque. Un long-métrage remplissant son office de divertissement populaire.
Le Casse n'est pas le meilleur cru d'Henri Verneuil. Le film manque parfois de rythme, surtout après la réalisation du casse. Mais il faut le voir au moins pour la formidable séquence de course poursuite dans les rues d'Athènes, qui n'a finalement rien à envier à celle de Bullitt.
Le filon Belmondo exploité à fond. Notre Bébel national peut en effet s’en donner ici à coeur joie tant le scénario multiplie les situations lui permettant de briller et de jouer son personnage. Dopé par une réalisation qui accumule les séquences spectaculaires, notamment la célébrissime course-poursuite, le film aurait tourné au très bon cru sans quelques longueurs bien inutiles ainsi que quelques scènes pas forcément en phase avec le propos général. Néanmoins, l’action ne faiblit à aucun moment et les interprètes, maîtres de leur sujet, rendent une copie assez convaincante.
Après de nombreux très grands films Verneuil nous en livre un plus consensuel et moins créatif. Face au scénario classique mais efficace se trouve d'excellents acteurs et une belle confrontation Belmondo/Sharif. La musique n'impressionne pas tout comme les scènes volontairement longues certes bien filmées (scène d'ouverture du coffre et course poursuite) mais pas si utiles au film. Un très bon divertissement malgré tout.
Un bebel de plus dans sa filmographie et dans la mienne. Henry Verneuil fait beaucoup trouvaille dans son travail, même si il a tendance à faire un peu toujours les mêmes choses. Heureusement Jean Paul nous régale encore, face à un redoutable Omar Sharif et Robert Hossein. Trois tête d'affiche alléchant qui donne beaucoup à ce long métrage. Humour et glamour au menu, Cascade et action, course poursuite de Remy Julienne. Décors dépaysant. Un peu longuet, ceci dit. Mais fort heureusement distrayant aussi.
Ce film commence comme un film à la Melville, braquage parfait, très peu de paroles, tout est détaillé. Puis il a tendance à se disperser. La mémorable course poursuite entre Bebel et Omar Sharif reste inoubliable. Quelques temps morts aussi. Mais ça reste quand même réussi. et puis Fifty fifty.
Un film moyen avec beaucoup d'action mais avec aussi beaucoup de longueurs. Tous les acteurs sont excellents, en particulier Jean-Paul Belmondo et Omar Sharif.