Les Forbans de la nuit
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42 critiques spectateurs

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benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2010
Le film a bien mérité d’être considéré comme le chef d’œuvre de son réalisateur. Il s’affranchit des conventions du genre (femme fatale etc…) en dressant un tableau fascinant d’un Londres des bas fonds modernes et de sa faune (night club, rues misérables, mendiants, petits escrocs en tout genre…). Les personnages ont une vrai densité, l’intrigue et les tragédies qui vont avec sont passionnantes et crédibles. Les scènes de combat et de traque sont très prenantes. Grand film noir.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film noir est un chef d'oeuvre abslou, sans doute le meilleur de Jules Dassin. La mise en scène, inquiétante et désespérée, est brilantissime, et les personnages, bien que particulièrement déplaisants, sont tous fasciants. Ce monde de brutes, de violents, est montré ici d'une manière presque lyrique, et donne au film une atmosphère unique, envoutante. C'est du très grand art, avec un Richard Widmark encore plus extraordianire que d'habitude. Inoubliable!
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 octobre 2011
Considéré comme un summum du film noir personnellement Les Forbans de la nuit m'a laissé de marbre ; oui c'est sombre mais le problème vient de l'histoire que j'ai trouvé vraiment peu passionnante, une (légère) ascension et une chute trop rapide à mon goût. Le seul instant réellement marquant de Les Forbans de la nuit c'est la séquence de la lutte gréco-romaine qui est d'une intensité remarquable. Niveau interprétation je regrette que Gene Tierney est un rôle assez effacé et qu'elle soit peu présente à l'écran quant à celle de Richard Widmark elle ne m'a nullement marqué mais il est vrai que ce n'est pas un acteur dont je suis particulièrement fan.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 août 2025
Un très grand film noir, à la mécanique narrative savamment huilée et totalement implacable, qui broie un personnage typique du genre, celui du loser en quête d’une nouvelle chance qui fera sa perte. Ambition, manipulation, mensonge, trahison et vengeance sont les rouages parfaitement agencés de cette mécanique fatale. Richard Widmark, peut-être dans son plus grand rôle, donne une fièvre magnifiquement pathétique au personnage central, petite frappe exaltée, plus rusée qu’intelligente, qui rêve “d’être quelqu’un”. Et qui touche du doigt, un temps, son rêve de grandeur. “Vous avez tout mais vous êtes un homme mort”, lui lance un personnage, actant la fin d’un parcours qui, au terme d’une nouvelle et dernière fuite, n’aura même pas la grandeur tragique espérée. Une fin aussi brutale que misérable et dérisoire. Un échec au carré. Mémorable.
Après trois réussites dans le registre noir américain (Les Démons de la liberté, La Cité sans voiles et Les Bas-fonds de Frisco), Jules Dassin est au sommet de son art dans cette production de la 20th Century Fox qui fut tournée à Londres, avec des fonds “gelés” par le Royaume-Uni dans le cadre de la fameuse “guerre du film” qui l’opposait aux États-Unis. Il appliqua au projet le savoir-faire US et sa vision personnelle, entre réalisme, stylisation et lyrisme, dans un univers urbain nocturne qui donne son titre au film en VO, Night and the City. Un titre qui exprime la quintessence du genre. La nuit, la ville, ses ruelles sombres, ses personnages marginaux, ses activités plus ou moins licites. Jules Dassin et son chef op’ (Mutz Greenbaum) explorent cet univers avec une superbe science du mouvement, du cadrage et de l’éclairage, dans des décors parfaitement choisis et exploités. La scène de lutte sur le ring et son dénouement sont ainsi excellemment mis en scène. À noter qu’il existe deux versions de ce film, l’une britannique et l’autre états-unienne. La seconde, avec la musique de Franz Waxman, est la plus connue. C’est aussi la version la plus noire et celle que préférait Dassin.
Pas vraiment en odeur de sainteté aux États-Unis, en plein maccarthysme, le réalisateur avait trouvé dans ce tournage londonien, en 1950, une bonne opportunité de pouvoir continuer à travailler. Dénoncé officiellement comme communiste en 1951 par Edward Dmytryk, il poursuivra son exil en France où il devra toutefois patienter quelques années avant de pouvoir tourner à nouveau (Du rififi chez les hommes, 1955).
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2015
Indéniablement un excellent film et rivalisant largement avec les classiques du genre. Sombre dans les images, mises en valeur de façon judicieuse, sombre dans son scénario mais réaliste pour sa vision de l'univers décrit, le film tient en haleine sans soucis. Les acteurs et évidemment Widmark sont excellents, le scénario habile mais peu être trop facile par moment, la réalisation poussée.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 993 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2015
Tournage en extérieurs dans un Londres labyrinthique et sordide, belle photographie noire et blanc expressionniste, interprétation nerveuse de Richard Widmark, et bien sûr final désespéré : juste avant de quitter définitivement Hollywood, Jules Dassin lui a laissé un parfait modèle de film noir.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2013
Dès le début, le ton est donné : Harry Fabian, spécialiste des combines qui ne marchent jamais, se fait poursuivre dans les rues de Londres par un homme à qui il doit de l'argent et il se réfugie chez une femme qui le dépanne. On sait alors que quoiqu'il fasse, Harry est condamné d'avance même lorsqu'il désire organiser des combats de catch selon une combine qu'il juge infaillible, jurant qu'il détient les clés du milieu dans la paume de sa main. Il est rusé mais aveuglé par son succès qui commence à venir, ne voyant pas que le caïd qui a la mainmise sur tous les combats de catch de Londres a juré sa perte par tous les moyens. Le scénario témoigne vraiment d'une écriture magnifique, soignée de bout en bout que sur ce soit sur l'enchaînement fatidique des événements ou sur la psychologie des personnages et Jules Dassin filme l'univers des bas-fonds nocturnes de Londres avec une mise en scène aux cadrages et aux éclairages soignés, tous superbes. Et il faut dire que dans la peau de l'éternel loser en qui l'on aimerait croire, Richard Widmark, dans le rôle de sa vie, est parfait, aussi touchant que pathétique.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2015
Harry Fabian, petite frappe des bas fonds de Londres, sans cesse à la recherche d’un gros coup décide de se lancer dans l’organisation de combats de lutte. Mais le marché est cadenassé par un grec qu’il va falloir contourner. Harry ne semble pas avoir les reins assez solides pour une telle entreprise.
Jules Dassin signe ici un de ses plus grands films. Il filme le Londres labyrinthique, ses allées sombres, ses appartements miteux et ses arrières cours inquiétantes sièges d’une faune bigarrée et menaçantes composée de faux mendiants, de vendeurs à la criée, petits malfrats, trafiquants, voleurs, rabatteurs… On est loin de l’image d’Epinal de l’époque d’un Londres toujours cossu et bourgeois ; c’est une première. Pour le rôle principal de son film, il s’appuie sur un acteur qui marquera les 50’s ; Richard Widmark. Il joue un anti héros, un looser invétéré. Toujours à la recherche d’un bon plan, il est en fait un escroc assez minable. Pas très rusé mais roublard, il pense toujours avoir trouvé l’idée de génie pour faire du fric facile et être reconnu comme un cador ; mais çà ne marche jamais. Très vite, voire même dès la très belle scène de poursuite à pied dans la nuit de Londres, on comprend qu’Harry court surtout après… sa perte. Beaucoup d’aplomb, il fonce tout le temps à 100 à l’heure sans prendre de recul ; irresponsable ou malchanceux, il va dans le mur. Et Widmark tient à lui seul tout le film par son interprétation prodigieuse. Il confère une dimension Shakespearienne au personnage, pathétique et tragique. Son jeu basé sur la frénésie, la fébrilité et l’énergie le transforme en boule de nerf emportant tout sur son passage. Un grand enfant très turbulent plongé dans un monde d’adulte dont les codes vont très vite le rattraper. La belle Gene Tierney joue le contrepoint, sa femme douce, raisonnable et posée. On aurait aimé qu’elle soit dotée d’un rôle plus important et à sa mesure. Au contraire, Dassin choisit de nous montrer deux autres histoires (Les Nooseroos & Gregorius/Kristo) afin de dresser un tableau fidèle des bas fonds de Londres. Mais une de ces histoires participe tellement peu au fil de rouge de l’histoire qu’on aurait aimé qu’il se concentre plus sur le couple. La scène de lutte aussi avec le papy de 70 ans est un peu longue et pas très crédible.
L’intérêt du film porte alors essentiellement sur les épaules d’un Widmark insaisissable bien capté par la caméra, le montage et la mise en scène deDassin.
A voir pour les passionnés des grands films en noir et blanc
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2011
Réalisé deux ans après La cité sans voile, les Forbans de la nuit sont une œuvre magistrale dans la carrière de Jules Dassin. Bien plus inspiré par le film noir que par la comédie (il signa quelques navets), le réalisateur fait ici preuve d'une maîtrise tout à fait exceptionnelle. Tourné dans le Londres de l'après-guerre, ce film donne à Richard Widmark l'un de ses plus grands rôles qui, hélas, le cantonna par la suite à des rôles de méchants tortueux. Ici, Widmark donne sa pleine mesure et trouve surtout un scénario à la hauteur de son talent. Plusieurs décennies après leur sortie (1950), ces Forbans de la nuit n'ont pas pris une ride, par la grâce d'une mise en scène solide, d'un casting impeccable (Gene Tierney est magique) et d'un sens de la tragédie inouïe. Un chef-d’œuvre de film noir.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mars 2017
Une oeuvre maîtresse de Dassin, peut-être son plus beau film noir, admirablement interprété par Widmark, Francis Sullivan, Googie Withers et Gene Tierney. Les décors prennent une place importante au fil du récit et plusieurs scènes d'anthologie ponctuent son déroulement : spoiler: le combat dans la salle d'entrainement, la poursuite du héros dans une zone d'entrepôts, la trahison d'un ami qui lui offre l'hospitalité et la scène finale au bord de la Tamise
.
Magnifiquement photographié, "Night and the city" reste un modèle du genre.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2019
Après New York (La cité sans voiles, 1948) et San Francisco (Les bas-fonds de Frisco, 1949), Jules Dassin met en scène de véritables décors urbains, en l’occurrence, ceux de Londres. Forcé à l’exil par le maccarthysme, le cinéaste s’installe dans la capitale anglaise et tourne en 1950 Les forbans de la nuit qui ne sera distribué aux États-Unis que très tardivement.
Le titre original du film, Night and the city, est celui du roman noir de Gerald Kersh dont le scénariste Jo Eisinger assure ici l’adaptation. Un titre original pertinent car il rend compte de deux caractéristiques du film. En effet, Soho, le quartier labyrinthique de Londres, accueille les scènes tournées en extérieur et exclusivement nocturnes. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Daniel Schettino
Daniel Schettino

31 abonnés 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2019
A cause de la « chasse aux sorcières » anticommuniste dans le cinéma américain, à la fin des années 1940, Jules Dassin est obligé de s'exiler en Europe en 1949, où il tourne les Forbans de la nuit. A cette époque les chefs-d'oeuvre du film noir sont des films américains comme La Griffe du Passé de Jacques Tourneur, La Grande Evasion de Raoul Walsh ou Le Grand Sommeil d'Howard Hawks, et il était inconcevable peut-être pour un film qui était avant tout destiné au public américain que tous les acteurs aient l'accent britannique. Le tour de force de Jules Dassin est d'imaginer une distribution internationale avec un melting-pot d'accents (l'anglais populaire des faubourgs, l'accent américain et les divers accents d'Europe centrale) qui se mélangent et créent irrémédiablement un style unique au film. Jules Dassin a réalisé un film très maîtrisé avec notamment un grand sens du cadrage, La photo de Max Greene (qui n'est autre que le directeur de la photographie allemand, Mutz Greenbaum) est particulièrement réussie, avec les contrastes entre et blanc, sauf pour une scène où le personnage d'Harry Fabian, téléphone dans une cabine publique. Un plan semble avoir été filmé à la tombée de la nuit dans la pénombre, et le plan juste suivant dans la nuit noire. C'est dommage ! Richard Widmark dans son rôle de minable est particulièrement convaincant. Dans une séquence son rire sournois rappelle étrangement le rire du Joker dans la série des Batman. On pourrait se demander si le rire du Joker ne vient pas du rire de Richard Widmark dans les forbans de la nuit ? On retrouve aussi Herbert Lom qui sera surtout célèbre pour son rôle du commissaire Dreyfus dans la série de la Panthère rose de Blake Edwards. Enfin Jules Dassin a parfaitement compris que cela faisait longtemps que Gene Tierney ne pouvait plus jouer dans le registre de la vamp (la femme fatale du film noir) donc il en a fait une espèce de maîtresse maternelle assez aseptisée. D'ailleurs le personnage de Googie Withers, est nettement plus intéressant.
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2007
Mafnifique film au noir et blanc de toute beauté jouant parfaitement du clair-obscur. Les personnages sont bein écrit avec uen Gene Tierney merveilleuse et surtout un Richard Widmark au sommet de son art. Un vrai film noir, un parmi les meilleurs avec un scénario aux méandres et aux évolution millimétrés. La dernière parte, une fuite désespérée dans les bas-fons londoniens reste ce qu'il s'est fait de mieux dans le genre, mythique... Sans aucun doute le meilleur film de Jules Dassin. Chef d'oeuvre !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 février 2010
Noir c'est noir ! On est partagé tout le long du film entre sympathie et antipathie pour le héros.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 octobre 2011
J'attaque directement Dassin par son film le plus réputé, "Night and the City" (titre plus poétique que sa traduction française). Nous avons affaire à un pur film noir, avec sa ville nocturne et ses personnages louches. Fait inhabituel, l'action se situe d'ailleurs à Londres, ville qui se prête fort bien à l'exercice. Le scénario est solide, et le personnage principal est très bien construit : frimeur et arrogant avec les faibles, lâche et nerveux avec les forts, c'est un personnage paradoxal qui fera constamment les mauvais choix. Richard Wydmark est exceptionnel. Typique du film noir, les personnages secondaires sont également hauts en couleur. Mais le film ne serait pas ce qu'il est sans la maîtrise technique de Dassin : sa composition riche en lignes et l'utilisation intelligente des plongées et des contre-plongées rendent ces "Forbans de la nuit" tout sauf lisses. Un chef d'oeuvre injustement oublié.
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