Mad City
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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 août 2025
Une fable sur la frénésie médiatique et l’influence que ces derniers peuvent avoir sur le traitement d’un fait divers d’une telle naïveté que cela en devient presque risible. On a connu Costa-Gavras beaucoup plus subtil que dans ce long-métrage où pleuvent les lieux communs et les caricatures grossières. Le réalisateur se paye même le luxe de sous-exploiter une distribution pourtant de qualité composé de Dustin Hoffman et de John Travolta. Un beau ratage en règle.
Guillaume M.
Guillaume M.

2 abonnés 152 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2025
Vraiment pas mon préféré de ce superbe Réalisateur. Le film est longuet et je pense qu’il mal vieilli. Le film se laisse regarder quand même.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 décembre 2024
C'est une maladroite tentative d'intimidation d'un gardien de musée récemment licencié qui tourne mal. Present par hasard, un journaliste déchu trouve dans la situation une occasion de retour sur la scène médiatique.
Costa-Gavras s'attaque au grand cirque des médias, à ces network que la recherche d'audience et de sensationnelle conduit à transformer un incident mineur, et qui aurait pu le rester, en dramatique télévisuelle. Le cinéaste dénonce à travers le personnage de Dustin Hoffman, l'avidité de journalistes en mal de reconnaissance et capable de toutes les manipulations.
Sur la cacophonie et le broyage médiatique, Costa-Gavras n'a pas grand'chose à révéler, d'autant que le sujet a été maintes fois abordé -en 1951, déjà, Billy Wilder tournait "Le gouffre aux chimères. Cela dit, si "Mad city" déçoit, c'est surtout à cause d'une action plutôt faible, voire pas toujours crédible, et d'une floppée de clichés et de personnages stéréotypés.
Le deux personnages centraux ne sont pas forcément convaincants. John Travolta en fait trop dans le registre du pauvre bougre, du brave type. Et on prendra comme une convention le revirement finale du journaliste, découvrant subitement la compassion. "Mad city" est pauvre en suspense autant qu'en idées neuves.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2023
Un fait de société et un éclairage sur le monde qui nous entoure, sur l'univers des médias, leur appétence pour le sensationnel et on peut dire qu'avec les années qui passe et les infos en continue, cela ne s'est pas arrangé.
On voit Dustin Hoffman, reporter cherchant le scoop, l'info qui viendra le remettre en selle, celle qui lui donnera une nouvelle chance d'être au premier plan. Et le hasard lui en donne l'occasion, lorsqu'il croise la route d'un homme simple, mais perdu par la perte de son travail, campé ici par un John Travolta très convainquant.
On cerne très vite le personnage du journaliste, cynique, près à tout pour retrouver sa gloire d'antan, quitte à manipuler les faits, quitte à en tirer avantage, à faire pourrir la situation jusqu'à ce qu'il obtienne satisfaction.
Mais au travers des heures qui passe, on se rend compte en même temps que lui, que c'est son humanité qui a causé sa perte, qu'il n'est pas si cynique qu'il veut bien le faire croire.
On voit comment la jeune caméraman se transforme en quelques heures en vampire des news, vamps sans scrupule ni honneur.
Un film témoin, et critique d'une société, qui puise sa puissance à travers deux regards, et que la manipulation de l'opinion cèlera le point de non retour.
Sans compter sur un final explosif.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 juin 2021
Un gardien licencié menace son ancien patron, afin de récupérer son travail… et démarre involontairement une prise d’otages dans un musée. Sauf que l’un d’entre eux n’est autre qu’un talentueux journaliste, relégué dans une chaîne de troisième zone, qui voit là l’occasion de revenir au premier plan ! A travers le scénario de « Mad City », les médias en prennent plein la figure. Journalistes opportunistes et égocentriques, producteurs aux dents acérées, et un système médiatique qui va jusqu’à dicter involontairement la ligne de conduite des forces de l’ordre, le tout pour faire mousser l’audience. L’idée qu’un reporter profite de la situation pour devenir le directeur de communication d’un preneur d’otages benêt, et par la même occasion envenimer les choses quand ça l’arrange, est par ailleurs très bonne. Mais le film manque de piquant et de férocité, et s’avère un peu lourd par moment. Ainsi, si Dustin Hoffman est relativement convaincant en journaliste peu scrupuleux qui va se trouver une conscience, John Travolta en fait des caisse en andouille gentillette dépassée par les événements. Tandis que l’intrigue affiche plusieurs invraisemblances (pourquoi la police laisse-t-elle le protagoniste aller et venir dans le musée ?) et n’exploite pas totalement son postulat. La mise en scène demeure professionnelle, on est toutefois loin des grandes heures de Costa-Gavras, l’ensemble étant plutôt convenu et formaté. « Mad City » sera d’ailleurs un bide au box-office à sa sortie, la faute à des recettes riquiqui et un budget important (50 millions de dollars !) pour une intrigue de cette nature.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 mai 2021
Je ne sais pas si c'était censé être une comédie mais j'ai beaucoup ri. D'abord il y a la performance de Travolta qui a joué son personnage de façon beaucoup trop stupide. Il a les lignes de dialogue idiots parsemées tout au long du film. Par exemple lorsque la femme de Travolta regarde les journalistes devant sa propre maison juste après avoir appris que son mari détenait des otages elle dit regardez maintenant ils sont tous dans mon parterre de fleurs. Elle est plus bouleversée par ses fleurs que par la prise d'otages de son mari. Et lorsque Travolta donne sa première interview télévisée et dit quelque chose sur le fait d'aller à l'église l'un des enfants qu'il retient en otage dit moi aussi je vais à l'église avec ma famille. Chaque fois que quelqu'un passe la porte d'entrée du musée que ce soit Hoffman ou un des enfants il est bousculé par la foule médiatique. Mais la police avait barricadé l'endroit et les journalistes n'auraient pas pu s'approcher à moins de cent mètres de cette porte. Ce film est mauvais incroyable parfois à mourir de rire mais surtout tout simplement mauvais...
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2019
Sans doute un des films le plus utile pour faire comprendre au grand public toute la puissance des medias maitres de l’audimat. Bien sur, tous les journalistes ne sont pas comme ceux décrits dans le scénario mais un certain nombre le deviennent contaminés par les enjeux et le pouvoir. Vu par Costa-Gavras cela devient un grand spectacle pour peu que le héros ait des états d’âme et que la victime en soit une vraie. La mise en scène et les deux comédiens sont au niveau de l’ambition du réalisateur. Ainsi Mad City devient une référence méritée sur son sujet traité. Sam Bailly est d’une grande naïveté mais la première caractéristique des journalistes étant l’intelligence, personne ne peut rivaliser dans de telles circonstances avec eux. Le grand mérite de ce film étant de le montrer. Les pensées où les ambitions changeantes des personnages secondaires, assez caricaturaux d'ailleurs, étant anecdotiques.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2018
Un film engagé et corrosif comme les aime Costa-Gavras, qui prend le parti de dénoncer le pouvoir des médias et leur capacité à manipuler l'opinion.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2018
Licencié depuis peu, un modeste gardien de musée demande juste qu’on l’écoute. Devenant la proie des médias, il va se transformer en outil marketing pour les chaînes d’information en continue. Costa-Gavras vise juste une nouvelle fois. Vingt ans après, le sujet n’a jamais été autant d’actualité.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2018
Une très belle réalisation de Konstantinos Costa-Gavras. Non pas un Thriller mais un drame social parfaitement mis en scène avec une direction d'acteurs qui leur permet d'exprimer pleinement leur talent. Costa-Gavras nous offre un duo d'acteurs d'exception ; Dustin Hoffman est superbement efficace dans son personnage de journaliste social et John Travolta se révèle lui aussi magistral dans son rôle de personnage fragile.
Le scénario nous propose une histoire forte et émouvante avec une critique acerbe de la police, des medias TV qui font du show business et du public qui fête joyeusement l'événement.
Le pitch : Max Bracknett, journaliste pour une chaîne de télévision, est pris en otage au Muséum d'Histoire Naturelle. Retenu durant 3 jours avec une maitresse et les enfants de sa classe, il va faire apporter une caméra au musée et assurer la couverture médiatique de l'évènement.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2017
septiemeartetdemi.com - Après avoir déjà donné dans le pamphlet médiatique de Hero, Hoffman revient sous la baguette de Costa-Gavras dans une création qui est passée relativement inaperçue. Le film met en scène l'horreur sans nuance de la presse et accentue son sarcasme à ce sujet dans des dimensions étonnantes de haine évidente de la part de l'auteur - sans surprise si on connaît sa tendance à faire de ses films des objets de pure critique personnelle.

On y voit toutes sortes de journalistes : les bons (Hoffman...), les méchants (Alan Alda...), et les grands sur lesquels on ne tape pas car ils ont l'obligeance de jouer leur propre rôle : Larry King et Jay Leno. On se demande quelle foi ont ces gens dans leur profession, car l'oeuvre n'a pour eux qu'un rapide mot de respect ; pour le reste, elle insulte le métier dans ses moindres détails. Ah, il y a encore la stagiaire (Mia Kirshner) qui a un bon fond mais qui va permettre d'exemplifier la manière dont le métier peut vite corrompre une personnalité.

Pour en revenir au "bon" journaliste qu'est Hoffman, il est bon pour la seule raison qu'il est unique à vouloir concilier sa ligne de conduite avec son devoir de reporter. Il mène les deux de front jusqu'à la rupture, où c'est sa culpabilité qui nous confirme qu'il est "bon". Quant au méchant journaliste, il est celui par qui s'exprime toute l'humeur vicieuse et véreuse du journalisme : il est présenté sans qu'on ait pour lui une animosité particulière (Mad City est avant tout un divertissement) mais il est amoral, cynique, intéressé et presque cruel. Une représentation impressionnante qui tire profit d'une griffe presque paresseuse : les personnages n'évoluent pas de cette manière idiote et stéréotypée qu'ont les coupables d'être érodés par le remords. Et très souvent les acteurs s'emmêlent un peu dans leur texte, ce qui ne les empêche pas de rester dans leur rôle et d'être gardés au montage. Finalement, le seul impair semble être les setups qu'on devine et qui demeurent sans payback. Peut-être un fait exprès, mais frustrant.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2017
En mettant en scène Mad City, Costa-Gavras met les américains face à un miroir en s'intéressant à la façon dont les médias jouent une influence sur le déclenchement et le déroulement d’événements graves, ici une prise d'otage.

Le réalisateur de L'Aveu nous fait vivre cette prise d'otages de l'intérieur par le prisme d'un journaliste incisif et agissant surtout en fonction de sa carrière. Peu à peu il dresse le portrait de ce dernier puis du preneur d'otages, qui s'est retrouvé dans cette situation sans le vouloir et assistant, de manière impuissante, à la suite des événements et la folie qui s'est entourée de cette affaire. Costa-Gavras arrive à les rendre intéressants et à faire en sorte qu'aucun ne laisse indifférent, que ce soit pour eux deux ou les personnages plus secondaires comme l'assistante.

Il mêle ces deux portraits avec une dénonciation de la dérive des médias et de la course aux spectaculaires. Il met cela en lien avec l'évolution des protagonistes, sachant faire ressentir de la compassion pour le preneur d'otages au vu de la tournure des événements et de la manipulation qu'il va subir. Il arrive à donner une certaine force à cette mise en relief du rôle des médias, de leurs méthodes mais aussi de l'humain en général, de son cynisme et du mal qu'il est prêt à faire pour son bénéfice personnel. Il trouve le bon équilibre entre les personnages, sa dénonciation et la mise en lumière sur la foule et ceux qui vont les informer, avec toujours la dictature de l'audimat.

Il est vrai que Mad City souffre d'une fin un peu trop convenue et d'un ensemble peut être pas assez puissant, surtout en comparaison avec Le Gouffre aux Chimères de Wilder ou Un Après-midi de Chien de Lumet, qui ont eux aussi les mêmes thématiques. Il se montre assez sobre, voire même un peu académique (surtout en comparaison à ce qu'il a déjà pu faire), derrière la caméra, tandis qu'il dirige très bien un Dustin Hoffman cynique et un John Travolta très juste qui va se retrouver perdu au milieu d'une affaire qui le dépasse totalement.

Comme Lumet ou Billy Wilder avant lui, Costa-Gavras met en lumière le rôle fondamental des médias dans la tournure des événements, une dérive qui prend encore tout son sens aujourd'hui et ce partout dans le monde.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 septembre 2015
Une relativement banale prise d'otage. C'est totalement discrédité car à n'importe quel moment, la police aurait pu entrer pour maîtriser le bonhomme. Même le journaliste qui l'accompagne. Un film pour montrer une fausse misère humaine et des abus de médias en quête de sensationnel et d'argent. Très décevant !
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2014
Max Brackett, un journaliste récemment mis sur la touche se retrouve en plein milieu d'une prise d'otages dans un musée. Ce que veut Sam Baily est pourtant simple : retrouver son travail. Mais la situation dégénère rapidement et Max voit l'occasion pour lui faire parler de lui. Il se sert donc de son expérience pour aider Sam à gérer la situation du mieux possible et pour être au cœur du reportage rêvé. Mais au fil que le temps passe et que tous les médias s'emparent de l'affaire, Max se rend compte que les choses vont très loin, trop loin. Costa-Gavras n'a pas perdu l'énergie et la verve de ses chefs-d’œuvre français ("Z" et "L'Aveu") et fait de "Mad City" une critique virulente des médias qui n'hésitent pas à déformer la vérité afin de rendre le tout plus spectaculaire, entraînant dans son sillage la bêtise de l'opinion publique. D'abord cynique, Max (interprété avec classe par Dustin Hoffman) se rend compte que derrière l'information, il y a l'être humain et cet humain (ici joué par un très bon John Travolta) est complètement paumé. Mis en scène de manière efficace, n'hésitant pas à être acerbe et virulent quand il le faut, le film fait forcément froid dans le dos.
djacno T.
djacno T.

42 abonnés 858 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mai 2014
Comédie loufoque qui reprend le concept d'un après midi de chien à la sauce audiovisuel.
Le film est trop caricaturale comme le jeu d'acteurs pour susciter l’intérêt ou la réflexion.
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