Virgin suicides
Note moyenne
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908 critiques spectateurs

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Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2024
Pour un coup d’essai, ce premier long-métrage n’est pas loin du coup de maître. Malgré ses thématiques sombres sur le mal-être d’adolescentes cherchant à s’émanciper d’un milieu rigoriste, "Virgin suicides" parvient à être parfois lumineux et solaire.
Inglorious_Ben
Inglorious_Ben

90 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2024
Une première réalisation qui frappe assez fort, venant décrypter une période ambigüe que nous avons toutes et tous vécue. L'intrigue est intelligemment amenée et vient pointer du doigt un mal qui est toujours d'actualité. Une vision intéressante et émouvante.
Rodrigue B
Rodrigue B

27 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2019
Virgin Suicide m'avait laissé perplexe la première fois, je l'ai revisionné une deuxième fois récemment et je ne comprends absolument pas mon ressenti de l'époque ! Avais-je besoin de plus de maturité ? Un cinéphile mâle ne peut pourtant pas rester insensible lors de la vision de ce film ! L'oeuvre concentre son intrigue sur 5 soeurs trop couvées et trop protégées par des parents qui confèrent à leurs enfants une éducation américaine confortable ! Gardant une part de mystère sur l'explication qui pousse les jeunes filles à l'acte du suicide, la finalité est cependant annoncée très vite (ne serait-ce que par le titre ou l'introduction). La beauté des filles est mise en avant ! Qu'on aime ou qu'on n'aime pas Kirsten Dunst, nul ne contestera que la caméra de Sofia Coppola la rend particulièrement sexy ! L'oeuvre, sans tourner vers l'érotisme assumé, détient une tension sexuelle incessante ! Le parfait exemple : cette séquence où Trip (alias Josh Hartnett) est invité dans la famille et que la mère se met entre sa fille et lui... Trip regarde sa conquête de loin, l'épluche du regard ! Cette séquence particulièrement étouffante annonce la libération qui suivra dans la voiture de Trip juste après ! En parlant de ce passage, nous ne serons pas étonnés d'apprendre que Coppola et Tarantino échangèrent certains points de vue ultérieurement ! Les plans rapprochés sur les pieds des 5 ravissantes créatures n'auront certainement pas laissé Tarantino de marbre, à croire que certaines scènes ont été réalisées pour lui. On sait que Sofia Coppola doit sa carrière à son papa (un certain Francis Ford) mais celle-ci parvient à se créer son petit style qu'elle concentre particulièrement sur la force de la femme et sur la faiblesse de l'homme, un style en parfaite contradiction avec celui de son papa ! Elle s'en rapproche avec cette idée de la solitude de l'être présente dans chacune de ses oeuvres. Si on attribue à la réalisatrice un succès mitigé, son premier long-métrage « Virgin Suicide » séduit particulièrement les foules et à raison ! Outre les ravissantes actrices qui incarneront les soeurs Lisbon, Coppola parvient à convaincre des stars masculines : James Woods, Josh Hartnett, Scott Glenn, Danny Devito ! Résultat : on en a pour notre argent/temps ! Le film parvient à séduire tant les hommes que les femmes tout en assumant un style poético-sensuel savoureux !
La première vision vous confèrera un sentiment d'« inachevé », peut-être qu'elle vous agacera (un effet souhaité par la cinéaste). En effet, à aucun moment, vous n'y trouverez l'effet de surprise qu'on attend dans un divertissement « habituel », d'autant que le suicide final est annoncé dès le début et qu'aucune réelle explication ne nous sera donnée. La deuxième vision vous permettra de vous laisser emporter par la poésie de l'oeuvre.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2023
On n’a peut-être pas mesuré l’importance de ce premier film d’une fille à papa . Sofia Coppola a trente ans et impose déjà un regard lucide et sans complaisance sur la société américaine de son époque. Elle le fait à travers une famille parfaitement yankee où cinq sœurs tentent de s’épanouir dans un foyer assez traditionnaliste. La mère surtout est porteuse d’une éducation stricte et rigide à l’égard de cette sororité, que les garçons remarquent immédiatement. Elles sont belles et inaccessibles. A quelques reprises , l’étau se desserre, mais très vite les conventions sociales reprennent le dessus et la mère, sa gouvernance dictatoriale. Sofia Coppola touche du doigt la souffrance intime de l’adolescente en voie de normalisation. Son questionnement autour du suicide et de son fil conducteur résulte d’un ressenti extrême, plus que d’une perception. Elle ne dit pas les choses, mais les exprime dans un langage cinématographique . Des ses classiques, elle a su composer un vocabulaire singulier. Avec la mise en scène, elle signe aussi le scénario
Pour en savoir plus : lheuredelasirtie.com
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2018
J'avais oublié à quel point Kirsten Dunst est sublime, c'est dire à quel point mes souvenirs de Virgin Suicides étaient aussi éthérés que son atmosphère. Je l'avais très bien noté mais sa relecture m'a paru moins convaincante. Probablement parce qu'avec l'âge je suis moins proche des préoccupations de ces gamines que l'on empêche de vivre. Les personnages sont bien écrits, sans caricature, mais la voix off m'a parfois agacée. C'est un film qui tente de capter le mal être adolescent, qui se vie et se ressent plus qu'il ne s'explique. Il témoigne d'une réalité bien plus vraie que les autres teenages movies divertissants, crétins, scato et niais dont on nous abreuve.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2023
Avec l’initiative « Ciné-Culte » des salles d’Art & Essai, j’ai découvert « Virgin suicides » le premier long métrage de Sofia Coppola sorti en 1999 d’après le roman éponyme de Jeffrey Eugenides. Le film est un grand flash-back sur le mode narratif de 4 copains qui n’ont pas compris ce qui s’était passé il y a 25 ans dans cette maison huppée de Détroit face à celle d’un des narrateurs. Y vivait la famille Lisbon avec 5 filles de 13 à 17 ans toutes ravissantes. Le père était professeur de mathématiques un peu « planant » (comme ses maquettes d’aéromodélisme) et sa femme puritaine pratiquante et au caractère singulier avec des règles très strictes de vie. Un jour Cécilia, la plus jeune des sœurs, s’ouvre les veines et le psychiatre suggère que l’éducation des parents est un peu sévère en particulier vis-à-vis des garçons. Dans le déni la mère acceptera malgré tout de faire dans le sous-sol de la maison la première boom de ses filles mais sous contrôle parental … et Cécilia de se suicider en sautant de la fenêtre de sa chambre et en s’empalant sur la grille du jardin. Sur l’insistance du père, la mère lâche un peu de mou et accepte que les 4 sœurs puissent assister au bal de fin d’année de leur lycée mais avec des garçons triés sur le volet en dehors d’un jeune plus audacieux, Trip Fontaine qui lui veut absolument séduire Lux, la sœur la plus âgée. Il y arrivera et lorsque la mère l’apprend elle enferme ses 4 filles à la maison. Son mari perd un peu la raison et est mis à la porte du lycée et les 4 sœurs très liées vivent recroquevillées sur elles-mêmes jusqu’au jour où elles décident de se suicider. Les parents vendent la maison et c’est à partir d’objets, de photos retrouvées sur place et surtout le cahier intime de Cécilia, que les 4 garçons essaieront de comprendre en vain ce lourd passé.
Un film d’une grande finesse dans des tonalités très douces bien que l’issue soit pratiquement suggérée dès le début, et très touchant sur l'âme de ces 5 adolescentes qui malgré leurs rêves, vont basculer dans la folie castratrice (cf. le symbole de cet orme malade que les sœurs ne veulent pas voir abattre) de leur mère même si celle-ci dit « Jamais mes filles n’ont manqué d’amour ». Le réel pourquoi reste posé par le narrateur … et le spectateur !
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Pour un sujet grave, qui est toujours d'actualité, on se plonge dans l'esprit torturé d'adolescentes, cinq magnifique petites anges qui ont décidé de ne pas vieillir. Pour sa première réalisations, Sofia Coppola, s'entoure d'un bon casting. La superbe Kristen Dunst bien sur, Josh Hartnett et surtout James Woods. On sent bien la patte de la réalisatrice avec sa caméra qui rent la réalité palpable, presque expérimentale. La triste fin,qui avec le titre bien sûr, est évident, mais difficile. à cela des parents trop protecteur peuvent faire du mal psychologiquement jusqu'à des fins plus grave. un drame effroyable et poignant.
labadens
labadens

27 abonnés 253 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2024
Le chant des sirènes est un piège imperceptible. Suave et fragile, il perturbe la raison et affole l'imagination. On peut l'expliquer par métaphores, symboles ou, lorsqu'il émane d'une prison dorée comme la maison des soeurs Lisbon, par une rumeur insidieuse qui extrapole et juge en toute ignorance. Les observant depuis la maison d'en face, une poignée de garçons recueille de temps à autre des objets divers, devenant sans le savoir les archivistes de leurs secrets. Ces jeunes-filles seront pour eux source de mystère, de désir et de bienveillance, déterminés qu'ils sont à percer leur aura évanescente, à savoir ce qui se trame au fil de leurs murmures.
S'octroyant une présence interdite, ils se font les témoins d'une résignation rendue invisible par la délicatesse de leur féminité naissante. Davantage qu'une énigme, l'histoire des soeurs Lisbon est de celles qui exigent de savoir lire entre les lignes d'un journal intime. Graciles et hors du temps, elles étaient inséparables, comme entravées par un lien du sang devenu une prison mutuelle. Après la tragédie originelle qui scella brutalement leur destin avorté, les quatre soeurs portèrent le deuil de leur cadette avec une dignité inflexible. Aux yeux de tous, elles avaient encore un bel avenir.
"A ton âge on ne connaît pas encore les souffrances de la vie.
-Manifestement , Docteur, vous n'avez jamais été une fille de treize ans."
La simplicité du verbe comme signal d'alarme, prononcé par la voix douce d'une petite soeur épuisée de devoir donner le change à une bonne humeur ambiante dont elle ne supporte plus les artifices. Avant sa mort, les cinq soeurs semblaient éternelles, errant entre le mobilier d'un salon bientôt oublié de tous et la majesté d'un vieil orme en fin de vie. Une vitrine aussi trompeuse que le sourire de Kirsten Dunst, mensonge radieux resté lettre morte.
Le chant des sirènes s'est peu à peu métamorphosé en cri muet. L'orme est toujours là, témoin privilégié de la première tragédie qui aura fait de la demeure familiale un sépulcre en puissance. Face à la pelouse, quatre silhouettes viennent rendre un dernier hommage à ce fantasme évaporé qu'étaient les soeurs Lisbon. Leur jeunesse a disparu en même temps que les jeunes-filles. Elles qui n'ont en fait jamais vraiment existé, écrasées par le poids d'une éducation excessivement rigide, rendues trop faibles pour que leur joie de vivre fasse jeu égal avec leur beauté .
Suivre le chant des sirènes a donné raison aux quatre garçons : ils ont été les seuls à voir qu'il s'agissait d'un appel à l'aide. Mais pas avant que le cortège de rumeurs ne se soit écroulé sous le poids de son inconsistance, et bien après que les jeunes-filles aient succombé aux prémices d'une mélancolie dévorante. Les voilà libérées des obligations terrestres, l'âme enfin en osmose avec un monde extérieur désormais impalpable.
Autant de chimères laissées à l'abandon.
Comme le souvenir déclinant d'un bel après-midi d'été.
Comme l'arrière-goût musqué d'une liqueur de pêche après un premier baiser.
Comme le regard impassible et bouleversant de cinq jeunes-filles depuis trop longtemps privées d'oxygène ...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 février 2019
L’engouement de ce film ne m’a pas enflammé, sa mise en scène aplatie son scénario, caméra tournée vers une famille classique conservatrice chrétienne puritaine coincée des années 70, qui pousse au suicide ses filles. En cause, une mère moralisatrice et un père effacé dans ses rêves fantasmes obscures, l’étouffement transformé en cage d’oiseau qu’est cette maison familiale atypique, un bateau à la dérive part droit dans le vide. Les ados lycéens sont relâchés en ses temps, fou amoureux de ces ténébreuses blondasses, leurs façons de penser font voir les choses au clair, le mystère attire le commun des mortels. Après consultation chez le toubib pour énième tentative avant que ce soit l’ultime fatalité, les cartons d’images présentées sont sujets à interprétation. Ça varie selon le patient, on n’est pas tous pareil, caractère cynique, personnalité rebelle, plaisantin, sombre, malheureux, trop de chose se défile, une simple histoire ennuyeuse de famille cinéma, chez les Coppola, il y a le père, la fille, l’oncle, la nièce, sœur, le frère et cousin. Une plate, lisse et soyeuse réalisation qui me laisse indifférente du sort réservé au « The Virgin Suicides club », le grand bruit collectif que fait ce final destiné n’est qu’une association musicale cinématographique, rien de plus, que ça reste du domaine nécrologique et ne refasse surface.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2007
Les 70’s, c’est pas tout beau tout rose… Premier film, premier coup de maître pour la petite Coppola. Avec un sujet particulièrement casse-gueule, surtout pour une première réalisation, Sofia Coppola évite de sombrer dans le pathos et choisi la carte de la nostalgie, pour notre plus grand plaisir. La formidable bande originale signée Air confère au récit la touche de magie et de romantisme nécessaires à son bon fonctionnement. Seul petit bémol, évoqué par la lutine, l'allumeuse jouée par Kirsten Dunst occupe un peu trop le devant de la scène. Pour ma part, j'ai été particulièrement touché par le jeu de James Woods en total contre-emploi, qu'on a pas du tout l'habitude de voir dans des rôles de coincés enfermés dans leur monde et semble-t-il effrayés à l'idée d'être confrontés au danger du monde extérieur. L'autre point fort du film, c'est de ne pas donner de réelle explication tangible pour justifier le geste des soeurs Lisbon. Certes, on peut facilement en voir une implicitement, mais elle ne paraît pas suffisante et renvoi le spectateur à celle qui détenait la vérité dans son regard, Cécilia, une petite fille de 13 ans avec le regard d'une femme de 60. En résumé, un très beau premier film
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2012
Sofia Coppola s'en tire plutôt bien pour son premier long métrage. La réalisatrice traite le thème du suicide chez les adolescents sans user des clichés habituels. Il résulte de cela une oeuvre pas vraiement sombre mais teintée de mystères; un mystère entretenu par le flou entourant ces quatre jeunes filles suicidaires qui sont, au passage, magnifiquement bien interprétées par leurs actrices respectives. Je reprocherais au film son léger manque de profondeur dans le scénario et les dialogues. De plus, je l'ai trouvé plat émotionnellement parlant, ce qui est handicapant pour un tel sujet abordé. "Virgin Suicides" mérite toutefois le coup d'oeil.
Jérôme H
Jérôme H

208 abonnés 2 295 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2008
Un film exceptionnel sur un mal être indescriptible et forcant à tous les excès. Les acrtices sont remarquables et on prend une claque devant ce récit d'une fragilité ambiante qui pousse ces personnages dans une tourmente irrécupérable.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 369 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2015
Avec Virgin Suicides, Sofia Copolla nous offre un film plus basé sur le visuel que sur l'histoire ou à ce niveau on reste sur notre faim car au final il ne se passe pas grand chose. En effet on suit simplement la vie d'une famille dans laquelle se trouve cinq jeunes sœurs un peut perdu. La narration nous plonge au cœur de ce qui s'y passe et l'on suit avec intensité leur bout de vie jusqu'à ce qu'arrive la fin, très décevante car elle n'apporte aucunes réponses et laisse toutes nos questions en suspend. Malgré cette déception on ne peut qu'admirer la belle réalisation de Sofia Copolla pour un premier film qui sublime le visage magnifique de Kirsten Dunst qui éclipse toutes les autres sœurs tant elle est jolie. On dirait un ange et même si le film ne montrait que son visage durant 1h30 je le regarderait tant elle rayonne par sa beauté. Évidemment les autres acteurs ne sont pas en reste et jouent tous parfaitement leur rôles mais c'est clairement Kirsten qui porte le film. A cela s'ajoute une très bonne b.o. mais ce n'est pas pour autant que je conseillerais de voir ce Virgin Suicides car même si visuellement il vaut le coup, au niveau de l'histoire la fin est trop frustrante et rend le film incomplet. A vous de voir si ça ne vous dérange pas mais ça reste un premier film réussi.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2017
Le parallèle avec son dernier film en date, Les Proies, montre ô combien ce sujet de l'émancipation féminine est au coeur du cinéma de Sofia Coppola. Toujours en groupe, le garçon est vu comme un échappatoire à un destin déjà tracé. Viser l'interdit et la décadence, ce sont le portrait de femmes emmurés en quête de désir charnel. Dans Virgin Suicides, il y a cette idée que rien est plus fort que ce désir. Dans un style bien à elle, la fille Coppola impose une narration froide, austère, mais plastiquent et musicalement au point. Un style à part.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2014
Coup d'essai et coup de maitre pour Sofia Coppola qui aborde avec son premier film la délicate question du suicide sans jamais éluder son sujet ni tomber dans le misérabilisme. Virgin Suicides porte un regard émouvant sur l'adolescence et la fragilité qui la caractérise. La mise en scène aérienne, la distribution impeccable et la musique planante de Air sont autant d'éléments qui contribuent à l'ambiance unique de ce long-métrage, pleine de mélancolie et de souffrance latente. Le spectateur, comme les protagonistes masculins du film, ne peut qu'être subjugué par la beauté fugace de ces cinq jeunes filles cherchant désespérément leur place sur cette planète. Il fallait toute la sensibilité d'une cinéaste talentueuse pour retranscrire fidèlement la quête éperdue de liberté décrite dans le roman d'origine et pour livrer cette œuvre poignante dont on ne ressort pas indemne.
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