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Vinz1
277 abonnés
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3,0
Publiée le 5 mars 2026
Ce film assez méconnu de G. A. Romero, le spécialiste des zombies, porte ici sur les vampires et ce, de manière très originale. En effet, on ne sait pas si Martin est réellement un suceur de sang ou bien s'il est un fou se prenant pour un descendant de Nosferatu, nom que lui donne son oncle religieux convaincu qu'il est un démon ! Oscillant sans cesse entre plusieurs genres (le home invasion, le film de psychopathe violeur, le drame intimiste), cette œuvre est assez unique en son genre tant elle est encore une fois un beau portrait de la société de son époque, ici celle des années 70. En effet, Pittsburgh est alors une ville industrielle minée par la fermeture de ses usines, dévastée par le chômage, dans laquelle les hommes errent tels des morts-vivants. Nanti des caméos de Romero et de Savini dans de petits rôles et brillamment interprété par l'inquiétant et juvénile John Amplas dans celui de Martin, ce métrage propose une belle mise en scène faite de flashbacks en noir et blanc, mais est un peu handicapé par quelques longueurs et manque un peu de gore et de séquences plus dynamiques pour pouvoir trouver son public. Il reste toutefois une curiosité à découvrir pour tout fan de son réalisateur !
Une plongée dans le Pittsburgh des seventies, ville déprimante et et pleine crise morale. Une plongée également dans l'esprit d'un jeune vampire avec lequel en entre en empathie. Le montage est très nerveux, le film vif, plein de surprises, les acteurs parfaits. Ce film de vampire très contemporain, a un style très réaliste, avec des réminiscences gothiques (les scènes en noir et blancs qui nous renvoient aux Nosfératus de l'ancien cinéma fantastique). Cousinage avec l'Exorciste, pour l'esprit années 70, la révolte et le pessimisme, le mal qui se trouve parmi nous,à l'intérieur même de la famille. Passionnant,à découvrir absolument.
Pur film d'exploitation de la fin des années 70, Martin offre une relecture rafraichissante du mythe du vampire, mais ne parvient pas à se dépêtrer de son rythme beaucoup trop mollasson. Ce qui le place un cran en dessous de Morse, pour lequel on se passionne plus facilement. On remarque aussi d'étranges similitudes avec la série Dexter, dont il partage non seulement le titre qui se rapporte au personnage principal, mais également la solitude face à son mal, et l'utilisation de seringue pour neutraliser ses victimes... On relève Michael Gornick à la photo, Romero devant et derrière la caméra (tout comme Savini aux maquillages et acteur) et malheureusement un résultat mitigé parfois très éloigné des plus belles réussites du maître.
C'est une histoire de psychopathe qui se prend pour un vampire, très bien réalisé par le maître dans l'art de raconter un drame horriblement humain plutôt qu'horrifique humanoïde monstrueux. Nosferatu et des références religieuses d'influences ondes négatives qui donneront naissance à ce bizarre Martin, voyons les vrais visages de divers autres cameos pasteurs réalisateurs. Pas de révélation, voyez par vous même ce final.
MARTIN est une démonstration navrante de ce qu'on peut faire de pire sur les films dit de vampires. Les scènes 'd'horreurs' sont grotesques et n'installent aucune ambiance oppressante, le moindre effet gore est risible. Georges A. Romero a réalisé un nanar indigeste qui souffre en plus de longueurs exaspérantes et d'une multitudes d'autres défauts qu'on ne préférera pas citer. A oublier.
Martin est un jeune homme qui a la fâcheuse habitude de tuer des femmes pour boire leur sang. Est-il un vampire ? Son cousin est persuadé d'avoir faire à Nosferatu et Martin lui-même a d'étranges flashs en noir et blanc (évoquant autant Murnau que Dreyer) le mettant en scène en tant que vampire : fantasmes ou souvenirs ? Maritn est-il un vampire ou un déséquilibré ? Est-il vraiment responsable ? Romero joue avec les codes du film de vampire pour en tirer, d'une part, un angoissant thriller psychologique, mais aussi pour le simple plaisir de jouer : Martin passe son temps à répéter que la vie d'un vampire, ça ne se passe pas comme dans un film. Comment cela se passe-t-il alors dans celui-ci ? D'une manière étrange, douce et brutale à la fois. Le film est globalement mélancolique, Romero nous plaçant du côté de Martin, cet adolescent timide ne pouvant résister à ses pulsions et soumis à l'autorité de son cousin qui le déteste. Mais il est également traversé par une double ironie. D'une part, une ironie à l'égard des poncifs du genre : lorsque Martin se déguise en grotesque vampire de cinéma, il répète plusieurs fois "It's just a costume" ; on peut faire un rapprochement avec l'accroche célèbre de "La Dernière Maison sur la gauche" de Craven : "It's only a movie". D'autre part, une ironie beaucoup plus féroce à l'égard de la religion : la scène où Romero lui-même incarne un prêtre dissertant sur le vin de messe et les qualités de "L'Exorciste" n'en est que l'exemple le plus explicite. Film à part dans sa filmographie, presque expérimental sur les bords, "Martin" est peut-être bien le meilleur film de Romero, comme il le prétend d'ailleurs lui-même.
D’un côté on a George Romero, le brillant réalisateur de la saga sur les zombies, et de l’autre, on a le thème du vampirisme revisité. Le résultat ne peut être que géant. Mais le résultat est affligeant. D’une part, on peut comprendre l’intérêt du réalisateur de suivre les traces de ce jeune homme, perdu, en plein mal de vivre. Il est le représentant même d’un humain confronté à la peur de ne pas savoir qui il est. Et le vampire n’est qu’une métaphore de la société moderne. Mais tout est long, inutile, avec une version française détestable au possible rendant ce MARTIN presque irregardable pour ne pas dire raté.
Que reste-t-il du mythe, figuré en l’occurrence par le vampire, dans un monde au bout du désenchantement ? Des décors urbains banals et tristes à pleurer, un vieux cinglé bigot délirant, un adolescent perturbé mythomane. Romero défait encore plus radicalement le fantastique gothique que dans ses histoires de zombies pour faire un film très décalé et plutôt juste sur la manière d’être contemporaine. Il aurait sans doute pu faire l’économie des grands guignols sanglants de la fin (même s’ils ne manquent pas d’humour).
Romero s'attaque au mythe du vampire de manière très originale. Encore une fois, le réalisateur critique la société et démystifie le vampire à travers le personnage de Martin, brillamment joué par l'énigmatique John Amplas. La mise en scène est épurée, correspondant parfaitement à l'atmosphère du film mais il manque tout de même un peu de dynamisme dans le scénario.
"Martin" est un assez bon d'horreur plutôt flippant ( il faut l'avouer ! ). On reconnait bien là la réalisation de George A. Romero, l'acteur principal est très très bon, mais le film souffre quand même de quelques longueurs et a plutôt mal vieillit. Le gore est très bien foutu et est un peu le même que celui de "Zombie" du même réalisateur, en moin bien que même. "Martin" est un film plutôt bien fait, avec un scénario original et moderne sur le thême du vampire. Un petit bijou, mais, petit.
Curieusement, le film m'a plutôt pris au dépourvu. Il ne traite absolument pas du film vampirique, mais plutôt de l'émergence d'un psychopathe, qui pendant toute sa vie a été conditionné comme étant un vampire. Le film se révèle donc intéressant de ce côté, dénonçant un certain mysticisme d'une classe croyante et âgée de la population, et montrant la religion comme un obscurantisme de plus. Le cinéma y tient lui aussi une place de choix, car les différents personnages ne se réfèrent qu'au mythe des vampires par les films qui sont parus à cette époque. En ce qui concerne les aventure de Martin, le ton du film tient plus de "Henry, portrait d'un serial killer" que d'un film de vampire conventionnel. Un film atypique donc, plutôt bien interprété, mais dont le rythme ne brille pas par sa rapidité (un fait qui ne m'a pas trop dérangé tout de même). On regrette un peu la fin, trop abrupte à mon goût pour clore le sujet. Cependant, un bon film dans la filmographie de Romero.
Un film de Georges A.Romero particulièrement fort... Derrière ses allures de film d'horreur violent et imaginatif, on retrouve, comme c'est souvent le cas dans les films de ce cinéaste, une critique tres engagée de la société et du monde en général. Des ses débuts le célèbre réalisateur utilise l'horreur pour faire passer des messages, ici on découvre l'histoire d'une jeune-homme, plus ou moins persuadé d'être un vampire, mais qui est en fait un homme normal, mais refoulé, un peu perdu dans sa vie, un peu perdu dans le monde dans lequel il est... John Amplas est parfait dans ce rôle étrange et fascinant, un personnage auquel on s'attache beaucoup, que l'on ressent et que l'ont souhaite mieux comprendre. Une œuvre décalée, subversive et osée, présentée presque de manière psychédélique, avec des sauts de la couleur au noir et blanc, avec une utilisation judicieuse des ralentis. Un chef d'oeuvre tres spirituel et sanglant, qui ne laisse pas indifférent. L'un des meilleurs films de Georges A .Romero.
Martin est pour moi une petite déception. En lisant toutes les critiques et commentaires, je m'attendais quand même un peu à autre chose. Après bon, cela ne veut pas dire que le film soit mauvais, il est regardable et même assez intéressant, surtout au niveau des thèmes qu'il aborde. En fait, cette histoire de vampires n'est qu'un prétexte utilisé par George Romero pour nous parler de questions beaucoup plus importantes. On a ainsi droit à une parallèle assez intéressante en ce qui concerne les drogues et l'envie de Martin pour se procurer du sang. Après, il y a également la religion et les superstistions qui jouent un rôle assez important dans ce film. Religion qui est présentée comme une série de rituels archaïques, n'étant plus à la hauteur des problèmes actuels. Ainsi on se demande durant tout le fim si Martin est vraiment un vampire, ou s'il est tout simplement un psychopathe rendu fou par les délires de sa famille, plus particulièrement deson oncle. Martin est donc un bon film, voire même très bon, en ce qui concerne le fond. Malheureusement, la forme est un élément tout aussi important dans un film, et c'est surtout elle qui m'a déçu. Premièrement, Martin est un film lent, et même un peu mou. Quelques scènes durent un peu trop longtemps, et du coup l'histoire peine à avancer. Quant à l'intensité, elle est plutôt absente, pendant la plupart du film. Tout est présenté d'un regard assez distant et sans émotion. Martin est un personnage mystérieux il est vrai, mais à part à un ou deux moments, on ne s'attache jamais vraiment à lui, ce qui est dommage, car je crois que c'était cela le but du film. Si cette ambiance assez froide peut fonctionner, chez moi elle m'a plutôt fait décrocher. Reste encore la fin, qui elle oui, est un moment d'intensité. Elle est noire, cruelle et brutale. Là, rien à dire, c'est très bon. Comme conclusion, je dirai donc que Martin est un film regardable. J'ai été déçu, car je m'attendais à un film plus sombre, plus mystérieux, plus poétique en somme. Il faut savoir que ce film est lent et peu intense au niveau émotionnel, sauf à la fin. Néanmoins, Martin reste un film à voir pour son fond, ses réflexions, et sa fin bien réussie.
Un film perturbant et assez malsain, sorte de démystification du film de vampires, vu sous un angle plus psychologique pour un résultat qui frôle le film conceptuel. Martin est-il un vrai vampire ou n'est-il qu'un jeune homme dérangé agissant tel un maniaque sanguinaire ? On assiste à des flash back en noir et blanc, nous laissant croire qu'il a déjà vécu, il y a fort longtemps... En même temps, il se peut aussi que Martin soit une victime, quelqu'un qui a fini par vraiment croire qu'il était un vampire à force de se l'entendre répéter. En somme, Martin n'apparaît pas comme le méchant du film mais bien comme le personnage principal, même s'il n'est pas un individu que l'on souhaiterait croiser au beau milieu de la nuit. Tout au long du film, on découvre le mode opératoire de Martin ainsi que son étrange personnalité. La mise en scène est particulière, certains dialogues viennent recouvrir les images d'autres scènes, notamment la conversation téléphonique pendant une émission de radio dans laquelle Martin raconte aux auditeurs comment les vampires vivent réellement. Le film est assez glauque et l'ambiance sonore donne un côté groggy, l'ensemble dérange mais on ne peut pas dire que ça fasse peur. Et malheureusement, le film est un peu mou et la fin terriblement vite expédiée, mais c'est au moins une fin sans concession qui a tout de même le mérite de réveiller un peu le spectateur... Maintenant attention: je ne dis pas que "Martin" est un mauvais film ! C'est un film assez bizarre, unique et intéressant. Mais il n'est simplement pas génial.