Häxan, la sorcellerie à travers les âges
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Benjamin A

807 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2025
Häxan – La Sorcellerie à travers les âges est une expérience cinématographique fascinante et troublante. Benjamin Christensen y retrace la sorcellerie à travers sept chapitres, des divinités antiques aux superstitions modernes, mêlant documentaire, fantastique et burlesque avec une audace rare.


Ce qui frappe immédiatement, c’est la liberté de ton du film. Christensen n’hésite pas à critiquer les excès de la religion, l’irrationalité et l’ignorance humaines, et adopte parfois le point de vue subjectif des sorcières. Résultat : l’atmosphère oscille entre sombre, onirique, maléfique et parfois fascinante, donnant au spectateur l’impression de pénétrer un monde interdit. Certaines séquences flirtent avec l’érotisme ou le grotesque, mais toujours au service de la narration et de l’impact visuel.


Le film impressionne également par sa richesse formelle. Les effets spéciaux, trucages, reconstitutions et costumes sont remarquables, créant des images qui restent étonnamment puissantes presque un siècle plus tard. Les démons, sorcières et autres créatures contribuent à une esthétique occulte et immersive, et les acteurs, dans tous les registres, donnent vie à cet univers singulier.


Si l’on peut reprocher au film quelques passages un peu démonstratifs dans son propos, cela n’entame en rien sa puissance ni son originalité. Häxan reste un docu-fiction visionnaire, un voyage visuel et intellectuel à travers les âges, qui impressionne par sa créativité, son audace et sa capacité à captiver encore aujourd’hui.
Terreurvision
Terreurvision

237 abonnés 505 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2013
Presque un siècle après sa réalisation, Häxan, La Sorcellerie à Travers les Âges, étonne toujours par sa liberté de ton et surtout par les moyens techniques qu'il met en œuvre pour étayer son propos. Lire notre critique complète sur le site Terreurvision.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 335 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2024
"La sorcellerie à travers les âges" ou « Häxan » selon le titre suédois original est absolument une œuvre majeure du cinéma muet, sans doute trop mésestimée du fait de la relative confidentialité de son auteur, le metteur en scène danois Benjamin Christensen. Le film nous propose un curieux et fascinant mélange entre documentaire et fiction. De formation scientifique (il avait entamé des études de médecine dans sa jeunesse), Christensen s'interroge à travers la sorcellerie sur le sort fait aux femmes depuis la naissance du christianisme (Eve n'a-t-elle pas tenté Adam dans l’épisode la pomme ?).
Très original encore aujourd'hui dans sa forme, le film se présente comme un exposé ou une leçon donnée par le metteur en scène qui en préambule apparaît face caméra pour exposer le plan rigoureux de sa démonstration. Un découpage en sept actes qui rendront compte des méfaits de la sorcellerie sous toutes ses formes et à toutes les époques. Le premier acte essentiellement composé de vues picturales et d'inserts explicatifs dresse un bilan de l'obscurantisme qui a pendant des siècles guidé l'homme, désarmé face à sa condition de mortel qui l'amène à expliquer tout ce qu'il ne comprend pas par l'intervention céleste.
L'homme étant dual il était fatal que la manifestation divine prenne deux formes dont celle du diable pour tenter de justifier sinon d'expliquer toutes les exactions et transgressions des tabous. Les sorcières, dites Häxan en suédois, sont très vite apparues comme un repoussoir facile et une manière très pratique d'expier les péchés. Transposer sur un ou une autre ses mauvais instincts est le plus sûr moyen d'apaiser sa conscience. Christensen de façon très docte, à l'aide d'une règle qu'il promène sur des gravures du XVIIème siècle, illustre le sort réservé aux femmes reconnues sorcières qui servaient de réceptacles à l'ignorance, la culpabilité et la peur qui dictaient alors les conduites. Si l'homme avança longtemps très lentement dans le domaine de la science, son imagination ne fut jamais en reste pour ce qui est de la torture abondamment utilisée pour faire avouer l'inavouable.
À ce jeu-là, les puissants gagnaient à tous les coups et pouvaient ainsi continuer d'asseoir leur domination. Après cette introduction qui pose clairement le contexte, Christensen peut passer aux cinq actes chargés d'illustrer le préambule. On quitte alors les gravures pour la chose filmée où en plus de son esprit scientifique et rigoureux, Christensen fait montre d'un talent graphique exceptionnel qui donne vie de manière envoûtante aux gravures exposées en introduction. Les tons sépia et bleu cobalt qui colorent les scènes selon qu'elles se passent de jour ou de nuit, nous plongent dans un univers inconnu propice à laisser vagabonder l'imaginaire qui impressionnait autrefois notre âme d'enfant comme par magie subitement ressurgie.
Le travail sur la photographie de Johan Ankerstjerne immensément reconnu au Danemark dans les années 1910 est impressionnant notamment sur les gros plans saisissants de vérité. Les décors multiples très fouillés rendent crédible la réputation du film d'être le plus gros budget jamais dépensé pour un film muet en Europe. La musique additionnelle interprétée par le Bulgarian Chamber Orchestra et composée par Bardi Johannsson (leader du groupe islandais Bang Gang) en 2006 achève de nous transporter en ces temps lointains où l'homme implorait en permanence le divin et redoutait les ténèbres.
Ne perdant jamais le fil de sa démonstration, Christensen en réaliste humaniste termine son film par un septième acte où il s'interroge sur le réel degré d'évolution de l'homme alors qu'à l'entrée du XXème siècle la science lui permet de dominer son environnement. Les vieilles peurs ont-elles réellement disparues ? Le sort fait aux femmes ne s'appelle plus désormais sorcellerie mais hystérie et les inquisiteurs ont troqué leurs soutanes contre les blouses blanches des psychiatres. Tel est le triste constat de Christensen qui nous appelle à la vigilance. "La sorcellerie à travers les âges" au-delà de son esthétique somptueuse, fait œuvre de réflexion sur la condition humaine selon un procédé unique jamais utilisé auparavant qui en fait tout le prix. Certains réalisateurs comme Christensen ou Charles Laughton ("La nuit du chasseur",1955) n'ont pas eu besoin de nombreux coups d'essai pour laisser à la postérité un chef d'œuvre intemporel. William Friedkin ne s'y est pas trompé qui a sans doute puisé dans "Häxen" pour donner vie à "L'exorcisme" (1975).
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2014
Si les propos de ce film de 1922 paraissent aujourd'hui redondants, naïfs et peu instructifs, les passages de pure fiction sont quant à eux sublimes et vraiment réussis. En effet, "Haxan" est esthétiquement et techniquement superbe avec ses décors grandioses et un maquillage bluffant. Si l'ambiance horrifique est loin d'être aussi palpable que pour le "Nosferatu" de Murnau, il n'est toutefois pas étonnant que l'oeuvre de Christensen ait autant influencer le cinéma d'épouvante. Une belle fresque expressionniste qui vaut le détour.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juillet 2011
Paradoxe ou duplicité inconsciente de la fiction quand elle aborde le surnaturel : « La sorcellerie à travers les âges » dénonce vigoureusement l’obscurantisme, l’irrationalité perverse et sadique des inquisiteurs qui ont réellement « créé » l’épidémie de sorcellerie avec des phénomènes pathologiques naturellement explicables, et dans le même temps, met en scène, c’est-à-dire rend vraisemblables, les fantasmagories, les délires, qu’ils engendrent. Le film est un joyau du cinéma des années vingt, dont la fécondité a posé les bases de genres toujours présents : le film noir, le fantastique… Sa manière de montrer le surnaturel, les tourments religieux, les souffrances physiques et morales, annonce un autre grand réalisateur scandinave : Dreyer. La dénonciation finale de la persécution de la nature féminine en ses faiblesses rappelle « La sorcière » de Michelet, comme d’ailleurs la charge contre l’obscurantisme cléricale. C’est beau, c’est indispensable à une érudition cinéphilique sérieuse.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2010
Une excellente surprise car avant la vision de ce film je m'attendais juste à une oeuvre se contentant de présenter des séquences sur l'occultisme de la sorcellerie et du satanisme. Les scènes de ce type sont d'ailleurs nombreuses dans ce film et rendues fascinantes par des maquillages, des décors et un aspect technique bluffants, et l'oeuvre est souvent orchestrée par des séquences chocs (sorcières embrassant le cul du Diable, l'accouchement de deux démons,...) qui serait déjà très audacieuses dans un film d'aujourd'hui. Mais là où le film est le plus remarquable c'est quand il montre que l'aspect le plus sataniste ne réside pas chez le Diable mais dans l'esprit humain car les scènes les plus terrifiantes sont sans conteste celles présentant les atroces tortures physiques et mentales venant de l'Inquisition qui entendait combattre ironiquement le Diable et la sorcellerie. Le dernier chapitre (il y en a sept en tout!) achève de rendre ridicule l'intolérance religieuse présentant à l'époque actuelle des explications tout à fait logiques à ce qui paraissaient hier des manisfestations du démon ou de la sorcellerie. Docu-fiction avant l'heure, le brillant Benjamin Christensen a réalisé une oeuvre fantasmagorique, anticléricale, choquante, fascinante, totalement unique mais qui est aussi un vibrant et très intelligent appel à la tolérance.
gimliamideselfes

3 432 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2011
Je suis bien embêté, c'est un très bon film, à sa sortie ça a dû faire un sacré scandale (1922), on voit des scènes de nu féminin (de dos, mais quand même), des démons très biens faits. Mais j'avoue que toute la partie fiction ne m'a pas intéressé outre mesure. J'ai vu la version la plus longue du film, c'est à dire celle où il n'y a pas 24images/secondes et où on a les filtres de couleur, et je trouve ça vraiment long 1h45 là dessus, malgré toutes les qualités que possède ce film.
La musique est certes très belle (du moins celle que j'avais avec ma version), mais lest intertitres explicatifs cassent un peu le rythme. Bon je suis conscient qu'il n'avait pas le choix, mais d'habitude je n'ai pas de problème avec les films muets, mais là j'avoue que je les ai trouvés un peu envahissant. Par contre le fait que le film soit scandinave et très vieux donne un aspect occulte très plaisant au film, c'est comme ouvrir un vieux bouquin sur la sorcellerie et ça c'est plaisant. Mais je suis assez déçu, je n'ai pas réussi à m'intéresser à autre chose qu'aux dessins explicatifs du début que je trouvais fascinant. Mais ça reste un bon film qu'il faut voir et que je reverrai.
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2015
"La Sorcellerie à travers les âges" ou l'un des films essentiels au cinéma fantastique. Tourné à la fois comme un documentaire et à la fois comme un film de genre, le long-métrage du danois Benjamin Christensen étonne par sa maîtrise formelle de la fiction et la richesse de sa documentation. Et même si son étude de la démonologie se concentre essentiellement sur les sorcières pendant le Moyen-Âge, il donne une bonne vision de ce qui était considéré comme le mal dans l'Antiquité puis plus récemment vers le vingtième siècle. Pour chaque époque le réalisateur donne également les châtiments infligés à ceux qui sont accusés de fricoter avec le diable et tuti quanti : c'est l'occasion pour Christensen de faire une critique virulente de l'Église et de ses méthodes durant l'inquisition, en particulier en ce qui concerne les méthodes de torture. Elles sont répugnantes mais imaginatives, et conviennent bien aux prêtres sadiques qui les exécutaient sur des pauvres hères, souvent sur simple dénonciation. A ce titre, spoiler: le long procès de la vieille sorcière (dans les chapitres trois à cinq)
est un modèle du genre tout ce qu'il y a de plus révoltant. Les derniers chapitres parlent quant à eux de l'hystérie et du somnambulisme avec force détails et des interprétations qui sont loin d'être idiotes et donnent à réfléchir. En somme, "Haxan" (en VO) est une vraie trouvaille cinématographique, instructive et captivante, qui malgré quelques coups de mous dans la version longue reste un grand film. A voir.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2012
Voilà un film assez unique, aussi surprenant qu'intéressant, narré par le réalisateur lui même qui s'est bien documenté sur le sujet. Ce sujet porte sur la sorcellerie, les superstitions et leur évolution. En ce sens on a droit à des procédés filmiques saisissants pour l'époque (maquettes, gravures, peintures, surimpressions...). Le montage est original, on a droit à l'alternance entre documentaire et scéne filmée. On voit l'influence sur les films d'horreurs futurs dont L'Exorciste de Friedkin. Si le film aurait pu être plus ambitieux il reste très intéressant à voir pour un cinéphile et je pense que certaines scènes sont inoubliables.
Death_Metallus
Death_Metallus

18 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2015
La Sorcellerie À Travers Les Ages est sans aucun doute un élément important de l'histoire du cinéma, que ça soit dans le domaine du documentaire ou dans le domaine de l'horreur. En effet, ce film muet dano-suédois de 1922 fut certainement une grande source d'influence dans le mythe de l'horreur pour les années à venir. Le film est souvent à la frontière du réel et de la fiction en mélangeant images de livre d'histoire, maquettes et reconstitutions parfois fantasmées. Il aborde notamment les thèmes du diable, de la sorcellerie, de l'Inquisition et de la psychiatrie moderne. Sur le plan de la mise en scène, c'est riche en procédés cinématographiques et truffé de détails visuels. Les décors sont toujours très travaillés ce qui génère une véritable atmosphère (ex : la scène de Sabbat). Les chapitres sur l'Inquisition sont particulièrement instructifs. D'une manière générale, le réalisateur Benjamin Christensen nous montre comment, de siècles en siècles, l'Homme utilise son imagination pour mettre un nom sur ce qu'il ne comprend pas ou sur ce qui lui fait peur. Ainsi, les événements qui découlent d'une cause inconnue comme les intempéries, la chance ou la malchance, la laideur, la maladie ou encore la mort doivent trouver une explication incarnée par le Mal et ses disciples. Il est à noter que la femme et la sexualité féminine sont souvent liées à cette mythologie : le diable est celui qui pousse la femme à l'adultère et à la perversion (ce qui en fait une sorcière) et la femme dépressive (souvent à cause d'une insatisfaction sexuelle) devient folle et possédée.
Camusduverseau
Camusduverseau

57 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2007
Ce qu'il y a de bien avec les films de cette époque, c'est qu'ils semblent être hors du temps. Ce film qui traite de la sorcellerie est exceptionnel et il fait vraiment peur. On y croit vraiment !
Charlotte28
Charlotte28

202 abonnés 2 819 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2024
Débutant tel un documentaire sur les croyances antiques, cet hybride évolue en saynètes fictives à caractère historique pour illustrer les différentes manifestations de la superstition médiévale liée tant au poids de l'Eglise qu'à la méconnaissance scientifique et au besoin universel de bouc-émissaires, ces fameuses sorcières qui en ont parfois seulement les charmes. Malgré des commentaires didactiques ou explicatifs assez lourds et un certain simplisme, la narration exploite la réalité des véritables vices ou défauts qui ont conduit à torturer, excommunier ou brûler consciemment des innocent(e)s dans une mise en scène inspirée. Se terminant sur un appel à une remise en cause contemporaine puisque notre société s'est contentée de transformer les accusations ou les punitions sans changer le fond de leur raison d'exister, l'audacieux réalisateur (qui joue le Diable lui-même) offre une touchante réhabilitation à ces femmes qui dérange(ai)nt. Du vrai féminisme!
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2011
Tourné sur deux ans entre 1919 et 1921, "Häxan" va être le plus ambitieux film scandinave de son temps et reste un précurseur de ce qu'on appelle aujourd'hui un docu-fiction (un documentaire mis en scène). Le film dont le sujet est dans le titre est divisé en sept chapitres d'un quart d'heure chacun essentiellement consacrées au Moyen Age et à l'Inquisition, à l'exception du premier consacré à l'Antiquité entièrement illustré par des gravures et du dernier qui se passe dans les années 20. Par ce dernier chapitre moderne, Christensen démontre que l'ignorance même dans un monde
moderne engendre des croyances aussi stupides qu'au Moyen Age et que des charlatants en profiteront toujours de certains malheurs, qu'ils soient médecins, psychiatres ou voyants ocultes. Une reflexion très philosophique sur le sujet.
Par son ambition exceptionnelle et ses innovations techniques pour l'époque, le film influencera énormement Murnau pour son tournage de "Faust". Pour obtenir la noiceur du sujet, Christensen tourna presque entièrement de nuit, chose inédite à l'époque, avec une pellicule qui avait du mal à capturé la couleur bleue (d'où le regard vitreux de certains acteurs). Pour la séquence du vol des sorcières, plus de 75 acteurs furent filmés sur des balais et il fallut inventer une nouvelle tireuse optique pour réussir à truquer le plan en surimpression d'une maquette géante contruite sur une tournette nécessitant 20 machinistes pour l'actioner.
Aujourd'hui hormi le premier chapitre, le film reste toujours aussi
impressionant par son atmosphère onirique et moyen ageux, son casting et ses costumes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 août 2012
"Häxan" est un film assez incroyable dans son genre : c'est une co-production suédo-danoise de 1922, réalisée par le seul autre réalisateur scandinave connu de l'époque après Dreyer, Benjamin Christensen (qui, également acteur, incarne rien de moins que le Diable), prenant des allures de faux-documentaire sur la sorcellerie et mettant en scène de la nudité, de la torture et même un peu de gore. Soit autant de raisons d'y jeter un oeil curieux. Pour peu que l'on possède la version longue, qui l'est peut-être un peu trop, il y a moyen d'être légèrement déçu, mais il n'empêche que les reconstitutions historiques sont assez réalistes, de même que les maquillages et les costumes (le Diable est à la fois ridicule et totalement fidèle à l'iconographie médiévale). Le film est libre de droit et trouvable assez facilement : ça vaut le coup d'oeil.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 26 septembre 2010
Bon alors film de 1922 sur la sorcellerie, je me dis que c'est un grand classique (en plus les surréalistes ont kiffé... mais je me demande vraiment pourquoi, parce que l'humour est très moyen... peut-être pour la référence au freudisme de la fin que je mentionne plus loin... enfin).
En fait c'est vraiment pas génial : ça se veut un encyclopédie visuelle, mais on apprend rien (et le comble c'est que je ne sais rien sur le sujet : autrement dit, on apprend vraiment rien. Conclusion possible : c'est du second degré... mais même à cette condition, c'est vraiment pas assez drôle). C'est trop vieux maintenant pour qu'on adhère à la réalisation, parce que Christensen a eu la bonne idée de mettre un filtre rouge sur toutes les scènes pour faire plus maléfique... du coup c'est encore plus bidon. En plus c'est incohérent, pas très intelligent, décousu dans la narration, avec des idées toutes faites à chaque phrase et un manque de recul critique patent.
Bon l'étoile et demi, c'est pour la fin, où l'auteur met en parallèle la sorcellerie médiévale et l'hystérie psychanalytique, ce qui laisse supposer une continuité dans l'investissement par les pouvoirs (Inquisition par le Christianisme d'une part, psychanalyse freudienne d'autre part), et quelques petites réflexions dans le sens d'un perfectionnement du pouvoir (cf Foucault, hi hi).
Bon ne mentons guère, ça reste quand même très long, et pas très bon (et puis on comprend pas trop l'intention de l'auteur en fait : le coup des reconstitutions qui ont la prétention de montrer non pas le vrai, mais l'approximatif, voire le faux, c'est juste un peu lourd au bout d'1h45...).
Et puis vous repasserez pour l'horreur...
Genre 6/20.


Et bien sûr, toutes les critiques sur le Tching's cine :
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