Falstaff
Note moyenne
3,6
161 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

20 critiques spectateurs

5
4 critiques
4
3 critiques
3
6 critiques
2
4 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Captain Ad Hoc
Captain Ad Hoc

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 janvier 2026
J'adore beaucoup des films d'Orson Welles : La Soif du Mal en premier lieu, mais aussi l'inévitable Dame de Shanghaï ou encore Othello, un réel chef d’œuvre. Et j'ai aimé les autres : Mr. Arkadin, Le Procès, Vérités et Mensonges. A une exception près : je n'ai jamais accroché avec Citizen Kane, franchement lent et balourd bien que captivant par moments, et au delà des innovations qu'il a évidemment apportées au cinéma à son époque.
Après avoir vu un documentaire sur Orson Welles récemment, j'étais impatient de m'engouffrer dans la partie de sa filmographie qui me restait inconnue : Macbeth, La Splendeur des Amberson, Falstaff. Vu tout le bien que le grand réalisateur pensait du dernier cité, mon enthousiasme m'a fait acquérir le film et le regarder dans la foulée. Malheureusement, Falstaff ne se classera même pas au niveau de Citizen Kane.

Comme son titre de l'indique pas, le film tourne autour de deux personnages principaux : Falstaff et le prince de Galles Harry, compagnons de ladreries et de joutes oratoires. Tant mieux dirais-je, plus y'a de fous à l'écran, plus on rit. Le tout sur fond de rebellions d'une partie de la noblesse anglaise contre le roi (le père d'Harry, donc) assis sur un trône un peu bancal.
La réalisation échoue à apporter la moindre tension autour des enjeux du Royaume d'Angleterre, de fait relégués très loin à l'arrière plan derrière le développement des atermoiements des personnages principaux, et ce probablement contre la volonté de Welles. Las, les personnages suscités eux-mêmes se résument en quelques traits grossièrement brossés et la profondeur des caractères, qui offre souvent une troisième dimension si vitale à l'écran plat, est aux abonnés absents.

La truculence des répliques, les passions dénoncées, la lâcheté ridicule, les gags bon enfant surprendront-ils le spectateur ? Encore une fois, non. Orson Welles ne maîtrise pas le rythme comique (au cinéma du moins, je ne peux juger de ce qu'étaient ses compétences au théâtre). Il cherche à jouer dans le grotesque grandiose mais la farce ne prend pas, les gags et guet-apens sont flapis. Les acteurs cabotinent ou déclament des répliques comme s'ils étaient au théâtre et tombent rarement juste. Certains d'entre eux d'ailleurs, probablement non anglophones, sont doublés catastrophiquement.
L'esprit Shakespearien dans quelques dialogues laisse au spectateur le loisir d'effleurer ce qu'aurait pu être la profondeur des personnages. Les mânes du vieux dramaturge anglais hantent le film et les bons mots font parfois mouche ; leur efficacité amoindrie toutefois, en ce qui me concerne, par la barrière que représente le vieux parler Shakespearien en VO (ST-EN).

La photographie est généralement belle, les plans sont généralement bons. Les contre-plongées fatiguent, tout autant que les gros plans sur des expressions figées visiblement commandées par Welles. Les champs et contre-champs sont souvent mal raccordés, les scènes avec de nombreux figurants étant entrecoupées de plans sur des personnages dans des pièces ou des paysages soudainement vides. La scène épique de la bataille tombe dans les même travers, qui plus est nullement sauvée par les fumigènes grossiers ; mal amenée par des engagements de fantassins, de cavaliers et d'archers incohérents ; agrémentée d'une épée en plastique qui se tort en gros plan et de morts qui bougent. Dommage car le parti pris réaliste pour décrire la bataille (boueuse, moche, désordonnée) fonctionne plutôt bien par ailleurs.

Seule la scène spoiler: de disgrâce de Falstaff,
presque à la fin du film, vaut le détour et m'empêche de descendre en dessous des 2,5/5 : le tragique de la réalité tombe comme un couperet sur le mythomane flamboyant qui avait trop coutume de finir par croire à ses propres mensonges. Revenant dans le drame qui convient mieux au style de Welles, la vingtième ou trentième contre-plongée du film est la seule qui se rende finalement utile au contexte de la scène.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2025
Un film que d’aucuns considèrent comme le chef-d’œuvre du réalisateur Orson Welles renouant ici avec une adaptation de Shakespeare dans laquelle il incarne le personnage de faire-valoir Falstaff dans ce qui est agrégat de plusieurs pièces du dramaturge. La qualité seule de la mise en scène ne peut suffire à contenter un récit rasoir et assommant au possible.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2023
Assurément le point fort de ce drame "historique" reste la plume shakespearienne! Dont on peut cependant se demander si le format cinématographique la met assez en valeur ou la dessert autant que le rythme du film...alourdi davantage par le jeu très théâtral de certains acteurs et une réalisation classieuse hormis lors de scènes remarquables telle la bataille de Shrewsbury, sanglante et réaliste. Oeuvre mégalomaniaque, cette adaptation met en exergue le personnage fantasque, emphatique, d'un Falstaff, double hyperbolique d'un Orson Welles cabotin. Bien que possédant une dimension politique évidente, le récit aurait gagné à en développer les enjeux et problématiques plutôt que de s'attarder autant sur le bouffon du roi. Inégal.
marc sillard
marc sillard

10 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2023
Shrewsbury 1403 et Patay 1429, deux batailles avec beaucoup de morts. La première en territoire britannique pour asseoir le trône d'Henri IV d'Angleterre, la seconde près d'Orléans après le siège mené par Jeanne d'Arc. Entre les deux : Azincourt. Shakespeare nous montre un Falstaff bouffon sous Henri IV et un Fastolf poltron à Patay. Historiquement, c'est le même personnage. Orson Welles n'avait que 50 ans quand il a réalisé son film Falstaff. Pour moi, il a eu tort de trop se grossir, se vieillir, et s'enlaidir. Un Falstaff plus svelte et tout aussi truculent aurait mieux fait l'affaire. Pas évident de rabouter des bouts de pièces du grand Will et que cela reste cohérent. Cela permet à Sir John Gielgud de déclamer ses tirades royales comme à Stratford. Le personnage du futur Henri V était probablement plus viril que l'acteur qui le joue. Sir Laurence Olivier dans son Henri V est historiquement plus crédible. La scène qui précède la bataille d'Azincourt et qui traite du bien fondé de livrer bataille est philosophiquement intéressante. Autre film à voir par conséquent. Dans le Falstaff de Welles, la partie la plus appréciable, de l'avis général, est celle qui montre la bataille de Shrewsbury. Cinématographiquement parlant Welles a orienté les cinéastes à venir vers un style plus dynamique, plus fouillis, plus en gros plans, plus physique, plus réaliste que ce qui se faisait avant. On y voit le travail décisif des archers, encore décisif à Azincourt, mais battu en brèche par l'artillerie naissante des frères Bureau à Patay, Fastolf ou pas Fastolf. En conclusion, je ne sais quel est le meilleur film d'Orson mais celui-ci est bon.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2022
Parmi ses diverses adaptations de Shakespeare, « Falstaff » est semble-t-il celle dans laquelle Orson Welles a été le plus impliqué psychologiquement. La raison est tout simplement que l’acteur/réalisateur/scénariste se serait pleinement identifié au personnage imaginé par Shakespeare. Arrondi, menteur, vantard, lâche mais aussi joyeux compagnon, bon-vivant et roublard : les similitudes sont troublantes ! Personnage secondaire dans plusieurs pièces de Shakespeare, Falstaff devient sous la plume et la caméra de Welles le centre du récit. On s’intéresse ainsi à son amitié avec le futur Henry V, à base de bons coups, d’alcool et de femmes. Alors que Henry IV contemple avec mépris la vie dissolue de son fils. Ce dernier choisira-t-il le plaisir et les amis, le devoir de la couronne, ou les deux ? Il est vraiment intéressant de voir ce personnage tragicomique au centre d’événements très sérieux. Le souci est que ces événements (rébellion, batailles, troubles de succession) sont tellement en retrait que l’intrigue perd de ses enjeux. Un peu dommage car sur la forme « Falstaff » est une vraie réussite. Orson Welles s’éclate dans le rôle-titre, secondé par un Keith Baxter qui apparait joueur mais fragile. Baxter a dans son physique et ses tons un air de ressemblance avec Anthony Perkins, ce qui amusant car Perkins avait justement tenté d’obtenir ce rôle ! Le noir et blanc contrasté met à profit les éclairages presque expressionnistes, et les décors très imposants. A ce niveau, le film a été tourné en Espagne, exploitant de nombreux monuments médiévaux… qui n’ont pas contre absolument rien à voir avec l’architecture anglaise dans laquelle est censée se dérouler l’intrigue ! Il faut aussi souligner un montage et une caméra très dynamique pour l’époque. En particulier, la séquence de bataille est réellement impressionnante, faisant ponctuellement usage de caméra à l’épaule. Pour l’anecdote, Orson Welles parvint à faire financer le film en faisant miroiter au producteur Emiliano Piedra qu’il tournerait en parallèle une adaptation de « Treasure Island ». Ce que ce filou de Welles n’a évidemment jamais ni fait ni eu l’intention de faire ! A cours d’argent pendant le tournage, il sera refinancé par Harry Saltzman, célèbre producteur des premiers James Bond.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 août 2017
« Falstaff » était paraît-il le film préféré de Welles, ou tout du moins avec « Le Procès ». Il est aisé de comprendre pourquoi : le bedonnant histrion éponyme était le double d'un Welles sur le retour, aussi bien physiquement qu'artistiquement (du fait d'échecs répétés), et une figure truculente, sans aucun doute fort plaisante à incarner. Et le moins que l'on puisse dire est que son personnage est sympathique, sorte de joyeux débauché au grand cœur. La trajectoire du jeune Harry est tout aussi intéressante, et Welles réussit à mêler habilement leurs deux destinées en leur réservant à peu de choses près le même intérêt. Heureusement! Car la farce picaresque qu'est « Falstaff » finit par saouler le spectateur face au tourbillon des incartades du ventripotent bouffon, rythmées par une caméra virevoltante et un montage (trop) nerveux. Le dosage est limite, un peu plus de Falstaff et on étouffe littéralement sous son poids! Pour ce qui est de la mise en scène, saluons la beauté de certaines prises de vue, et la force de la plupart des autres, même si « Falstaff » n'est pas visuellement le long métrage le plus abouti du cinéaste, à mon sens. Welles use et abuse des contreplongées, mais son esthétique fait une fois de plus mouche… surtout quand il quitte son style habituel pour rejoindre Klimt, entre les troncs d'une forêt plantée d'une multitude d'arbres majestueusement droits, pour une séquence hors du temps, presque onirique. Ou quand il suspend le temps, une fois encore, pour une séquence finale qui condense brillamment toute la tension du film, entre le souvenir de la jeunesse chahuteuse du prince Harry avec Falstaff et son nouveau devoir de sobre monarque. Mais, outre la beauté rare de certains plans, l'atout maître de ce long métrage reste… Shakespeare! Si les dialogues ne sont pas tous aussi mémorables, certains passages sont merveilleux, d'une poésie inimitable et prodigieuse. Et la musique est de qualité, dommage que l'on ne puisse pas en dire autant de la post-synchronisation, d'un ridicule parfois… Bref, vous l'aurez peut-être compris, je préfère le Welles du « Procès » ou de « La Dame de Shanghai ». Toutefois, « Falstaff » est plus qu'honorable dans sa filmographie : pas le chef-d’œuvre tant vanté par endroits, mais bien davantage qu'une grossière satire.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 septembre 2015
"Falstaff" est pour Orson Welles le pendant comique d'"Othello". La mise en scène est tout aussi ambitieuse et reprend souvent les mêmes figures. De ce point de vue, c'est très réussi. On sent que Welles est fasciné par le texte de Shakespeare tant il fait tout pour le laisser entendre. Et effectivement, c'est superbe. Le cinéaste se permet des passages sans parole comme cette étonnante scène de bataille dans la boue. Le casting s'avère très réussi. Orson Welles en Falstaff est parfait et le jeune prince est joué par un acteur méconnu mais bien choisi. Reste que le personnage de Falstaff et son histoire ne peuvent rivaliser avec Othello et sa tragédie.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 août 2015
Film insupportable, boursouflé et criard ! Statique et incompréhensible ! A très mal vieilli ! Orson Welles tellement gros, qu il ne pouvait plus bouger !
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 avril 2014
Un film d'Orson Welles (1965) dont Jess Franco dirigea la seconde équipe. Une étonnante scène du guet-apens dans les bois au début, la caméra en folie pour les scènes de taverne, la superbe et longue scène de bataille, les éclairages, et puis le sujet bien sûr, méditation tragique sur la fragilité de l'amitié face au pouvoir. (la scène ou Falstaff reçoit sa disgrâce est fabuleuse). Côté interprétation : Orson Welles (parfois à la limite du cabotinage), incarne un personnage truculent, mais qui ne provoque pas l'empathie. John Gielgud tient bien son rôle de roi mais de façon sans doute trop théâtrale. L'acteur de théâtre Keith Baxter dans le rôle du prince et futur Henri V est très bon. Quant à Marina Vlady et Jeanne Moreau, elles ne font que la figuration.  Il est simplement dommage que tout cela soit gâché par de trop longues tirades shakespeariennes qui nous font nous éloigner du film. (PS, les filles de la taverne ont tous de magnifiques coupes très 1965, ça fait un peu bizarre)
Bardon de Kater
Bardon de Kater

17 abonnés 67 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 avril 2014
Laid (le pif d'Orson Welles en gros plan, non merci), ennuyeux (le cinéma est-il en endroit pour réciter des alexandrins ?) et prétentieux (attention les gars, je tourne un chef d'oeuvre, quoi !). Et puis, quand on voit les nanas dans le bordel coiffées avec des permanentes à la Sylvie Vartan (alors que l'action se passe au 15ème siècle) on se dit que quelque chose ne tournent pas rond là-dedans. Sinon, je sais, c'est bien filmé, d'accord, c'est bien filmé, mais ça suffit pas !.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 avril 2013
Orson Welles et Shakespeare, une vieille histoire d'amour mais qui cette fois souffre parfois d'une absence de rigueur à la vue du scénario très bricolé avec des bouts de ficelle, d'un doublage parfois peu convaincant (pour ne pas dire catastrophique avec celui de Fernando Rey !!!) ; par contre si la réalisation souffre de longueurs, elle arrive à donner quelques instants de virtuosité technique bien typique de Welles à l'exemple du hissage des cavaliers sur les chevaux avant la bataille située au milieu du film ou encore quand les hommes du roi arrivent à l'auberge en dépit du manque de moyens de la production. L'acteur-cinéaste qui donne beaucoup de lui-même dans le tonitruant rôle-titre parvient à émouvoir lors de sa dernière rencontre avec le nouveau Henry V. Très imparfait mais quelques instants qui prouvent que c'est bien le créateur de "Citizen Kane" qui est derrière (et devant !!!) la caméra.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 mai 2012
J'ai eu un peu de mal avec le début un peu brouillon et aussi avec ce qui ressemblent à des coupes sèches. La faiblesse de certains acteurs se fait un peu sentir heureusement que Welles réhausse largement le niveau. La présence de moreau n'est pas mal n'ont plus dommage que son role soit minime. On retiendra évidemment quelques bonnes tirades et la scène de bataille très bien filmé pour l'époque.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2012
Reconstitution étonnante de la part d'Orson Welles : le réalisateur a réussi à écrire un scénario de la même qualité qu'une pièce historique de Shakespeare avec ses dialogues à mi chemin entre le vieux parler et la poésie. Les décors et costumes sont corrects, on a seulement du mal à reconnaître le paysage de l'Angleterre. Au niveau technique, la réalisation de Welles se reconnaît à ses plans en contre-plongée et très gros plans, le montage est un défaut qui vient gâcher la narration en prolongeant les ellipses maladroitement. Le personnage incarné par Welles est assez comique ( sa marche en énorme armure ). La bataille est vraiment réussie ( à part une épée en plastique qui se courbe, cherchez-la ) et ses nombreux gros plans et coupes rappelent le style de Gilliam.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 octobre 2011
Voir Welles en débauché ventripotent donne un coté jouissif à cette adaptation de Shakespeare.
Si le rythme soutenu ainsi que la caméra virevoltante fatigue la rétine ; la reflexion sur le pouvoir, le destin de l'homme qui n'est que poussière (la scène de la bataille où les hommes finissent vautrer dans la boue) emporte l'enthousiasme.
brunocinoche
brunocinoche

136 abonnés 1 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2011
Welles de nouveau inspiré par une pièce de Shakespeare à la fois en tnat que metteur en scène qu'en tant qu'acteur. C'est donc à voir sans réserve même si l'on esten droit de préférer son "Othello", tellement plus tragique.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse