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Un visiteur
3,0
Publiée le 24 juillet 2012
Deuxième volet d'une trilogie sur la cavalerie américaine entamé par John Ford un an avant et intitulé "Le massacre de Fort Apache" (1948), et toujours avec John Wayne, son acteur fétiche (avec qui il a collaboré 18 fois (!!!!). En témoignent "La chevauchée fantastique", "L'homme qui tua Liberty Valance", "Les cavaliers" et "La prisonnière du désert" parmi les plus fructueuses.), toujours présent sur le troisième de la série, "Rio grande" (1950), sorti dans la foulée. "La charge héroïque" (1950) est un western typique de John Ford où il s'adonne encore une fois à la caricature indienne, en les présentant comme des sauvages. "Les cheyennes", son ultime western (évidemment !), montrera la facette inverse des indiens. Typique aussi de par des décors sublimes (encore et toujours Monument Valley !), un jeu de couleurs entraînant (Winton C. Hoch gagne ici l'un de ses trois Oscars de sa carrière en tant que directeur de la photographie, présent aussi sur les tournages de "L'homme tranquille" et "La prisonnière du désert"), et une musique agréable (de Richard Hageman, marquant ici sa dernière incursion au cinéma après les compositions de "La chevauchée fantastique", "Le massacre de Fort Apache" et "Le fils du désert" notamment, qui contribue à mettre l'ambiance du début à la fin sans jamais faire vieillot. Chapeau !! Et de souligner la bande originale "Cavalery" qui donne du peps à l'ensemble !!!), ce qui donne cet effet de style recherché pour "La charge héroïque", sans doute le meilleur western de maître Ford en la matière, encore aujourd'hui ! Fortement recherché dans la forme classique, ce John Ford a tout pour plaire (hormis sa cavalerie qui joue bien mal, n'en déplaise à John Ford ; cavalerie dans laquelle on retrouve John Wayne (bien sûr), Victor McLaglen (autre vétéran du genre : "Le mouchard", toujours de Ford !!!, "Rio grande", "L'homme tranquille", ...), Harry Carey Jr (John Wayne fut ami avec son père, Harry Carey Sr, acteur lui aussi au temps du muet. Jr s'est illustré dans "La rivière rouge" d'Hawks (faut il rappeler le réalisateur pour ce film ?), "Le fils du désert", "La prisonnière du désert", "Rio Bravo"... et vu tout dernièrement dans l'un des derniers bons western (pour moi !), "Tombstone" de George Pan Cosmatos), Joanne Dru (vue par la suite dans "La vallée de la vengeance" de Richard Thorpe et "Sylvia" avec Caroll Baker) et Ben Johnson (dont l'aura n'est plus à démentir : "La vengeance aux deux visages", "La horde sauvage" et "Le chasseur" pour ne citer que ces trois là !)). un soir d'été. Spectateurs, voici un bon John Ford agrémenté d'un effet so kitsch qui ravira les purs fans de westerns.
Contrairement à ce que le stupide titre Français laisse supposer, aucune charge, encore moins « héroïque » n’est présente dans ce film, western au ton mélancolique auquel le titre original convient autrement mieux (« Elle portait un foulard jaune »). Dans l’environnement superbe de Monument Valley, entre quelques scènes lumineuses et colorées, c’est le plus souvent la nostalgie, parsemée d’humour (l’excellente scène de la contestation écrite des ordres), qui l’emporte : celle du personnage principal, magnifique mélange de principes, de clairvoyance et de sensibilité, excellement incarné par John Wayne, qui vit ses derniers jours dans l’armée, son seul univers depuis sa lointaine jeunesse, et va s’épancher sur la tombe de sa femme. La plus grande qualité du film est l’humanité avec laquelle John Ford regarde tous ses personnages, avec le souci du détail expressif et symbolique, souvent émouvant. Aucun manichéisme dans la démarche, ni entre les « rivaux qui se disputent la belle », ni même entre les peuples (tuniques bleues et indiens, malgré le traitement infligé aux fournisseurs d’armes). L’autre grande qualité est celle des images, d’une confondante beauté, en particulier celles en extérieur, lors des moments d’adversité ou de détresse (la colonne face à l’orage qui gronde, le retour de l’expédition au fort…). Seules la scène lourdingue de l’arrestation de Quincannon au bar et une courte conclusion pompeusement glorificatrice qui apparaît artificiellement plaquée sur le film nuisent à une forme de perfection.
La Charge Héroïque est assurément une œuvre étonnante. En tout cas elle ne ressemble pas au commun des westerns ! D’un côté, Ford développe assez bien son personnage principal de Capitaine obligé de partir à la retraite, d’un autre son scénario est assez étrange, décousu et sans véritable ligne de conduite (au milieu du film le ton change et la poursuite est laissée de côté, et les dernières minutes sont légèrement décevantes). Car au final, que nous a-t-on raconté ? Simplement le départ à la retraite difficile d’un vrai patriote. Un scénario assez limpide, mais dans lequel on retrouve bien l’enthousiasme Fordien dans certaines séquences de vie en communauté, et le schéma habituel de l’ordre changé puis réparé (ici assez épuré, puisque c’est la vie habituelle du héro qui est menacé par l’approche de la retraite). De plus, il est visuellement réussi, surtout pour les plans de paysages (Monument Valley), alternant entre les scènes de nuit et les couleurs frappantes du jour ou des couchés de soleil. Pour conclure, on reste sur sa faim. Notre cœur hésite entre le bon, le côté enchanteur et rythmé, l’aspect visuel, et le moins bon, à savoir un scénario pauvret et décousu. Une intrigue sans intrigue, mais racontée avec amour par Ford.
Ce western classique à l'ancienne constitue un bel hommage à la cavalerie, à l'armée et aux hommes qui ont passé leur vie au service de la défense de leur pays. Le tout traité par le duo mythique de l'ouest à savoir James Ford et John Wayne. La mise en couleur a beaucoup apporté au film donnant à cette marche un côté plus majestueux. Si les séquences de combats paraissent complètement dépassés aujourd'hui, c'est le rapport entre les personnages notamment celui de John Wayne et ses hommes que l'on retiendra. L'ensemble n'est pas dénué d'humour avec le personnage de Victor McLagen notamment. L'émotion est également de mise. On pardonnera ainsi un scénario un peu bancal par moment. Enfin, si cette fameuse charge au final paraît peu vraisemblable, c'est surtout le message pacifiste de l'ensemble que l'on retiendra, et la preuve que le cinéma n'a pas d'âge quand il traite de thèmes universels et intemporels.
«She wore a yellow ribbon» (USA, 1949) de John Ford, derrière ses attributs fordiens, déploie le crépuscule enfouis jusqu’ici dans l’œuvre du cinéaste. Ford éclaire les derniers jours de service d’un capitaine de l’armée américaine (John Wayne) sur le point de prendre sa retraite. Avant que de se retirer dans les villes naissantes des Etats-Unis, le colonel Brittles doit mener à bien une ultime mission. Ford, dans ce compte à rebours avant la mort d’une génération, réalise un des premiers films crépusculaires. J’écris volontairement un anachronisme mais il ne sert qu’à mieux notifier la réussite du film. L’appellation n’apparaît principalement que dès le cinéma de Sergio Leone mais Ford élabore l’intrigue d’une telle façon qu’il est difficile de ne pas bâtir un appontement entre son cinéma classique et la modernité qui lui succèdera. En outre, les rouges effluves qui s’émaillent dans les cieux et saignent le monde d’un coucher de soleil ténébreux ne sont que l’ajustement de la Nature aux émotions de la communauté. Ce serait une variation de plus d’une constante fordienne si seulement ce film-ci n’avait de singulier de relater le ploiement des aînés sous l’ambition des jeunes. Et Ford prend le soin tout humaniste de consigner cet état de fait chez les américains comme dans les tribus indiennes. En l’occurrence, lorsque la Nature s’assujettit aux émotions de la old school, et de toute la communauté, elle zèbre les nuages de tonnerres aigus. Là encore, la notion de communauté prédomine sur celle de l’individualisme. Il ne faut qu’un pas pour hypothéquer sur le communisme latent de John Ford. Le drapeau rouge flamboyant qui s’ensuit au générique devrait achever de convaincre d’un «certain communisme» fordien. Evidemment il ne s’agit pas de politique mais bien de la défense seule d’un idéal. Et c’est cet idéal, cet équilibre des âges qui est menacé par la prise de pouvoir des cadets. Après avoir développé une chute de l’harmonie, Ford en opère le rétablissement.
Film beau d'un point de vue visuel avec la Monument Valley et sa terre rouge (qui donne une belle couleur). Mais ce n'est pas le meilleur scénario porté à l'écran par John Ford, les aventures de cette troupe de cavalerie se laissent suivre agréablement, sans plus. John Ford ne tombe pas dans le piège de faire des indiens des monstres (enfin pas trop). La fameuse charge héroïque du titre est trompeuse c'est plus un film sur le quotidien des soldats.
Grands espaces, nature majestueuse, Ford décline Monument Valley sur fond de guerres indiennes. Les amitiés viriles, l'amour du drapeau, l'honneur sont les thèmes de ce film qui ravira les nostalgiques. Un long-métrage qui fleure bon le film de propagande militaire, avec son cortège de clichés sur la grandeur de l'armée américaine, mais c'était la loi du genre, à l'époque !
En 1949, John Ford signe ce deuxième volet du Cycle de la cavalerie (entre « Le massacre de Fort Apache » et « Rio Grande »). A la veille de son départ à la retraite, le capitaine Nathan Brittles accepte une dernière mission périlleuse. John Wayne interprète ce rôle avec beaucoup de charisme et de prestance. Si le scénario reste simple jusqu’au final très convenu, le réalisateur américain l’assaisonne d’une romance autour de la séduisante Joanne Dru dont le cœur est convoité par deux jeunes lieutenants. Bref, un western classique possédant un certain charme désuet.
La grande force des américains, c’est leur incroyable talent pour la propagande; si des films touts récents comme aujourd'hui, que ce soit par le biais des séries télévisées ( NCIS, Bones ) ou des films, les américains parviennent toujours avec un réel génie à justifier leurs actions, à se faire plaindre, ou à transmettre leur mode de culture. Si cet aspect est visible dan les films récents, il est ô combien plus visibles avec leurs aînés. "La charge héroique" est je crois, avec "Les bérets verts" le film le plus patriotique et propagandiste de Wayne. Évidemment les indiens sont encore les méchants, ils veulent reconquérir leurs terres qui leur ont été illégalement volés ( du moins par rapport aux mœurs d'aujourd'hui ), c'est vraiment des ordures ! A part cet aspect assez agaçant voir révoltant, le film reste un grand John Ford, toujours aussi bien tourné, aux paysages toujours aussi magiques ( Monument Valley hé hé ) et aux personnages toujours aussi charismatiques. Rien que pour voir John Wayne moustachu le film vaut le détour. Et si ce dernier semble vieilli, il n'en reste pas moins toujours aussi imposant. Mais si l'on peut reprocher au film son patriotisme poussé à l’extrême, une chose néanmoins n'est pas traité avec exagération, ni sans actualité : la solidarité entre soldats. Inévitablement l'armée crée des liens, et le film le montre magistralement. On a envie de faire partie de cette compagnie, d'avoir le même respect qu'ont les soldats envers leur capitaine, même si l’histoire d'amour, inévitable au cinéma à cette époque, ne rend pas vraiment service au film et se montre même particulièrement inutile, elle reste néanmoins assez réussie et non maladroitement menée pour être soulignée. Quand à la scène finale, j'ai envie de dire mythique, tout simplement. Bref, un bon John Ford même si l'on aurait préféré un patriotisme, si non absent, bien moins mis en valeur.
Un excellent film de Ford et qui sait renouvelé le genre Western. Un excellent casting notamment John Wayne qui est toujours aussi talentueux dans ce genre de films. Le scénario est très captivant et les personnages sont plutôt bien développés, action et humour sont présents et bien évidemment ces braves militaires combattent des indiens. Je donnerais au film une note de 13 / 20.
Nouveau classique de John Ford qui montre une nouvelle fois de méchants indiens tueurs de femmes, voleurs et tout juste bon à regagner leurs réserves.
C'est surtout très évocateur de l'imagination Américaine de l'époque, ils prennaient les Indiens pour des monstres et il leurs mettaient tout sur le dos des Indiens.
Un film très patriotique.
En dehors de cela on se laisse tout de même gagner par l'histoire qui est bien construite et par les paysages somptueux, ou encore par l'humour et les dialogues irrésitibles.
Des moments émouvants, de très belle images et des paysages magnifiques.
La peur de l'indien de l'Indien est bien retranscrite.
Ah, un western de John Ford! Courons le voir! Le problème, c'est qu'il n'y a pas grand chose d'intéressant à voir dans cette "Charge héroïque". S'il dispose d'une belle mise en scène, des sublimes décors de la Monument Valley, d'un sublime Technicolor (copie neuve?), et bien derrière, il manque vraiment un véritable fond, un discours intelligent, parce que John Wayne (encore très charismatique!) qui établit une super technique pour faire fuir les indiens, c'est bien beau, mais on l'a vu quarante fois ce schéma narratif! Et si on ajoute à cela une histoire d'amour à l'eau de rose, rigolote mais assez fade en somme, un humour potache et d'un burlesque un peu lourd, on a presque toutes les constituantes de ce film. Comme quoi on en a vite fait le tour. Pas déplaisant, mais loin d'être inoubliable.
Titre américain : « She wore a yellow ribbon », « Elle portait un ruban jaune »… indiquant que son cœur est pris. Entre Fort Apache et Rio Grande, c’est le deuxième volet de la trilogie de John Ford consacrée à la cavalerie, avec John Wayne en acteur principal. Un western fondateur tourné à Monument Valley splendidement photographié. Le scénario est prévisible et pas toujours crédible, le montage dynamique, les dialogues virils (« S’excuser est un signe de faiblesse ») ou larmoyants dès qu’une femme – toujours très apprêtée - approche, la musique parfois envahissante, et John Wayne trouve là un de ses meilleurs rôles.
Après le très moyen Massacre de Fort Apache, John Ford revient à la charge (sans jeu de mots) avec ce nouveau western, de meilleure facture. La couleur apporte un plus au film, et en fait une réussite esthétique indéniable. De plus, John Wayne, en capitaine tantôt solide tantôt émouvant, étonne. L'histoire est également plus intéressante, et fait de La charge héroïque un western de bonne qualité, qui plaira sans aucun doute aux amateurs du genre.