Je trouve certains commentaires un peu durs quand même. Certes il faut aimer les courses de voitures ok. Mais bon, derrière ça il y a un scénario vraiment extra, des acteurs excellents, une ambiance superbe, un aspect documentaire génial, un montage et une réalisation parfaite, des effets spéciaux et cascades époustouflantes, une photographie lumineuse et surtout surtout, des prises de vues en courses absolument MONUMENTALES qui nous font redécouvrir les tracés de quelques circuits mythiques. Un pur bonheur ce film! Pourquoi pas 5 étoiles alors??? Juste un peu trop long, il aurait été parfait avec 30' de moins! Mais bon, quel film!
Pour 1/3 de courses de bolides très efficaces à valeur quasi-documentaire, il faut supporter 2/3 de soap opera périmé, clichetonneux et convenu, le tout baignant dans la soupe sirupeuse de Maurice Jarre. Dans ces conditions, toute l'énergie, la passion et le savoir-faire déployés durant les courses ont du mal à maintenir l'intérêt des non-adeptes. C'est l'un des moins bons films de Frankenheimer et paradoxalement l'un des plus spectaculaires.
La Formule 1 est ma plus grande passion.Je n'ai jamais manqué une course à la TV depuis 1996...Il était donc évident qu'un film tel que "Grand Prix" ne pouvait que combler mon attirance pour la vitesse et les belles mécaniques.Ainsi,c'est un réel bonheur de vivre de l'intérieur des meeting de F1 sur des circuits mythiques tels que Monaco,Spa,Monza et Charade.Des séquences époustouflantes où de vrais champions comme Graham Hill et Jack Brabham ont conduits des machines-témoins équipées de caméras pour les prises de vues.Accidents spectaculaires en temps réel et dépassements vertigineux à la clé.Et puis,retrouver la F1 de 1966,si insouciante,fraternelle et dangereuse a quelque chose de jouissif.Lorsqu'on partait pour les 2h de course,on savait pertinement qu'on pouvait ne pas s'en sortir vivant.Alors on profitait à fond dans les paddocks.Toute une mentalité.John Frankenheimer sert donc un divertissement haut de gamme,propre à combler les fanatiques comme les néophytes.Ceux-ci pourront se rabattre sur les nombreuses histoires secondaires et les réflexions sur le métier de pilote,à travers le parcours parallèle de 4 pilotes bien différents,en lice pour le titre.Yves Montand,champion de F1,il fallait oser!En tout cas,un docu-hommage d'une crédibilité tout à son honneur.
Etant un passionné de F1 je mets 4 étoiles pour l' immense intérêt documentaire du film avec le grand plaisir de voir la F1 des années 60. Avec les fabuleuses caméras embarquées pour l' époque, les plus grands circuits européens comme Monaco,Spa et Monza très bien filmés, de vrais champions du monde de F1 qui font leur apparition et pas des moindres(Fangio,Graham Hill,...), le bruit des moteurs et le frisson du danger omniprésent quand on voit les risques hallucinants qui sont pris, y compris par les commissaires de piste et le public près des monoplaces, et qui montrent à quel point la sécurité dans la discipline a fait depuis un gigantesque bond en avant. Mais si je devais rendre un avis uniquement comme un critique cinéphile il est vrai que j' accorderais plutôt 3 étoiles à cause du scénario et des dialogues qui auraient gagné à être meilleurs même si on comprend qu' en effet les aléas mécaniques et humains font que le vainqueur moral,le meilleur pilote, ne l' emporte pas toujours dans ce sport.
Ce n'est pas Aron qui est blessé à Monaco,mais Stodart, celui qui a ecrit la critique a-t-il vu le film? Bien sûr il faut aimer les courses, et ici Frankenhaimer réussit le tour de force de mélanger des Formules 3 grimées en F1 et des extraits de vraies courses avec de vrais pilotes (brabham, hill, rindt)pour un faire un film qui est totalement vrai pour l'époque , même si 40 ans plus tard le monde de la F1 n'a plus rien a voir, et les courses ne se déroulent plus ainsi. Mais l'esprit était vraiment comme ça, a ce titre ce film est un bijou documentaire, et puis, jessica walter et eva marie saint sont bien jolies ...
La jacquette du DVD nous promet un film de course auto, avec une belle histoire gnamour au milieu... Sans doute pour tenter de vendre ce chef-d'uvre aux fans du Michel Vaillant de Couvelaire, qui seront déçus de tomber sur un quasi-documentaire, et pour faire fuire les vrais fans de sport auto, qui pourraient adorer ce film... Les joies du marketing...
En résumé, on pourrait dire que nous sommes en 1966. Après cinq saisons de «Formule 2», le Championnat du Monde revient aux «grosses» F1 de trois litres. L'occasion pour Frankenheimer de balader ses caméras dans les paddocks, de filmer de vraies courses pour faire un vrai film sur la vraie course.
Car, à l'instar de Lee Katzin pour Le Mans (1971), Frankenheimer ne veut pas tricher. Il tourne en conditions réelles, engageant Sir Jack Brabham aux grands prix de Monaco, de France, de Belgique et d'Italie dans une voiture spécialement bricolée pour emporter une caméra embarquée. Pour lier ses images de course, Frankenheimer va créer une histoire, se basant de bout en bout sur des événements réellement arrivés. Tout commence rapidement par l'accident de Pete Aron à Monaco ; on suivra son combat pour revenir, en même temps que celui de sa femme qui voudrait qu'il arrête. On suivra également avec attention la saison et les états d'âme de Sarti (Yves Montand), pilote en fin de carrière qui aimerait finir sur un coup d'éclat. Sa rencontre avec Louise (Eva Marie Saint) est l'occasion de se pencher un peu plus sur la mentalité des pilotes ; ainsi, lorsqu'elle s'étonne qu'ils fassent la fête à Monaco alors que Pete Aron, broyé quelques heures plus tôt, gît dans un lit d'hôpital, il répond : «S'il était mort, la fête serait la même. À peine plus mélancolique peut-être». Au final, on ne sait trop quoi dire de ce film éblouissant, sinon que, tourné avec de vrais pilotes dans de vraies courses, il porte en plus de sa valeur cinématographique une force documentaire dont peu peuvent se vanter. (critique tronquée à 2000 car. G
Bon d'accord, le scenario sur la vie privée des pilotes ne vaut pas tripette, la partie course en rajoute dans le genre mélodramatique, on peut oublier la B.O.-fanfare de Maurice Jarre...et on préfère Françoise Hardy en chanteuse. Reste que Grand Prix est un résumé extraordinaire et authentique de la saison de Formule 1 1966 avec notamment des images hallucinantes du Grand Prix de Belgique sous la pluie et de très belles séquences à Monaco et Monza. Si l'on y ajoute les apparitions de Fangio, de Graham Hill et de quelques autres, on est en présence d'un document incontournable pour qui s'intéresse au sport automobile. Yves Montand et James Garner, très émouvants, sauvent le film pour le cinéphile ordinaire.
Un film grandiose. L'histoire est assez simple : on suit la confrontation de trois pilotes de formule un sur tous les grands circuits européens. Mêlant des images de course au parcours personnels de ces champions, on est embarqué à la fois dans les voitures et dans le film, on vibre, on a peur, et on en redemande. Les acteurs sont tous parfaits. James Garner, Yves Montand, on essaye de trouver des équivalents aujourd'hui... Un grand film que ce Grand Prix !