Chef d'oeuvre du grotesque et de l'humour. Un Welles pur jus et très abouti. A ne voir qu'en VO bien entendu. C'est le film qui est au plus prêt de la personnalité profonde de l'auteur. Les thèmes de la bouffonerie et de la trahison ou de la fidélité, particulièrement chers à l'enfant prodige de Kenosha, sont traités avec une très grande virtuosité qui met en valeur l'extrême justesse des propos. Belle musique de Lavagnino A voir et à revoir
Sous une apparence "classique", le film préféré d'Orson Welles, celui qu'il a considéré comme le plus abouti (et le dernier complètement achevé, si l'on met de côté F for Fake, essai brillantissime sur l'Art).Tout y est exceptionnel : dialogues (d'un certain Will Shakespeare...) photographie (la bataille, mais aussi les scènes de l'auberge ou dans la cathédrale), les acteurs (monologue de Sir John Gieguld entre autres) même les petits rôles, et surtout l'HENAURME prestation d'un Orson Welles au sommet de son génie. Seul bémol : la qualité sonore déplorable du film. A ne voir naturellement qu'en VO
Des belles tirades, la scène de la bataille est très réussie, mais à part ça j'ai été très déçu. Techniquement, je n'ai pas vu grand chose alors que d'autres films comme "Citizen Kane", " The Third Man" et surtout "Le procès" m'avaient beaucoup plus touché et époustouflé.
Un des Welles les plus accessibes, mais qui ne céde rien à la facilité et dont la profondeur n'a rien à envier à ses productions plus ambitieuses. Tourné avec des bouts de ficelles, "Falstaff" est mené tambour-battant, et le rythme enléve le morceau, montrant bien que Shakespeare n'est pas un monolithe poussiéreux. Un des films les plus attachants qui soit.