On le sait désormais, Brian De Palma est un grand admirateur d’Alfred Hitchcock. Si ses hommages ne se sont pas encore véritablement aperçus dans ses premiers films, on peut tout de même citer la référence à “Fenêtre sur cour” avec le voyeurisme de De Niro dans “Hi, Mom !”, “Obsession” est clairement un clin d’oeil à “Vertigo” et “Rebecca”. Cliff Robertson joue ici un homme d’affaire américain qui voit sa femme mourir après avoir refusé de payer une rançon exigée par des kidnappeurs. Quelques années plus tard lors d’un voyage en Italie, il rencontre une femme ressemblant trait pour trait à sa défunte femme. Malgré les conseils de son ami, il y voit une seconde chance qu’il ne souhaite pas laisser passer. Si au premier abord on a envie de soulever le piètre performance de l’acteur, son côté vieux jeu mélodramatique et les situations parfois ridicules donnent un ton morbide à l’intrigue. Entre photographie baroque qui a mal vieillie et psychologie presque irréelle, “Obsession” est une oeuvre qui nous plonge dans une incertitude étonnante. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
De Palma continuateur de l’œuvre d’Hitchcock cela n’a peut être jamais été aussi vrai que dans cet Obsession. On suit un richissime homme d’affaire qui au cours d’un voyage en Italie rencontre une jeune femme qui est le sosie de sa défunte femme. L’intrigue est bien menée, mais c’est surtout la mise en scène virtuose de De Palma qui vaut de s’arrêter sur ce film. Ça fourmille d’idées dans tous les plans et j’en ai presque oublié de penser au dénouement du suspens qui pour le coup m’a déçu. Ça n’est pas celui que je conseillerais en premier à quelqu’un voudrait découvrir sa filmographie mais c’est un film à voir sans aucun doute.
Pas le plus mémorable des films de De Palma, bien que l'ensemble se regarde avec intérêt du début à la fin. La photographie est belle, surtout quand le réalisateur nous transporte dans les rues de Florence. L'intrigue est maline, hitchcockienne, et la réalisation réussie. Il manque cependant un peu d'épaisseur à l'ensemble pour en faire une réussite totale à mon sens.
L'ombre de "Vertigo" plane évidemment sur "Obsession" que De Palma réalisa en 1976. Outre un synopsis très ressemblant, la présence de Bernard Herrmann à la musique qui renouvèle l'expérience après "Sisters" n'est sûrement pas anodine. Mais là où De Palma réalise un coup de maître, c'est qu'il ne se contente pas avec cet opus d'un seul hommage de l'élève au modèle. Au lieu de sombrer dans la pure et simple révérence, le cinéaste ne prélève que la substance chez Hitchcock pour mieux la transfigurer et l'agrémenter. Avec son propre style, De Palma signe un grand thriller, captivant de bout en bout jusqu'à l'implacable retournement final. Enfin, on sent également toute l'influence de la psychanalyse dans "Obsession", un film presque "freudien" grâce au scénario brillant de Paul Schrader enrichi de métaphores sur les thèmes du double et des apparences. Avec "Carrie" sortie la même année, 1976 fut décidément un excellent cru pour le cinéaste. Magistral.
La femme et la fille d'un riche promoteur sont kidnappées. Elles disparaissent dans un accident au moment du versement de la rançon. Définitivement ? C'est la question sur laquelle repose le suspense de ce psychodrame convenu qui prend forme après une longue ellipse. L'essentiel du récit tient à une équivoque que jamais Brian De Palma, même au moyen de violons lancinants, ne parvient à rendre intéressante ou émouvante. La mise en scène confine à l'exercice de style sombre et inquiétant, mais finalement plutôt monotone et artificiel. D'ailleurs la machination qui sera révélée n'est pas réellement surprenante, en dépit qu'elle semble un peu tirée par les cheveux. C'est un film sans violence, qui repose sur son atmosphère délétère, alimentée par la névrose du personnage masculin. On est plus proche finalement de l'esprit de Joseph Losey dans "Cérémonie secrète" que d'Hitchcock, puisque De Palma se réfère à ce dernier. De toute façon, le caractère psychologique attaché aux protagonistes et la nature du suspense n'ont aucun impact.
Un des tout premier film de Brian De Palma et on reconnait déjà fortement sa griffe. A une époque où il ne réalisait pratiquement que des thrillers sous haute tension à la Hitchcock, celui-ci n'est pas le plus réussi en grande parti à cause d'une histoire un peu mollassonne mais le talent du metteur en scène et des musiques oppressantes nous font passer un très bon moment.
Je n'ai pas encore tout vu de la filmographie de De Palma mais je peux dire que cet "Obsession" est vraiment un de mes préférés. Comment ne pas penser immédiatement au Vertigo d'Hitchcock (que j'adore) en voyant ce film. Certes, la mise en scène ne dépasse pas celle de Sueurs Froides mais c'est vraiment un bel hommage d'un réalisateur à un autre réalisateur. La principale qualité de ce film est que De Palma s'inspire du suspens Hitchcockien sans jamais le caricaturer. L'intrigue est prenante, la musique de Bernard Herrmann est superbe et transperçante et les acteurs, en particulier Geneviève Bujold, sont aussi fascinants que mystérieux. En somme un thriller quasi impeccable, envoutant de A à Z.
Encore bouleversé par la mort de sa femme, un homme d'affaire rencontre le sosie de celle-ci, et en tombe fou amoureux. De Palma reprendra souvent des thèmes d'Hitchock pour ses propres films, mais "Obsession" est peut-être le plus marquant à ce niveau. On y retrouve plusieurs similitudes avec "Vertigo", sans compter la BO signée Bernard Hermann. Mais loin de pondre une simple copie, De Palma s'approprie ces thèmes avec son style très personnel (on retrouve quelques doubles focales, contre plongées, etc.). Le film oscille ainsi entre drame, et suspense sur les premières et dernières 20 minutes. John Lithgow débute sa collaboration fructueuse avec le réalisateur, tandis que Cliff Robertson incarne subtilement et tout en retenue le protagoniste. Il ne s'agit pas là du meilleur de De Palma, mais "Obsession" est loin d'être inintéressant.
Situé entre 2 films phares de la filmographie du maître, "Phantom of paradise" et "Carrie", "obsession" déçoit face à ces 2 perles. Le style se rapproche étrangement de certains Hitchcock dans le déroulement et l'intrigue mais l'on a du mal à se passionner dans la quête de notre héros. Final en revanche intéressant et qui donne une bonne impression d'ensemble, mais je ne le situerais pas parmi les meilleurs De Palma.
Je ne m'attendais pas à être pareillement à la fête ! Un film de De Palma (réalisation et scénario) à la sauce Hitchcock que je ne connaissais pas ! Et le résultat est surprenant autant qu'inattendu ! Je me suis laissé entraîner par le rythme trépidant de cette histoire pleine de suspense, d'angoisse, tournée avec beaucoup de sobriété et de professionnalisme. La prestation de l'acteur Cliff Robertson est excellente même si elle semble un peu introvertie, mais celle de la canadienne Geneviève Bujold est stupéfiante : c'est comme si elle avait envahi son personnage ! (N'en disons pas plus car elle démontre beaucoup de possibilités) En 2017, elle vit en Californie. Certes, on retrouve le thème de Rebecca et de Vertigo du grand Alfred (Sueurs froides si vous préférez) mais ce n'est nullement un plagiat ni un copier/ coller ! L'histoire n'est pas la même. En outre, pour ceux qui ont un complément sonore bienvenu au crincrin grinçant et d'origine de leur TV, comme l'excellent plateau acoustique Bose, ils pourront se régaler de l'ambiance qu'a composée le créateur musical qu'affectionnait Hitchcock : Bernard Herreman. On reconnaîtra du reste quelques mesures saccadées de violon déjà employées dans Psychose, mais on se régalera en plus des sons d'orgue dont certains sortis de l'infra-grave vous résonneront dans l'estomac sans ressembler à un tam-tam. C'est surprenant mais ce film (sauf erreur) n'a pas dépassé 200 000 spectateurs en France lors de sa sortie en 1976. Je me demande s'il ne ferait pas un tabac de nos jours ? Un petit bijou comme on n'en fait plus guère ! willycopresto
Encore un excellent De Palma que j'avais vu il y a longtemps. L'auteur nous montre toute l'admiration qu'il avait déclaré avoir pour Hitchcock : on retrouve le style de musique, le scénario alambiqué, et la mise en avant de la psychologie des personnages. Pas le meilleur de sa filmographie, mais du tout bon tout de même.
Un film pas très intéressant qui souffre de longueurs et d'un casting décevant. De Palma rend ici hommage au Sueurs Froides du grand Hitchcock. Malheureusement, le film est très inégal et, si les 15 premières et les 15 dernières minutes sont plutôt bien senties, l'heure qui reste est longue et plutôt sans intérêt. La mise en scène est parfois intéressante, mais reste un brin engluée dans les 70's. On regrettera surtout la prestation déplorable d'un Cliff Robertson jamais inspiré. Décevant.
Thriller réalisé par Brian De Palma en 1976, "Obsession" marque encore une fois les inspirations hitchcockiennes du remaker de "Scarface". En effet, outre les thèmes utilisés, on retrouve également une mise en scène jumelle de celle du maître du suspens ainsi qu'un usage typique des ingrédients qui constituent l'intrigue du long-métrage. Récit aux allures de romance, "Obsession" travaille à nous dévoiler les mystères enfouis dans le cœur d'un homme à la recherche de l'introuvable. Mais que se passerait-il si cet homme venait à trouver ce qu'il désire tant ? "Obsession" répondra à cette question tout en vous bombardant d'autres interrogations qui ne trouveront de réponses que lors d'un cliffhanger tonitruant. Malheureusement, la retenu et le manque de partage émotionnel présents dans ce film empêcheront le public de vivre cette aventure comme il se doit ce qui tant à diminuer notre appréciation de l’œuvre. La présence de Cliff Robertson contribue également à cela. Peu communicateur, le comédien intrigue dans un premier temps puis lasse par la répétitivité de ses mimiques. Au final, "Obsession" impressionne par son fond mais déçoit par sa forme trop distante et trop peu immersive.
Ce film réalisé par Brian De Palma et sorti en 1976 est bon mais j'avoue que j'en attendais mieux. Un homme doit payer une rançon pour sauver sa femme et sa fille mais ne la payant pas, elles sont tuées. Une quinzaine d'années plus tard, en Italie, il retrouve une femme ressemblant étrangement à sa femme décédée. Nous avons là un synopsis envoutant et puis surtout, nous sommes dans la meilleure période de De Palma, celle où il a réalisé et écrit ses meilleurs thrillers. Adorant cette période et au vu des très bonnes critiques que possède le film, je m'attendais à un thriller excellent. Finalement, sans être mauvais, loin de là, le film m'a un peu déçu car je n'ai pas autant été captivé que je le pensais. Nous sommes plus finalement dans une histoire d'amour morbide qui vire à l'obsession (comme le titre du film l'indique d'ailleurs) que dans un réel thriller à la "Pulsions" ou encore à la "Body Double". Le début du film est très captivant et puis le film tombe peu à peu dans quelque chose de lambda, de lent et de pas très passionnant, ce qui provoque trop souvent l'ennuie. De plus, connaissant le style de De Palma avec ses retournements de situation toujours plus extravagants les uns que les autres (je ne dis pas cela dans le sens négatif du terme, au contraire, chez ce réalisateur, c'est une qualité), la fin est ici assez prévisible. Je sais bien que les spectateurs de l'époque n'avaient pas encore assez de recul sur le réalisateur mais aujourd'hui, le dénouement nous parait presque évident. Malgré tout, il reste très bien fait et très bien écrit. Comme dans beaucoup de films du réalisateurs, on reconnait beaucoup l'influence que Hitchcock avait sur lui notamment avec des histoires assez similaires. Ici, par exemple, nous sommes dans quelques chose qui pourrait se rapprocher de "Vertigo". Néanmoins, je ne vois pas cela comme du plagiat ou un manque consternant d'imagination mais plutôt comme un bel hommage et une preuve de son adoration envers le cinéaste (il est à noter que même la B.O. est composée par Bernard Herrmann, ayant beaucoup travaillé avec Hitchcock). La réalisation est quant à elle toujours aussi excellente. Du côté des acteurs, nous avons dans l'ensemble un jeu un peu trop théâtral mais qui fonctionne assez bien. "Obsession" est donc un film qui reste correct mais ce n'est pas le meilleur du réalisateur.
Un De Plama des moins connus mais parmis ces meilleurs réalisations. L'histoire et sa mise en séne sont tellement accrocheur que l'on s'impregne rapidement des personnages autour de ce récit à la fois touchant et psychologiquement instable. Bravo