Un Américain en vadrouille en Europe et une étudiante française se rencontrent par hasard dans le train. Ils décident de descendre à Vienne et de passer la soirée ensemble, avant que lui ne prenne un avion au petit matin. Cette nuit d'échanges sera l'occasion d'une rencontre magique... Si vous cherchez une comédie romantique traditionnelle, ce n'est pas avec "Before Sunrise" que vous la trouverez ! Sans réelle intrigue, le film nous fait suivre les déambulations et les dialogues entre ces deux jeunes gens, interprétés par un tandem Ethan Hawke / Julie Delpy qui dispose d'une vrai alchimie et d'une vraie spontanéité à l'écran. Entre ceci et des répliques très bien écrites, réflexions réalistes d'un couple éphémère sur la religion, la mort, ou les relations hommes-femmes, le film n'a rien d'ennuyeux. D'autant plus que Richard Linklater propose une visite touchante de Vienne, tandis que ses nombreux plans fluides (avec quelques plans-séquence) ajoutent au côté naturel du couple impromptu. A noter que malgré son aspect confidentiel à sa sortie, le film connaîtra deux suites...
Voilà un film bien étrange. Conçu entièrement autour de Julie Delpy et Ethan Hawke. Il y a bien un barman complaisant, une diseuse de bonne aventure, un poète nocturne. Mais ces rôles secondaires seront des rencontres éphémères sans grande importance si ce n'est pour renforcer la simplicité et la beauté de cette histoire d'amour naissante. Car il s'agit bien d'une histoire d'amour naissance bien qu'eux deux s'en défendront. "Ah quelle horreur. Il est hors de question qu'on s'abaisse à ça. De toute façon, ça ne dure jamais". Ils font les dégoûtés tout en espérant le contraire. Parce que leur vision de la vien si différente m'a-t-il semblé dans le train, va se rejoindre. Sans doute plus qu'ils ne se l'imaginaient au départ. Et tout ça se fait par de longs dialogues dans les endroits touristiques de Vienne. Before Sunrise est optimiste. Il montre qu'une belle rencontre peut se produire n'importe où, n'importe quand, à n'importe quel moment. Il est aussi pessimiste. Est-ce qu'une histoire née d'un tel hasard peut perdurer ? Quand Richard Linklater nous montre à la fin les lieux déserts où ils se sont attardés la veille, le cœur se serre. Les regrets l'emportent. Est-ce que la vie ne va pas suivre son cours ? Quand on se dit qu'on s'écrira, qu'on pensera bien fort à l'autre, c'est une façon de parler. On sait qu'on le fera...au début. Puis de moins en moins par la suite parce que le temps fait son œuvre. On grandit. On vieillit. On fait d'autres rencontres. On trouve un travail. On voyage. Avant tout, Before Sunrise est une leçon. Une invitation à saisir les opportunités. Comme le train qui ne passe pas deux fois, il faut saisir le bon wagon. Et ça, ça peut remuer le spectateur à qui on met le nez dans ses souvenirs déçus d'amour de jeunesse. Cette fille, ou ce garçon, au lycée ou à la fac sur lequel ou laquelle on bavait continuellement. Et sur qui on perdait ses moyens au moment de l'aborder. Et si on l'avait fait justement ? C'est toute notre existence qui s'en trouverait modifiée. Pour le meilleur ou le pire peut-être. Il subsistera toujours un doute justement. Sur la promesse d'une vie qui aurait pu être meilleure. Juste un "bonjour, t'as le temps de prendre un verre après les cours ?". Ce n'est pas grand-chose dans le fond. Juste une petite phrase. Un ruisseau qui peut faire une grande rivière.
Comme Boyhood plus récemment, Before Sunrise marque par la fluidité absolue de son montage, qui permet de nous faire ressentir la durée telle qu’elle est vécue par ce couple improvisé. Comme Boyhood encore, le film repose sur un dispositif, mais brille pourtant par son naturel, notamment dans ces quelques plans-séquences où les deux acteurs sont d’une vérité totale. Malheureusement, comme le héros de Boyhood, les personnages sont aussi un peu agaçants et les dialogues, parfois sur-écrits, en font des sortes de petits-bourgeois dont la fausse marginalité est beaucoup plus commune qu’ils n’ont l’air de le croire. C’est aussi ce qui fait le réalisme du film, mais ça m’a quand même gêné par moments. Selon moi, la plus jolie scène est d’ailleurs un moment de silence, quand Celine et Jesse se cherchent du regard, baissent les yeux, sourient, se regardent à nouveau, etc. La scène des faux coups de téléphone est aussi une belle réussite et le projet en lui-même (traduire l’éphémère avec les moyens du cinéma) atteint son but avec grâce.
Aucune histoire, aucune intrigue, c'est ennuyeux et agaçant au possible. Une suite de discussions pseudo-intello-philosophique ringardes. Les 2 acteurs sont bons, frais, les plans séquences prouvent qu'ils sont bien dans leur rôle... Mais ça ne suffit pas.
Bon et bien je dois tirer une conclusion de ma soirée : je ne suis décidément pas fan de Richard Linklater !! Je n'avais déjà pas aimé Boyhood (à mon plus grand regret) et là je n'ai pas accroché non plus !! Mais alors du tout...ce film est une suite bavarde de discussions pseudo philosophiques et on ne fait pas pire...du vent, du vent, du vent !! Il ne se passe rien de concret et ça m'a agacé comme jamais !! Je mets 1 étoile pour Ethan Hawke que j'aime beaucoup mais le zéro pendait !!! Le genre de film que j’exècre...à oublier au plus vite et on ne me reprendra plus à me mettre devant du Linklater !! Terminé !
Ce film est complètement touché par la grâce, on ne s'ennuie pas une seconde, les deux acteurs sont formidables, la direction d'acteur remarquable, c'est un véritable petit chef d'oeuvre. Je n'avais jamais entendu parlé de ce film, et pourtant, ce devrait être un classique. Ce qu'il raconte est universel. Magique.
Cette comédie romantique sur la rencontre d'une journée à Vienne entre une jeune française et un jeune américain se révèle être une véritable déception. L'histoire est plate, convenue, sans relief et laisse le spectateur de marbre. Richard Linklater ne parvient pas à sortir son film de son premier emploi de film romantique en ne développant aucun élément supplémentaire ce qui laisse le spectateur assister à un film dénué de charme et d'originalité, loin du chef d'oeuvre qu'il a réalisé presque dix ans plus tard, Boyhood.
Une bonne partie du film est plutôt sympa, sur les petites réflexions universelles et intimes du couple, comme si ces deux personnes étaient destinées à se rencontrer et à s'aimer, j'ai notamment adoré la scène du bar où ils imitent spontanément leurs amis respectifs au téléphone pour se livrer indirectement. Mais arrivé à la fin je me suis rendu compte que je m'en foutais un peu, sans trop savoir pourquoi, peut-être parce qu'il n'y a pas de tragédie en nous faisant justement croire qu'il y en a, du coup ça ne marche pas, surtout lorsqu'on sait (mais ça le film n'y peut rien) qu'il y a des suites et qu'ils vont se revoir et remettre le couvert, et là forcément ça m'intéresse moins. Bon ça reste néanmoins le meilleur film de Linklater parce qu'il fait vivre un minimum ses personnages sans s'éparpiller n'importe comment.
Un film avec un charme fou, grâce des personnages attachants et une réalisation insolite. On assiste à la rencontre et la discussion quasi continue entre Jesse et Céline pendant une nuit. Lui est rêveur un brin ironique, elle passionnée plus engagée. Ils sont jeunes, doux et hésitants devant la vie et cette rencontre imprévue. Le récit repose entièrement sur leurs discussions, l'oeuvre est donc très bavarde mais jamais assommante ou pompeuse. Leurs dialogues trouvent un équilibre captivant entre interrogations métaphysiques, blagues potaches et réflexions sensibles sur le sexe, la famille, la vie... La discussion se nourrit des lieux, des rencontres et des positions de l'autre. Ils se stimulent chacun, s'offrant réciproquement un vaste terrain d'écoute et d'épanchement. L'histoire d'amour se tisse en retrait, au fil de la conversation intime et nocturne. Le film est difficilement classable, sorte de comédie romantique expérimentale, déambulation sociologique et poétique de jeunes gens d'aujourd'hui. Un alchimie immédiate et magique portée par des acteurs habités par leur rôle. Pour en apprécier pleinement la saveur, sûrement faut-il se retrouver dans les sensibilités des personnages. La réalisation met en avant les acteurs et crée une impression d'immersion, on se promène avec eux. Le dispositif est simple mais inventif : rencontres originales, lieux traversés, mode de discussion... Le film se clôt sur une incertitude, un appel pour la suite tournée 9 ans plus tard
Un américain et une française se croisent dans un train et décident de passer un jour ensemble à Vienne. Comédie romantique sympathique mais un peu trop bavarde.
Epatant premier volet de la trilogie amoureuse de Richard Linklater, qui dresse une topographie de l'amour à travers les lieux de Vienne traversés. Voir ma critique complète sur mon blog où je parle aussi des deux suites, Before Sunset et Before Midnight :
Ce film est inégal mais inévitable aussi. Les dialogues sonnent souvent juste mais certains sont plus anecdotiques voire apparaissent comme du remplissage. Certaines scènes sont maladroitement réalisées (le dialogue devant le flipper par exemple, à montrer comme ce qu'il ne faut pas faire). Mais le gros problème du film, c'est Julie Delpy : elle a beau avoir une prononciation anglaise très bonne pour une francophone, son accent n'est pas aussi bon qu'elle le croit, presque toutes ses phrases étant composées d'une partie où elle a clairement travaillé la diction, l'autre où elle a dû se dire que c'était de l'acquis pour elle - à tort. En soit on fera l'abstraction de ce défaut inhérent à ce genre de personnage, mais d'une part cela empêche de s'immerger totalement dans les dialogues, d'autre part cela souligne que les dialogues ont clairement été écrits à la base par un Américain : bien des mots de vocabulaire que son personnage utilise "spontanément" ne sont pas à la portée d'une Française, certainement pas dans cette immédiateté, cette totale spontanéité qui est un des ressors de l'intrigue (si on peut appeler ça une intrigue...). De fait Delpy débite des "you know" pas naturels à la pelle, et de belles choses dont la poésie est certainement à sa portée, mais dont la compréhension profonde lui échappe (dommage car son langage physique et ses expressions sont très souvent touchants et authentiques). Donc ça sonne souvent faux, tandis que Ethan Hawke est dans son personnage de bout en bout. Ce - gros - défaut mis à part, reste un esprit de l'instant et du souvenir, une vraie parenthèse enchantée bien loin des clichés universels qu'on veut tous et plus proche des moments uniques qu'on a cherché pour soi. Quelques moments de grâce et de finesse, et des plans finaux juste splendides.
Je ne suis pas un grand fan des films romantiques notamment lorsque la romance s'étend à totue l'intrigue comme c'est le cas ici. Cependant, j'admets avoir été séduit par ce concept de deux inconnus qui font brièvement connaissance le temps d'une nuit dans une ville qui leur est étrangère. Pourtant, passé un début prometteur, l'histoire s'enlise dans des dialogues interminables pas toujours intéressants et prend un rythme assez mou. De plus, il manque au film une ambiance particulière adaptée à ce genre cinématographique. Je n'y ais vu que peu d'intérêt et je trouve la renommée de ce long métrage surfaite.
Voilà une très belle comédie romantique. Plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, l'histoire est à la fois simple mais aussi original temps dans son commencement que dans sa finalité. Les acteurs sont excellents, les dialogues le sont aussi.la mise en scène est efficace. Le film fait beaucoup réfléchir sur la vie en elle-même, les rencontres amoureuses et tout ce qui concerne les aléas de la vie. Hâte de voir la suite.
Venant de découvrir le réalisateur Richard Linklater avec Everybody Wants Some, que j'ai beaucoup aimé, je me suis décidé à me pencher sur la filmographie de ce dernier en commençant par la trilogie Before : J'ai donc commencé avec Begore Sunrise ! Film porté par le duo Delpy/Hawke, Before Sunrise nous emmène à Vienne où, après s'être rencontré dans un train par hasard, les deux personnages vont y passer 14 heures à flâner dans les rues, en apprenant à se connaître : Une rencontre inoubliable dans le fond ! Sans rentrer dans le registre des films à l'eau de rose, et ni ennuyer le spectateur, ce premier volet est frais, léger, nous fait rêver et nous donne envie de voyager ! Bien que l'histoire soit simple, on a envie de voir comment elle va finir, et comment la relation naissante entre les deux personnages va évoluée car le spectateur les découvre en même temps qu'eux ! Oui, le film est essentiellement centré sur ces deux personnages, ce qui peut paraître ennuyant aux premiers abords, mais plus le film avance, plus on a envie d'y croire car bien qu'ils soient différents, on sent qu'ils sont amoureux ! Et, qui plus est, certaines de leurs conversations ne sont pas sans intérêts (certaines sont très philosophiques ^^) ! Un moment d'évasion en somme, sans prise de tête ! 7/10 !