Ce qui frappe rapidement dans "The Sentinel", c'est sa distribution très prestigieuse. Michael Winner est en effet parvenu à réunir plusieurs noms connus de l'Âge d'Or d'Hollywood dans des seconds rôles : Ava Gardner, Martin Balsam, Arthur Kennedy, Eli Wallach, et j'en passe. Et également plusieurs futures vedettes ici en début de carrière. Tom Berenger, qui fait une courte apparition pour son premier rôle au cinéma. Christopher Walken en flic inutile tant son collègue prend le dessus (on n'entendra que très brièvement son célèbre accent du Queens !). Jeff Goldblum qui joue en fond de quelques scènes. Et la rumeur raconte que Richard Dreyfuss apparaîtra lui-aussi, non crédité (je ne l'ai pas repéré). Paradoxalement, autour de tout ce beau monde, l'héroïne campée par Cristina Raines est le plus fade des personnages. En tout cas elle est éclipsée par son petit ami avocat ambigu, joué par un jeune Chris Sarandon. Pourtant convaincant, l'acteur dira par la suite avoir amèrement regretté ce rôle, n'ayant pris aucun plaisir dans le film... En tout cas, heureusement qu'il y a toutes ces bonnes têtes, car "The Sentinel" prend son temps pour démarrer. La première demi-heure n'a rien de folichon, paraissant amorcer une resucée de "Rosemary's Baby", avec cette top-modèle prometteuse qui emménage dans un vieil immeuble où les voisins sont louches. Mais passé ce point, Michael Winner propose une heure franchement bien menée. Une enquête qui verse immédiatement dans le surnaturel et le thème religieux, sans pour autant singer les succès de l'époque dans le genre ("The Omen" & cie). Restant visuellement sage, mise à part quelques scènes chocs, mais sachant bien gérer son ambiance de plus en plus pesante. Ce jusqu'à un final qui lâche complètement les chevaux, pour le grand plaisir des amateurs d'horreur. Par contre, il faut quand même noter le message très moraliste de l'ensemble, tendance intégriste. spoiler: Donc si vous êtes adepte du triolisme ou du saphisme, désolé mais d'après "The Sentinel" votre place est en enfer... Si vous êtes suicidaire, rien n'est perdu, vous pouvez encore rentrer dans les ordres pour sauver votre âme !
Dans ces cas là je mets de côté l'idéologie pour davantage me focaliser sur la manière dont elle est développée, mais soyez prévenus...
Le casting fait rêver : Meredith, Carradine, Wallach, Gardner, Balsam , Walken, Goldblum, Berenger ...En fait les rôles principaux, très crédibles, sont ceux de Cristina Raines et Chris Sarandon. Outre quelques fulgurances visuelles , ce film horrifique des années 1970 ne trouve jamais le ton juste entre atmosphère et gore . Il se montre juste assez malsain . Bâti sur un scénario abracadabrant , il se montre discrètement homophobe, carrément misogyne, alternant les propos réactionnaires et une morale du péché avec un voye,urisme gratuit . D'ailleurs Michael Winner sera plus tard connu pour les très polémiques "Justicier dans la ville", avec Bronson qui se délectaient de la même façon d'un érotisme sadique à deux balles et d'une violence gratuite , sur fond de prêche de la bonne morale puritaine appliquée flingue en main . Une tartuferie donc .
Le thriller immobilier pourrait constituer, à n’en pas douter, un sous-genre cinématographique à part entière tant il concentre certaines caractéristiques récurrentes tout en reflétant les transformations des grandes villes américaines et anglaises où il a l’habitude de se dérouler. The Sentinel succède à Rosemary’s Baby (Roman Polanski, 1968), sa référence majeure tant par le choix d’un protagoniste féminin que par la thématique du voisinage satanique, métaphore des autres comme Enfer symbolique, exploite bien l’architecture extérieure et intérieure de l’immeuble principal pour en faire le réservoir d’une horreur ténue, d’un sentiment de malaise tenace devant ce prêtre regardant par la fenêtre du dernier étage jour et nuit. L’originalité du long métrage réside alors dans son refus du motif de l’invasion, mobilisé par Polanski, au profit de celui du refoulement : ce n’est pas tant les voisins qui tyrannisent Allison Parker que les souvenirs détenus à la fois par elle – notamment ceux en rapport avec son père – et par la bâtisse, comme inscrits dans le bois des pièces et du mobilier. L’idée de figurer une cohabitation entre le nouveau et de l’ancien (du point de vue de la génération comme de l’immobilier) constitue un biais intelligent par lequel sonder les forces ancestrales toujours en présence, en l’occurrence ici les forces du Bien et du Mal qui se disputent la souveraineté du monde. Les effusions violentes, mémorables, raccrochent le spectateur à une intrigue sinon confuse et peu crédible, desservie par des retournements de situation grotesques et assez mal amenés. La réalisation énergique de Michael Winner, forte d’un montage au cordeau, assure également le spectacle.
Bizarre que ce film possède une mote moyenne. Il procure pas mal de frissons. Une ambiance intéressante. New york à la fin des années septante. L'actrice. Reines, très belle et surtout très charismatique. Uniquement de bons acteurs. Un très bon scénario.
Un film qui mériterait d être plus connu. La sentinelle des maudits est un très bon film de maison hantée, qui va jouer sur le malaise et l angoisse. On y trouve aussi des maquillages très réussis, quelques gueules du cinéma américain et Eli Wallach avec une improbable cravate. Dommage que le rôle du compagnon de l héroïne ne soit si fade alors que Christina Raines fait merveille dans le premier rôle.
Un remarquable film d'angoisse, proche de "Rosemary's Baby" (en partie à cause des lieux de l'action des deux films : un vieil immeuble new-yorkais et un voisinage franchement curieux et inquiétant), réalisé par celui qui se fera connaître, quelques années plus tôt, pour le franchement dispensable (mais très connu et gros succès) "Un Justicier Dans La Ville" avec Bronson : Michael Winner. Distribution remarquable (Chris Sarandon, Eli Wallach, un tout jeune Jeff Goldblum, Sylvia Miles, Cristina Raines en héroïne...), des scènes fortes, un final qui rend cinglé, ce film méconnu est à (re)découvrir de toute urgence.
Un film d'epouvante / surnaturel vintage venu des Etats Unis, le casting est impossible à s'offrir avec un argent de poche de format normal : Chris Sarandon, John Carradine, Ava Gardner, Christopher Walken, Eli Wallach, Tom Berenger, Jeff Goldblum, sur une seule affiche ca envoie quand même gentiment la purée même si certains étaient encore à l'aube de leur carrière et / ou ne font qu'une petite apparition. Le résultat maintenant : un film de possession sympa sur un immeuble envahi par les forces du mal. Je dois dire que quelques scènes sont bien vues et ont retenues mes pupilles sur l'écran, mais globalement j'ai trouvé le film assez moyen (tranche haute de la moyenne quand meme). 3 / 5
Michael Winner est un excellent réalisateur, notamment du chef-d'oeuvre méconnu "Le Corrupteur", souvent sous-estimé pour cause d'une filmographie trop souvent consacrée à glorifier les action heroes des années 70. Avec ce pas de côté horrifique, il apporte sa patte à un genre qui se prête particulièrement bien à sa mise en scène insidieuse qui pervertit progressivement le cadre et finit par dérouter les spectateurs les plus blasés. Sans être totalement convaincant, et sans doute trop ancré dans son époque, le film réserve quelques images marquantes et mérite le détour!
Encore une nouvelle bonne surprise que cette nouvelle édition de Blu ray par Elephant. Le parti prix de redonner une nouvelle vie à des films oubliés est importante car tout ce qu' ils proposent sont des petites pépites . Bien sûr nous ne sommes pas chez Polanski avec son Rosemary s Baby mais on est dans le même mouvement . Le casting reste impressionnant et crédible. La réalisation très bonne permet de suivre cette histoire jusqu'à son dénouement peut être un peu trop attendu mais réussi. Pour curieux de films de genre .
Film qui n'atteint certes pas le niveau de "Rosemary's Baby" auquel il fait clairement penser, mais il n'empêche que "La Sentinelle des Maudits" s'avère bien intéressant à suivre. Le prestigieux casting fait un travail impeccable, la mise en scène de Michael Winner propose une bonne dose de mystère et le final s'avère assez terrifiant. Une belle découverte concernant ce film d'épouvante que je désirais visionner depuis déjà pas mal d'années.
Whaouh, pour un film de 1977, on reste dans une force de suspense et de trouille réelle. La galerie de personnages est totalement déjantée et flippante, le rythme est excellent, ce qui est à noter pour un film de cette époque. Ne le regardez pas dans le noir et seul sous peine d'avoir vraiment vraiment peur. Bon courage!
La sentinelle des maudits est un film très moyennement intéressant. Le film sonne faux dans sa mise en scène (on a l'impression de regarder un mauvais film d'horreur des années 70) : le jeu d'acteur sonne faux, les dialogues aussi. Beaucoup d'acteurs célèbres (mais pas en tête d'affiche) : Jeff Goldblum, Ava Gardner, Christopher Walken, Eli Wallach. En revanche, Chris Sarandon est une catastrophe, il est impassible durant tout le film, à croire qu'il fait exprès de mal jouer. L'histoire utilise des ficelles classiques du genre : faire croire à la paranoïa du personnage principal, des hallucinations qui font ressortir un passé difficile … c'est Rosemary's Baby en moins bon. La fin est en revanche plus intéressante car elle justifie le titre du film. Mais au final, ça ne passe pas trois pattes à un canard.
Ava Gardner, Burgess Meredith, Eli Wallach, et les encore tout minets Jeff Goldblum et Christopher Walken, réunis avec bien d’autres dans ce même film de 1976 (au générique, et non 77 comme il y a écrit partout), ça attire l’attention. Suite à un ancien traumatisme parental et tentative de suicide, une mannequin bien cotée emménage dans un appartement new-yorkais pour se retrouver. Sous le regard imperturbable d’un prêtre aveugle rivé au balcon du dernier étage s’abat sur elle un maelstrom de migraines, cauchemars, hallucinations et meurtres, autour d’un voisinage insolite et malsain, et de sa logeuse trop opportune. Sa vie semble conspirer à l’enfermer dans l’inquiétante spirale religieuse d’une lignée de gardiens mystiques, que tenteront d’éclaircir deux flics et le très ambigu compagnon de la jeune femme. Malgré la lenteur un peu théâtrale de ce thriller fantastique d’il y a 42 ans, et quelques incohérences bien lourdes, le spectacle parvient à captiver avec un sujet original, une progression de l’angoisse réussie et une complexité psycho-traumatique. Ce qui l’affadit malheureusement c’est la désuétude un peu ridicule des bondieuseries catho-diaboliques, qui hélas sont centrales, c’est dommage. Un remake de qualité et au goût du jour lui donnerait peut-être toutes les qualités spirituelles, sombres et tendues qu’il mériterait.
Une bonne surprise, le scénario met un peu de temps à se dessiner mais s'avère bien plus intelligent que dans la plupart des films d' épouvantes. Dommage la réalisation est souvent inégale alternant des passages qui font plus penser à de la série B avec des scènes plus convaincantes. Ce qui est étonnant aussi dans le film c'est le casting ou l'on retrouve à tout les niveaux des acteurs excellents et même des futurs stars qui font de la figuration.