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inspecteur morvandieu
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1,5
Publiée le 28 avril 2026
Un vieil homme qui vient de mourir se présente directement au Purgatoire, considérant que sa vie, dont il s'apprête à faire le récit, ne peut certainement pas lui valoir le Paradis. Quels terribles péchés Henry Van Cleeve va-t-il confesser? Très simplement son goût des femmes, lorsqu'adolescent il lorgne sur sa gouvernante -française donc légère- puis quand, marié, il se laisse aller à quelques infidélités -tout juste insinuées par Lubitsch, code moral oblige; enfin, lorsque veuf, Henry ne semble pas décidé à renoncer à la séduction. Lubitsch raconte toute une vie sentimentale, une vie tellement ordinaire qu'elle manque souvent de relief. Disons-le, l'existence d'Henry Van Cleeve, qu'elle soit considérée avec une affection bienveillante ou avec ironie par le cinéaste, n'accouche que de situations de marivaudage très plates et si rarement caustiques qu'on ne s'en amuse jamais. On a connu Lubitsch plus audacieux et trivial ("Haute pègre", "Sérénade à trois"...). Comme ramolli par le décor joli et les couleurs acidulées de la grande bourgeoisie américaine dont Henry est un représentant, le cinéaste adopte un humour un peu mièvre, parfois puéril, pour nourrir des personnages qui, bien que pratiquant le non-dit ou le sous-entendu cher au cinéaste, n'expriment que de fades et pudiques idées sur le désir ou le sentiment conjugal. Evidemment que l'existence d'Henry n'est pas si indigne : sa conduite d'homme et d'époux vulnérable aux femmes n'a rien que de très commun et de naturel. C'est bien à ce constat, à cette absolution charitable, que Lubitsch voulait aboutir, mais c'est au moyen d'une histoire et de figures plutôt ennuyeuses et d'une ironie sans grande saveur (en dépit de la composition délicate et charmeuse de Don Ameche)
Le Ciel peut attendre est une charmante comédie d'Ernst Lubitsch pleine d'émotion sur la vie d'un coureur de jupons qui s'est assagi en découvrant le grand amour. Le choix de suivre de la naissance jusqu'à sa mort un personnage permet de rendre ce dernier particulièrement attachant (même si on peut regretter qu'ainsi, l'histoire se focalise un peu moins sur son épouse et sa relation avec celle-ci alors que c'est la partie de sa vie la plus la plus touchante). Don Ameche est impeccable dans le rôle principal et les maquillages de vieillissement sont à la fois simples et efficaces (et ne sont pas loin de tenir tête aux technologies ultra-développées de vieillissement numérique utilisées aujourd'hui par les studios hollywoodiens). Un beau film.
(Re)vu en avril 2025, à la Cinémathèque française, hélas dans une copie assez médiocre. Cela n'empêche pas un spectateur normalement constitué, d'apprécier l'élégance et la délicatesse du travail du scénariste Sam Raphaelson et, surtout, du grand Ernst Lubitsch, le Prince de la comédie à Hollywood.
On ne peut pas tous les jours atteindre la réussite de To be or not to be. Il reste néanmoins une comédie de bonne facture, en couleurs Technicolor cette fois, et un scénario à la trame subtile et jamais vulgaire. Bien joué, l'ensemble est tourné dans des décors "tarte à la crème", qui font vraiment too much de nos jours. Un peu Autant en emporte le vent, mais sans épisodes dramatiques ou contexte social prégnant. spoiler: La femme trompée se révèle pas si dupe, et saura le moment venu prendre sa liberté. Le rôle du grand-père complice du jeune homme volage est réjouissant. DVD vo - novembre 2024
le film témoigne d'une finesse d'esprit qu'on ne connait plus mais ce remue ménage familial est assez irritant, aussi certains aspects des mœurs de ce temps ont mal vieilli bien qu'ils nous apparaissent aujourd'hui presque comme un idéal inatteignable tout droit sorti d'un compte de fée, bon et pour une romance 1H30 suffit.
Original et sympathique car beaucoup de légèreté et fantaisie dans ce film. Il a forcément vieilli, il est très simpliste mais c'était l'époque ! 3,2/5
Une petite merveille d'humour, de roublardise, d'invention ! L'argument de départ est assez original et malin, le traitement et le jeu d'acteurs très efficaces. C'était une époque sans poursuite de voitures, sans prouts ni scènes de cul, ça repose et l'on sourit sans honte ! Cela dit, certaines scènes, dont on a bien compris les enjeux, auraient gagné à être plus courtes !
Un film à classer dans la catégorie des productions démodées sur lesquelles les années ont laissés de belles rides qui leur donnent une belle patine, un charme désuet ma foi bien agréable. Dans cette catégorie, on pourrait mettre celui que l’on cite souvent : « La vie est belle » de Franck Capra ; les ancêtres du feel good movie. Ernest Lubitsch affiche une grande maitrise de son scénario mais aussi du rythme qui ne souffre d’aucune longueur et d’aucun ennui et ce 80 ans après sa sortie. Il est un maitre en la matière ; et sa manière de jouer entre romance, comédie et fantastique est tout simplement exquis. Un homme arrive dans l’anti chambre des enfers, il ne se fait guère d’illusion sur son sort ; lui qui dès son plus jeune âge a toujours su comment s’attirer les faveurs de la gente féminine sans scrupule. Cependant il a été amoureux longtemps…. Et çà on le comprend aisément au vu de la sublime beauté de Gene Tierney. Et à partir de là, c’est tout l’art du flash-back de Lubitsch qui va faire la différence pour nous conter son histoire à travers un Technicolor aux couleurs chaudes très enveloppantes tout comme son récit. Tout le film sera jalonné de jolis trouvailles aussi bien dans les dialogues, dans les points de vue, dans l’intelligence des ellipses que dans le hors champ du marivaudage de cet homme. Un film plein de charme qu’il faut impérativement redécouvrir ou découvrir TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Ne se faisant guère d’illusion sur son avenir post mortem, un homme raconte, à son arrivée au purgatoire, sa vie d’incorrigible séducteur. Malgré le charme de Don Ameche, la beauté de Gene Tierney et la gouaillerie de Charles Coburn, cette comédie d’Ernst Lubitsch n’est pas sa meilleure, l’espièglerie du film versant après 75 minutes dans la mélancolie non sans un certain ennui hélas.
Avec cet air de ne pas y toucher qui n'appartient qu'à lui, Lubitsch nous propose une comédie romantique hors du temps, partant d'un humour subtil et grinçant dans plus d'une séquence pour glisser doucement vers une atmosphère plus dramatique, au fil du temps et des interprètes qui passent. A cet égard et même si le film sent bon les années 40 à Hollywood (avec son Technicolor clinquant et cette façon de surréagir des comédiens), l'idée de Lubitsch derrière cette histoire garde un semblant de modernité de nos jours, et un certain charme qui ne manque pas d'opérer.
C'est une jolie comédie pétillante qui m'a permis de découvrir le réalisateur E. Lubitsch. C'est dommage de ne pas avoir pu voir la version originale. Le film aurait besoin d'une restauration car les couleurs sont parfois ternes et changent et ça fait presque mal aux yeux. C'est du cinéma un peu désuet, avec des scènes exclusivement en intérieur, c'est ce qui lui donne son charme d'antan. Les dialogues sont parfois savoureux et les personnages caricaturés sont très drôles parfois aussi.
Si dans certains films, les dialogues manquent, ici, c'est l'inverse, c'est le silence qui manque. Les personnages jacassent et on finit par être saoulé de paroles. Belle photographie avec une réalisation old school. Sinon, l'histoire est banale et il est difficile d'aller au bout tellement les relations semblent fausses pour notre époque.
Enlevée et virevoltante cette comédie emprunte manifestement à une pièce théâtrale vu les ressorts utilisés qui cependant fonctionnent parfaitement dans cette configuration adaptée. Même si certain(e)s déplorent la morale finale, elle ne pouvait être autre suite à la tonalité du récit et surtout à l'attitude de la principale concernée - parfaitement vraisemblable pour une pragmatique femme amoureuse, et encore davantage en recontextualisant (d'ailleurs cette protagoniste n'a rien d'une victime ou d'une épouse soumise!) - campée par une mutine Gene Tierney qui tient la dragée haute à un Don Ameche charmeur. Un divertissement fort plaisant!