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benoitparis
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4,0
Publiée le 26 août 2007
Un très bon spaghetti surprenant à tous les égards.
L’ambiance cauchemardesque venue du genre fantastique est très réussie. L’homosexualité manifeste de certaines scènes est vraiment étonnante. Le plus choquant finalement n’est pas la violence montrée mais la misanthropie profonde qui baigne le film. On voit rarement une humanité aussi radicalement pourrie au cinéma.
Etrange, non, pour un genre relevant normalement du divertissement…
Ce western baroque et particulièrement violent, tourné en 1967, est une belle réussite. Le scénario est vraiment bien écrit, la partition musicale de Ivan Vandor est magnifique et quantités de séquences s'avèrent marquantes - notamment celle du scalp en gros plan ou encore celle des extractions de balles du corps d'un des bandits. Dans le rôle principal, nous retrouvons le génial Tomas Milian qui crève l'écran. Le plus choquant finalement n’est pas la violence montrée mais la misanthropie profonde dans lequel baigne le film. On voit rarement une humanité aussi radicalement pourrie au cinéma. Etrange, non, pour un genre relevant normalement du divertissement…
Ce western spaghetti est dans son genre extrêmement atypique. Il a beau être spaghetti, avec ce qui vient avec, crasses, personnages libidineux ou excessifs, musique des années soixante, il n'est pas comme les autres pour ses outrances ou excès, dont il ne manque pas. Le canevas est bien celui du western: la recherche de sacs d'or volés conduit un métis, Tomas Milian, à rencontrer des groupes d'invididus: un gang, une ville, un riche propriétaire À ce canevas simple d'un western spaghetti, le film greffe des éléments de gore (culminant avec la séquence d'extraction des balles en or du corps encore vivant), de sous-entendus homosexuels (avec la scène sans équivoque du repas du gang, ou Tomas Milian sur la croix presque nu), de psychédélisme, de sadomasochisme, de mysticisme. Pour produire un objet atypique, excessif, outrancier, surjoué ou sous-joué (Tomas Milian est inexpressif). Cela donne un film qui fonctionne comme une curiosité, à la limite du cinéma expérimental, l'histoire n'étant pas limpide ni passionnante, chaque partie s'intéressant à des sacs en or, qui ne sont qu'un prétexte pour Giulio Questi.