Adieu Philippine
Note moyenne
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37 critiques spectateurs

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Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juillet 2025
Un des grands film qui ont marqué "la nouvelle vague" Rozier dresse un portrait des relations amoureuses entre Michel et ces deux jeunes femmes nuancé, subtil. Sans jamais Tomber dans la caricature. Les scènes, ce repas de famille ou l arrivée au club Med sont justes, pertinentes sans aucun mépris pour les personnages. Même le réalisateur des clips vidéo assez grotesque est montré avec humanité. Et ce travail magnifique de Rozier qui film comme il respire donnant vie à tous les personnages. Ce film proche de Lola pour Demy contient tous les ingrédients qui se trouveront par la suite dans ses films. Trop peu nombreux.
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2018
Si le film commence bien, on fini par se rendre compte qu'il est rempli de défauts. Le début est prenant, les personnages bien introduits, et on profite d'une belle vue d'ensemble sur les années 60. Plus le film avance, plus le rythme ralenti. Passé la moitié, ça devient presque n'importe quoi. Le film part dans la direction la moins intéressante possible, et les scènes se ralongent de plus en plus sur des détails peu importants avec des musiques assourdissantes. Enfin, toute la scène final démontre par elle même que ce film n'a pas vraiment d'intérêt... Une liste des défauts n'est pas utile, ne perdez pas votre temps sur ce film, ça vaut mieux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 avril 2008
Ah!la promenade sur les grands boulevards!
Ah!les petites routes corses qui conduisent à Liliane dansant les yeux face à la caméra!
Quarante cinq ans apres, j'ai toujours vingt ans parce que ce cinéma c'est une potion magique.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 janvier 2015
Je suppose que je n'ai pas besoin de décrire la nouvelle vague, ni d'expliquer ce qu'est un film de la nouvelle vague. " Pierrot le fou ", " Le mépris ", " A bout de souffle " (pas l'horrible film avec Richard Gerbe, non non), ce sont des films de la nouvelle vague, tout comme " Adieu Philippine ". Et même si on a eu des chef d'œuvre de la nouvelle vague, on a eu des beaux navets aussi, et entre les deux, on a eu des films qui auraient pu être marquant et qui valent quand même d'être vu, et c'est le cas du premier long métrage de Jacques Rozier qui n'a pas fait une grosse connerie avec son premier film, mais qui n'a fait que titiller de prêt tout ce qui aurait pu être intéressant et exploitable dans son film.

C'est l'histoire d'un mec nommé Michel. Michel est un parisien, et comme tous les parisiens, il habite à Paris (pas bête). Il lui prend de partir prendre ses vacances militaires en Algérie pour rejoindre le front pour quitter son boulot confortable à la télévision. Il s'amuse à draguer des filles (deux en même temps, tu parles d'une morale !), il achète une voiture, il dîne avec Borat, il tourne des pubs pour Berlusconi, il ne danse pas le techa techa techa, il part en vacance, il jette les auto-stoppeurs de sa voiture, il part en Corse, il prend son bateau FIIIIIN ! Jetons nous rapidement dans le contexte important pour le film : 1960, guerre d'Algérie, indépendance du Tongo, du Mali, du Sénégal, et de tout pleins d'autres, Khrouchtchev président, naissance de Hugh Grant et décès de Clark Gable ( dans quel monde vit-on ), on a " Psychose " en Amérique et " La Vérité " en France.

Et que vient faire " Adieu Philippine " là dedans ? Bonne question ami philosophe. Là où le film est très fort, c'est ce quasi paradoxe d'un sujet fort et important pour le film qui n'est pourtant jamais réellement évoqué. Le début du film impose le sujet : La guerre d'Algérie (qui à l'époque du tournage n'était pas finie). Du début jusqu'à la fin du film, la guerre d'Algérie n'est que très peu évoqué alors qu'elle est le point culminant de la vie de notre Michou qui s'en va en guerre. Que ce soit par le personnage lui-même par exemple dans la scène du spectacle aérien où il lui est prévu un grand voyage où il ne s'attarde pas dessus, ou alors entre les deux filles de son cœur en pleine discussion (Il va avoir de grosses chaussures pendant son service, c'est moche, les chaussures fines c'est mieux et bla bla bla on dévie sur la mode) et le passage le plus frappant c'est la scène du dîner où "Dédé" revient justement d'Algérie, et on s'en intéresse comme s'il était parti à Melun.

La guerre d'Algérie est ancrée de façon omniprésente dans l'esprit des gens, mais personne ne semble y penser réellement si ce n'est Michel. (Sachant aussi qu'on était en pleine guerre, difficile de s'étendre sur le sujet de la guerre en elle-même aussi). Seul Michel est concerné par son départ en Algérie, c'est lui qui s'en rappelle et le rappelle aux autres, même si on peut compter quelques allusions comme la guerre de sécession, ou bien la mise à mort filmée dans laquelle Michel s'implique lui-même en passant devant la caméra. Le comportement de Michel change tout au long du film, de plus en plus atteint par ce qui est inéluctable : son départ. Et cela peut aussi être son départ au sens dramatique du terme, après tout le film s'appelle " Adieu Philippine ", Philippine représentant les deux nanas (presque supportables) avec lequel il aura tenté de s'évader quelques instants avant son service.

Mais si le film peut paraître tout bien pensé, tout propre et tout bien comme ça, ça n'est pas le cas. Rozier n'est fait que planer à la surface de ses sujets tout au long du film. Alors certes, on a les taxis parisiens, on a les bistrots, les accordéons, les voitures achetées entre copains, les nanas avec les chapeaux de paille et les robes à fleurs, la ville et la campagne, oui on est bien au Paris des années 60, ça c'est beau, mais là où il y a erreur dans l'authenticité et la simplicité que veut donner le réalisateur à son film, c'est la qualité de ses acteurs qui n'en sont pas. Certains jeux sont tout simplement mauvais. On a même un peu de mal à s'attacher à Michel. Et outre le fait que Renaud semble doubler tous les personnages, certaines scènes sont mal coupées, certains doublages sont mal fait. Je ne doute pas qu'il y ait des choses remarquables dans ce film, mais il y en a aussi de très mauvaise, et ça jusqu'à la fin (nous jeter en pleine tronche à 300 Km/h le mot "FIN", est-ce bien raisonnable ?). Bref, sur la guerre d'Algérie, avec des personnages attrayants et attachants, on trouve mieux. Là on s'amuse, on voyage un peu, mais rien de bien prenant dans le fond, si bien qu'aussitôt fini, on ne se rappelle pas vraiment du film, rien n'est marquant, rien n'est traité, et on a un léger goût de vide en travers de la gorge.

Bon Film :)
Toompea20
Toompea20

13 abonnés 8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2025
Film manifeste de la Nouvelle vague, ce film met en scène un "triangle" amoureux plutôt qu'un trio. Dans un noir et blanc parfois vaporeux, on suit les pérégrinations de Michel, Liliane et Juliette. L'échéance du départ au service militaire du 1e comme justification pour ne rien prendre au sérieux, légèreté que l'on retrouve aussi dans la réalisation et la mise en scène.
marc sillard
marc sillard

10 abonnés 199 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juin 2023
Ce film a dû être tourné en 1961. La guerre d'Algérie tendait vers sa fin. D'ailleurs ce n'est pas le thème principal du scénario, plutôt un prétexte à le conclure. Rozier, le metteur en scène, vient de mourir à un âge très avancé. Il a réalisé quelques films classés nouvelle vague. J'ai vu en outre son Maine Océan, drôle, bien observé, plus fignolé que celui-ci. Adieu Philippine annonce Rohmer, mais sans la finesse et la subtilité des dialogues. Les acteurs sont des amateurs, recrutés comme expliqué dans une interview de Truffaut, un maître de cette école. Il se trouve qu'au milieu des années soixante j'ai croisé Yveline Céry, une des deux Philippines. Elle nous montre ses talents de danseuse. On peut la comparer à la Brigitte Bardot de Dieu Créa la Femme. Pourtant on ne l'a jamais revue dans des films de cinéma, à ma connaissance. Ce qui m'a le mieux plu c'est la musique. Pas de yéyé pourtant en pleine expansion à cette époque, mais cha cha cha, mammbô, et même un authentique tango argentin, peut-être joué par l'orchestre de d'Arienzo, el rey del compas.
jarvi
jarvi

50 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2025
Remarquable, chaque nouvelle vision confirme que Jacques Rozier et ses comédiens, Yveline Céry en tête, ont été inspirés en tournant ce film à l'éternelle jeunesse. La partie parisienne est très bonne, la partie corse exceptionnelle, les scènes réussies se succèdent sans faiblir jusqu'à la séquence du départ du port, inoubliable, un des sommets du cinéma français.
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