Note moyenne
4,0
176 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
6 critiques
4
12 critiques
3
7 critiques
2
1 critique
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Ce film m'a tout de suite intrigué quand j'ai appris son existence. Le titre dégage quelque chose, il pourrait être celui d'un vieux livre poussiéreux abandonné dans la réserve d'une bibliothèque... Et le fait que ce soit un film muet scandinave participe à l'aura de l’œuvre. Je me suis donc jeté dessus, impatient de découvrir ce qu'elle a à offrir.
La démarche du réalisateur est avant tout informative. Il narre la naissance de la sorcellerie dans les civilisations perse et égyptienne avant de s'attarder très longuement sur son impact sur la société du Moyen-Âge puis il conclue en faisant un lien avec le XXième siècle. Au départ, les nombreux panneaux explicatifs sont entrecoupés de gravures et de dessins d'époques servant à illustrer les propos. Lorsqu'on arrive au sujet des sorcières, le réalisateur met en scène des reconstitutions n'ayant pas toujours de lien direct entre elles. Ces scénettes exposent les différentes étapes de la condamnation d'une femme et ses répercussions sur les autres personnages, ce qui permet de retranscrire assez justement la paranoïa qui régnait à l'époque.
Le long-métrage représente également les sabbats et les invocations du Diable sans pudeur (autant de nudité et de blasphèmes en 1922, il fallait oser). On regrettera le manque volontaire d'éclairage qui rend certains plans illisibles (et ce tout le long du film), mais l'ambiance de ces scènes est particulièrement soignée et les costumes restent impressionnants aujourd'hui encore. Par ailleurs, la magie est illustrée par des effets spéciaux basiques (surimpressions, fondus) qui donnent l’impression que le réalisateur cherche continuellement à trouver de nouveaux moyens de montrer l'impossible. D'une certaine manière, cela confèrent au film le même charme qu'ont les courts-métrages de Méliès.
Bien que La Sorcellerie à travers les âges soit mi-chemin entre le documentaire et le film fantastique, il ne reste pas le cul entre deux chaises. L'ensemble sait où il va et plonge efficacement le spectateur dans cette culture occulte. Et si le point de vue exprimé n'est pas neutre, il n'en reste pas moins intéressant.
La démarche du réalisateur est avant tout informative. Il narre la naissance de la sorcellerie dans les civilisations perse et égyptienne avant de s'attarder très longuement sur son impact sur la société du Moyen-Âge puis il conclue en faisant un lien avec le XXième siècle. Au départ, les nombreux panneaux explicatifs sont entrecoupés de gravures et de dessins d'époques servant à illustrer les propos. Lorsqu'on arrive au sujet des sorcières, le réalisateur met en scène des reconstitutions n'ayant pas toujours de lien direct entre elles. Ces scénettes exposent les différentes étapes de la condamnation d'une femme et ses répercussions sur les autres personnages, ce qui permet de retranscrire assez justement la paranoïa qui régnait à l'époque.
Le long-métrage représente également les sabbats et les invocations du Diable sans pudeur (autant de nudité et de blasphèmes en 1922, il fallait oser). On regrettera le manque volontaire d'éclairage qui rend certains plans illisibles (et ce tout le long du film), mais l'ambiance de ces scènes est particulièrement soignée et les costumes restent impressionnants aujourd'hui encore. Par ailleurs, la magie est illustrée par des effets spéciaux basiques (surimpressions, fondus) qui donnent l’impression que le réalisateur cherche continuellement à trouver de nouveaux moyens de montrer l'impossible. D'une certaine manière, cela confèrent au film le même charme qu'ont les courts-métrages de Méliès.
Bien que La Sorcellerie à travers les âges soit mi-chemin entre le documentaire et le film fantastique, il ne reste pas le cul entre deux chaises. L'ensemble sait où il va et plonge efficacement le spectateur dans cette culture occulte. Et si le point de vue exprimé n'est pas neutre, il n'en reste pas moins intéressant.
Très étrange et tracassant, c'est un sorte de documentaire sur la sorcellerie mais sa dépasse largement le doc fiction. J'ai aimé ce coté Romanikoff par Christensen. A voir
Si un tel document historique est intéressant, c'est essentiellement par sa mise en scène et sa musique, qui nous font remonter dans le temps et qui sont véritablement ensorcelant ! Quant à l'aspect documentaire historique, le plus gênant est bien le ton paternaliste et méprisant pris par le narrateur, qui prend des représentations mystiques et parfois allégoriques comme des phénomènes auxquels la population croyait de but en blanc et les adapte pour bien dire au spectateur : regardez comme ces gens pieux étaient idiots et insérés dans une société obscure. Le résultat est que le spectateur n'apprend rien, mais pire que ça, se méprend sur des sujets où le rôle des différents acteurs mériterait d'être approfondi, et enfin perçoit le Moyen-Age comme une époque affreuse, au contraire de la société moderne, éclairée par la raison scientifique. Ce mépris affiché de la foi, de la Tradition, et les raccourcis historiques (les tribunaux laïcs et non l'Inquisition se chargeaient au Moyen-Age de juger les sorcières, l'Inquisition étant occupée par les hérétiques bien plus nombreux), au-delà d'une explication mesurée de la forte piété parcourant la société de l'époque, dessert considérablement ce qui aurait pu faire de ce film une grande oeuvre. Regardez donc plus cette oeuvre comme une fiction, un pastiche, que comme un document historique, ce que pourtant le réalisateur semblait bien vouloir nous montrer
Si on craint un instant d'assister simplement à une rétrospective savante de la sorcellerie à travers les âges - surtout au début -, ce n'est finalement pas le cas. Christensen met en place des situations pour illustrer ses propos. Les effets cinématographiques, les costumes et les maquillages sont particulièrement réussis pour l'époque - en parlant de cela ... des nus en 1922 ? Christensen créé une atmosphère sombre, entrecoupée d'instants plus éthérés. La conclusion, qui met en relation le début du XXème siècle avec les cas de sorcellerie du Moyen-Age, est appréciée du fait qu'elle ne cherche pas à donner triomphalement des généralités, mais suggère seulement des rapprochements. Enfin, assister à la projection d'un film muet avec un pianiste qui élabore une bande-sonore en direct, c'est un beau moment !
Je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais j'ai trouvé cette oeuvre envoûtante. Les effets cinématographiques et le rendu visuel du film lui donne un aspect spectrale qui plante une ambiance dont on ne saurait dire si elle est parfaite ou complètement décalée par rapport à ce récit qui peut finalement se résumer à une étude de sujet illustrée.
Tout au long du film je n'ai pu m'empêcher de penser: "ces images ont été capturée il y a un siècle". A voir.
Tout au long du film je n'ai pu m'empêcher de penser: "ces images ont été capturée il y a un siècle". A voir.
Avec Häxan, la sorcellerie à travers les âges, Benjamin Christensen propose une œuvre hybride fascinante, à mi-chemin entre le documentaire, l’essai historique et la reconstitution fantastique. Le film impressionne par la puissance de ses images, parfois d’une audace visuelle saisissante pour l’époque. Pourtant, sa structure éclatée et son ambition didactique tendent à fragmenter l’expérience, au risque de diluer l’implication du spectateur. Christensen oscille entre rigueur explicative et visions cauchemardesques, sans toujours parvenir à harmoniser ces deux élans. Reste un objet cinématographique singulier et marquant, captivant par moments, mais dont l’approche inégale limite la portée émotionnelle.
J'ai vu ce film sans ennui. La reconstitution est soignée et documentée, le récit est intelligent et émouvant, et j'ai beaucoup aimé la musique de Bardi Johannsson qui accompagne le film sur le DVD des éditions Potemkine (les 2 autres versions proposées ont un intérêt tout au plus cinéphilique). Les thèses assénées par Benjamin Christensen sont peut-être un peu dépassées par presque un siècle de recherche scientifique, il semble par exemple que le nombre de 8 millions de victimes des procès en sorcellerie est disproportionné. Mais ce film n'en pas moins reste une oeuvre sérieuse et sensible. A compléter par "Les diables", de Ken Russell.
Il s’agit d’un documentaire muet sur les sorcières au Moyen Age. Ce film dénonce avant tout, la cruauté de l’inquisition en montrant les différentes tortures que les femmes accusées de sorcellerie pouvaient subir. Ce film est vraiment très osé pour l’époque ; il l’est d’ailleurs encore pour aujourd’hui … Notre attention et notre curiosité est maintenue jusqu’à la dernière minute. J’ai été véritablement impressionné de voir autant de trucages pour un film de cette époque.
documentaire très instructif qui nous apprend magnifiquement bien l'histoire de nos ancètres! ceux qui s'interessent à la sorcellerie seront heureux de trouver ce film de même niveau que nosferatu.
Häxan ou autrement appellé "La sorcellerie à travers les âges", est un film muet en noir et blanc (avec "philtres colorants" type sépia ou autre selon les versions, qui nous replonge dans les sombres époques féodales et renaissantes ou la croyance aux maléfices sataniques et païens remplaçaient à quasiment 90% les croyances scientifiques que nous connaissons aujourd'hui. Häxan est aussi un film traitant de l'ignorance de l'homme et de ses jugements hâtifs et potentiellement crus et génocidaires, face à ce qui lui est inconnu et incompréhensible, choses sans liaisons avec ses convictions, ses croyances, ses standards (après c'est selon les époques - les pays et les régions, bien sûr, mais même à notre époque actuelle, il y a encore biens des choses, que les humains ne veulent pas admettre, et qui leur semble très immorales et inconcevables dans leurs petites têtes, tant leurs principales convictions relatives à leurs pensés dans la vie quotidienne, sont encore (inconsciemment de leur part) très enracinés par les bases et fondamentaux, de ces sombres et anciennes croyances médiévales, bien que celles-ci ont été "ramollis par le temps, les siècles", laissant place pourtant à biens d'autres croyances parallèles et ce, en toute liberté de droit, droit de tout un chacun).
Les musiques de ce film varient selon les versions et les époques car beaucoup de versions renouvelées ont vu le jour depuis, mais les meilleures musicalement, resteront pour moi celles de Matti Bye (la seule version que j'ai su obtenir jusque là pour voir le film), ou encore, celles de Bardi Johannsson (je n'avais pas cette version, j'ai donc du écouter ses musiques séparément du film, via youtube). Pour la musique, toujours et en revanche, je n'ai pas trop aimé la version du duo Daniel Humair et Jean-Luc Ponty.
Question "Durée du film", celui-ci à connu deux versions à ce niveau là:
-La durée du film en version courte, est d'environ 1h15 (voir un peu moins), c'est celle que j'ai visionné.
-alors que la version longue est d'environ 1h45 il me semble.
La durée du film, que ce soit en version courte ou longue, reste honnête.
Le film est assez plaisant, on entre bien dans l'ambiance des anciennes civilisations occidentales, bien que les scènes supposées choquantes à l'époque, reste très légères, douces pour ne pas dire "soft", et dont le jeu des acteurs dans ces moments crus et précipités, resteront très proches d'un ancien art théâtral (Ce qui est exactement ce que le cinéma muet attendait des acteurs à l'époque, ce ne sera donc pas une tare dans ce film).
Le réalisateur à aussi l'art, en parlant des sorciers/sorcières, d'à la fois mêler les anciennes croyances autant d'une façon réaliste que fantaisiste (ce qui est plutôt intelligent de sa part). L'ambiance est souvent tantôt glauque ou mélancolique, tantôt spirituelle et énigmatique. La narration est assez correcte, bien qu'il me semble dans mes vagues souvenirs, avoir vu un texte apparaître à l'écran qui n'a pas été traduit par le narrateur au moment voulu, mais c'est un détail peu embêtant sur tout le film.
Mais question de valeur morale, même sans oublier la lucidité de la science, la sorcellerie, restera tout de même un sujet très mystérieux, mais pourrait nous mener à bien nous questionner sur l'humain, sur ce qu'il doit croire ou ne pas croire en général. Car même sans croire aux sorcières, on peut croire en des bêtises. Sans faire de sorcellerie, on peut faire des bêtises. Et même sans tuer des sorcières, nous pouvons encore à notre époque, tuer des potentiels innocents pour diverses façons qui auront tendance à échapper aux humains, lié aux différents qu'ils ont entre eux, selon leurs vécus, leurs convictions et leur croyances (qu'elles soient, tout du moins dans la base, religieuses ou scientifiques).
Les musiques de ce film varient selon les versions et les époques car beaucoup de versions renouvelées ont vu le jour depuis, mais les meilleures musicalement, resteront pour moi celles de Matti Bye (la seule version que j'ai su obtenir jusque là pour voir le film), ou encore, celles de Bardi Johannsson (je n'avais pas cette version, j'ai donc du écouter ses musiques séparément du film, via youtube). Pour la musique, toujours et en revanche, je n'ai pas trop aimé la version du duo Daniel Humair et Jean-Luc Ponty.
Question "Durée du film", celui-ci à connu deux versions à ce niveau là:
-La durée du film en version courte, est d'environ 1h15 (voir un peu moins), c'est celle que j'ai visionné.
-alors que la version longue est d'environ 1h45 il me semble.
La durée du film, que ce soit en version courte ou longue, reste honnête.
Le film est assez plaisant, on entre bien dans l'ambiance des anciennes civilisations occidentales, bien que les scènes supposées choquantes à l'époque, reste très légères, douces pour ne pas dire "soft", et dont le jeu des acteurs dans ces moments crus et précipités, resteront très proches d'un ancien art théâtral (Ce qui est exactement ce que le cinéma muet attendait des acteurs à l'époque, ce ne sera donc pas une tare dans ce film).
Le réalisateur à aussi l'art, en parlant des sorciers/sorcières, d'à la fois mêler les anciennes croyances autant d'une façon réaliste que fantaisiste (ce qui est plutôt intelligent de sa part). L'ambiance est souvent tantôt glauque ou mélancolique, tantôt spirituelle et énigmatique. La narration est assez correcte, bien qu'il me semble dans mes vagues souvenirs, avoir vu un texte apparaître à l'écran qui n'a pas été traduit par le narrateur au moment voulu, mais c'est un détail peu embêtant sur tout le film.
Mais question de valeur morale, même sans oublier la lucidité de la science, la sorcellerie, restera tout de même un sujet très mystérieux, mais pourrait nous mener à bien nous questionner sur l'humain, sur ce qu'il doit croire ou ne pas croire en général. Car même sans croire aux sorcières, on peut croire en des bêtises. Sans faire de sorcellerie, on peut faire des bêtises. Et même sans tuer des sorcières, nous pouvons encore à notre époque, tuer des potentiels innocents pour diverses façons qui auront tendance à échapper aux humains, lié aux différents qu'ils ont entre eux, selon leurs vécus, leurs convictions et leur croyances (qu'elles soient, tout du moins dans la base, religieuses ou scientifiques).
j'ai vu seulement la bande annonce mais j'ai vraiment envie de voir le film
La Sorcellerie à travers les âges (1922) aka "Häxan" est un documentaire fictif suédo-danois sur l’évolution de la sorcellerie à travers les Âges, en l'occurrence, depuis le Moyen-Âge jusqu’au début du XXème siècle.
Ce qui est fascinant ici, c’est que l’on est devant l’un des premiers films à être catalogué comme étant un documentaire (qui plus est, un "mockumentaire") qui alterne pendant 105 minutes, des reconstitutions, des gravures anciennes ou ouvrages médiévaux et tous les effets spéciaux disponibles à l’époque pour donner vie à ce conte folklore (surimpressions, maquettes, jump cuts, stop motion et diverses prothèses).
Fortement inspiré par le traité "Malleus Maleficarum" et scindé en 7 chapitres, le film revient sur la chasse aux sorcières à travers les époques, les démons, les chimères, les actes de tortures, les croyances et autres pratiques douteuses.
Le film de Benjamin Christensen est d’une beauté plastique hallucinante, les décors, les costumes, les démons, les sorcières, les nonnes lubriques, le guide du parfait tortionnaire, … C’est un voyage déroutant qui, on l’imagine très bien, a dû créer un véritable scandale à sa sortie (censuré dans certains pays, dont la France).
⦿ https://facebook[POINT]com/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
Ce qui est fascinant ici, c’est que l’on est devant l’un des premiers films à être catalogué comme étant un documentaire (qui plus est, un "mockumentaire") qui alterne pendant 105 minutes, des reconstitutions, des gravures anciennes ou ouvrages médiévaux et tous les effets spéciaux disponibles à l’époque pour donner vie à ce conte folklore (surimpressions, maquettes, jump cuts, stop motion et diverses prothèses).
Fortement inspiré par le traité "Malleus Maleficarum" et scindé en 7 chapitres, le film revient sur la chasse aux sorcières à travers les époques, les démons, les chimères, les actes de tortures, les croyances et autres pratiques douteuses.
Le film de Benjamin Christensen est d’une beauté plastique hallucinante, les décors, les costumes, les démons, les sorcières, les nonnes lubriques, le guide du parfait tortionnaire, … C’est un voyage déroutant qui, on l’imagine très bien, a dû créer un véritable scandale à sa sortie (censuré dans certains pays, dont la France).
⦿ https://facebook[POINT]com/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse