Un petit bijou dans un registre assez inhabituel dans la cinéma français : celui de l’humour noir, de l’humour macabre. L’histoire est d’un absurde et d’une fatalité proprement cauchemardesque, en y juxtaposant un pittoresque comique qui fonctionne excellemment, grâce à de très bons seconds rôles. La séquence de l’hôtel de passe, avec sa faune de truands est dans le genre irrésistible. Fernandel est au service de son personnage et, pour une fois il ne fait pas la vedette en en ajoutant des tonnes dans les pitreries. Le voir constamment victime et dépassé par les événements est d’ailleurs plutôt à contre-emploi. On pourrait voir le film comme une sorte de dénonciation de la déshumanisation induite par la production en série…
Je l'avais vu gamin, c'est un bonheur de le revoir aujourd'hui. Ce film a une ambiance onirique et très spéciale. La scène dans laquelle, Fernandel se retrouve au milieu de toutes ses armoires et que la concierge vient aux nouvelles et qu'il lui dit "Il m'en manque une", et un joyaux d'humour
Une comédie méconnue et qui pourtant est intéressante. Un humour noir et très british assez surprenant sachant que c'est un film français de 1948. Fernandel m'énerve quand il cabotine trop mais ici il est beaucoup plus sobre et donc c'est plus agréable. Plusieurs jolies répliques dommage cependant que certaines situations comiques ne soit pas exploité plus en profondeur.
Revoir L'ARMOIRE VOLANTE est toujours un plaisir. Pour les plus jeunes, il n'est pas inutile de replacer le film dans son contexte : 1948, la France n'a pas encore oublié les années noires de l'Occupation et cette suspicion qui faisait épier ou se méfier de ses voisins. Le film restitue merveilleusement cette ambiance grise où dès le début le temps triste, la mort de la tante, les gueules des acteurs, la redingote noire de Fernandel, le camion gazogène, donnent le ton. Et la force du film, ce sera de mêler constamment atmosphère inquiétante et scènes comiques ; la séquence de la livraison de toutes les armoires et leur ouverture est un morceau d'anthologie. Le film est signé Carlo Rim qui fut un merveilleux touche-à-tout de la culture populaire : scénariste, chansonnier, journaliste, réalisateur, écrivain et que sais-je encore. Il excella dans tous ces domaines et, malheureusement, le cinéma comique français d'aujourd'hui n'a guère d'auteur qui puisse lui être comparé. Alors, on ne se lasse pas de revoir L'ARMOIRE VOLANTE !
Je l'ai regardé il y a 30 ans envviron avec mes grands-parents. Je l'ai revu aujourd'hui avec ma fille,on a passés une bonne après-midi. Un très grand Fernandel à la recherche du cadavre de sa tante dans une armoire.......Toute une histoire.....à voir en famille.
Cela n'embête fortement de mettre une note aussi basse à ce film car il ne manque pas d'ambition au niveau de son scénario et dans sa maîtrise de l'humour noir, et puis surtout parce que Fernandel dans un rôle assez inhabituel donne une de ses plus grandes interprétations. Le comédien marseillais est tout simplement formidable, très loin de son cabotinage habituel. De plus, certaines séquences sont très réussies par leur drôlerie insolite, en particulier la séquence avec les seize armoires à glace. Donc, on peut en aucun cas reprocher à Carlo Rim de ne pas avoir fait un film unique dans le paysage très très conventionnel de la comédie française. Mais voilà, l'ensemble manque totalement de rythme, ce qui est une chose impardonnable pour un film de ce genre qui fait que «L'Armoire volante» passe en dépit de ses qualités assez lentement. Mais pour son côté inhabituel et pour la prestation unique de Fernandel, cette oeuvre mérite largement qu'on s'y arrête.
Reposant sur un excellent Fernandel, cette comédie à l’atmosphère particulière flirte avec le film noir, passant allègrement de l’humour au macabre. Egalement servie par de très bons seconds rôles aux trognes et aux attitudes particulièrement travaillées, cette « course à l’armoire » sort des sentiers battus. Impression renforcée par une fin inattendue, avec un personnage principal au comportement ambigu.
L'intrigue est simple mais le rythme maintien l'intérêt. Ce film permet à fernandel de sortir de la caricature habituel et du coup le film a assez bien vieilli, à voir.
Un Fernandel tout en retenu est la principale qualité de ce film pour qui le réalisateur avait demandé de jouer son rôle comme un drame. Ce personnage plus froid que d'habitude lui valut de bonnes critiques à l'époque. Aujourd'hui le film s'est un peu effacé dans la filmographie du comique au profit d'autres film plus connus comme les Don Camillo. "L'armoire volante" reste un divertissment agréable à revoir à l'occasion, mais il est vrai que les gags ont quelques peu vieillis, ils vous feront plus sourire que rire. Il ne faut pas s'attendre non plus à un scénario très crédible, qui a été forcé pour répondre aux besoin comiques du scripte.
Bien sur il faut aimer Fernandel,ce qui pour les jeunes de 2011 n'est pas évident,pour adorer ce film autant que le public d'après guerre. Pourtant,plus que dans les Don Camillo c'est dans l'armoire volante qu'il montre toutes les facettes de son immense talent et en outre il ne chante pas.Une séquence permet de tout admirer, n'importe qui peut la jouer chez soi devant ses amis...Procurez vous le texte,prenez des petits verres d'eau ,imitez l'ivresse et lisez les Moreau de l'annuaire...Faites vous filmer. Le lendemain,achetez le film et comparez.Être comédien c'est un sacré métier.En dehors de ce grand moment d'improvisation,ce film regorge de trouvailles et les dialogues sont constamment savoureux.Comme tous les comédiens sont de très haut niveau ,ce n'est que du bonheur.Une remarque importante:le scrip ne possède nul défaut et si tout est surréaliste, tout est absolument logique,rien n'est bâclé,le respect vis à vis des spectateurs est total.Bien que cela ne soit qu'une aimable fantaisie,ce film est si parfait dans son genre qu'il mérite 5 étoiles.Je l'avais vu à huit ans et jamais je n'ai oublié la moindre scène...Même si je n'avais pas pu appréciér comme il se doit l’hôtel purifié par l'armée du salut et les nombreuses références à la culture populaire comme coucher avec un moine ou ''tous les bilboquets datent forcement de Henri 3. Un tel scénario joué à la manière d'un drame...Quelle idée de génie!
Une oeuvre injustement méconnue du méconnu Carlo Rim. C'est une farce loufoque aux rebondissements parfois un peu faciles, mais aussi et surtout une petite merveille d'onirisme mâtinée d'humour noir. Le ton décalé du film, son atmosphère aux limites du fantastique et sa fin inattendue sont très insolites pour un film de 1948 avec Fernandel, ce dernier trouvant là un de ses meilleurs rôles.