Ce film est réévaluer chaque année dans la carrière de Walter Hill, c'est un western encore une fois, déguisé par son metteur en scène, il nous rejoue la horde sauvage de Peckinpah, avec un film qui sent la testostérone, la sueur, la crasse, et une envie de nous en mettre plein la vue. Le film respire ces années 80, même si le film s'éloigne du Buddy Movie traditionnel, Walter Hill veut un film âpre, alors il place son action au Nouveau Mexique, où la chaleur, passe l'envie de rire à tous, et où un Nick Nolte, joue un personnage fait de marbre, stoïque avec une expression toujours grave, toujours sévère, comme si toute la misère du monde lui tombait dessus, un peu de nuance aurait rendu le personnage plus humain, et plus sympathique, c'est vrai, on ne lui demande pas d'être Terminator.
Mais on ne peut pas passer à côté du casting du film, car au delà, de nous offrir un duo gentil flic, méchant dealer ami d'enfance, Walter Hill fait entrer dans son histoire des hommes employés par le gouvernement pour nettoyer des coins chauds. Et là, toutes les pointures disponibles se retrouvent dans ce film. La fin nous ramènera à Peckinpah, encore un hommage au western, ce qu'à toujours fait Walter Hill, même dans ces films urbains.
Le contre pied de 48h est qu'il n'y a pas une touche d'humour dans ce film, rien qui puisse détendre l'atmosphère, et c'est peut-être là, que le bas blesse, le jeu trop stoïque de Nolte, nuirait presque à toute cette aventure. Mais si le film est réévalué aujourd'hui, ce n'est pas un hasard, c'est bien qu'il y a quelque chose à en tiré.
Si vous voulez en savoir plus sur Walter Hill, suivez le lien.